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PSA Aulnay-sous-Bois : l’enquête publique débute
C’est le premier aménagement d’ampleur sur le site de PSA Aulnay. Le projet de plate-forme logistique de l’entreprise ID Logistics fait l’objet d’une enquête publique. Celle-ci débute aujourd’hui et durera jusqu’au 16 mai. Elle se déroule à Aulnay et Gonesse (Val-d’Oise) et permettra au public de prendre connaissance d’une étude d’impact et de l’avis de l’autorité environnementale. L’entreprise ID Logistics veut construire plusieurs entrepôts sur une partie du site industriel, aujourd’hui largement désert. Elle envisage d’y créer à terme 540 emplois.
Le dossier est disponible au centre administratif, 16, bd Félix-Faure. Rens. sur http://www.aulnay-sous-bois.fr ou sur http://www.ville-gonesse.fr
Source : Le Parisien du 14/04/2014
Un documentaire va montrer les coulisses de la grève à l’usine PSA à Aulnay-sous-Bois
Caméra colée à l’œil, elle s’est glissée plus d’une fois à l’intérieur de l’usine PSA… en jouant au chat et à la souris avec les cadres chargés de mettre dehors les intrus. La documentariste Françoise Davisse a suivi durant plus de deux ans des syndicalistes et salariés du site industriel d’Aulnay — dont la fermeture est en cours –, et s’apprête à en tirer un documentaire. Le film est en cours de montage et a été largement financé par le « crowfunding » (appel au financement participatif sur Internet)*. Il devrait sortir au cinéma cet automne, ainsi que sur quelques chaînes de télévision locale.
La réalisatrice assure que le film ne prend pas parti
Compagne du maire (PC) de Saint-Denis, Françoise Davisse est entrée rapidement en contact avec Philippe Julien, conseiller municipal sous l’étiquette Lutte ouvrière au sein de la commune, mais aussi délégué syndical CGT à l’usine PSA. « La CGT avait dévoilé le plan secret de la direction (NDLR : une note planifiant la fermeture de l’usine) en juin 2011. J’ai commencé à les suivre en novembre. » A l’époque, la direction du groupe automobile assurait que la disparition du site d’Aulnay n’était pas d’actualité. « On était en pleine campagne présidentielle. Les militants de la CGT ne se faisaient aucune illusion sur la fermeture. » En collant aux talons des syndicalistes, Françoise Davisse a pu filmer les réunions, la préparation de la grève déclenchée en janvier 2013, des manifs, mais aussi les rencontres avec les ministres, le PDG de PSA, ou encore les difficiles négociations de fin de conflit… Elle s’est également attachée à suivre de simples ouvriers, s’engageant dans la grève. « Ce n’est pas une chronique, mais une aventure humaine », explique-t-elle. « Ceux qui se sont battus ont gagné un peu plus d’argent (NDLR : une indemnité de 19 700 € a été versée à une partie d’entre eux) et surtout, je les ai sentis bien plus en forme que les autres salariés , même à la fin. » Françoise Davisse assume volontiers d’être une militante. En 2004, elle avait réalisé le film « Des gens comme nous », qui suivait les démarches d’habitants de Saint-Denis dénonçant des violences policières. Mais elle assure que ce documentaire ne sera pas partisan. « Je ne l’ai pas fait pour convaincre, mais pour que chacun se demande : Qu’aurais-je fait à leur place ? » * Les donateurs peuvent encore adresser leurs chèques à l’adresse suivante : Films du Balibari, 23, rue de Cronstadt, 75015 Paris.
Source et image : Le Parisien du 10/04/2014
Le Groupe EPC démolira l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois
Le pôle démolition du Groupe EPC a signé avec le groupe PSA Peugeot Citroën un contrat portant sur la démolition de 180.000 m2 de bâtiments sur le site d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Ce chantier d’un montant de plus de 6 millions d’euros est d’une ampleur exceptionnelle :
- 120.000 tonnes de matériaux inertes dont 12.000 tonnes à concasser pour être réutilisés en remblais sur site,
- 12.000 tonnes de ferraille,
- 65.000 m2 de revêtements bitumineux amiantés,
- 3.000 de DIB (Déchets Industriels Banals)
- 1.400 jours de travail pour les pelles
« Cette commande est également intéressante d’un point de vue technique du fait notamment de la présence d’amiante dans les toitures métalliques et les verrières. Cela va nécessiter de mettre en oeuvre à grande échelle, le savoir-faire du pôle démolition EPC dans le désamiantage », indique par ailleurs le Groupe EPC.
Toutes les sociétés du pôle -Prodemo, Occamat et ATD pour la démolition, Occaminate et Sigenti pour le désamiantage, 2B Recyclage pour le traitement des déchets- vont participer à la réalisation de ce chantier. Il se se déroulera tout au long de l’année 2014 pour se terminer au 1er trimestre 2015.
Source : Cortalconsors.fr
Plan social à Aulnay-sous-Bois : PSA condamnée à payer plus
CERTAINS ONT BEAU AVOIR quitté l’usine depuis des semaines, les ex-PSA d’Aulnay guettaient ce jugement avec attention. Hier, le tribunal de grande instance de Paris a tranché. Le groupe Peugeot Citroën Automobile (PCA) a été condamné à étendre à plusieurs centaines de salariés et anciens salariés de l’usine, le versement de l’indemnité de 19 700 € qu’il avait accordé à près de 500 personnes, après la signature d’un accord de fin de grève en mai 2013.
Les juges ont en effet estimé que cette disposition était « illicite », car elle a permis, « en application de critères qui n’étaient ni objectifs ni vérifiables – dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi – à certains salariés de bénéficier d’une mesure que d’autres se sont vus refuser ».
L’entreprise a déjà annoncé qu’elle fera appel
Les magistrats ont ordonné que la fameuse « prime » de 19 700 € soit versée à « l’ensemble des salariés en ayant fait la demande […] au plus tard le 16 août 2013 ». Cela concernerait au moins 550 personnes, et représenterait donc la somme de 10,8 M€. L’entreprise a déjà annoncé qu’elle ferait appel de cette décision.
Cela n’a pas entamé la satisfaction de Tanja Sussest, déléguée du Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) : « Enfin la loi est respectée ! ». Le SIA, à l’origine de la procédure, dénonçait une « inégalité de traitement ».
Alors qu’un plan social était entré en vigueur fin avril, la direction de l’entreprise avait passé en mai 2013 un accord avec la CGT et la CFDT pour mettre fin à une grève de quatre mois au sein de l’usine. Dans un premier temps, 120 à 130 salariés ont pu quitter l’entreprise en touchant la prime de 19 700 € (s’ajoutant à leurs indemnités légales), à condition de partir rapidement et de renoncer aux mesures de reclassement.
Dans un second temps, 350 personnes ont à leur tour touché cette somme mais ont dû pour cela présenter une promesse d’embauche ou les preuves d’une création d’entreprise. Des centaines d’autres salariés ont ensuite vu leur demande refusée. Ceux-ci, souligne un porte-parole de PSA, « ne disposaient d’aucune solution de reclassement », et leur demande « ne pouvait être satisfaite, tant d’un point de vue juridique qu’au regard de la responsabilité sociale de PSA ». L’argument n’a visiblement pas convaincu les magistrats. De son côté, la CGT, qui s’était associée à la procédure, estime que le versement de cette somme supplémentaire n’est « qu’un acompte sur ce que doit PSA aux salariés qu’elle a licenciés ». Le syndicat compte obtenir davantage aux prud’hommes, déjà saisis par 300 salariés de l’usine, vouée à la fermeture dans les mois qui viennent.
Source : Le Parisien du 12/03/2014
Le projet de reconversion du site PSA d’Aulnay-sous-Bois précisé « avant l’été »
Le projet de reconversion industrielle du site de PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, qui fermera ses portes cette année, sera précisé « avant l’été », ont annoncé conjointement vendredi la direction du groupe et des élus locaux.
« Des bureaux d’études sont au travail et les premiers éléments de discussion » du projet « seront présentés avant l’été », a déclaré Jean-Paul Bailly, ancien P-DG de la Poste chargé par la direction de PSA d’une mission de reconversion de ce site de Seine-Saint-Denis, au cours d’une conférence de presse.
Pour l’instant, seule l’entreprise ID Logistics a acté sa volonté de reprendre une partie de ce site de 180 hectares, en signant une promesse de vente en novembre 2013. Ce groupe prévoit de créer 600 emplois sur place, mais n’en réserverait finalement qu’une minorité aux anciens salariés de PSA.
Source : Article complet sur Le Point
PSA Aulnay-sous-Bois : déjà 300 dossiers aux prud’hommes
Ce n’est pas la première fois que les syndicats en appellent à la justice face au plan social de PSA. Ils avaient déjà tenté de le bloquer au tribunal de grande instance. Désormais, c’est vers les prud’hommes que se tournent des salariés ou d’anciens salariés de l’usine d’Aulnay sur le point de fermer définitivement. Le tribunal de prud’hommes de Bobigny comptabilise près de 300 dossiers déjà déposés. Et leur nombre devrait encore augmenter dans les semaines qui viennent. La direction de PSA se disait hier « parfaitement confiante » sur l’issue de ces procédures.
Hier, 90 personnes environ étaient convoquées pour une audience dite de « conciliation », où elles se sont rendues avec le syndicat SUD. Une première étape assez formelle durant laquelle le juge se contente d’entendre les deux parties (le salarié expose sa demande, l’employeur dit s’il est d’accord pour une conciliation) avant de fixer la date d’un jugement. Celui-ci aura lieu le 2 décembre.
CGT et SUD ne sont pas parvenus à travailler ensemble
Quelques plaignants, encore en poste, pointent leurs conditions de travail au sein d’un site à l’arrêt depuis des mois. La majorité d’entre eux contestent leur licenciement et demandent à être indemnisés. C’est le cas de Sébastien parti de l’usine en mai « avec la charrette des anciens grévistes ». Pour mettre fin à la grève, la direction de PSA avait conclu un accord avec la CGT, ouvrant la voie à des départs rapides. Les salariés renonçaient alors aux mesures de reclassement et touchaient, en plus de leurs indemnités, une somme complémentaire de 19 700 EUR. Sébastien a opté pour cette solution : « Psychologiquement, je n’en pouvais plus. J’ai gagné une paix mentale, mais ces licenciements n’ont pas été propres, 19 700 EUR, ce sont des miettes. On nous conseillait de partir pour échapper à des poursuites judiciaires. On n’était pas des casseurs pourtant… » Le jeune père de famille n’a depuis décroché qu’un contrat de trois mois dans la maintenance itinérante. « Je vais à Rennes, à Nantes, je roule toute la nuit. C’est difficile… » « PSA n’a pas respecté ses engagements, juge de son côté Mohamed Khenniche, responsable SUD. Le plan social a créé un chômage de masse. »
La direction du groupe automobile indiquait pourtant récemment que 90 % du personnel de l’usine (3 300 personnes en juillet 2012) avait trouvé une solution. La CGT a, elle aussi, aidé des ex-PSA à constituer leur plainte : 162 dossiers ont été déposés au conseil de prud’hommes mercredi. « Une première audience aura lieu en juin. La procédure sera longue », indique Philippe Julien, délégué CGT. Les deux syndicats ne sont pas parvenus à travailler ensemble, SUD dénonçant l’accord de fin de grève signé par la CGT il y a un an. Chacun annonce que d’autres dossiers devraient s’ajouter aux premières plaintes. « Il nous en arrive tous les jours », confiait hier l’avocat de SUD, Fiodor Rilov. A ce jour, quelques centaines de personnes sont encore en poste au sein de l’usine d’Aulnay. A partir du 1 er avril, la direction pourra envoyer des lettres de licenciement.
Source : Le Parisien du 06/03/2014
PSA Aulnay-sous-Bois : un plan d’aménagement du site d’ici l’été ?
Il se définit comme « quelqu’un de mesuré, qui cherche l’équilibre ». Hier, lors d’un point presse en mairie d’Aulnay-sous-Bois, aux côtés de responsables de PSA, du maire et du député d’Aulnay, Jean-Paul Bailly a précisé les contours de sa mission auprès du patron du groupe automobile.
L’ancien président de la Poste doit conseiller le patron du groupe, Carlos Tavarès, sur la reconversion des terrains de l’usine. Celle-ci, qui abrite encore 215 salariés en attente d’une solution, doit fermer cette année. Pas d’annonce fracassante, mais une précision sur le calendrier : un schéma directeur, élaboré par les services immobiliers de PSA, pourrait être présenté d’ici le début de l’été. D’ici là, Jean-Paul Bailly, qui a déjà visité le site, veillera au dialogue entre les parties prenantes, notamment lors des réunions présidées par le préfet de région.
Des tractations depuis des mois entre les divers acteurs
Le devenir de ces 160 ha est depuis des mois au cœur de tractations entre les collectivités, l’Etat et l’entreprise. « Nous avons rétabli une relation de confiance avec l’entreprise, après des relations difficiles sur certains sujets, indiquait hier le maire (PS), Gérard Ségura. Notre préoccupation est aujourd’hui l’emploi et le développement économique. » Hormis l’installation confirmée d’ID Logistics et de 590 emplois en 2015, les autres projets sont encore en suspens pour ce site qui abritait en juillet 2012 plus de 3 000 salariés. Parmi les pistes déjà évoquées, l’installation d’un site de maintenance du futur métro du Grand Paris, les ateliers de Siemens, ou encore une usine de l’entreprise Lucibel…
Jean-Paul Bailly soulignait hier qu’il faudrait des dizaines d’années pour réaménager le site. En attendant, Sigrid Duhamel, directeur immobilier de PSA, envisage des baux précaires pour permettre à des sociétés de s’y installer pour une courte durée. Même si plusieurs élus socialistes militent pour une « maîtrise publique du foncier », Sigrid Duhamel a répété hier que le sujet n’était pas d’actualité. « Avant de parler de vente, il faut qu’on ait un projet. Qu’on puisse vendre n’est pas exclu. Aucune hypothèse n’est exclue », a-t-elle précisé. Pour le député (PS) Daniel Goldberg, l’essentiel est de trouver les moyens d’éviter la constitution d’une friche industrielle, « comme les terrains Westinghouse ou Kodak à Sevran », restés en l’état durant des années.
Cette conférence de presse n’a pas été du goût de tout le monde à Aulnay. Bruno Beschizza, candidat UMP aux municipales, y a vu la main du gouvernement, tout juste entré dans le capital de PSA, et une « l’intrusion du gouvernement guidée par une pitoyable manœuvre électoraliste », en faveur de Gérard Ségura.
Source : Le Parisien du 08/03/2014
Communiqué SUD – PSA Aulnay-sous-Bois sur un rassemblement le 6 mars
Un rassemblement sera tenu devant l’usine PSA D’Aulnay sous-bois le jeudi 6 mars 2014 à 11H 00, pour dénoncer les mensonges de PSA et du gouvernement sur la réalité des reclassements et des licenciements.
Quelques 250 salaries licenciés de PSA Aulnay vont participer a ce rassemblement et vont se rendre au Conseil des Prud’homme de Bobigny car ils sont convoqués au CPH de Bobigny a partir de 13 h, suite a la contestation de leur licenciement.
La défense des salaries est assurée par Maître Fiodor Rilov et le syndicat SUD se porte partie civile.
Nous convions ensemble de la presse a couvrir ce rassemblement, ou le syndicat SUD va exiger l’ouverture d’une enquête sur la réalité des reclassements.
Source : communiqué SUD PSA
Jean-Paul Bailly au chevet de PSA Aulnay-sous-Bois
Le directoire de PSA Peugeot Citroën vient de confier à Jean-Paul Bailly, ancien président du groupe la Poste, la mission de travailler sur la reconversion de l’usine d’Aulnay, qui ferme cette année. Il sera conseiller dans le cadre de la mise en route d’un projet d’avenir qui tiendra compte de sa vocation industrielle ainsi que des enjeux en termes d’aménagement du territoire. Gérard Ségura, maire PS d’Aulnay, précisait hier prendre acte de cette mission et demande à Jean-Paul Bailly de « s’entretenir au plus tôt » avec lui. « Notre ville reste plus que jamais déterminée à une reconversion cohérente et durable du site, à haute valeur ajoutée et créatrice de milliers d’emplois », souligne le maire.
Source : Le Parisien du 26/02/2014
