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Rassemblement au sein de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois

L’usine PSA d’Aulnay s’est largement vidée depuis quelques mois et ne compte désormais que 1300 salariés. Mais elle a encore connu un peu d’agitation vendredi. A l’appel de la CGT, un rassemblement s’est formé à la mi-journée, au pied du bâtiment de la direction du site. Celle-ci recevait en effet un représentant de la direction centrale du groupe, à l’occasion d’une réunion de suivi du plan de sauvegarde de l’emploi.

Le dirigeant a ensuite rencontré une délégation de sept personnes, dont le délégué CGT Philippe Julien. Le syndicaliste indique que la délégation a exprimé son mécontentement sur la mise en œuvre des mesures du plan social. La CGT, seul syndicat à ne pas avoir donné son feu vert à la restructuration (qui entraînera la fermeture de l’usine en 2014), dénonce déjà « un échec complet ». Elle réclame l’extension de l’accord de fin de grève (conclu en mai dernier et qui prévoit une indemnité de 19700 €) à l’ensemble des salariés qui le souhaitent, mais aussi le report à octobre 2014 de la date butoir pour bénéficier du « congé senior », réservé aux plus de 55 ans (aujourd’hui fixée au 31 décembre 2013).

Source : Le Parisien du 30 septembre 2013

Le PRG et la CGT mobilisés pour l’avenir du site PSA Aulnay-sous-Bois

PSA_AulnayQue va devenir le site de PSA Aulnay, alors que l’usine automobile doit fermer ses portes l’année prochaine ? Hier lors de la séance plénière du conseil régional, Eddie Aït, conseiller (PRG-MUP), a proposé que les terrains de l’usine soient rachetés par l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France (EPFIF). Cet opérateur foncier a en effet la capacité d’acquérir des terrains pour le compte de collectivités territoriales ou de leurs regroupements afin de faciliter leur aménagement.

« Des garanties doivent être prises afin qu’aucune opération de spéculation foncière ne puise être engagée sur les terrains du site d’Aulnay (…) qui bénéficieront prochainement d’une gare du Grand Paris Express. Cela pourrait entraîner l’atonie économique du site pour plusieurs année », a justifié l’élu. Le président (PS) de la région Jean-Paul Huchon a répondu qu’il soutiendrait cette idée.

Prévenir la spéculation immobilière

La spéculation immobilière inquiète aussi la CGT qui a rencontré il y a quelques jours le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli sur ce même sujet. Des représentants de l’union départementale du syndicat, mais aussi de la fédération de la Métallurgie, celle des cheminots, ou encore des syndicalistes de l’usine étaient présents lors de cette entrevue. Ils ont demandé à pouvoir intervenir au sein du « comité de pilotage », qui discute de la réindustrialisation du site, sous la houlette du préfet de région. « Cette emprise foncière ne doit pas devenir un enjeu spéculatif mais demeurer un lieu de production industrielle générateur d’emplois, et la CGT demande à l’Etat d’en porter la maîtrise », a indiqué le syndicat dans un communiqué.

Source : Le Parisien du 27/09/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : la justice se prononce aujourd’hui

PSA_AulnayQuelques salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois se rendront sans doute au palais de Justice de Paris, cet après-midi. La cour d’appel doit s’y prononcer sur le recours formé par le syndicat SUD contre le plan de restructuration du constructeur automobile (qui doit aboutir à la suppression de 11000 postes en France et à la fermeture du site d’Aulnay). Représenté par l’avocat Fiodor Rilov, SUD demande l’annulation du plan social, estimant que les mesures de reclassement sont « insuffisantes ». Le syndicat a été débouté en première instance.

Source : Le Parisien du 23/09/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : la CGT appelle à manifester

Mercier_PSAL’usine PSA d’Aulnay accueille aujourd’hui un forum de l’emploi, dédié aux futurs postes de l’entreprise ID Logistics, qui doit s’installer sur le site d’ici à 2015. Mais une partie des salariés choisira peut-être d’aller manifester devant le siège du constructeur, avenue de la Grande-Armée, à Paris. La CGT appelle à un rassemblement, alors que la direction doit tenir une nouvelle réunion autour d’un « contrat social », visant à réduire les coûts du travail. Le syndicat dénonce les « mensonges » de Philippe Varin, qui avait annoncé que 2000 salariés de l’usine d’Aulnay (qui fermera en 2014) étaient reclassés. En réalité, 1400 seulement ont trouvé une solution (mutation ou départ de l’entreprise).

Source : Le Parisien du 18/09/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : Sud veut saisir les prud’hommes

PSA_AulnayLe plan social est encore à l’œuvre au sein de l’usine PSA d’Aulnay. Mais d’anciens salariés, parmi les premiers à avoir quitté l’entreprise, pourraient saisir les prud’hommes. C’est en tout cas ce qu’affirmaient certains d’entre eux, rassemblés hier matin aux portes du site industriel (qui doit fermer définitivement en 2014). Quelques dizaines de personnes étaient venues écouter les explications de Fiodor Rilov. L’avocat, connu pour avoir assisté les ouvriers de Continental dans l’Oise, épaule le syndicat Sud dans son recours contre le plan social de PSA.

Parmi les présents, certains avaient choisi de partir en profitant de l’accord de fin de grève du printemps dernier, en touchant une indemnité de 19700 € et en renonçant aux mesures de reclassement. « On est partis dans des conditions dramatiques, et beaucoup se retrouvent aujourd’hui à Pôle emploi, sans rien », affirme l’un d’entre eux. Mohamed Khenniche, délégué Sud, indique qu’un collectif est en train de se constituer : « Il y a déjà une soixantaine de personnes intéressées ». Le dépôt des dossiers au tribunal des prud’hommes de Bobigny pourrait avoir lieu « dans les semaines qui viennent ». La semaine dernière, le SIA, un autre syndicat de l’usine, a été débouté par le tribunal alors qu’il réclamait, lui, l’extension de cette prime de départ à l’ensemble des salariés qui le souhaitent.

Par ailleurs, la cour d’appel du tribunal de grande instance de Paris se prononcera lundi prochain sur le recours de Sud, qui réclame l’annulation du plan social. Le syndicat avait été débouté en première instance. Fiodor Rilov a annoncé hier qu’une autre procédure serait peut-être lancée, portant cette fois sur la « dégradation des conditions de travail » au sein de l’usine (qui abrite encore environ 1400 salariés).

Source : Le Parisien du 17/09/2013

ID Logistics : Notre objectif est de créer 590 emplois sur le site PSA Aulnay-sous-Bois

ID_logisticsAlors que l’usine PSA d’Aulnay se vide, le PDG d’ID Logistics, Eric Hémar,détaille pour la première fois son projet d’implantation prévu pour début 2015.

Les salariés de PSA connaissent bien le nom d’ID Logistics. En février, la société annonçait son projet de créer plus de 600 emplois (chiffre ensuite revu à la baisse) sur les terrains de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, qui doit fermer en 2014. Sept mois plus tard, alors que les ateliers de PSA se vident au gré des mutations et départs, élus et syndicats s’inquiètent (lire ci-dessous). ID Logistics tarde à recruter et, il y a huit jours, l’entreprise a retiré sa demande de permis de construire, déposée début juillet auprès des mairies d’Aulnay et de Gonesse (Val-d’Oise). Après avoir longtemps observé un silence prudent, son PDG, Eric Hémar, s’explique.

Pourquoi avez-vous retiré votre demande de permis de construire?
ÉRIC HÉMAR.
Le permis concernait la construction de trois bâtiments dans la partie nord-ouest du site : deux de 50000 m2 chacun, auxquels sont liés les emplois annoncés ; et un troisième plus petit, de 35000 m2. Durant l’été, les choses ont bougé. A la demande d’un client, nous allons revoir la conception du troisième bâtiment.

Ce n’est donc pas un désengagement de votre part ?
Pas du tout. D’ici quinze jours, nous déposerons un nouveau permis pour les deux bâtiments. Et on se laissera le temps de travailler sur le troisième. Notre calendrier reste le même. La livraison du premier bâtiment aura lieu début 2015. Notre objectif est toujours de créer jusqu’à 590 emplois, et d’embaucher en priorité des gens de PSA.

Qu’est-ce que cela signifie ?
Nous examinerons les candidatures de salariés de PSA avant les autres. Mais nous embauchons à nos conditions, avec notre grille de salaires. Ce n’est pas un transfert de personnel.

Justement, la perte de salaire inquiète les ouvriers…
Il est exact que ce ne sont pas les salaires de PSA. La particularité, c’est que la part du bonus est importante chez nous. Un préparateur de commandes avec une année d’ancienneté touche un peu moins de 1500 € brut. En incluant le treizième mois et les primes, on peut atteindre 2000 € brut.

Le bruit a couru que vous refusiez les candidats âgés de plus de 50 ans?
C’est faux et contraire à nos valeurs. Nous avons d’excellents collaborateurs de plus de 50 ans. En revanche, nous engageons des gens réellement formés à nos métiers.

Avez-vous commencé à recruter?
Cela concerne moins d’une dizaine de personnes. Elles ont été embauchées sur d’autres sites, et il n’est pas sûr qu’elles reviennent. Le vrai sujet, c’est que les volumes de production baissent plus vite que prévu à l’usine PSA (NDLR : la production cesserait fin octobre). On réfléchit à une solution intermédiaire, pour occuper les salariés le temps que nos bâtiments soient livrés.

PSA annonce que vous allez recruter 150 personnes d’ici à la fin de l’année…
C’est notre objectif. Avant fin 2013, nous aurons reçu tous les candidats pour que les gens puissent ensuite suivre des formations en 2014 et être opérationnels en 2015.

Etes-vous en retard?
Pas du tout. C’est un dossier complexe. Il n’est pas anormal que cela prenne du temps.

Source et image : Le Parisien du 12/09/2013

Visitez le conservatoire Citroën d’Aulnay-sous-Bois ce samedi ou ce dimanche !

PSA_AulnayDans le cadre des Journées du patrimoine, le conservatoire Citroën, situé sur le site de PSA à Aulnay-sous-Bois, ouvre ses portes au public, samedi et dimanche. L’occasion d’y découvrir trois cents modèles, Traction, DS, voitures de sport… Les places étant limitées, il est conseillé de réserver au plus vite. Attention, les enfants de moins de 12 ans ne sont pas admis. Samedi, à 9 heures, 10h30, 13h30, 15 heures (inscriptions : http://www.tourisme93.com); dimanche, à 9 heures, 10h30, 13h30 et 15 heures (ins. : 01.48.79.63.74).

source : Le Parisien du 11/09/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : la justice rejette le recours d’un syndicat

PSA_ManifLe juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a rejeté hier le recours formé par le Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) mettant en cause l’accord de fin de grève à l’usine PSA d’Aulnay. Alors que le SIA dénonçait une « inégalité de traitement » entre grévistes et non-grévistes, le magistrat indique dans son ordonnance que ces questions « excèdent les prérogatives du juge des référés ». L’avocat du SIA, Me Philippe Lejard, peut encore faire appel, ou lancer une autre procédure. « Le juge condamne les salariés à jouer les prolongations », regrette Tanja Sussest, déléguée du SIA.

Le syndicat s’était ému de l’accord mettant fin à une grève de quatre mois au sein de l’usine d’Aulnay, en mai dernier. Celui-ci a notamment permis de verser une « indemnité » de 19700 € à 160 anciens grévistes, quittant l’entreprise début juin. Des non-grévistes avaient à leur tour réclamé cette somme, préférant partir de l’usine plutôt que bénéficier des mesures de reclassement du plan social. Mais PSA avait alors exigé des justificatifs d’une embauche ou d’une création d’entreprise. La direction a ainsi donné suite à 344 demandes, mais en a refusé 550. Le SIA demandait l’extension de cette mesure à tous les salariés la réclamant. La CGT, signataire de l’accord de fin de grève, s’était néanmoins portée « intervenant volontaire », aux côtés du SIA, lors de l’audience du 16 août dernier. Selon le SIA, le versement d’une telle indemnité pourrait encourager « 300 personnes » à partir rapidement du site industriel, voué à fermer en 2014.

Source : Le Parisien du 11/09/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : l’accord de fin de grève en question

PSA_AulnayLes salariés de PSA Aulnay ont-ils tous été logés à la même enseigne, face à la fermeture imminente de leur usine? C’est à cette question que la justice doit apporter une réponse ce mardi, alors que le site industriel s’est déjà en partie vidé de ses ouvriers.

Mais le Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) compte bien obtenir l’extension à l’ensemble de ceux qui le souhaitent, d’une indemnité de 19700 €. Cette somme avait d’abord été versée en juin à 160 anciens grévistes qui choisissaient de quitter l’usine sans bénéficier des mesures du plan social. Puis elle avait été étendue à d’autres salariés, en exigeant toutefois qu’ils présentent davantage de justificatifs (promesse d’embauche, etc). Cinq cents candidats au départ auraient donc essuyé un refus. Le SIA, non-gréviste, a dénoncé une « inégalité de traitement ». « Lorsqu’un protocole de fin de grève est signé, il doit s’appliquer à tous les salariés », explique Philippe Lejard, avocat du SIA.

Encore 1400 personnes sur le site

Face à lui, l’avocate de PSA, Yasmine Tarasewicz a indiqué, lors de l’audience du 16 août, que PSA avait exigé des garanties de la part des candidats « afin d’éviter de lâcher 600 personnes dans la nature ». Lors de cette même audience, la CGT, principal syndicat gréviste, s’est portée « intervenant volontaire », appuyant la démarche du SIA. « Il est évident que PSA est hors des clous », juge Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

Si la justice donnait raison aux syndicats, quel impact cela aurait-il? L’accord de fin de grève avait déjà contribué à précipiter un certain nombre de départs. Depuis, il y a eu les mutations vers d’autres usines du groupe, de premiers reclassements… Le site d’Aulnay compte aujourd’hui 1400 personnes (contre 3000 à l’annonce de la fermeture) et la période de volontariat du plan social s’achève au 31 décembre. Tanja Sussest, déléguée SIA, affirme que, parmi les salariés encore sur place, « 300 seraient prêts à partir dans la foulée », s’ils pouvaient empocher 19700 €.

Voilà qui fait réagir Mohamed Khenniche, du syndicat Sud : « Certains salariés, partis avec l’argent, le regrettent déjà ». Le petit syndicat espère toujours obtenir l’annulation du plan de restructuration de PSA. Il attend la décision de la cour d’appel, le 23 septembre.

Source : Le Parisien du 10/09/2013

Lutte Ouvrière sur PSA – Aulnay-sous-Bois : la direction continue ses mensonges

PSA_ManifVendredi 30 août, la direction annonçait, en réunion de comité d’entreprise, la fin de la production de véhicules C3 à l’usine d’Aulnay pour fin octobre. Pour les travailleurs de l’usine, cela n’a pas été une surprise. En effet, pratiquement aucune voiture ne sort plus des chaînes de montage depuis le 16 janvier, date de début de la grève, qui a duré quatre mois. Et depuis la fin de la grève, la direction n’a jamais vraiment voulu remettre en route l’usine.

Pourtant, le 12 juillet 2012, quand Philippe Varin, PDG de PSA, avait annoncé officiellement la fermeture de l’usine, il s’était engagé à maintenir la production jusqu’en 2014. Aujourd’hui, pour piétiner son engagement, la direction invoque le manque de travailleurs pour assurer sa production. C’était quand même couru d’avance ! À partir du moment où des travailleurs quittent le groupe ou partent en reclassement, il était nécessaire pour la direction d’embaucher des intérimaires. Même là-dessus, elle n’a pas tenu ses engagements.

Mais l’annonce de l’arrêt de la production en octobre 2013 ne change rien à la date de fermeture de l’usine. La direction a toujours parlé de 2014, sans d’ailleurs donner la date précise. D’ici là, les travailleurs ne savent pas ce qu’elle compte faire. En revanche, ils savent que, sur la question de leur reclassement, contrairement aux déclarations rassurantes faites par la direction à la presse, c’est une véritable catastrophe.

En juillet 2012, la direction avait parlé pour les 3 000 CDI d’Aulnay, de 1 500 reclassements en interne, essentiellement à Poissy, et de 1 500 emplois qui devaient sortir de terre à Aulnay au titre de la fameuse « réindustrialisation » du site.

Au bout d’un an, le bilan est lamentable : seulement 568 travailleurs ont pour l’instant trouvé une mutation dans les autres usines du groupe, dont seulement 275 à Poissy. Le principal obstacle vient des conditions financières scandaleuses offertes par la direction.

Source et article complet : journal Lutte Ouvrière