Archives de Catégorie: Santé
Ondes : comment demander une mesure de l’exposition aux champs électromagnétiques de votre domicile ?
Propriétaire ou locataire : depuis le 1er janvier 2014, vous pouvez obtenir gratuitement une mesure de l’exposition aux ondes électromagnétiques de votre appartement ou de votre maison.
Le formulaire cerfa 15003*01 accessible en ligne est à compléter de façon précise : coordonnées du demandeur (notamment numéro de téléphone où vous pouvez être joint dans la journée et adresse mél pour la transmission des résultats de la mesure), lieu de la mesure (les demandes ne concernant que les locaux d’habitation et les lieux accessibles au public), précisions sur la demande (niveau global d’exposition et conformité au seuil réglementaire, niveau d’exposition par service…), demande antérieure à la même adresse et signature. Une fois complétée, la demande doit être envoyée à l’un des organismes habilité à solliciter des mesures (collectivités territoriales, associations agréées de protection de l’environnement, fédérations d’associations familiales…).
C’est l’Agence nationale des fréquences (ANFR) qui instruit ensuite les demandes et contacte les laboratoires accrédités pour effectuer les mesures. Les résultats sont publiés sur le site www.cartoradio.fr.
Surdité : s’informer sur www.surdi.info
Vous êtes parents et vous découvrez que votre enfant est sourd ou malentendant ? Vous avez l’impression de perdre peu à peu l’audition ? Pour vous informer sur les questions de surdité, retrouvez le site www.surdi.info proposé par le Centre national d’information sur la surdité.
Le site présente plusieurs sujets :
- vivre avec mon enfant (signes d’alerte, dépistage, annonce du diagnostic, vie en famille, éducation précoce, scolarisation, insertion sociale et professionnelle, construction de l’identité),
- perdre l’audition (premiers signes, dépistage, diagnostic, perte d’audition liée à l’âge, autres causes de perte auditive, vie quotidienne, prévention),
- comprendre la surdité (monde sonore, oreille et audition, diagnostic, acouphènes, appareils auditifs, implants),
- communiquer (langage, accès à l’oral, code LPC, langue des signes française, bilinguisme),
- trouver de l’aide (droits et démarches, professionnels, aides techniques, structures, associations).
À noter : vous pouvez aussi contacter la plateforme téléphonique au 0812 040 040 (prix d’une communication locale) accessible 6 jours sur 7 : lundi 14h-20h, mardi 10h-20h, mercredi 10h-20h, jeudi 10h-20h, vendredi 10h-20h et samedi 10h-13h. Il existe également une permanence visiophonique en langue des signes le mardi de 15h à 19h et le vendredi de 9h à 12h.
Monoxyde de carbone : attention aux risques d’intoxication
Maux de têtes, nausées, vertiges… Attention, il s’agit peut-être des premiers signes d’intoxication au monoxyde de carbone (CO). Incolore et inodore, le monoxyde de carbone agit comme un gaz asphyxiant qui peut être mortel en moins d’une heure. Le ministère des affaires sociales et de la santé fait le point sur les risques d’intoxication.
Des appareils de chauffage mal entretenus et une mauvaise aération des locaux peuvent provoquer ce type d’intoxication. La présence de ce gaz résulte en effet d’une combustion incomplète, et ce quel que soit le combustible utilisé : bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane. En cas de doute sur la présence de monoxyde de carbone, il est nécessaire d’aérer les locaux, d’évacuer les lieux sans attendre et d’appeler les secours en composant le 15 (Samu), le 18 (pompiers) ou encore le 112 (numéro d’urgence européen).
Pour éviter les intoxications, il est recommandé :
- de vérifier les installations de chauffage et les conduits de fumée,
- de veiller à une aération et à une ventilation correctes des lieux,
- de s’assurer de l’installation et du fonctionnement d’un appareil de chauffage ou au gaz récemment achetés avant toute mise en service,
- de ne pas utiliser pour le chauffage des appareils non destinés à cet usage (cuisinière, braséro…),
- de ne jamais placer de groupes électrogènes à l’intérieur des bâtiments.
Avec une centaine en moyenne de décès par an, le CO est la première cause de mortalité accidentelle par toxique en France.
Aide pour une complémentaire santé
L’Assurance maladie propose plusieurs dispositifs destinés à permettre aux assurés sociaux d’accéder aux soins et à un système de protection sociale, notamment la couverture maladie universelle (CMU) et l’aide pour une complémentaire santé (ACS).
Aujourd’hui, si l’on ne présente plus le dispositif de la CMU, l’ACS demeure méconnue et sous utilisée, beaucoup de bénéficiaires ignorant qu’ils y auraient droit.
Depuis le récent relèvement des plafonds de ressources, dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre la pauvreté, plus de trois millions de personnes seraient éligibles à cette aide, alors que moins d’un million en bénéficient réellement. En Seine-Saint-Denis tout particulièrement, les bénéficiaires potentiels sont nombreux.
Outre la prise en charge d’une partie des frais de la complémentaire santé, cette aide offre d’autres avantages, notamment le bénéfice des tarifs sociaux de l’énergie ou l’accès aux médecins de secteur 2 (honoraires libres) sans dépassement d’honoraires.
Comment vous informer au mieux ?
Connectez-vous sur http://ameli-direct.ameli.fr/ pour choisir le professionnel de santé qu’il vous faut avant de consulter.
Appelez un conseiller de votre caisse d’assurance maladie pour être accompagné dans vos démarches au 3646 (Prix d’un appel local depuis un poste fixe).
Pour plus d’information, cliquer ici ou sur l’image ci-contre.
Episodes de pollution par les particules : nouvelles recommandations sanitaires
Plusieurs régions françaises connaissent actuellement un épisode de pollution de l’air par les particules lié à la fois à certaines émissions dans l’air (trafic routier, chauffage…) et aux conditions météorologiques actuelles (conditions anticycloniques et températures basses) qui ne favorisent pas la dispersion des polluants. Ainsi, les concentrations atmosphériques en particules dépassent les seuils d’information et d’alerte dans un grand nombre de zones métropolitaines.
Ces épisodes de pollution peuvent entraîner l’apparition ou l’aggravation de divers symptômes (allergies, asthme, irritation des voies respiratoires, effets cardiopulmonaires…) notamment chez les personnes les plus vulnérables telles que les nourrissons et jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes asthmatiques ou souffrant de pathologies cardiovasculaires ou respiratoires.
Aussi, le ministère chargé de la Santé souhaite rappeler les principales recommandations à suivre durant ces épisodes de pollution.
Ces nouvelles recommandations ont été émises par le Haut Conseil de la Santé publique (HCSP) le 11 décembre 2013.
Recommandations à l’attention des populations vulnérables et sensibles
- Evitez les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou à l’intérieur.
- En cas de gêne respiratoire ou cardiaque inhabituelle, consultez votre médecin ou pharmacien.
- Prenez conseil auprès de votre médecin pour savoir si votre traitement doit être adapté.
- Si vous sentez que vos symptômes sont moins gênants quand vous restez à l’intérieur, privilégiez des sorties plus brèves que d’habitude.
- Evitez de sortir en début de matinée et en fin de journée et aux abords des grands axes routiers.
- Reportez les activités qui demandent le plus d’effort.
Recommandations à l’attention de la population générale
- Réduisez et reportez les activités physiques et sportives intenses, en plein air ou en intérieur, jusqu’à la fin de l’épisode si des symptômes sont ressentis (fatigue inhabituelle, mal de gorge, nez bouché, toux, essoufflement, sifflements, palpitations).
- Prenez conseil auprès de votre médecin ou pharmacien.
En savoir plus :
Achat de tabac dans l’UE : des limitations moins importantes
Par un arrêt du 14 mars 2013, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait jugé que la France ne respectait pas les règles européennes en limitant strictement les achats de tabac en provenance d’un autre pays de l’UE.
Le ministère de l’économie et des finances avait donc précisé, dans une circulaire du 7 mai 2013, les règles de circulation et de taxation des tabacs manufacturés détenus par les particuliers. Selon cette circulaire, la détention de tabac en provenance d’un autre pays de l’UE est présumée répondre à un besoin personnel dès lors que la quantité détenue ne dépasse pas pour chacune des catégories de produits considérées :
- 2 000 cigarettes (10 cartouches),
- 2 kilogrammes de tabac à fumer,
- 1 000 cigares ou cigarillos.
À noter : à la suite de l’arrêt de la CJUE, les articles 575G et 575H du code général des impôts concernant la circulation, la détention et le commerce des tabacs devraient être abrogés, dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour 2013.
Dépassements d’honoraires : mise en place des contrats d’accès aux soins
Les contrats d’accès aux soins, initialement programmés au 1er juillet 2013, sont entrés en vigueur au 1er décembre 2013.
Ces contrats d’accès aux soins, à destination des médecins du secteur 2 (honoraires libres), ont pour objectif de favoriser l’accès des patients à des tarifs opposables (tarifs sécurité sociale) et réduire leur reste à charge. Par exemple, pour une consultation de spécialiste de secteur 2 facturée 40 euros, le reste à charge du patient doit s’élever à 12 euros dans le cadre du contrat d’accès aux soins (contre 17 euros hors contrat), cette consultation étant remboursée sur la base de 28 euros (contre 23 euros auparavant).
L’accord sur les dépassements d’honoraires avait été conclu le 25 octobre 2012 après négociations entre l’assurance maladie, les syndicats de médecins et l’Union nationale des organismes complémentaires d’assurance maladie.
Journée européenne d’information sur les antibiotiques 18 novembre 2013 – Point d’Information
A l’occasion de la journée européenne de sensibilisation au bon usage des antibiotiques organisée le 18 novembre de chaque année par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) rappelle les principaux axes de son implication notamment dans la problématique des résistances bactériennes.
Ces actions s’inscrivent dans le cadre de « plans antibiotiques » pluriannuels placés sous l’égide du Ministère chargé de la Santé.
Pour le « plan national 2011-2016 d’alerte sur les antibiotiques », l’ANSM intervient plus particulièrement au travers de ses missions de suivi des consommations, d’évaluation des antibiotiques et des tests de diagnostic.
Au niveau européen, l’ANSM contribue aux travaux coordonnés par l’Agence Européenne du Médicament (EMA) que ce soit pour l’évaluation des Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) des antibiotiques disponibles, que pour les projets de développement.
Les différents axes d’implication de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sur le bon usage des antibiotiques et la maîtrise des résistances bactériennes s’articulent autour des thèmes suivants :
- suivi des consommations d’antibiotiques en France
- révision de l’information des AMM d’antibiotiques administrés par voie générale
- recherche d’alternatives à l’antibiothérapie (bactériophages, transplantation de microbiote fécal)
- recommandations dans le développement des antibiotiques, avec un ciblage sur la multirésistance
- stratégie nationale d’utilisation des antibiotiques : caractérisation des antibiotiques considérés comme « sensibles » nécessitant un encadrement particulier
- surveillance des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (DMDIV) utilisés notamment pour détecter les résistances bactériennes.
Suivi des consommations d’antibiotiques en France
Le suivi annuel national des consommations d’antibiotiques, tant en ville qu’à l’hôpital, réalisé par l’ANSM répond à plusieurs objectifs :
- évaluer l’impact des mesures adoptées et des campagnes engagées pour diminuer la consommation des antibiotiques et en préserver l’efficacité ;
- fournir les données officielles françaises dans le cadre du programme européen de surveillance des antibiotiques. Ces résultats contribuent à mettre en évidence la disparité des situations nationales et apportent aux autorités de santé des éléments de comparaison pour guider leurs actions futures ;
- suivre les évolutions qualitatives de la consommation. Il est en effet indispensable de pouvoir suivre le report des prescriptions de certaines molécules (ou de certaines familles d’antibiotiques) vers d’autres et de connaître avec précision l’usage des antibiotiques dits « de recours », si l’on veut éviter que des situations d’impasse thérapeutique – déjà rencontrées – ne se développent ;
- réévaluer le rapport bénéfice/risque. L’évolution des consommations ainsi que les caractéristiques des prescriptions constituent un élément important du processus de réévaluation du rapport bénéfice/risque ;
Le suivi des consommations est assuré à partir des données de ventes annuelles, tant pour la ville que pour l’hôpital, complétées par des données provenant du régime général de l’Assurance Maladie (consommation en fonction de l’âge et du sexe des patients, du lieu de résidence, de la spécialité médicale du prescripteur). Une synthèse de ces données est désormais publiée chaque année sous forme d’un rapport consacré à la consommation des antibiotiques en France. L’édition de juin 2013 rend compte de douze ans d’évolution des consommations d’antibiotiques en France[1] .
Cette dernière édition met en évidence une reprise progressive de la consommation des antibiotiques. En effet, la consommation en ville a augmenté de 3 % entre 2007 et 2012 et les premières données disponibles sur 2013 confirment cette tendance. De surcroît, l’évolution de la consommation sur le plan qualitatif se caractérise par un usage croissant de molécules ou d’association de molécules générant de nombreuses résistances. Ainsi, en ville, l’association amoxicilline-acide clavulanique représente plus de 24 % des consommations et 33 % à l’hôpital. De même, l’usage croissant des carbapénèmes à l’hôpital est d’autant plus préoccupant que de nouvelles souches résistantes sont apparues. Globalement, la consommation en France demeure 30 % plus élevée que la moyenne européenne.
Pour télécharger le rapport complet, cliquer ici.
Intoxications au monoxyde de carbone : prudence !
L’Ile-de-France est la région la plus touchée par les intoxications au monoxyde de carbone. Au total, selon les signalements transmis à l’Institut de Veille Sanitaire, 749 personnes ont été intoxiquées en 2012, parmi lesquelles 597 ont été transportées vers un service d’urgence, et 14 sont décédées. Les appareils à l’origine de ces intoxications ont été majoritairement les chaudières, les chauffe-bains et les barbecues/braseros.
On dénombre déjà 75 personnes intoxiquées sur la région francilienne entre le 1er septembre et le 1er novembre 2013. Le monoxyde de carbone est un gaz incolore, inodore et non irritant : il est donc indétectable par l’homme. Sa présence résulte d’une mauvaise combustion au sein d’un appareil fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fioul ou encore à l’éthanol. Il prend la place de l’oxygène dans le sang et peut être mortel en moins d’une heure.
Pour éviter les intoxications au monoxyde de carbone, l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France rappelle les gestes essentiels :
Faire vérifier et entretenir chaque année par un professionnel qualifié les installations de chauffage et les conduits de fumées, de préférence avant la saison hivernale ;
- Veiller à bien ventiler son logement : aérer quotidiennement et ne jamais obstruer les grilles de ventilation ;
- Respecter scrupuleusement les consignes d’utilisation des appareils à combustion prescrites par le fabricant ;
- Ne pas utiliser à l’intérieur des logements des appareils à combustion non adaptés tels que les barbecues et les braseros.
Les maux de tête, nausées, vertiges ou troubles visuels sont les premiers symptômes d’une intoxication au monoxyde de carbone. En cas d’intoxication ou de suspicion :
- Aérer immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres ;
- Arrêter si possible les appareils à combustion ;
- Évacuer / quitter les locaux et vider les lieux de leurs occupants ;
Appeler les secours (112), les pompiers (18) ou le SAMU (15) ;
Ne pas réintégrer les lieux sans l’avis d’un professionnel du chauffage ou des Sapeurs Pompiers.
Antennes relais et champ électromagnétique : tout savoir sur www.cartoradio.fr
Vous avez des questions sur l’emplacement des stations radioélectriques près de chez vous ? Vous voulez connaître les résultats des mesures du champ électromagnétique à proximité de votre lieu d’habitation ? Découvrez avec l’Agence nationale des fréquences (ANFR) le site www.cartoradio.fr.
Pour en savoir plus, il vous suffit de renseigner une adresse sur le site. Une carte s’affiche alors qui permet de situer les différents supports (pylône, mât, bâtiment, terrasse…) sur lesquels les antennes sont fixées. Sur un même support peuvent éventuellement être implantées plusieurs antennes appartenant à des opérateurs différents. Quatre catégories d’installations radioélectriques sont représentées : téléphonie mobile, télévision, radio et autres (réseaux radioélectriques privés, radars météos…). En cliquant sur un support, une liste des exploitants et des systèmes présents sur ce support s’affiche. Sur la carte, l’ANFR propose également de connaître les résultats de mesures des niveaux de champ électromagnétique effectuées par des laboratoires accrédités.
À noter : depuis le 5 décembre 2013, l’ANFR met aussi à disposition du public une application mobile issue du site www.cartoradio.fr.