Archives de Catégorie: Economie
PSA Aulnay-sous-Bois : l’accord de fin de grève en question
Les salariés de PSA Aulnay ont-ils tous été logés à la même enseigne, face à la fermeture imminente de leur usine? C’est à cette question que la justice doit apporter une réponse ce mardi, alors que le site industriel s’est déjà en partie vidé de ses ouvriers.
Mais le Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) compte bien obtenir l’extension à l’ensemble de ceux qui le souhaitent, d’une indemnité de 19700 €. Cette somme avait d’abord été versée en juin à 160 anciens grévistes qui choisissaient de quitter l’usine sans bénéficier des mesures du plan social. Puis elle avait été étendue à d’autres salariés, en exigeant toutefois qu’ils présentent davantage de justificatifs (promesse d’embauche, etc). Cinq cents candidats au départ auraient donc essuyé un refus. Le SIA, non-gréviste, a dénoncé une « inégalité de traitement ». « Lorsqu’un protocole de fin de grève est signé, il doit s’appliquer à tous les salariés », explique Philippe Lejard, avocat du SIA.
Encore 1400 personnes sur le site
Face à lui, l’avocate de PSA, Yasmine Tarasewicz a indiqué, lors de l’audience du 16 août, que PSA avait exigé des garanties de la part des candidats « afin d’éviter de lâcher 600 personnes dans la nature ». Lors de cette même audience, la CGT, principal syndicat gréviste, s’est portée « intervenant volontaire », appuyant la démarche du SIA. « Il est évident que PSA est hors des clous », juge Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.
Si la justice donnait raison aux syndicats, quel impact cela aurait-il? L’accord de fin de grève avait déjà contribué à précipiter un certain nombre de départs. Depuis, il y a eu les mutations vers d’autres usines du groupe, de premiers reclassements… Le site d’Aulnay compte aujourd’hui 1400 personnes (contre 3000 à l’annonce de la fermeture) et la période de volontariat du plan social s’achève au 31 décembre. Tanja Sussest, déléguée SIA, affirme que, parmi les salariés encore sur place, « 300 seraient prêts à partir dans la foulée », s’ils pouvaient empocher 19700 €.
Voilà qui fait réagir Mohamed Khenniche, du syndicat Sud : « Certains salariés, partis avec l’argent, le regrettent déjà ». Le petit syndicat espère toujours obtenir l’annulation du plan de restructuration de PSA. Il attend la décision de la cour d’appel, le 23 septembre.
Source : Le Parisien du 10/09/2013
Lutte Ouvrière sur PSA – Aulnay-sous-Bois : la direction continue ses mensonges
Vendredi 30 août, la direction annonçait, en réunion de comité d’entreprise, la fin de la production de véhicules C3 à l’usine d’Aulnay pour fin octobre. Pour les travailleurs de l’usine, cela n’a pas été une surprise. En effet, pratiquement aucune voiture ne sort plus des chaînes de montage depuis le 16 janvier, date de début de la grève, qui a duré quatre mois. Et depuis la fin de la grève, la direction n’a jamais vraiment voulu remettre en route l’usine.
Pourtant, le 12 juillet 2012, quand Philippe Varin, PDG de PSA, avait annoncé officiellement la fermeture de l’usine, il s’était engagé à maintenir la production jusqu’en 2014. Aujourd’hui, pour piétiner son engagement, la direction invoque le manque de travailleurs pour assurer sa production. C’était quand même couru d’avance ! À partir du moment où des travailleurs quittent le groupe ou partent en reclassement, il était nécessaire pour la direction d’embaucher des intérimaires. Même là-dessus, elle n’a pas tenu ses engagements.
Mais l’annonce de l’arrêt de la production en octobre 2013 ne change rien à la date de fermeture de l’usine. La direction a toujours parlé de 2014, sans d’ailleurs donner la date précise. D’ici là, les travailleurs ne savent pas ce qu’elle compte faire. En revanche, ils savent que, sur la question de leur reclassement, contrairement aux déclarations rassurantes faites par la direction à la presse, c’est une véritable catastrophe.
En juillet 2012, la direction avait parlé pour les 3 000 CDI d’Aulnay, de 1 500 reclassements en interne, essentiellement à Poissy, et de 1 500 emplois qui devaient sortir de terre à Aulnay au titre de la fameuse « réindustrialisation » du site.
Au bout d’un an, le bilan est lamentable : seulement 568 travailleurs ont pour l’instant trouvé une mutation dans les autres usines du groupe, dont seulement 275 à Poissy. Le principal obstacle vient des conditions financières scandaleuses offertes par la direction.
Source et article complet : journal Lutte Ouvrière
Pas de fermeture définitive du site de PSA Aulnay-sous-Bois avant que chaque salarié ne dispose d’une issue à sa situation
Devant l’annonce de l’arrêt anticipé de la production de la C3 sur le site aulnaysien, Gérard Ségura rappelle la direction du groupe ses engagements. Veuillez retrouvez sa déclaration.
L’annonce de l’arrêt anticipé de la production de la C3 sur le site de PSA-Aulnay n’est en aucune façon une surprise. Dès le printemps dernier, à l’issue du mouvement de grève qui a paralysé l’usine de longs mois, j’avais indiqué à la direction du constructeur automobile que cette éventualité, qui équivaut à une quasi cessation d’activité, ne pouvait être envisagée sans que chacun des salariés n’ait au préalable trouvé une issue à sa situation.
La Ville d’Aulnay-sous-Bois a pris ses responsabilités tout au long du conflit tant dans le soutien politique et logistique apporté aux organisations syndicales que dans l’accompagnement social et financier des salariés habitant notre commune.
Nous avons également pris nos responsabilités dans le traitement prioritaire du dossier d’implantation de la société IDLogistics en vue du reclassement du plus grand nombre de salariés de PSA-Aulnay dans des conditions de salaire et de carrière qui se rapprochent le plus possible des attentes du personnel. En juillet dernier, seuls 5 salariés avaient manifesté le souhait de rejoindre les effectifs d’IDLogistic. A ce jour, la direction de PSA évoque un objectif d’embauche de 150 salariés d’ici fin 2013. Je constate donc que nous sommes très loin des 540 emplois annoncés.
J’attends de la direction du groupe automobile qu’elle respecte scrupuleusement ses engagements en la matière et ne se décide pas à fermer l’usine en laissant derrière elle un seul salarié sans emploi ou sans un projet solide de reconversion. De même, j’entends que les engagements pris par PSA concernant l’installation d’IDLogistics dans la partie nord-est du site ne soient pas remis en cause, ce qui équivaudrait à un désaveu lourd de conséquences.
La Ville d’Aulnay-sous-Bois, en coopération étroite avec le Département de la Seine-Saint-Denis et la Région Ile-de-France, travaille depuis des mois à l’élaboration d’un projet industriel haut de gamme combinant des technologies de pointe et un pôle de formation aux métiers d’avenir. Ce site immense dispose en effet d’un potentiel de développement et d’emploi unique dans notre pays en raison notamment de son positionnement au cœur de la métropole parisienne entre deux aéroports internationaux et au carrefour des plus grands axes d’ouverture sur l’Europe.
Cette vision ambitieuse de reconquête est partagée par le Ministre du redressement industriel, Arnaud Montebourg, avec qui j’ai pu échanger longuement à ce sujet. Je compte que dans les prochains jours les différents échelons territoriaux concernés, avec l’appui du gouvernement, soient en mesure de donner l’impulsion décisive à ce projet d’avenir qui ferait du site d’Aulnay-sous-Bois un concentré exemplaire de la France industrielle de demain.
Source : communiqué de Gérard Ségura, Maire d’Aulnay-sous-Bois
Aulnay-sous-Bois : PSA cesse l’assemblage fin octobre
L’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, en région parisienne, qui doit fermer en 2014, cessera définitivement de produire des voitures fin octobre, mais continuera de fabriquer des pièces détachées pour d’autres sites, a annoncé aujourd’hui la direction.
La direction explique cette décision par un manque d’effectifs sur la chaîne de montage qui permet d’assembler les Citroën C3, alors que la moitié des salariés, soit quelque 1400 personnes, ont déjà été reclassés en interne ou trouvé un nouvel emploi ailleurs.
Après fin octobre, « on se concentrera sur la production de pièces comme des capots, des portières, on ne fera plus de véhicules complets », a précisé une porte-parole, insistant sur le fait que le groupe « respecte son engagement de maintenir une activité industrielle sur le site jusqu’en 2014 ». Cette annonce a été faite vendredi matin aux syndicats en comité d’établissement.
L’usine, qui avait été paralysée par une grève de quatre mois entre janvier et mai, ne produisait déjà plus qu’une quinzaine de voitures par jour ces derniers mois, un grand nombre de ses ouvriers étant envoyés en renfort dans d’autres usines, absents pour des recherches d’emploi ou des formations. Avant l’annonce de sa fermeture, elle pouvait produire jusqu’à 700 C3 par jour.
Source : Le Figaro
Communiqué du syndicat SUD PSA Aulnay-sous-Bois concernant la fin de la production en octobre
La direction vient d’annoncer au CE de ce matin la fin de la production de la C3 sur le site d aulnay sous bois en mois d’octobre 2013.
Aucun véhicule ne sera produit après la fin octobre 2013.
Le syndicat SUD condamne avec fermeté les mensonges de la direction qui annonçait la fermeture D’aulnay en 2014 et c’est finalement en 2013 que PSA compte fermer aulnay.
Le syndicat SUD compte sur la cour d’appel de Paris pour remettre en cause le plan social.
Le délibéré est prévue le 23 septembre.
Sachant que seul le syndicat SuD poursuit la bataille juridique.
Pour SUD
Mohamed Khenniche
Secrétaire général
Projet de loi Consommation : pour rééquilibrer les pouvoirs
Le projet de loi Consommation a pour objectif de créer de nouveaux outils de régulation économique pour rééquilibrer les pouvoirs entre consommateurs et professionnels, rétablir une forme d’égalité des armes entre les acteurs économiques et agir sur les dépenses contraintes des Français pour libérer du revenu disponible.
Plus que jamais, à l’heure où le pouvoir d’achat est une préoccupation majeure des Français, les différents pouvoirs se mobilisent pour créer de nouveaux outils de régulation économique. Certaines des mesures ci-dessous sont contestées par l’opposition au gouvernement :
Les 9 mesures principales
- Création d’une action de groupe
- Lutte contre les clauses abusives
- Modernisation et renforcement des moyens d’actions de la DGCCRF
- Renforcement des sanctions pour les auteurs de fraudes économiques
- Lutte contre le surendettement et encadrement du crédit à la consommation
- Assouplissement des conditions de résiliation des contrats d’assurance
- Renforcement des droits des consommateurs sur Internet
- Création d’indications géographiques pour les produits manufacturés
- Développement de modes de consommation responsables
Source : economie.gouv.fr
Aulnay-sous-Bois : un magasin d’alimentaiton générale muré à l’angle des rues Jules Jouy / route de Bondy
Il est fort dommage que le rez-de-chaussée d’un si bel immeuble, situé au 1 rue Jules Jouy, soit muré : cet édifice, construit en 1925 par les architectes Renard et Bourgeois, a réellement du cachet. Il se démarque par son angle arrondi en surplomb de la rue, couronné par un bal avec balustrade au niveu de la lucarne.
Cette semi-ronde abrite la salle à manger d’un des trois appartements que compte chaque étage (inventaire patrimoine 2008).
Le rez-de-chaussée était occupé par un magasin d’Alimentation Générale (Cali). Il était devenu, en 2012, le local de campagne d’un candidat aux élections législatives.
Encore un coup dur pour le commerce de proximité…
Aulnay-sous-Bois : le tapissier de la rue Julien Mira a transféré son magasin au 9 rue de Reims
Certains clients vont devoir changer quelque peu leurs habitudes, puisque le tapissier « un jour, un décor » vient de transférer son magasin de la rue Julien Mira (non loin de la gare) au 9 rue de Reims, un peu plus loin à proximité du boulevard de Strasbourg (mais assez éloignée du Marché)
Le chemin sera donc un peu plus long pour la clientèle de ce commerçant.
Une nouvelle boulangerie au carrefour Vercingétorix / Allée circulaire à Aulnay-sous-Bois ?
Des ouvriers ont confié à l’équipe d’Aulnaycap qu’une nouvelle boulangerie verrait le jour au carrefour situé à proximité de la cité Sainte-Anne, au croisement des rues Vercingétorix et Allée circulaire. En effet, des travaux sont en cours dans la battisse que vous pouvez voir sur la photo ci-contre.
Une nouvelle boulangerie sera certainement appréciée par les gens du quartier, qui ne souhaitent pas forcément prendre leur voiture pour aller chercher leur pain…
