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Passeur torturé à Aulnay-sous-Bois, l’ex petite amie d’un trafiquant avait donné des noms

Huit accusés, dont une femme, sont jugés pour séquestration, actes de torture et de barbarie, commis en 2014, sur deux trafiquants suite à la disparition d’un chargement de drogue.

Elle n’a rien vu des tortures, à Aulnay, de deux trafiquants après la disparition de 80 kg de cannabis. Mais ses déclarations ont pesé dans la balance. « Vous êtes une personne qui a fait des déclarations capitales », rappelle l’avocate générale Marie-Claire Noiriel à Pénélope, surnom de l’ex-petite amie du commanditaire du trafic, Mohamed C.

Ce dernier est jugé par la cour d’assises de Seine-Saint-Denis depuis jeudi et jusqu’au 7 février, avec sept autres personnes, dont une femme, pour enlèvement, séquestration, actes de torture et de barbarie.

La jeune femme fluette, emmitouflée dans une grande doudoune noire, est à peine audible. A chaque fois, l’huissier avance le micro vers elle. « Tenez-vous à la barre, c’est plus simple pour ne pas reculer », lui conseille Me Florian François-Jacquemain, avocat d’une partie civile.

Marteau, chalumeau et arrachage de dents

Pénélope parle du bout des lèvres et répète poliment qu’elle confirme ce qu’elle avait dit au juge au sujet « de trucs horribles, avec un marteau, un viol anal avec un bâton chaud, un chalumeau, l’arrachage de dents… » Elle avait aussi rapporté les noms de ceux qui auraient participé aux tortures et dont un grand nombre sont réunis ici aux assises.

Les avocats de la défense la questionnent sur des contradictions, et des déclarations qui ne collent pas aux faits. « J’ai rapporté ce qui m’avait été dit par Mohamed C. », susurre Pénélope.

Source et article complet : Le Parisien

Aux assises, le récit de deux hommes torturés après une disparition de cannabis à Aulnay-sous-Bois

L’un a dénoncé les faits à la police, l’autre n’en a parlé qu’à contrecœur. La cour d’assises de Seine-Saint-Denis a entendu lundi les récits de deux hommes, longuement torturés après le vol d’une cargaison de cannabis, dont les commanditaires du trafic les accusaient.

Les yeux bandés, bâillonné, sévices, coups, noyades, brûlures jusqu’aux parties génitales dans un appartement d’Aulnay-sous-Bois

Séquestré pendant trois jours après le vol de sa marchandise, l’ancien chauffeur d’un trafic de cannabis va faire face à partir de jeudi aux assises, à Bobigny, à ceux qu’il accuse de l’avoir torturé.

« Quand j’entends un rouleau de scotch, ça me glace le sang » : séquestré pendant trois jours après le vol de sa marchandise, l’ancien chauffeur d’un trafic de cannabis va faire face à partir de jeudi aux assises, à Bobigny, à ceux qu’il accuse de l’avoir torturé. « Je suis devenu très méfiant envers l’être humain. » A la veille du procès prévu pour durer jusqu’au 8 février, cet homme de 49 ans aux yeux clairs propose de se faire appeler René. Un prénom d’emprunt par crainte des représailles alors qu’il « se reconstruit petit à petit ». Dans le cabinet de son avocate, Anne-Charlotte Mallet, il montre ses cicatrices: « S’il le faut, je me foutrai à poil pour montrer toutes les traces ».

A l’automne 2014, les yeux bandés, bâillonné, René avait subi trois jours de sévices dans un appartement d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis): coups, noyades, brûlures jusqu’aux parties génitales. « Quand je me regarde dans la glace ou quand je vais pisser, je sais ce qu’ils m’ont fait. » Ses ravisseurs diffusent des bruits de tortures, passent le canon d’une arme sur son visage, menacent de lui couper un doigt. Ses plaies sont lavées à l’eau de javel, il a le nez et deux dents cassés – qu’il avalera à cause de son bâillon. Raison de cet acharnement ? La disparition de plus de 70 kg d’herbe de cannabis, d’une valeur de 600.000 euros à la revente, qu’il venait de ramener d’Espagne.

Source : Paris Match

Un chauffeur pour les trafiquants de drogue faisait des navettes entre l’Espagne et des cités d’Aulnay-sous-Bois

drogueDrôle de mission pour un chauffeur-livreur de stupéfiants entre l’Espagne et la ville d’Aulnay-sous-Bois, notamment les cités de l’Europe et des 3000 : un individu a été séquestré par ses employeurs pour avoir « perdu » plusieurs dizaines de kilos de cannabis avant de les dénoncer au commissariat.

6 personnes ont été déférés devant un juge d’instruction. Le chauffeur quant à lui aurait été torturé avant d’avouer ce qu’était devenue la marchandise. Chaque voyage permettait de ramener dans les cités d’Aulnay une centaine de kilos de stupéfiants…

Source : Le Parisien