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Non, les « antivax » et les « anti pass ne sont pas tous des fachos !

A chaque événement, sur chaque sujet de société, sur chaque débat politique, les débats peuvent être vifs tant il est rare d’obtenir une adhésion unanime, sans parler d’un consensus. La mise en place du pass sanitaire et la quasi obligation de se faire vacciner sont des sujets récurrents dans les débats télévisés et les discussions mouvementées sur les réseaux sociaux (ce type de réseau qui n’a de social que le nom).

Si la majorité des français s’est faite vaccinée, bon gré mal gré, afin de conserver une « vie normale » et ne pas à devoir perdre emploi, réelle vie sociale et associative, une minorité d’irréductibles ne veut pas entendre parler de vaccination. Au travers de manifestations et de témoignages, ces personnes refusent le vaccin pour diverses raisons : peur des effets secondaires, incompréhension de l’utilité de se faire vacciner pour les plus jeunes et volonté de garder une certaine liberté de choix.

Il n’est pas rare sur les réseaux sociaux et même sur les plateaux de télévision de voir des « spécialistes », des « procureurs de la doxa dominante » et des « bienpensants autoproclamés » de discréditer ces personnes anti vaccins, anti pass et de les qualifier littéralement de « facho ». Ce terme utilisé à tout bout de champ quand on est à court d’argument peut apparaître un peu bête et surtout ridiculiser celles et ceux qui le profèrent. Pour celles et ceux qui ont connu le fascisme, le nazisme et le franquisme, cette qualification doit être très mal interprétée tant ces personnes qui, paradoxalement, prétendent défendre la liberté d’expression, n’hésitent pas à jeter en pâture celles et ceux qui souffrent de cette situation.

Il y a toutes sortes de catégorie sociale chez les anti pass, les personnes sont de toutes origines ethniques, de toutes religions. On y trouve des ouvriers, des cadres, des dirigeants, des jeunes, des retraités, des commerciaux, des personnes sans emploi. On y trouve également des personnes issues des « minorités visibles », des catholiques, des musulmans, des athées. Comment est-il possible alors de qualifier tous ces gens de fachos ?

Celles et ceux qui se disent démocrates, souvent de Gauche, prétendent défendre les libertés individuelles et la constitution, ne sont pas ceux qui terrorisent par leur méthodes d’un autre temps ? A l’heure où les français doivent s’unir pour affronter l’une des plus graves crises économiques que la France a à subir, ne faudrait-il pas au contraire plus de compassion, de solidarité, quelle que soit l’opinion ?

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