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Des syndicats à Aulnay-sous-Bois refusent la loi de la transformation de la fonction publique

Les organisations syndicales de Seine-Saint-Denis exigent la non application de cette loi et son abrogation au gouvernement. Elles engagent un processus de mobilisations et de luttes et sont contre :

  • L’augmentation du temps de travail et le gel du point d’indice,
  • Le recrutement massif de contractuels,
  • La restriction du droit de grève,
  • La suppression des Comités Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail,
  • Les restrictions du rôle des CAP,
  • La suppression de l’instance de recours disciplinaire,
  • Le détachement des agents du public vers le secteur privé,
  • L’individualisation des rémunérations…

Il faut des Etats Généraux du service public ! Fièr-e-s de travailler pour le service public Toutes et tous ensemble mobilisons-nous ! Un grand rassemblement sur le parvis de la préfecture à Bobigny a lieu ce jour à midi.

Source : CFDT Communaux d’Aulnay-sous-Bois

Déjà 14 communes sur 40 en Seine-Saint-Denis repassent à 4 jours sur 36 semaines à l’école

Comme  nous  l’avons  déjà  indiqué,  le  ministre  a  rouvert  le  dossier  des  rythmes  scolaires  et  a  fait paraître un décret le 28 juin dernier. Ce décret ne rétablit pas une organisation de la semaine scolaire commune à toutes les écoles du territoire national. Les municipalités restent les « maîtres d’œuvre ». De   plus,   le   décret   indique   que   «  ces   dérogations   peuvent   s’accompagner   d’une   adaptation   du calendrier scolaire national  ». Cela ouvrirait la voie à des calendriers locaux, par école, dépendant de chaque PEdT et des contingences territoriales. Ce serait à chaque commune, voire à chaque école ou groupe d’écoles, de définir ses «  rythmes  » et son calendrier scolaire.

Cependant, en ouvrant le dossier « rythmes scolaires », le ministre créé une brèche… Confrontées au rejet de la réforme exprimé par les enseignants et les parents, il est possible pour des communes de revenir à une semaine de 24 heures d’enseignement réparties sur 4 jours de 6 heures – ce qui a le mérite de séparer nettement le scolaire et le périscolaire et de mettre fin au mercredi matin, source de frais divers (trajets supplémentaires…) et de difficultés d’organisation pour les personnels (garde d’enfant notamment).

C’est ainsi que 14 communes du département (liste ci-­‐dessous) ont demandé au DASEN de passer à 4 jours de 6 heures, sur 36 semaines pour la rentrée prochaine.

Partout et pour tous, il s’agit d’en finir avec la calamiteuse réforme des rythmes scolaires, d’en finir avec  les  décrets  Peillon/Hamon.  Pour  le  Snudi  FO,  il  faut  rétablir  une  organisation  de  la  semaine commune  à  tous  les  enseignants  de  toutes  les  écoles  du  territoire  national,  et  ce,  en  supprimant  la confusion  scolaire/périscolaire,  donc  sur  4  jours  sur  36  semaines.  C’est  le  sens  de  nos  multiples interventions. Et c’est conformément à ce mandat clair que nous donnent les collègues dans toutes les réunions d’information syndicales, dans les AG, dans les réunions d’écoles, à travers une centaine de motions  d’école  dans  le  département  et  des  centaines  et  des  centaines  nationalement  que  nous appuyons  toutes  les  possibilités  de  revenir  partout  à  4  jours  sur  36  semaines,  signant  un  premier revers  pour  la  réforme  Peillon !  C’est  pourquoi  FORCE  OUVRIERE,  après  avoir  mobilisé  sur  cette revendication,  a  voté  POUR  la  proposition  du  DASEN  que  les  14  communes  ayant  fait  la  demande passent à 4 jours sur 36 semaines à la rentrée prochaine (résultat du vote ci-­‐dessous).

Bien entendu, les défenseurs de la réforme des rythmes scolaires ont manifesté leur désaccord. Ils n’avaient pas de mots assez durs pour parler des enseignants (et même des parents) qui n’auraient que faire de l’intérêt des enfants… quel mépris !

Ces derniers allaient jusqu’à dire que les décisions prises par ces 14 communes posaient un  problème

« démocratique ». Pour appuyer ce point de vue, ils dénonçaient les conseils d’école qui « ne sont pas représentatifs  de  l’avis  des  parents ».  Ce  sont  eux  qui  parlent  de  démocratie…  mais  doit-­‐on  leur rappeler  qu’ils  n’avaient  que  faire  d’un  passage  en  force  pour  les  réformes  PEILLON,  HAMON  et VALLAUD  BELKACEM  contre  l’avis  de  l’immense  majorité  des  enseignants  et  de  leurs  syndicats (représentant 80% de la profession).

Même si pour notre part nous ne sommes pas défenseurs du cadre du conseil d’école, il faut tout de même souligner que l’exigence du retour à 4 jours sur 36 semaines exprimée dans les conseils d’école est sans appel et confirme la volonté des enseignants consignée dans les motions d’écoles que nous récoltons. En effet, sur 208 conseils d’écoles (des 14 communes concernées), 196 conseils d’école le demandent, soit plus de 94% !

Le DASEN a indiqué que d’ores et déjà 11 communes supplémentaires envisagent de passer à 4 jours sur 36 semaines à la rentrée suivante. Nous appuierons cela ! Et plus encore ! Toutes les communes doivent passer à 4 jours sur 36 semaines !

Liste des 14 communes passant à 4 jours sur 36 semaines :

-­‐  Bagnolet,  Coubron,  Épinay-­‐sur-­‐Seine,  Gagny,  Gournay-­‐sur-­‐Marne,  La  Courneuve,  Le  Raincy,  Les Pavillons-­‐sous-­‐Bois, Montfermeil, Neuilly-­‐Plaisance, Neuilly-­‐sur-­‐Marne, Stains, Vaujours, Villepinte.

sultat du vote :

-­‐ POUR (8 voix) : Snudi FO (3) – SNUipp (4) – mairie de Pavillons-­‐sous-­‐Bois (1)

-­‐ CONTRE (2 voix) : mairie de Bondy (1), La Ligue de l’enseignement (1)

-­‐ ABSTENTION (2 voix) : Se-­‐Unsa (1), mairie de Villemomble (1)

Source : communiqué SNUDI FO 93

Qui a lu et décortiqué la Loi El Khomri tant contestée ?

Myriam_El_KhomriIl ne se passe pas un seul instant sans entendre le mécontentement exprimé par une partie des salariés et les affrontements entre casseurs et force de l’ordre, dans le contexte de l’adoption au forceps de la loi El Khomri, qui apporte des modifications significatives sur la réglementation du travail en France. Mais est-ce que tous ces manifestants et opposants ont lu ce texte (et ses nombreux amendements), ou ont-ils simplement surfé sur des synthèses parfois très techniques et la récupération politique du sujet par des syndicats et des partis politiques ?

Un collègue me rapportait il y a quelques jours une discussion de comptoir. Des personnes, la quarantaine, se plaignaient de la Loi El Khomri. Les propos étaient : « c’est compliqué, c’est injuste, ça va à l’encontre des travailleurs…« . Interloqué, mon collègue demande : « En quoi est-ce compliqué ? Combien de pages fait cette loi ? Quelles sont les principales réformes ? Qu’est ce qui permet de déclarer que cela nuit au travailleur ?« . Bien entendu il ne reçu aucune réponse.

Et pourtant, il y a bien des modifications qui risquent de mettre à mal « la tranquillité » du travailleur en France, avec quelques ajustements qui permettront aux employeurs de licencier plus facilement ou de moduler le salaire en fonction des aléas économiques.

Les points importants à retenir

Par rapport à ce qui va changer dans notre vie quotidienne d’actif, voici les points qui ont retenu mon attention :

  • Baisse de la majoration des heures supplémentaires : si les heures travaillées au-delà des 35h restent mieux payées, elles risquent d’être plafonnées à 10%, alors que des accords branche (métallurgie, banque, Syntec…) peuvent définir des majorations plus élevées (jusqu’à 30%, parfois 50% pour les heures effectuées au delà des 43h hebdomadaires). La règle des 10% primera, et favorisera l’entreprise. A noter que pour les cadres, les RTT restent d’actualité, mais les entreprises qui permettent de monnayer les RTT non prises pourront revoir à la baisse les indemnités.
  • Simplification des licenciements pour motif économique : alors qu’une entreprise ne pouvait licencier que pour cessation d’activité, mutation économique ou dans le cadre d’un plan de sauvegarde des activités, il sera désormais possible aux employeurs de licencier des personnes pou motif économique lorsque la société verra son chiffre d’affaires baisser pendant 4 trimestres consécutifs ou son compte d’exploitation dans le rouge sur 2 trimestres consécutifs. Autant dire que cette modification donne aux employeurs plus de souplesse…au détriment des employés !
  • Mise en place d’un référendum d’entreprise : si un accord d’entreprise est dans l’impasse, les syndicats, s’ils représentent plus de 30% des salariés, pourront demander l’organisation d’un référendum. Le vote des salariés primera alors sur la décision des syndicats. Ces référendums ne concernent que la durée du travail, les repos et les congés. Cette modification semble donc être bénéfique aux employés.
  • Accord de développement de l’emploi : il sera possible pour les employeurs de baisser le salaire de ses employés ou de les faire travailler plus sans compensation. Cela était possible jusqu’à présent que pour les entreprises en difficulté. Mais avec cette modification, les entreprises pourront prétexter un souhait de compétitivité pour appliquer une baisse globale du salaire. Attention cependant, cette baisse ne peut être appliquée que si les syndicats acceptent et seulement pour un motif d’expansion ou de sécurisation de contrat. Tout employé qui refusera cette baisse de salaire pourra être licencié.
  • Instauration du Compte Personnel d’Activité, qui visent à protéger les actifs. Ouvert à tous les employés ou chômeurs, il s compose du compte personnel de formation (CPF), du compte personnel de prévention de la pénibilité et d’un compte d’engagement citoyen. C’est un avantage pour le salarié.
  • La garantie jeunes, qui permet aux jeunes de 18-25 ans sans diplôme de bénéficier de formations sur mesure.

Autant dire qu’avec cette réforme, nous ne sommes plus à l’abri d’un licenciement économique si la croissance ou l’économie globale venait à flancher. Les risques de baisse de salaire ne sont pas à exclure. Des dispositifs qui vont à l’encontre du salarié et qui peuvent justifier cette angoisse perceptible dans la rue. Cependant, ne connaissant pas la loi du travail en Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni ou autres membres de l’Union Européenne, difficile de dire si cette réforme nous déshabille par rapport à nos partenaires…mais aussi concurrents ! Alors que l’Allemagne exporte plus qu’elle n’importe, le seul vecteur de croissance en France est la consommation des ménages (les dépenses publiques baissant à cause de notre trop gros niveau d’endettement). Est-ce que cette loi nous rendra plus compétitif que nos voisins Allemands ? Ce n’est pas sûr…

Réunion publique à Aulnay-sous-Bois le 25 mars concernant le code du travail

Myriam_El_KhomriLors d’une première réunion de notre comité le vendredi 4 mars, en présence de 25 travailleur(se)s  appartenant à la CGT, à FO, à la FSU, pour certains militants du PCF, d’autres au POID, d’autres enfin non organisés, nous avons constitué un comité pour l’unité « Ne touchez pas au Code du travail. Retrait du projet de loi El Khomri, ni amendable ni négociable « (appuyé par 750 signatures sur la ville).

Le rôle de ce comité : aider au combat pour l’unité de la jeunesse , des travailleurs et de leurs organisations jusqu’au retrait du projet de loi travail.

Deux délégués de notre comité ont participé à une Conférence nationale le 19 mars, regroupant des représentants de comités de toute la France. Ils en rendront compte vendredi 25 mars, à la veille de la grève du 31 mars, à l’appel de la CGT, FO, FSU, SUD et des jeunes et leurs organisations.

Ne faut-il pas envisager la grève totale jusqu’au retrait ? Nous en discuterons.

Le comité organise le une réunion publique le vendre 25 mars à la Bourse du Travail, à 18h00 (Avenue Jacques Duclos, Vieux-Pays)

Source : communiqué comité sur le code du travail à Aulnay-sous-Bois

 

Débat retrait du projet de loi réformant le Code du travail à Aulnay-sous-Bois le vendredi 4 mars

communique comité code du travail du 13 janvier 2016Le Comité aulnaysien pour l’unité pour la défense du Code du travail se réunira le VENDREDI 4 MARS 2016 à 18 h – Grande Salle de la Bourse du Travail d’Aulnay, 19 rue Jacques Duclos.

Constitué le 15 janvier dernier, notre comité regroupe des militants et élu du PCF, des militants du POID, et des militants de toutes les confédérations ouvrières.

NI AMENDABLE, NI NEGOCIABLE, RETRAIT DU PROJET EL KHOMRI !

C’est pour que l’unité se réalise sur ce mot d’ordre que nous avons réalisé 650 signatures sur la ville et  d’uni nos forces dans ce comité.
L’appel des organisations de jeunesse, puis des Unions Régionales Ile de France (CGT, FO, FSU, SUD), du syndicat enseignant  SNES à manifester mercredi 8 mars constitue un point d’appui pour un grand mouvement social obligeant Hollande-Valls -El Khomri à retirer leur projet de destruction du Code du travail.
Nous comptons sur votre présence !

Source : communiqué de Michel Lefebvre

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