Aulnay-sous-Bois : si Benjamin Giami signifie Emmanuel Macron, Bruno Beschizza signifie Nicolas Sarkozy ?

Comme à chaque élection locale, les joutes verbales, les peaux de banane et les invectives sont de mise. Parce que la soupe est certainement bonne et que les enjeux personnels sont colossaux, certains politiques n’hésitent pas à descendre leurs anciens compagnons de route qui, quelques années auparavant, semblaient être des génies, des politiques éclairés capables de mettre l’énergie nécessaire pour sauver la ville d’une situation désastreuse.

Aulnay-sous-Bois fait bien entendu partie de ces grandes villes où tout est permis. Alors que la Gauche agitait Nicolas Sarkozy comme épouvantail en 2008 pour battre Gérard Gaudron, c’est désormais Benjamin Giami qui s’attire les foudres pour son allégeance au président Emmanuel Macron. S’il est un peu simpliste voire ridicule de comparer l’oeuvre d’une politique locale à un programme national qui doit tenir compte des performances des gouvernements précédents, ces arguments semblent porter leurs fruits à celles et à ceux qui se font facilement embobiner par quelques discours polémiques.

Mais peut-on réellement mettre sur le meme créneau Benjamin Giami et Emmanuel Macron ? Si au sein de la rédaction la réponse est évidente, nous avons souhaité jouer le jeu en mettant par la meme occasion le maire sortant Bruno Beschizza et son mentor Nicolas Sarkozy. L’ancien président UMP à qui le Maire doit beaucoup a t-il un bilan bien plus positif que le jeune loup Emmanuel Macron ? Meme si le mandat du chef de file des Marcheurs n’est pas terminé, on peut commencer à dresser un comparatif, qui sera affiné en 2022.

  • Le chômage :

Lorsque le président Nicolas Sarkozy prend le pouvoir en 2007, le taux de chômage est de 8,1%. 5 ans plus tard, ce taux de chômage est de 9,3%. Du coté d’Emmanuel Macron, lorsque celui-ci arrive à l’Elysée, le taux de chômage est de 9,2%. Celui est désormais de 8,5%. De ce coté,  Emmanuel Macron semble donc l’emporter et mettre en avant ses réformes même impopulaires.

  • La dette :

Nicolas Sarkozy arrive au pouvoir avec une dette (déjà jugée alarmante) à 65% du PIB. En 2012, cette dette atteint 85%. Du coté d’Emmanuel Macron, celui-ci hérite d’une dette équivalente à 98,5% du PIB. Aujourd’hui, cette dette dépasse légèrement les 100%. Les deux présidents n’ont donc pas réussi à faire fléchir cette dette et la cours de compte juge la situation très préoccupante. En cas de crise économique grave, la France ne semble pas etre en mesure de l’affronter

  • Les exportations

Les exportations ont le reflet du rayonnement du savoir-faire français. Sous Nicolas Sarkozy, les exportations sont passées de 28% à 29% par rapport au PIB du pays. Il n’y a pas de données exploitables récentes pour juger de l’efficacité du commerce extérieur sous Emmanuel Macron. Par contre, de nombreux analystes estiment que ces exportations sont atones…

  • L’insécurité

Si les cambriolages et les vols sans violence sous Nicolas Sarkozy ont explosé, le nombre d’homicides à quant à lui fortement diminué. Les actes de vandalisme ont également fortement augmenté sous Emmanuel Macron, avec 1457 véhicules incendiés lors de la nuit de la Saint Sylvestre

  • Les dépenses publiques

On a beaucoup entendu Bruno Beschizza pleurer sur la baisse des dotations de l’état. En effet, dans le cadre des réformes des collectivités territoriales et de la décentralisation, les dotations ont baissé pour toutes les villes sous la mandature du président socialiste François Hollande. Mais quid des dépenses de l’état ? Gestion de bon père de famille ou pas ? Pas tant que ça pour Nicolas Sarkozy, où les dépenses intérieures sont passés sous son mandat de moins de 53% du PIB à près de 57% de PIB. Les dépenses de l’état ont diminué sous François Hollande et si Emmanuel Macron voulait poursuivre la tendance, il a du faire marche arrière avec le mouvement des gilets jaunes et ainsi faire repartir les dépenses de l’état à la hausse. A noter que de nombreux militants LR locaux ont soutenu ce mouvement des gilets jaunes

Alors, que retenir de tous ces faits facilement vérifiables ? Finalement, pas grand chose, si ce n’est que le bilan d’Emmanuel Macron ne semble pas bien plus catastrophique que celui de Nicolas Sarkozy. Donc, est-ce que l’ombre de Macron risque de pourrir la campagne de Benjamin Giami ? Rien n’est moins sûr. 

Publié le 23 février 2020, dans Politique, et tagué , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Oui Beschizza = Sarkozy
    On peut évoquer aussi Balkany (par son choix du directeur de cabinet adjoint de Balkany mis en examen dans l’affaire Bigmallion), pareil pour JF Copè.

    Que de beaux amis, tous en examen, et/ou condamnés et poursuivis par la justice de notre pays.

    Aulnay respectueuse leurs mains n’ont pas été toujours propres

    Chers amis, sachez pour qui vous allez voter, vous pourriez vous sentir complices de vilaines choses.

  2. L’affaire Karachi et les 15 Français Morts, l’affaire Bismuth avec son Avocat, Bombardement de la Libye, l’affaire Bygmalion, l’affaire Betancourt, l’affaire Buisson et les enregistrements de Sarkozy, son rôle avec le Qatar pour la coupe du Monde, il a volé la femme de son « ami »Jacques Martin, les écoutes Téléphoniques, Nettoyer les gens au Kärcher avec les emeutes de 2005, l’affaire Clearstream, les Manifestations monstres durant son Mandat, le Discours du Sénégal sur le rôle « inexistant » des Noirs dans l’histoire, le Discours de Grenoble, c insulte à répétition sur les étrangers durant son Mandat pour copier le FN, ect ….

    Bedchizza est un ami des Cope, Balkany, Horteufeux, Sarkozy, Guéant, Ciotti, ….

  3. Les citoyens de la société civile sont las des palmarès mafieux et de la grande délinquance des politiques élus. Gauche comme droite rivalisent d’ingéniosité pour échapper à ce que prescrivent les lois, mais il faut tout de même reconnaitre que la droite tient le pompon des manquements au droit et à la probité, qu’elle ait été nommée RPR, UMP, ou désormais LR que souvent nous nommons ironiquement  » les ripoublicains « , non sans raison d’ailleurs !

    @ samy : Les affaires de corruption sont tellement nombreuses parmi la droite que l’on vous pardonne quelques oublis…. les affaires Juppé, Fillon, Chirac, Tibéri etc….

    Les citoyens de la société civile ne veulent plus être gouvernés ni gérés par des corrompus qui pratiquent l’excès de prérogatives fonctionnelles à outrance tout en se soustrayant aux prescriptions légales qui s’imposent à tous !

     » Nul n’est sensé ignorer la loi  » et  » nul n’est au dessus des lois « , pas même les élus, et surtout pas les élus !

  4. Quel article significatif, bravo, rien à ajouter
    Si avec cela les électeurs d’Aulnay aux yeux bandés n’ont pas compris leurs intérêts, c’est décourageant

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