Archives de Catégorie: Faits divers
Aulnay-sous-Bois : coups de feu à la cité des Mille-Mille, un blessé
Des coups de feu ont été tirés dans la nuit de vendredi à samedi dans la cité des Mille-Mille à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un jeune homme de 18 ans a été conduit par des habitants vers 4 heures ce samedi matin à l’hôpital Robert-Ballanger, présentant quatre impacts de balle dont un très mal placé.
Il a été touché au mollet et aux cuisses mais son pronostic vital n’est pas engagé.
Ce samedi matin, au cours de leurs recherches dans le quartier, les policiers ont trouvé des douilles avenue Pablo-Neruda de même calibre, du 9 mm, que celles qui ont blessé le jeune hospitalisé. Quelques heures plus tôt, ce dernier avait été aperçu à bord d’une BMW lors d’un contrôle policier dans la cité des Mille-Mille.
Vers 23 heures, les fonctionnaires de la brigade anticriminalité avaient interpellé deux individus qui roulaient dans un véhicule volé. Au moment où la dépanneuse arrivait pour prendre en charge cette voiture, une BMW avait fait irruption. Les policiers ont été gazés. Une arme de poing a été brandie par l’un des occupants de la berline, avant qu’ils ne prennent la fuite. Un seul des deux occupants de la voiture volée a été placé en garde à vue.
Source : Le Parisien du 07/06/2014
Vidéo : Voiture brulée et abribus détruit quartier du Gros Saule à Aulnay-sous-Bois
Le quartier du Gros Saule était sous le choc hier après la destruction d’un abribus situé Rue du Docteur Claude Bernard dans le quartier du Gros Saule. Cet abribus a été détruit suite à l’incendie d’une voiture stationnée juste à côté. Le bitume a fondu et les débris parsemés tout autour. De la tristesse et de l’incompréhension se ressentaient sur le visage des riverains du sinistre. Aucune information concernant la possible arrestation du responsable de ces dégâts.
Pour voir la vidéo tournée juste après le sinistre, cliquer sur l’image.
La seconde victime de l’accident mortel à Aulnay-sous-Bois a été identifiée
LE DEUXIÈME HOMME décédé dans un accident de voiture, en tentant d’échapper à la police dans la nuit de dimanche à lundi, à Aulnay-sous-Bois, a été identifié grâce à ses empreintes digitales. Il s’agit d’un jeune homme d’une vingtaine d’années, originaire de Goussainville dans le Val-d’Oise. La seconde victime, elle aussi décédée dans ce drame, était âgée de 22 ans et vivait depuis un mois chez son père, à Tremblay-en-France. Ce dernier a participé lundi soir à un rassemblement sur les lieux de l’accident où il a annoncé qu’il allait déposer plainte et prendre un avocat pour « connaître la vérité » sur les causes de l’accident.
Selon les premiers éléments de l’enquête confiée à la sûreté territoriale (ST), la voiture, une Fiat Punto, voulait échapper à la police. Celle-ci n’était pas loin mais n’a pas assisté à l’accident, d’après une source officielle.
La Fiat aurait été repérée vers 0 h 40 à la Rose-des-Vents, (ex-3000), après avoir franchi un feu rouge, avec, à son bord, deux hommes qui portaient une capuche sur la tête. L’équipage de la brigade anticriminalité aurait alors mis en route son gyrophare et sa sirène pour convaincre la voiture de s’arrêter. Ce qu’elle n’a pas fait. Les policiers auraient ensuite perdu de vue la voiture.
Celle-ci s’est retournée sur le toit, boulevard Michel-Ange. Selon les premières constatations, il n’y a pas de trace de choc avec un autre véhicule. Très vite sur place, les sapeurs-pompiers ont eu recours à un camion de désincarcération et deux ambulances de réanimation ont été mobilisées. En vain. Les deux jeunes hommes devaient décéder dans la nuit, le premier à 1 h 30, le second un peu avant 3 heures.
Source et image : Le Parisien du 05/06/2014
Aulnay-sous-Bois : le deuxième mort de la Punto toujours pas identifié
Le deuxième homme décédé à la Rose des Vents dans la nuit de dimanche à lundi, n’a toujours pas été identifié. Ce serait le passager, et non le conducteur, comme indiqué lundi. Il a été éjecté de la voiture au moment où elle s’est retournée, rue Michel-Ange, entre une zone pavillonnaire et le parc Ballanger. Il n’avait pas de papiers d’identité sur lui et était méconnaissable. Ses empreintes aideront peut-être les enquêteurs de la Sûreté territoriale, à qui le parquet de Bobigny a confié le soin d’éclaircir les circonstances de cet accident mortel. Selon les premiers éléments, la Punto accidentée a voulu se soustraire à un contrôle de police, à la Rose des Vents, vers 0 h 40. Les policiers ont rapidement perdu leur trace jusqu’à la rue Michel Ange, où ils auraient découvert la Punto sur le toit et ses deux passagers grièvement blessés. Ils ont succombé peu de temps après. Le père de l’autre victime, un jeune tremblaysien de 22 ans, a annoncé lundi soir son intention de déposer plainte. Il doit rencontrer son avocat aujourd’hui.
Source et image : Le Parisien du 04/06/2014
Deux morts dans la Punto qui fuyait la police à Aulnay-sous-Bois : Hamed, le père du passager, veut la vérité
Au sol, des traces de pneu et des bris de verre, un arbre écorché et, sur le côté, une barrière qui a volé, laissent deviner la violence de l’accident qui a coûté la vie à deux automobilistes, dans la nuit de dimanche à lundi, à Aulnay-sous-Bois. Une enquête devra déterminer les circonstances précises de ce drame. Pour les autorités, qui disposent des premiers éléments de l’enquête, la voiture, une Fiat Punto, voulait échapper à la police. La police n’était pas loin mais, de source officielle, elle n’a pas assisté à l’accident. En « l’absence de traces de choc » sur la voiture accidentée, le parquet de Bobigny n’a pas saisi l’inspection générale de la police nationale, mais la sûreté territoriale.
Les premiers éléments d’enquête sont ceux qu’ont fournis les fonctionnaires et les enregistrements des ondes de la police. La Fiat aurait été repérée vers 0 h 40 à la Rose-des-Vents, la cité des 3 000, après avoir franchi un feu rouge, avec à son bord « deux hommes capuche sur la tête ». L’équipage de la brigade anticriminalité aurait alors sorti gyrophare et sirène pour convaincre la voiture de s’arrêter. « Les policiers ont perdu de vue la voiture, ils n’ont pas assisté à l’accident », assure le chef d’état-major de la police en Seine-Saint-Denis.
Selon une autre source policière, tout cela se serait produit en quelques minutes. Le choc, bruyant « comme de la ferraille », raconte une retraitée, a mis en émoi le quartier pavillonnaire qui borde la rue Michel-Ange et les cités alentour. Dès hier matin, le maire UMP Bruno Beschizza mobilisait les médiateurs de la ville pour sillonner le secteur. « Nous étions dans la cuisine et nous avons entendu ce bruit, quand nous avons regardé à la fenêtre, nous avons vu les gyrophares de la police », assurent deux jeunes riveraines, pour qui les policiers n’étaient donc pas loin. Elles sont sorties et ont croisé les secours, le Samu, ont entendu un policier parler au passager, « il lui disait : ne dors pas, je suis avec toi, accroche-toi. Ses jambes étaient à l’extérieur, les pompiers ensuite ont eu du mal à le sortir, ils apportaient des bouteilles d’oxygène. » Les pompiers ont eu recours à un camion de désincarcération et deux ambulances de réanimation. Le premier blessé est décédé à 1 h 30, le deuxième un peu avant 3 heures. Seul le passager, Karim, a été identifié, pas le conducteur. La voiture avait été déclarée volée samedi à Vaujours. Elle contenait un sac avec deux passeports américains.
Hier, vers 20 heures, un petit rassemblement s’est formé sur les lieux de la tragédie, à l’appel du collectif Urgence notre police assassine, qui met en doute la version policière des événements. « Nous soutiendrons la famille jusqu’au bout », a affirmé Amal Bentousni, fondatrice du collectif et soeur d’Amine Bentounsi, tué à Noisy-le-Sec par un policier en 2012. « Si des gens ont vu quelque chose au moment de l’accident ou juste avant, il faut qu’ils contactent l’avocat ou le juge qui sera désigné. » Driss pourrait être de ceux-là. Il explique qu’il effectuait une livraison dimanche soir quand il a vu la Fiat. « La Punto était rue Edgar-Degas, le véhicule de police était derrière. Il a donné un coup de gyrophare, a fait un appel de phares. Au lieu de s’arrêter, la voiture est partie à toute vitesse. Elle a grillé un feu, puis elle a tourné. La police l’a peut-être perdue de vue quelques secondes. J’ai repris ma voiture, j’ai suivi. Je suis arrivé juste après l’accident. La Punto était retournée, klaxon bloqué. Un policier tenait le pied d’un des blessés, l’autre téléphonait pour appeler les secours. La voiture de police n’était pas tamponnée [NDLR : ne portait pas de trace de choc] ». Le jeune homme n’excluait pas, « s’il le faut », de fournir son témoignage à la justice.
Hamed, le père de Karim : « Je veux connaître la vérité »
C’est par la police qu’il a appris la mort de son fils Karim, passager de la Fiat Punto. « Un policier est venu me prévenir chez moi à Tremblay, à 5 heures, que mon fils était décédé dans un accident. Il m’a donné le téléphone du commissariat d’Aulnay en me disant de passer vers 8 heures. J’y suis allé avec mon frère », explique Hamed d’un ton retenu. L’homme est retourné, hier soir, rue Michel-Ange, pour tenter d’y voir plus clair. « Je veux connaître la vérité, je n’arrive pas à comprendre comment mon fils de 22 ans et demi a pu mourir », répète-t-il, en scrutant les traces d’huile au sol, celles de pneu un peu plus loin et les barrières arrachées. « Au commissariat on a été reçus par un policier, puis par un lieutenant qui nous a dit que la voiture roulait trop vite et qu’elle s’était retournée après avoir passé un dos-d’âne ; que la police était arrivée une heure après alors que des témoins l’ont vue sur place. Pourquoi ces discours contradictoires ? Il y a quelque chose qui ne va pas », estime Hamed, qui a donc décidé de lancer un appel à témoin et de se constituer partie civile. Il doit rencontrer ce matin l’avocat Yacine Bouzrou.
Karim était retourné vivre chez son père depuis peu. « Il était sorti de prison en mars. C’est vrai qu’il avait fait des bêtises. Il a vécu chez sa soeur à Roissy, puis avec moi depuis un mois. Il se levait à 7 heures tous les matins pour chercher un travail et il venait d’en trouver, dans le jardinage. Il lui manquait un RIB qu’il était allé chercher à la poste samedi matin. » Il a vu son fils pour la dernière fois dimanche. « Il est parti voir ses cousins à Aulnay à 9 heures, il a mangé là-bas et est resté jusqu’à 17 heures », explique le père. « Je lui avais dit de passer à la maison, raconte de son côté l’oncle, Mohamed, les yeux pleins de tristesse. Je l’ai raccompagné en voiture à Tremblay (93), puis à Vaujours, où habite sa petite amie. »
Source et images : Le Parisien du 03/06/2014
Aulnay-sous-Bois: deux suspects d’un vol se tuent en tentant de fuir la police !
Deux personnes sont mortes dans la nuit de dimanche à lundi à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Elles tentaient de fuir la police, qui les suspectait d’un vol de voiture.
Repérées par la brigade anti-criminalité alors qu’elles circulaient en voiture cagoulées, les deux victimes sont été prises en chasse. Leur voiture a fait une embardée et a heurté un arbre, tuant ses occupants, en bordure de la cité des 3.000 d’Aulnay. Selon une source proche du dosser, les policiers avaient perdu de vue la voiture lorsque l’accident s’est produit.
Les deux personnes étaient recherchées par la police pour le vol sous la menace d’un couteau, samedi à Vaujours, en Seine-Saint-Denis.
Source : AFP
Blessé au mortier en marge d’un mariage à Aulnay-sous-Bois
Encore un accident en marge d’un mariage en Seine-Saint-Denis. Ce samedi après-midi, vers 16 heures, un homme circulait à Aulnay-sous-Bois à bord d’un Porsche Cayenne pour se rendre à une cérémonie en dehors de la ville.
Alors qu’il traversait le quartier de la gare, il s’amusait à manipuler un mortier qui a fini par lui exploser dans la main, lui arrachant une phalange. Il a été transporté vers la clinique du Vert Galant à Tremblay-en-France.
Le maire UMP de la commune, Bruno Beschizza, dénonce cet accident et plus généralement les nuisances liées aux cortèges des mariages. Il annonce avoir demandé à ses services de plancher sur les solutions légales qui existent pour encadrer les cortèges, en vue d’un éventuel arrêté. «Dans le quartier de l’hôtel de ville, explique-t-il, les riverains en ont assez des blocages, du bruit. Une fois, il y a eu une cérémonie avec 500 convives.» Le maire prévient que s’il sent en amont qu’un mariage risque de dégénérer, il pourrait envisager de l’annuler.
Source et image : Le Parisien du 31/05/2014
2,3 kg de cannabis saisis à Aulnay-sous-Bois !
A la suite d’une surveillance, les policiers du commissariat d’Aulnay-sous-Bois ont interpellé, hier midi, deux dealeurs présumés, au 10, allée des Hêtres, un point de vente de stupéfiants. Ils ont arrêté un premier suspect qui, à leur vue, a tenté de s’enfuir avec 50 g d’herbe et 45 g de résine de cannabis. En procédant à la visite des parties communes, les enquêteurs ont ensuite découvert dans un appartement un second homme en possession d’un sac de 2,3 kg de résine de cannabis et de 450 g d’herbe, d’une balance et de sachets de conditionnement. Les deux suspects ont été placés en garde à vue. L’enquête se poursuit
Source : Le Parisien du 29/05/2014
Ile-de-France : un tireur fou prend le RER D pour cible en Essonne
Il aura
fallu une détonation pour perturber la journée des usagers du RER D, mardi. L’incident qui a affecté tout le réseau est un coup de feu, tiré peu avant 9 heures, sur une rame en provenance de Corbeil-Essonnes et en direction de Paris, juste avant son entrée en gare d’Evry-Courcouronnes (Essonne).
Le tir n’a pas fait de blessé.
La balle a touché la porte du wagon de tête, situé juste derrière la cabine. « Le conducteur a vu un individu qui tirait dans sa direction. Il a également entendu le bruit de la détonation, témoigne une source policière. Etait-ce le bruit de l’impact de la balle sur la rame ? En tout cas, il croit avoir vu une arme longue. »
Après qu’un inconnu a fait feu mardi sur une rame dans la matinée, sans faire de blessé, le trafic a été fortement pertubé. L’homme, en fuite, est toujours recherché.
Dès son arrivée en gare, le conducteur a alerté les passagers de l’incident et fait procéder à l’évacuation du RER D. Les voyageurs ont dû faire demi-tour vers Corbeil ou prendre un bus pour rejoindre la gare de Juvisy-sur-Orge.
La gare d’Evry a été fermée deux heures et tous les trains détournés pendant cette durée, le temps de sécuriser le périmètre. Si le projectile n’a pas été retrouvé, un impact a été constaté « sur la carrosserie du train, près d’une porte, sans la transpercer », décrit une source policière. « Il s’agit vraisemblablement d’un tir au fusil, depuis le pont routier jouxtant la gare », estime la SNCF, qui a condamné « fermement cet acte grave qui aurait pu avoir des conséquences lourdes sur le conducteur ou des voyageurs » et a indiqué qu’elle allait porter plainte.
L’enquête a été confiée à la sûreté départementale de l’Essonne. « Tous les moyens sont mis en œuvre (caméras de vidéoprotection de la ville, de la SNCF) pour retrouver l’auteur du coup de feu, a réagi Francis Chouat, le maire (PS) d’Evry. Ces faits sont rares mais graves. » Une réunion a été organisée en urgence hier après-midi à la préfecture d’Evry. « Le préfet a décidé de renforcer de manière coordonnée la présence policière à la fois dans les gares, dans les rames du RER D et à proximité de la gare d’Evry, aussi longtemps que nécessaire », a précisé la préfecture.
De leur côté, des conducteurs de trains ont exercé leur droit de retrait. En fin de journée, la circulation des RER D restait toujours très perturbée.
Source et image : Le Parisien du 28/05/2014
Une « cartographie » de la drogue va voir le jour en Seine-Saint-Denis
La Seine-Saint-Denis va s’inspirer d’une expérience parisienne en matière de drogue et d’addictions qui pourrait bien révolutionner les pratiques. Une simple carte permet, sur un territoire donné, de croiser des informations des policiers, des bailleurs, des spécialistes des addictions, des acteurs qui, d’ordinaire ne se parlent pas.
L’idée ? Avoir une meilleure connaissance des addictions pour mieux y répondre. « On cherche à avoir un état des lieux précis de ce qui se fait sur le département en matière d’actions, de trafic, de consommation », explique Jean-Marc Sénateur, sous-préfet et chef de projet Mildeca en Seine-Saint-Denis, du nom de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.
La démonstration a été faite la semaine dernière, à l’auditorium du Stade de France, à l’issue d’une matinée consacrée à ce phénomène. « Vous connaissez Google, ou le GPS pour localiser un endroit précis, un événement ? Et bien ça fonctionne pareil », explique Anastasia Trouvé, qui a mis ses compétences de géographe au service de l’observatoire local des toxicomanies. Celui-ci a été créé il y a quelques années à Paris, par la Coordination toxicomanies, implantée dans le XVIIIe, avec le soutien de la Mildeca et de la Ville de Paris.
L’observatoire croise des données émanant de bailleurs, habitants, professionnels, collectivités, policiers…, avec les informations des spécialistes des addictions (agence de santé, association), mais aussi de l’Insee (institut national de la statistique et des études économiques), qui dispose, par exemple, de chiffres sur les scolaires…
La cartographie permet, par exemple, de savoir quel distributeur de seringues est le plus utilisé, combien de seringues il distribue, combien il en récupère et quel mois il est le plus sollicité.
En effet, les toxicomanes peuvent se procurer une seringue propre dans un automate prévu à cet effet, soit en ramenant une seringue usagée, soit en se procurant un jeton, dans un hôpital. Des jetons de couleur différente, selon les endroits de distribution, ont permis d’illustrer que l’installation d’un automate à un endroit précis ne suscite pas l’implantation d’un nouveau point de deal.
La méthode n’est pas nouvelle. Ici ou là, des initiatives sont déjà menées en Seine-Saint-Denis, mais pas partout et jamais encore à l’échelle du département. Dans la salle où les professionnels de tous horizons sont nombreux, l’intérêt est manifeste. Une professionnelle de Bondy a déjà planché sur le sujet mais se demande si la police communique facilement ses chiffres… « Il faut une volonté institutionnelle mais aussi effectuer un travail de conviction auprès des partenaires », admet Pierre Leyrit, directeur de la coordination Toxicomanies.
Le sujet est sensible et n’importe qui ne peut pas avoir accès à n’importe quoi. Savoir à l’immeuble près, quel numéro de rue est un point de deal peut présenter un intérêt certain, et pas seulement pour les policiers. « Nous sommes très sollicités par les agences immobilières, mais on est très précautionneux », ajoute Pierre Leyrit. La Cnil (commission nationale de l’informatique et des libertés) a son mot à dire et des conventions encadrent les partenariats.
En Seine-Saint-Denis, il faut encore définir le cahier des charges et l’opérateur à même de mener cette expérience. Mais le principe est acté pour 2015.
Source : Le Parisien du 27/05/2014
