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Une aide financière pour les 18-30 ans à Aulnay-sous-Bois pour obtenir le permis de conduire

Une aide financière de 1000€ au permis de conduire est attribuée pour les 18-30 ans, en contrepartie d’un engagement associatif. Vous avez entre le 1er et le 12 février pour faire acte de candidature. Découvrez toutes les conditions en cliquant sur le lien ci-contre : aulnay-sous-bois.fr/actualites/aid

Une simple amende en cas de conduite sans permis, une fausse bonne idée ?

nouveau-permis-conduire-988553-jpg_849392Parmi les propositions de Christiane Taubira dans un projet de loi présenté en conseil des ministres, une disposition a fait beaucoup parler d’elle : le fait de ne plus passer par la case justice et de payer 500 € (infraction) lorsque l’on conduit sans permis (400 € si l’on paye dans les 15 jours). Dans une partie de la classe politique comme dans les associations de lutte contre les incivilités routières, ce fut un tollé. Cette proposition prévoit cependant qu’en cas de récidive, le passage devant la case justice sera automatique.

Alors que le gouvernement planche pour limiter les routes nationales 2 voies à 80 km/h (alors que presque partout en Europe cette limitation est à 90 km/h), que les PV pleuvent au moindre excès de vitesse, ne s’agit-il pas ici d’une régression dans la lutte contre la mortalité sur la route ?

 

Perte, vol du permis de conduire : renouvellement payant à compter du 1er septembre

nouveau-permis-conduire-988553-jpg_849392Vous avez perdu votre permis de conduire, il a été volé ou accidentellement détruit, à compter du 1er septembre son renouvellement sera payant.

La loi de finances rectificative pour 2014 prévoit que le renouvellement du permis de conduire (demande de duplicata) s’accompagnera à partir du 1er septembre 2014 du règlement d’un droit de timbre de 25 euros si l’ancien permis ne peut pas être présenté.

Le timbre fiscal peut être acheté :

La première demande d’établissement et le renouvellement avec présentation de l’ancien permis de conduire ne sont pas soumis à ce droit de timbre.

Attention : Certains départements prévoient en plus une taxe régionale pour la délivrance du permis de conduire (départements des régions Corse, Limousin, Poitou-Charentes, La Réunion, Guyane et Martinique).

Article proposé par Annie Neveu

Préfecture de Bobigny : fermeture des services des permis de conduire tous les mercredis du mois d’août

nouveau-permis-conduire-988553-jpg_849392Toutes les opérations relatives au permis (changement d’adresse, renouvellement suite à vol, perte, détérioration, validation de visite médicale, renouvellement du permis poids-lourd après visite médicale, permis international, échange de permis étranger, remise de titre…) ne pourront donc s’effectuer pendant ces journées.

Article proposé par Annie Neveu

Épreuve pratique du permis de conduire : des nouveautés à partir du 1er août 2014

nouveau-permis-conduire-988553-jpg_849392Le temps de passage de l’épreuve pratique du permis de conduire et les conditions de réalisation des manœuvres vont être modifiés à compter du 1er août 2014. C’est ce qu’indique un arrêté publié au Journal officiel du mardi 8 juillet 2014.

La durée de l’épreuve pratique du permis B va ainsi passer de 35 à 32 minutes. Par ailleurs, au cours de l’épreuve, le candidat devra réaliser 2 manœuvres particulières :

  • un freinage pour s’arrêter avec précision,
  • une manœuvre en marche arrière (en ligne droite, rangement en créneau ou en épi, demi-tour…).

La réalisation du freinage pour s’arrêter avec précision devra être annoncée au candidat et pourra être effectuée à l’occasion de tout arrêt imposé par la signalisation ou en utilisant un repère vertical, précis et bien visible. Le choix de la manœuvre en marche arrière sera désormais à l’initiative exclusive de l’inspecteur qui déterminera le moment où elle interviendra et décrira au candidat son cadre de réalisation.

À noter : afin de diminuer les délais d’attente pour le passage du permis de conduire, un arrêté publié au Journal officiel du jeudi 3 juillet 2014 élargit la liste des agents publics habilités à contrôler le passage de l’épreuve théorique générale (le code).

Article proposé par Annie Neveu

Un permis plus accessible pour les jeunes

nouveau-permis-conduire-988553-jpg_849392Promouvoir la conduite accompagnée

La conduite accompagnée permet aux candidats d’améliorer leur chance de réussir l’examen (taux de réussite de 74 % contre 55 % en formation traditionnelle) pour un coût inférieur à l’apprentissage traditionnel (différentiel de 500 € environ selon l’étude de juin 2013 de l’association Prévention routière). C’est aussi un élément de sécurité routière : les taux d’accidentalité sont nettement réduits au cours de la première année pour les conducteurs formés plus tôt.

Or le nombre de candidats suivant les filières de l’apprentissage accompagné (autour de 25 % aujourd’hui) tend à régresser.

Il est donc décidé de :

  • mener une campagne nationale de promotion des modes d’apprentissage accompagnés ;
  • proposer systématiquement ces voies d’apprentissage aux candidats à leur inscription grâce à l’implication des auto-écoles ;
  • encourager l’apprentissage sur véhicule automatique, électrique ou hybride ce qui permettra de développer l’usage des véhicules électriques et facilitera l’apprentissage ;
  • à partir de la rentrée 2015 informer les jeunes au lycée et lors de la journée défense et citoyenneté de cette possibilité. Cette information s’inscrira dans des modules plus large de sensibilisation à la sécurité routière. Une attestation scolaire de sécurité routière de niveau 3 (ASSR 3) sera créée en classe de seconde. Les enseignants s’appuieront sur des outils pédagogiques développés en commun par l’Éducation nationale et la sécurité routière.

Le Conseil national de la sécurité routière (CNSR) sera par ailleurs saisi dans quelques jours de l’opportunité du démarrage de la conduite accompagnée dès 15 ans et d’un passage du permis B dès 17 ans et demi permettant aux jeunes concernés de mieux articuler apprentissage de la conduite et le temps des études. Il sera également mis à l’étude, avec l’ensemble des partenaires concernés, la création à terme d’une formation post permis.

Le nouvel élan que le gouvernement entend donner à la conduite accompagnée nécessite également de la rendre plus accessible à ceux qui aujourd’hui ne peuvent en bénéficier parce que leurs proches n’ont pas de véhicules ou effectuent peu de kilomètres. En mobilisant le monde associatif et les initiatives citoyennes des entreprises et de leurs salariés, davantage de jeunes vont pouvoir s’engager cette forme d’apprentissage. L’appel à projet « mobilité » lancé par le ministère des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports dans le cadre du fond d’expérimentation jeunesse doté de 2 millions d’euros sera mobilisé à cet effet.

Accentuer l’effort de l’État sur le permis à 1 euro par jour

Ce dispositif de prêt à taux zéro mis en place en 2005 a bénéficié depuis l’origine à environ 680 000 jeunes, et aujourd’hui annuellement à plus de 10 % d’une classe d’âge. Toutefois, il demeure encore trop souvent méconnu et n’est pas ouvert aux candidats ayant subi un premier échec au permis de conduire alors que cette situation génère une charge supplémentaire importante pour les candidats.

Il est donc décidé de :

  • mieux faire connaître le dispositif auprès des acteurs (jeunes, missions locales, banques, écoles de conduite…) ;
  • ouvrir le dispositif après un échec à l’examen ;
  • créer un prêt de « complément » d’un montant de 300 euros, éventuellement cumulable avec les montants des quatre tranches actuellement existantes ;

Davantage de lisibilité et de transparence

L’État ne peut réformer seul le permis de conduire, la profession doit elle aussi s’engager dans une démarche de modernisation. Une concertation ouverte avec les professionnels de l’éducation routière devra permettre d’aboutir en 2015 à un ensemble de mesures.

Il s’agit :

  • d’ouvrir des discussions sur la rénovation de l’agrément pour aller vers la formalisation d’un contrôle qualité des écoles de conduite et favoriser leur multi-activité (location de véhicules à double commande) afin d’offrir aux candidats des formules d’apprentissage à la carte et adaptables en cours de formation ;
  • de travailler sur le contenu des clauses obligatoires des contrats entre les candidats et les établissements, notamment les éléments de nature à améliorer la connaissance du consommateur des choix de formation, en lien avec son évaluation ;
  • d’engager une réflexion avec la profession sur les effets de la norme des 20 heures obligatoires.

Une concertation sera parallèlement engagée, notamment avec les collectivités territoriales, pour simplifier le paysage des aides financières au permis, devenu trop peu lisible. L’objectif est d’aboutir à la mise en place d’un guichet unique.

A Aulnay-sous-Bois, on apprend à conduire sans savoir lire

conduire_lire_aulnayLes candidats au permis de conduire n’ont pas tous 18 ans et le bac en poche. A l’auto-école sociale Saddaka, cité de l’Europe à Aulnay, on voit aussi affluer des mamans, poussées hors de chez elles par la crise. Le coût du permis était déjà un obstacle, auquel s’en ajoute parfois un autre : la difficulté à déchiffrer les panneaux. « Certains de nos élèves ne savent ni lire, ni écrire », explique Salima Bettahar, directrice de la régie de quartier Saddaka. L’auto-école sociale, qui proposait déjà des tarifs défiant toute concurrence, a créé un programme d’apprentissage spécial, en 2008. « Il nous a fallu trois ans pour le mettre au point », souligne Salima Bettahar.

L’auto-école accueille désormais un groupe de jeunes étrangers tout juste arrivés en France, en lien avec le foyer Concorde et un autre d’une vingtaine d’hommes et de femmes plus âgés. Parmi eux, Fatima, 54 ans, (à gauche sur notre photo) prépare l’examen du code depuis sept mois. « A l’école, en Algérie, on n’avait qu’une ou deux heures de français par semaine », glisse sur un ton d’excuse cette employée de ménage, qui a payé 900 € en trois fois pour son inscription. A raison de cinq cours par semaine, les candidats travaillent par étapes, sous la houlette d’une monitrice qui détaille la signalisation panneau par panneau, corrige les exercices de façon individuelle et s’attarde aussi sur le vocabulaire.

Ici, le permis revient à 550€

« C’est comme à l’école, explique Najat, 40 ans (à droite sur la photo). A chaque question, elle nous interroge : qu’est-ce que tu as répondu? Et pourquoi tu as répondu ça? ». Voilà un an et demi que cette maman de quatre enfants s’est inscrite, moyennant le prix imbattable de 550 €. Elle tente tant bien que mal de suivre les cours avec régularité. Elle passera son code bientôt. « Je travaille chez les personnes âgées, explique-t-elle. Je cours tout le temps après le bus. Souvent, quand je postule pour du travail, on me demande si j’ai le permis. Et quand je réponds non, on ne me prend pas toujours… ». Fatima se souvient de ce contrat de six mois à l’aéroport de Roissy : « C’était le stress quand je sortais de chez moi à quatre heures du matin, j’avais peur d’être en retard ou d’être agressée… A la fin, mes collègues qui venaient en voiture ont tous été prolongés. Pas moi ».

Depuis la mise en place de cette formation, l’auto-école sociale est assaillie de demandes. « Il faut compter un an et demi à deux ans d’attente », indique Saphia, secrétaire de l’association. Les candidats viennent de Drancy, des Lilas, de Paris… « Avant, le permis était un luxe, résume Fatima. Maintenant c’est un besoin ».

Source et image : Le Parisien du 09/01/2014

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