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PSA Aulnay-sous-Bois : les effectifs baissent, la grève continue
Ils interpellaient hier le ministre Arnaud Montebourg à la gare de Lyon, et ils seront ce matin à la gare du Nord pour distribuer leurs tracts. Les grévistes de PSA Aulnay n’ont pas entendu l’appel de Denis Martin, numéro deux du groupe PSA, qui invitait lundi la « minorité qui bloque l’usine » à mettre fin à son mouvement.
La grève se poursuit. « Pour qu’on nous écoute, il faut tout renégocier! » assure Carlos, quinquagénaire gouailleur, mobilisé depuis le début. Bien que les négociations soient officiellement terminées et qu’un accord vienne d’être signé par une majorité de syndicats du groupe, le gréviste veut encore y croire : « La famille Peugeot doit nous entendre, il faut tout renégocier. Ma prime de licenciement, avec quatorze ans d’ancienneté, serait de 20000 €. C’est moins que ce que je gagne en un an! » « Et puis, on attend ce que dira la justice », ajoute un jeune ouvrier, en allusion aux procédures lancées par SUD et la CGT pour faire annuler le plan social. Cependant, les rangs se sont clairsemés. « Il ne faut pas lâcher, s’inquiète Carlos. Je comprends que certains reprennent, mais il faut que le groupe continue… »
Une production minimale
Parmi ceux qui ont quitté la « place de la grève », cet espace situé au centre de l’atelier de montage, il y a Franck. La mort dans l’âme, ce moniteur de ligne a repris son poste il y a quelques jours : « Je ne pouvais plus puiser dans mes économies… Neuf semaines, c’est long, c’est fatigant. » En début de semaine, la chaîne de montage s’est ébranlée, à nouveau chargée de caisses de voitures. La production reste minimale lundi, 110 voitures sont sorties de l’atelier de peinture. Cependant, les effectifs ont quelque peu fondu. Plus de 150 salariés sont déjà partis dans le cadre d’une mobilité temporaire vers l’usine de Poissy (Yvelines).
« Des intérimaires ont fini leur mission et n’ont pas été remplacés », note aussi un salarié. Alors, sur quelques « brins » (tronçons de la ligne de montage), ceux qui restent sont parfois débordés, : « On est en sous-effectifs et on se retrouve impuissants », peste un jeune opérateur, profitant d’un ralentissement de la chaîne. Le jeune homme travaille à la pose des flexibles de freins. Beaucoup de ses collègues sont partis. « Maintenant, on nous demande d’assurer plusieurs postes en même temps. Au début, la production a repris par petites vagues. Hier, j’ai dû faire 60 voitures sans m’arrêter. J’avais à peine terminé qu’on m’appelait sur un autre poste. » Du côté de la direction, on pointe l’effet conjugué des départs temporaires et d’un taux toujours élevé de congés maladie. L’effet devrait s’accentuer au fil des semaines si les mutations provisoires se poursuivaient. Pour l’heure, aucun départ définitif ne peut encore avoir lieu, le plan de restructuration n’ayant pas été validé par un comité central d’entreprise censé avoir lieu courant avril.
Source : Le Parisien du 20/03/2013
Lutte Ouvrière PSA Aulnay-sous-Bois revient sur la mort du président Vénézuélien Hugo Chavez
La rédaction d’Aulnay Cap ! vous propose de prendre connaissance d’un tract de Lutte Ouvrière PSA Aulnay-sous-Bois, qui parle en grande partie de la mort du président Vénézuélien Hugo Chavez.
Militaire et homme politique du Venezuela, fondateur du Parti Socialiste Unifié du Vénézuela, Hugo Chavez était un proche du président Cubain Fidel Castro et l’ennemi juré des américains en Amérique Latine. Impulsif, parfois fantasque, il était toutefois apprécié par la classe populaire par ses réformes parfois drastiques. Sous ses mandatures, grâce notamment à l’argent du pétrole, il était parvenu à infléchir la pauvreté et construire de nombreux équipements publics.
Lutte Ouvrière PSA fait donc la part belle à cet homme mais sans le glorifier. Selon le syndicat, Hugo Chavez n’est pas allé assez loin contre « l’impérialisme américain » et les « profiteurs ». Le Vénézuela reste un pays où les inégalités sont toujours frappantes, et où la violence demeure un problème récurrent.
La rédaction vous suggère donc de lire ce tract en cliquant ici. Bonne lecture !
Feu vert pour le plan social de PSA Aulnay-sous-Bois
Des fumigènes, quelques pneus qui brûlent, voilà pour le choc des images. Mais c’est surtout dans les slogans, martelés hier à Paris devant le siège de PSA, avenue de la Grande-Armée, qu’on entendait encore la colère des grévistes de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, promise à la fermeture en 2014. Ils étaient environ 200, venus protester en marge du comité central d’entreprise extraordinaire qui se tenait au même moment à l’intérieur.Au cours de cette réunion, sans surprise, le projet d’accord sur le plan social (qui concerne aussi le site de Rennes, où 1400 postes doivent être supprimés) a reçu l’aval d’une majorité de représentants syndicaux (15 voix contre 5). Dans la foulée, le texte a été signé hier soir par plusieurs délégués syndicaux.
La satisfaction de PSA. Le numéro 2 du groupe, Denis Martin, a annoncé la nouvelle avec le sourire : l’accord est « très largement majoritaire », validé par des syndicats « représentant 76% des salariés du groupe, et 62% des salariés d’Aulnay ». Le texte détaille un dispositif d’aides pour les salariés touchés par les suppressions de postes à Aulnay et Rennes (reclassement, préretraite, mutations, mobilité…). Il a fait l’objet de 10 réunions de négociations, d’octobre à février. « Nous sommes en mesure de proposer une et même plusieurs solutions d’emploi à chaque salarié », a affirmé Denis Martin, qui annonce 3750 offres « identifiées » pour les salariés d’Aulnay (2550 CDI début février). Parmi les syndicats signataires, le SIA (Syndicat indépendant de l’automobile) reste mesuré. « Je pense que le plus dur reste à venir : assurer une solution à chacun », confiait la déléguée SIA d’Aulnay, Tanja Sussest.
Les grévistes n’ont pas renoncé. Dans la rue pourtant, on restait hier farouchement opposé à ce que le délégué CGT Jean-Pierre Mercier appelle un « accord de la honte ». « Ce n’est suffisant pour personne! », lâchait ainsi Arnaud, cariste de 31 ans, arborant le tee-shirt « On se battra comme des lions », vendu au profit des grévistes. Ce père de famille a beau avoir perdu 600 € de salaire le mois dernier, il veut poursuivre le mouvement, « pour la dignité ». La grève entamée mi-janvier à l’usine d’Aulnay a d’ailleurs provoqué des dissensions au sein de la CFDT. Le syndicat a paraphé l’accord, suivant « l’avis majoritaire qui s’est exprimé lors de l’assemblée des sections de PSA le 26 février », indique Ricardo Madeira, délégué central. Mais contre celui de la section aulnaysienne, engagée dans la grève aux côtés de la CGT et de SUD. Hier, d’ailleurs, aucun des trois élus CFDT au CCE n’a émis d’avis favorable (2 votes contre, une abstention).
Vers une mise en œuvre fin avril? Denis Martin annonçait hier un nouveau comité central d’entreprise courant avril, pour valider la partie sociale du plan de restructuration. Les recours en justice peuvent encore ralentir ce calendrier. Denis Martin a appelé « la minorité qui bloque Aulnay à rejoindre les équipes engagées pour le rebond de PSA ». Mais, sur le trottoir, Jean-Pierre Mercier donnait rendez-vous aux grévistes à l’usine, « pour continuer la grève ».
Source : Le Parisien du 19/03/2013
Rassemblement des PSA s’Aulnay-sous-Bois à Paris
Des salariés en grève de l’usine d’Aulnay devraient se rassembler aujourd’hui devant le siège de PSA, avenue de la Grande-Armée, à Paris, où doit se tenir un comité central d’entreprise extraordinaire. A l’ordre du jour, l’information-consultation sur le projet d’accord du volet social du plan de restructuration, qui prévoit notamment la fermeture du site d’Aulnay en 2014. Quatre syndicats (CGC, CFTC, FO, SIA) s’étaient déclarés favorables aux mesures d’accompagnement (mobilités, reclassement, préretraite, etc), lors d’une dernière séance de négociations le 12 février, tandis que la CGT dénonce toujours cet accord.
Source : Le Parisien du 18/03/2013
Soutien aux salariés de PSA Aulnay-sous-Bois par le conseil municipal de Pantin
Le conseil municipal de Pantin a manifesté sa solidarité avec les salariés de PSAqui se battent contre la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois. Le 21 février, la municipalité a voté une subvention exceptionnelle de 3000 € octroyés à la Bourse du travail et une aide de 300 € sera versée, par l’intermédiaire du CCAS,à chaque salarié de PSA habitant Pantin.
Le conseil municipal a réclamé que la direction de PSApropose aux pàrtenaires sociaux et aux pouvoirs publics, des scénarios crédibles visant àmaintenir les emplois sur le site. « Compte tenu de la situation économique du département où le chômage est particulièrement important, la fermeture du site d’Aulnay constituerait une catastrophe », a affirmé le conseil municipal, à travers le vote d’un vœu.
Source : extrait du journal municipal de Pantin de Mars 2013
Tract de Lutte Ouvrière de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois
La rédaction vous propose de prendre connaissance d’un tract de Lutte Ouvrière PSA Aulnay-sous-Bois, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre. Dans ce tract, très vindicatif notamment vers la patronne du MEDEF Laurence Parisot, nous apprenons les revendications de ce syndicat, en colère contre la « cadence infernale » subie. Le gouvernement n’est également pas épargné…
A Aulnay-sous-Bois, de moins en moins de C3 sur la ligne de montage de PSA
Un salarié s’inquiète : « Ils sont en train de vider l’atelier de montage de voitures. Que préparent-ils? La fermeture anticipée? » La disparition progressive des C3 en fin de semaine dernière sur la ligne d’assemblage a semé le trouble au sein du personnel de PSA Aulnay, site qui doit fermer en 2014.
Depuis la mi-janvier et le début d’une grève qui paralyse toujours largement l’activité, les véhicules en cours de montage n’avançaient plus que par à-coups sur la ligne, le temps de quelques séances de travail très brèves. Mais, depuis une semaine, l’atelier ne reçoit plus de nouvelles « caisses » (carcasses de voitures à monter), et celles qui se trouvaient sur la ligne ont été retirées. « On n’avait jamais procédé comme ça. D’habitude, les nouvelles voitures “poussaient” les anciennes, on n’avait pas besoin de vider la chaîne. Ça fait bizarre, les intérimaires viennent pour jouer aux cartes au bord d’une ligne vide », note un technicien.
La direction a dû rassurer ses équipes. « Nous n’arrêtons pas la production. Nous lançons simplement la nouvelle C3 », indique une porte-parole. Il s’agit de la version « liftée » du véhicule. Il est courant qu’un modèle voit son apparence modifiée en cours de production. En avril prochain, le groupe PSA ne produira plus du tout le modèle actuel, lancé en 2009. A Aulnay, la grève complique les choses. PSA veut surtout éviter de perdre les voitures de l’ancienne version. « Si on ne veut pas qu’elles soient déclassées, il ne faut pas qu’elles restent dans l’atelier pendant des mois », indique-t-on du côté de la direction. La ligne d’assemblage va-t-elle accueillir de nouvelles voitures à monter? En théorie, l’usine d’Aulnay est capable de produire les C3 « liftées ». Quelques modèles sont déjà sortis de ses ateliers depuis l’automne. Mais la grève rend aujourd’hui cette hypothèse bien peu probable.
Source : Le Parisien du 13/03/2013
PSA Aulnay-sous-Bois : Les grévistes veulent un « vrai » médiateur
Les grévistes de l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay ont manifesté, hier, devant le ministère du Travail, réclamant la désignation d’un médiateur, alors que le site est paralysé par une grève depuis le 16 janvier. Une délégation a été reçue par un conseiller technique de Michel Sapin. « On nous a clairement répondu non. Le gouvernement a choisi le camp de PSA », assure Philippe Julien, délégué CGT, tandis qu’au ministère du Travail, on se refusait hier à livrer des détails sur l’entrevue.
Le directeur départemental du travail, Marc Leray, avait été chargé le 14 février par le gouvernement de tenter de « rétablir le dialogue » et de « favoriser le retour au calme » à Aulnay. Mais les cinq réunions organisées depuis, avec des représentants du groupe PSA et les 7 syndicats du site, grévistes ou non, n’ont guère permis de débloquer la situation. Face à une direction caressant toujours l’espoir de faire redémarrer une production à l’arrêt depuis un mois et demi, la CGT, SUD et la CFDT locale contestent le projet de fermer l’usine en 2014. Les syndicats non-grévistes (CFTC, CGC, FO, SIA) ont lors de ces entrevues demandé des précisions sur le plan social. Pour l’heure, aucune autre réunion n’est programmée. Après Thierry Le Paon, futur patron de la CGT, les grévistes ont reçu hier la visite d’Annick Coupé, porte-parole du syndicat Solidaires, qui a pris la parole lors d’une assemblée générale. Ce jeudi matin, les grévistes se rendront à l’aéroport de Roissy, pour apporter leur soutien à un mouvement lancé par la CGT chez Air France Cargo, pour protester contre le plan Transform 2015 et ses conséquences sur le temps de travail.
Source : Le Parisien du 06/03/2013
PSA Aulnay-sous-Bois : le tribunal se déclare incompétent
« « J’achète un ticket de métro pour Paris! » Fiodor Rilov ne plaisante qu’à moitié. L’avocat du syndicat SUD compte bien assigner le groupe PSA devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Hier, le juge des référés de Bobigny s’est en effet déclaré « incompétent territorialement » pour statuer sur les recours formés par le syndicat de l’usine d’Aulnay-sous-Bois.
Lors de deux audiences les 25 février et 1er mars, SUD a demandé la suspension de la restructuration annoncée au sein du groupe (qui doit aboutir à 11000 suppressions de postes, et qui prévoit la fermeture du site aulnaysien, où travaillent 3300 personnes en comptant les intérimaires). Il a aussi réclamé l’annulation du plan de sauvegarde de l’emploi, y décelant des « insuffisances ». « Nous sommes contents de ne pas avoir été déboutés de nos demandes, a réagi Mohamed Khenniche, responsable de SUD-Aulnay. Cela prouve qu’on a raison de porter l’affaire devant un tribunal. »
Me Rilov se dit toutefois « surpris » : « Le TGI de Bobigny était parfaitement compétent. La catastrophe sociale qui se trouve au cœur de notre action judiciaire est à quelques centaines de mètres. » Du côté de PSA, on ne commentait pas hier la décision, qui va dans le sens de ce qu’avait réclamé l’avocate du groupe automobile. Le 25 février, Me Yasmine Tarasewicz, avait précisément demandé au tribunal de se déclarer incompétent : « Le projet dépasse largement la question d’Aulnay, puisqu’il concerne la totalité des effectifs, et le site de Rennes », avait-elle indiqué.
Le site toujours paralysé par une grève
Les responsables de SUD espèrent obtenir dès aujourd’hui une nouvelle date d’audience. Pour l’heure, le syndicat est le seul, au sein du groupe PSA, à avoir ainsi saisi la justice. Quatre syndicats (CFTC, CGC, FO et SIA) se sont déjà déclarés favorables à la signature d’un accord qui a été discuté durant trois mois. Franck Don, délégué central de la CFTC, craignait vendredi « que cette procédure retarde les reclassements des salariés d’Aulnay ». Le site est toujours paralysé par une grève qui a débuté à la mi-janvier, soutenue par la CGT, SUD et la CFDT.
Une autre procédure a bien été lancée cet été, mais elle est partie d’une filiale du groupe PSA, l’équipementier Faurecia. Fin janvier, la CGT de cette filiale a obtenu, devant la cour d’appel de Paris, la suspension du plan de restructuration, le temps que les instances représentatives du personnel de Faurecia soient régulièrement consultées (une réunion a eu lieu depuis, et une seconde est programmée le 11 mars).«
Source : Le Parisien du 06/03/2013
PSA Aulnay-sous-Bois : Le licenciement d’un délégué refusé par l’inspection du travail
« Satisfaction appuyée du côté de la CGT, réserve prudente chez PSA. La direction de l’usine d’Aulnay-sous-Bois s’est vue refuser l’autorisation de licencier un délégué syndical accusé d’avoir frappé un huissier de justice aux premiers jours de la grève qui paralyse le site depuis un mois et demi.
Le mouvement a démarré le 16 janvier. Trois jours plus tard, un huissier de justice a déposé plainte, indiquant avoir été frappé « à coups de pied, genou et poing » par quatre grévistes dans l’enceinte même du site industriel. L’officier ministériel, qui travaille depuis des années avec la direction de l’usine, avait alors indiqué avoir reconnu trois de ses agresseurs, dont il avait livré les noms. Parmi eux, Salah Keltoumi, délégué CGT. Or l’inspection du travail — appelée à se prononcer sur les licenciements visant des délégués syndicaux — n’a visiblement pas été convaincue et émet même l’hypothèse que « la gravité des faits a été exagérée a posteriori ».
Plusieurs points jugés troublants
« Les contradictions tant dans les constats que dans les déclarations des témoins sur le lieu précis et le déroulement des faits font naître un doute sur la matérialité des faits », indique une décision rendue le 26 février. Plusieurs points sont jugés troublants : Salah Keltoumi n’a été mis à pied que le 28 janvier, soit dix jours après l’incident ; les témoignages divergent sur le lieu exact de l’agression, et « personne n’atteste avoir vu M. Keltoumi porter des coups de pied et genou » (un témoin parle d’un coup de poing).
PSA a désormais deux mois pour former un recours auprès du ministère du Travail ou du tribunal administratif. « La décision n’a pas encore été prise sur les suites à donner », indique un porte-parole. L’inspection du travail doit de son côté encore se prononcer sur les mesures disciplinaires visant d’autres syndicalistes du site d’Aulnay. Pour Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT, cette première décision est un « désaveu cinglant pour la direction de PSA et la preuve que le dossier d’accusation était complètement vide ». Il y a deux semaines, deux autres grévistes, qui n’étaient pas protégés par un mandat syndical, ont été licenciés pour faute lourde. La CGT annonçait hier qu’ils contesteraient tous deux leurs dossiers devant le tribunal de prud’hommes de Versailles (Yvelines) le 8 mars.«
Source : Le Parisien du 05/03/2013