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Aulnay En Commun répond à la lettre ouverte UL CGT à propos du projet de réforme du système de retraite
L’Union Locale CGT d’Aulnay-sous-Bois a interpellé les différents candidats aux élections municipales à Aulnay-sous-Bois quant à leur positionnement et avis à propos du projet de réforme de retraite par points qui génère un important conflit social dans le pays. La liste « Aulnay en Commun », après en avoir délibéré, tient à apporte la réponse suivante à cette interpellation bien légitime :
Comme la grande majorité des français nous constatons que les conséquences prévisibles du projet du gouvernement concernant les retraites seraient de retarder le moment où les assurés sociaux pourraient faire valoir leurs droits à la retraite, d’une part, et de diminuer le montant des pensions servies dès lors que les droits seraient ouverts, d’autre part.
Aulnay en Commun, liste participative, s’est constituée, entre autres, sur un socle de valeurs développées dans une charte publique. Ces valeurs peuvent être résumées ainsi : promouvoir dans la gestion municipale la solidarité, la prise en compte des exigences écologiques par une action démocratique sous le contrôle des habitants.
Une réforme qui rompt avec le principe de solidarité
La diminution des pensions induites par la prise en compte de l’ensemble de la carrière au lieu des 25 meilleures années, combinée à l’absence de garantie quant au calcul des pensions (du fait des conditions de fixation de la valeur du point), ouvre la porte à la promotion de retraites complémentaires par capitalisation. Les plus fragiles, les femmes, les précaires, les agriculteurs/trices, les fonctionnaires, les enseignant-es et les plus jeunes d’entre nous, seraient les grand-es perdant-es de ce projet délétère.
En ce sens le système solidaire par répétition qui fait la singularité du système actuel est fortement mis en cause.
Une réforme qui empêche de concevoir sereinement de nouvelles activités humaines utiles
L’allongement de la durée du temps de travail dans la vie généré par le recul de l’âge d’ouverture des droits, outre les effets sur la santé des travailleurs, prive la société du dynamisme et de la disponibilité de jeunes retraités pour développer toutes sortes d’activités citoyenne utiles à la collectivité et ne permet pas de libérer des emplois pour les trop nombreux privés d’emploi.
Un déni de démocratie
Nous sommes convaincus que la démocratie est le moyen incontournable de toute évolution sociale utile et favorable au plus grand nombre. C’est en ce sens qu’ Aulnay en Commun en appelle à l’intervention des habitants de la ville pour imaginer, décider et mettre en œuvre la ville dans laquelle ils veulent vivre. Il en va de même pour une question sociale comme celle des retraites.
L’intervention, avec leurs syndicats, des salariés, retraités mais également de la jeunesse est légitime. Réprimer par la force les manifestations, faisant des blessés graves est injustifiable dans un état de droit reconnaissant dans sa constitution le droit à manifester.
S’il n’est pas question de remettre en cause la légitimité institutionnelle de l’élection du Président de la République, il ne saurait être question de légitimer l’usage de la force et le mépris des syndicats représentatifs au motif que cette légitimité institutionnelle vaut légitimité démocratique, alors même que la majorité des assurés sociaux est opposée à ce projet de réforme. Pour nous, la démocratie ne peut se réduire à l’exercice du droit de vote légitimant ensuite un pouvoir sans limite et incontestable. Nous combattons cette conception dévoyée de la démocratie à Aulnay. Nous ne saurions l’accepter ailleurs.
Enfin, nous rappelons combien ces attaques contre notre système de retraite par répartition ATTAQUANT la solidarité entre les générations sont développées depuis des années par le MEDEF trouvant des prolongements politiques attentifs chez les amis politiques de B. Beschizza, maire SORTANT d’Aulnay-sous-Bois. Candidat à un nouveau mandat il feint, durant cette campagne, de n’avoir d’autre Parti que « sa » ville pour tenter de masquer les projets délétères qu’il nourrit avec ses amis de LR (Les Républicains) en matière de diminution des droits à la protection sociale des citoyens.
Il nous faut également dire notre consternation en lisant B. Giami, candidat MACRONISTE de LREM, le parti présidentiel auteur de cette contre-réforme, qui prétend s’inscrire dans la lignée des grands maires qui ont marqué le développement d’Aulnay en citant Robert Ballanger.
L’indécence DU CANDIDAT En marche qui feint d’oublier que Robert Ballanger avant d’être député-maire d’Aulnay-sous-bois avait acquis sa légitimité politique en assumant d’importantes responsabilités dans la résistance durant l’occupation nazie. Cette résistance qui permit à notre peuple de se libérer et de reconstruire le pays à partir du programme « Les jours heureux » élaboré dans la clandestinité. C’est dans la mise en œuvre de ce programme que fût créée la
Sécurité Sociale en général et de notre système de retraite en particulier aujourd’hui combattu par M. Giami, ses ami-e-s et es colistiers. Rien ne sert de se cacher en masquant l’étiquette politique et le projet de société sous-jacent qui préside à cette candidature des premiers de cordées !
Pour toutes ces raisons, comme la grande majorité des français, nous nous prononçons pour le retrait de ce projet de réforme par points. Les perspectives que notre liste entend ouvrir avec et pour les habitants d’Aulnay se fondent sur des valeurs auxquelles ce projet ne pourrait que nuire si il devait devenir réalité.
Penser les retraites du monde à venir, c’est penser un équilibre vivable pour tou-tes, un projet qui permette à toutes les générations de vivre bien et ne pas transmettre en héritage à nos enfants une protection sociale au rabais, en plus de la dette écologique qui pèsera déjà sur elles et eux. Il nous revient aujourd’hui, pour les générations futures, de construire les bases d’un nouvel horizon commun, celui des conquêtes sociales et environnementales.
Nous prônons ainsi l’intervention citoyenne dans la vie collective. En ce sens, nous appelons les habitants d’Aulnay à défendre leur système de retraite et à obtenir qu’il bénéficie des améliorations que la richesse de notre pays peut financer. Nous en appelons à une juste réforme des retraites nécessaire pour combler les insuffisances d’un système perfectible.
La liste Aulnay en Commun
Elections municipales 2014 à Aulnay-sous-Bois : démenti de la CGT sur un supposé soutien à Gérard Ségura
Aucune décision d’appeler à voter pour l’un des candidats n’a été prise et aucune ne le sera.
Comment se prennent l es décisions à la CGT :
Elles se prennent collectivement lors des réunions de la Commission Exécutive (CE) de l’Union Locale (UL). Les 13 membres de cette Commission ont été élus au dernier congrès par une Assemblée Générale pour faire fonctionner l’UL au quotidien, décider et organiser notre action sous son contrôle, et, fidèle au préambule de 1936, « dans l’indépendance absolue à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis politiques, des sectes philosophiques ou autres groupements extérieurs » . Dans aucune de nos réunions il
n’a été décidé d’appeler à voter pour un candidat aux élections municipales.
Pourquoi l’UL CGT ne prend pas position :
Comme le rappellent nos statuts : « Le syndicalisme est né de la double volonté des salariés de défendre leurs intérêts immédiats et de participer à la transformation de la société ». L’UL CGT regroupe donc des salariés, privés d’emplois, retraités, qui vivent, aimeraient vivre ou ont vécu de leur travail sans exploiter personne, et s’organisent pour défendre leurs intérêts à court et à long terme.
De par cette diversité, plusieurs courants de pensée coexistent dans la CGT, comme cela a toujours été le cas au sein de la classe ouvrière. Les débats qui ont lieu lors de nos réunions sont une arme pour chacun d’entre nous pour, parfois, prendre des décisions, mais aussi tout simplement pour y voir un peu plus clair.
Toutes les sensibilités peuvent s’exprimer mais nous combattons celles qui prônent la division entre les travailleurs pour des questions d’origine, de couleur, de sexe, de religion, etc…
Contrairement à d’autres syndicats, nous ne nous déclarons pas « apolitiques ». L’apolitisme de façade est d’ailleurs souvent une autre façon d’en faire. Pour le monde du travail, comprendre cette société qu’il fait fonctionner, c’est déjà refuser de subir le poids de la crise qu’il est seul à supporter. Pour nous c’est faire de la politique, celle qui nous est utile, et c’est très différent que d’appeler à voter pour l’un ou pour l’autre. Nous
n’avons pas à choisir « au nom de l’UL CGT » un candidat plutôt qu’un autre. Nous sommes des femmes et des hommes qui avons des idées sur la société, et chacun d’entre nous reste libre de voter pour qui bon lui semble.
La mairie est un employeur comme un autre :
Un exemple bien connu des Aulnaysiens, est celui des femmes de ménage des écoles qui ont eu à défendre leurs salaires, leurs emplois et leurs conditions de travail contre leur employeur privé et contre le donneur d’ordre de ce marché public : la mairie. Et bien la CGT n’a pas vocation à choisir un patron plutôt qu’un autre. Pas plus dans le public que dans le privé.
Pourquoi devrions-nous soutenir plus qu’une autre la liste de M. Segura où figure un député qui a voté l’ANI, une loi régressive pour les droits des salariés et dont nous combattons les effets au quotidien, et où figure une syndicaliste de PSA qui a aidé le patron à fermer l’usine d’Aulnay ?
Quels sont nos rapports avec la mairie :
Si la droite en 2004 avait essayé de fermer toute la Bourse du Travail rue Jacques Duclos, dans le but de pénaliser les salariés qui veulent se défendre, la mairie actuelle s’est contentée de refuser la présence de l’UL CGT au dernier Forum des Associations (alors qu’au moins un autre syndicat de salariés a pu y participer).
Le responsable du service municipal qui nous a refusé un stand au Forum nous a précisé qu’en raison des élections à venir, il ne fallait pas faire de politique !
A la CGT, c’est essentiellement sur les luttes des salariés que nous comptons pour défendre les intérêts du monde du travail.
Source : communiqué de l’UL CGT
