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Valérie Pécresse désormais favorable au mouvement LGBT et la théorie du genre ?

Valérie Pécresse est une femme qui a des comptes à nous rendre lorsqu’elle nous reçoit en visio dans son QG de campagne. Son opposition au mariage pour tous, sa participation à un meeting de Sens Commun, les freins de son camp politique à la PMA pour toutes ou encore à toute forme d’amélioration des conditions de vie des personnes transgenres.

Mais la désormais candidate Les Républicains (LR) à l’élection présidentielle n’est pas prête à des excuses. Au contraire, elle affirme avoir toujours appartenu à “la frange progressiste” de la droite. Elle en veut notamment pour preuve qu’elle aurait toujours condamné les politiques LGBTphobes en Pologne ou en Hongrie. Si elle est élue en 2022, elle assure aussi vouloir ouvrir davantage les établissements scolaires aux associations qui luttent contre les LGBTphobies. Plus encore, elle promet que la libre détermination du genre fait partie de son ADN. 

Mais peut-on vraiment croire Valérie Pécresse ? Derrière certains diagnostics qu’elle partage avec TÊTU, il reste que la candidate ne part pas seule dans sa course à l’Élysée, mais avec une équipe rapprochée. Y figure le sénateur vendéen Bruno Retailleau, chargé des “grandes réformes du début du quinquennat”, qui a tout fait pour ralentir l’adoption de la PMA pour toutes. Ou encore François-Xavier Bellamy, chargé des relations avec le Parlement européen, qui fait des conférences avec Viktor Orbán quand il ne qualifie pas la PMA pour toutes de “malédiction”. Laurent Wauquiez, président de son comité de soutien, déclarait quant à lui devant les troupes de Sens commun que la loi bioéthique, “c’est de l’eugénisme”, invoquant “le nazisme“. Alors, c’est sûr, on avait quelques questions à poser à Valérie Pécresse….

Source et article complet : Têtu

Adoption d’un enfant né d’une PMA à l’étranger : avis de la Cour de cassation

enfantLe recours à l’assistance médicale à la procréation à l’étranger, par insémination artificielle avec donneur anonyme, ne fait pas obstacle à ce que l’épouse de la mère puisse adopter l’enfant ainsi conçu.

La Cour de cassation avait été saisie d’une demande d’avis par deux tribunaux de grande instance. Plusieurs juridictions avaient en effet jugé que des femmes qui recouraient, à l’étranger, à une insémination artificielle avec donneur anonyme commettaient une fraude à la loi justifiant le rejet de la demande d’adoption de l’enfant par l’épouse de la mère.

Dans deux avis rendus le 22 septembre 2014, la Cour de cassation répond que le recours à l’assistance médicale à la procréation à l’étranger, sous la forme d’une insémination artificielle avec un donneur anonyme, ne fait pas obstacle à l’adoption, par l’épouse de la mère, de l’enfant ainsi conçu. Dans la mesure où, en France, cette pratique médicale est autorisée, certes sous conditions, la Cour estime en effet que le fait que des femmes y aient eu recours à l’étranger ne heurte aucun principe essentiel du droit français.

Toutefois, précise la Cour, l’adoption ne peut être prononcée que si les conditions légales de l’adoption sont remplies et si elle est conforme à l’intérêt de l’enfant.

Rappelons que si les avis de la Cour de cassation sont non contraignants, l’autorité qui y est attachée leur confère une portée que les tribunaux peuvent difficilement ignorer.