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Réunion publique à Aulnay-sous-Bois le 25 mars concernant le code du travail

Myriam_El_KhomriLors d’une première réunion de notre comité le vendredi 4 mars, en présence de 25 travailleur(se)s  appartenant à la CGT, à FO, à la FSU, pour certains militants du PCF, d’autres au POID, d’autres enfin non organisés, nous avons constitué un comité pour l’unité « Ne touchez pas au Code du travail. Retrait du projet de loi El Khomri, ni amendable ni négociable « (appuyé par 750 signatures sur la ville).

Le rôle de ce comité : aider au combat pour l’unité de la jeunesse , des travailleurs et de leurs organisations jusqu’au retrait du projet de loi travail.

Deux délégués de notre comité ont participé à une Conférence nationale le 19 mars, regroupant des représentants de comités de toute la France. Ils en rendront compte vendredi 25 mars, à la veille de la grève du 31 mars, à l’appel de la CGT, FO, FSU, SUD et des jeunes et leurs organisations.

Ne faut-il pas envisager la grève totale jusqu’au retrait ? Nous en discuterons.

Le comité organise le une réunion publique le vendre 25 mars à la Bourse du Travail, à 18h00 (Avenue Jacques Duclos, Vieux-Pays)

Source : communiqué comité sur le code du travail à Aulnay-sous-Bois

 

Le travail est une nécessité, sa protection, un devoir de la république !

Myriam_El_KhomriPour tous les citoyens qui n’ont pas eu la chance de naitre dans une famille fortunée, ou qui ne bénéficient de l’appui d’aucune personne bien placée parmi les élites politiques pour accéder à des postes privilégiés qu’ils réservent généralement à leurs soutiens,  proches et amis, le travail est une nécessité absolue et conditionne totalement leur existence et celle de leur famille.

Par conséquent la réforme du code du travail ne doit pas être un démantèlement des droits des salariés, ni une dégradation des conditions du salariat ! Or c’est, ni plus ni moins ce que promet de faire la loi El Khomri, qui va rejoindre la cohorte des lois scélérates promulguées dans notre pays et qui vont à l’encontre des intérêts des citoyens et des personnes de condition modeste.

Pour privilégier la caste des patrons du CAC 40 et leur donner les coudées franches vis à vis de leurs salariés,  ce gouvernement a renié les fondamentaux du socialisme et s’inscrit dans un capitalisme néo libéral dévoyé et décomplexé, unanimement critiqué et rejeté par les citoyens travailleurs, ouvriers et salariés !

Que dit cette loi, au delà de la casse évidente des acquis sociaux issus de la lutte des classes ?

  • Que les salariés deviendront corvéables à merci selon les désidératas du patron !
  • Qu’ils seront contraints de donner de très grosses journées à leur entreprise sur plusieurs semaines d’affilée, pour des heures supplémentaires tellement ridiculement majorées, que l’employeur aurait bien tort de s’en priver et d’embaucher une autre personne
  • qu’en raison de ce surcroît de travail imposé sur de longues semaines sans qu’ils puissent le refuser, ils n’auront plus de vie personnelle, plus de repos suffisant et  de loisirs. Ils ne pourront plus programmer le moindre rendez-vous médical ou administratif, gérer l’organisation de la famille et la prise en charge de leurs enfants qu’ils ne verront plus !

C’est un véritable retour à la France décrite par Zola qu’aucun citoyen ou travailleur ne désire vivre ! Le Medef et les patrons  rêvaient de retrouver un pouvoir sans partage sur leurs salariés : disposer à leur guise de leur vie et de leur temps … Le faux socialisme de Hollande et de ses acolytes leur sert sur un plateau !!! Mais les citoyens qui ont élu Hollande lui avait-il signé un chèque en blanc pour qu’il les poignarde dans le dos avec  la destruction du code du travail qui ne figurait pourtant pas dans son programme ?

Cependant, c’est oublier que la vie d’un être humain ne se réduit pas à son travail, et que si ce dernier demeure pour la majorité des citoyens une nécessité vitale, il ne doit pas se transformer en instrument d’esclavage laissé à la discrétion de l’employeur ! Car donner aux employeurs les moyens de disposer à leur guise du temps d’existence de leurs employés sans qu’ils en ait la pleine maîtrise, c’est définitivement renier les droits des citoyens à disposer de leur temps libre comme bon leur semble, c’est  réduire leur existence à l’exécution d’un travail qui ne leur permet même plus de jouir de la vie en dehors de leurs fonctions professionnelles ! Cela devient complètement absurde et contraire aux droits de l’homme !

Ce n’est pas en éradiquant les garde-fous qui empêchent un employeur d’exploiter et d’abuser de son salarié que l’on va relancer l’emploi ! Ce n’est pas non plus en rendant le licenciement moins coûteux  et  contraignant pour le patron, ni en réduisant du même coup les indemnités de préjudice du salarié que l’on créera de l’emploi, au contraire !  Les salariés soumis de force à un code du travail qui ne les protège plus, vivront dans la peur et l’insécurité permanente du chantage à l’emploi qui deviendra alors pour les patrons, un outil violent de coercition dont ils ne se priveront pas, les contraignant à se soumettre à des conditions inacceptables pour simplement conserver leur emploi ! 

Le code du travail avait pour fonction essentielle et majeure de rééquilibrer les rapports de force entre les citoyens soumis au salariat et leurs employeurs. La loi El khomri restaure ce rapport, un lien de subordination sans contre-pouvoir, au détriment du salarié et au seul profit du patron, dont la jurisprudence n’a cessé de démontrer qu’il n’est pas réputé être particulièrement généreux et bienveillant envers son personnel.

Une loi rétrograde qui sert les intérêts des riches et des puissants au détriment de ceux qui n’ont que leur force de travail à vendre est indigne d’une démocratie et du XXIème siècle. Les salariés exigent des contreparties conséquentes aux efforts demandés par le patronat, et des compensations qui améliorent significativement leurs conditions de travail et d’existence.  Les citoyens de la société civile sont outragés de constater que les dirigeants du gouvernement actuel osent s’afficher socialistes, quand ils s’appliquent à démanteler toutes les protections qui s’efforçaient de  garantir les droits humains et citoyens face à la voracité et à la prédation indécente des riches et des exploiteurs-esclavagistes !

La  » modération salariale  » scandaleusement imposée au peuple depuis plus de 20 ans par les différents gouvernements tandis que leurs membres s’octroient des salaires très au dessus des services réels rendus à la nation, et se vautrent dans les privilèges, même une fois qu’ils sont débarqués de leurs fonctions, est une mesure incroyablement indécente et injuste comparativement aux salaires faramineux et autres retraites-chapeaux versés aux dirigeants qui coulent ou délocalisent de France leurs entreprises, et par rapport aux dividendes octroyés aux actionnaires qui, parce qu’ils ne gagnent pas  leur argent à la sueur de leur front, ne méritent pas autant  de plus values pour l’argent qu’ils ont investis !

Il est grand temps de faire table rase de tous ces dispositifs de servitude imposés aux citoyens et mis en place par des élites politiques qui ne les représentent plus parce qu’ils sont vendus aux seuls intérêts de la finance, et qui démontrent de manière flagrante qu’ils servent d’abord leurs propres intérêts avant de servir ceux  qui n’appartiennent ni à la caste des riches et des nantis, ni à la classe politique! Nous le vivons sur le plan local, à Aulnay sous Bois, mais également sur le plan national.

Le pouvoir doit revenir au peuple et les politiques ne doivent plus le lui confisquer !

 

Article rédigé par Catherine  Medioni

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