La colère de la mère d’Ilyès, enfant autiste exclu de son école sans préavis à Aulnay-sous-Bois

@Thomas Poupeau

Zaineb se dit révoltée après que son garçon de 7 ans, handicapé, a été exclu de l’école au motif qu’il cracherait sur les autres élèves… Elle dénonce un défaut de prise en charge de son enfant.

C’est le combat d’une maman contre la décision « injuste » d’une école. Laquelle, de son côté, assure qu’elle fait « tout ce qu’elle peut ». Au cœur des tensions : Ilyès, 7 ans, un petit garçon atteint d’autisme « à un degré sévère », précise Zaineb, sa mère. Le 8 décembre, il a été exclu — temporairement — de son école d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Fait « rarissime », confirment les autorités éducatives : selon elles, le garçonnet, dispensé de masque à cause de sa pathologie, cracherait sur les autres.

Une « injustice sur fond de crise du Covid-19 », jure sa mère, qui « soulève le problème de la prise en charge des autistes dans les écoles traditionnelles ». Elle affirme que « rien » n’a été fait pour empêcher de « mettre son fils en échec ».

« Fin octobre, j’ai été prévenue que mon fils présentait des problèmes d’apprentissage et de comportement. Soit. J’ai proposé des solutions, comme expliquer à la maîtresse qu’il fallait travailler avec des renforçateurs (NDLR : un objet utilisé comme stimulus). J’ai même proposé d’être moi-même l’auxiliaire de vie scolaire (AVS) de mon fils ! Mais tout a été refusé », développe-t-elle.

Une décision qui surprend et choque la mère de famille

Un mois plus tard, une nouvelle réunion est organisée, début décembre. Cette fois-ci, pour lui expliquer que son fils, qui ne porte pas de masque par dérogation médicale, cracherait sur les autres enfants.

Etrange, selon Zaineb. « Aucun des professionnels, psychologue et orthophoniste, qui voient mon fils n’ont eu affaire à ça. Mais si c’est exact, c’est que cela traduit une mauvaise prise en charge », tacle encore Zaineb. Qui propose alors de fournir un plexiglas à installer autour de la table de son fils, et de mettre en place une distanciation sociale lors de la récréation. Rien n’y fait : « Ils refusent tout ! »

Une semaine plus tard, on lui signifie l’exclusion de son fils jusqu’aux vacances de Noël. D’abord à l’oral, « sur un ton menaçant », regrette-t-elle, puis par écrit, mardi 8 décembre.

Source, image et article complet : Le Parisien

Publié le 18 décembre 2020, dans Actualité, Education, Jeunesse, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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