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Pour la première fois, le prix du baril de pétrole est négatif, on vous paye pour en prendre !

Effet Covid-19, la chute de la consommation de pétrole a entraîné la dégringolade des cours du prix du pétrole, notamment sur le marché WTI. Comme l’en atteste cette capture d’écran, on vous donne de l’argent pour prendre du pétrole. Les capacités de stockage sont quasiment saturées, et de nombreux intermédiaires pensent qu’il est plus cher d’augmenter les capacités de stockage que de donner le pétrole, voire de récompenser les acquéreurs.

Demain, la bourse retrouvera ses esprits, les contrats de juin 2020 seront cotés, à environ 20$ selon les premières projections. Les grands perdants sont les exportateurs et producteurs de pétrole, comme les USA, l’Arabie Saoudite ou la Russie.

Le pétrole pourrait continuer de baisser en 2016

petroleBonne nouvelle pour les uns, catastrophe pour les autres : les cours du pétrole devraient toujours s’orienter à la baisse en 2016, selon de nombreux analystes du secteur pétrolier.

Alors que les principaux cours (WTI, Brent) oscillent en ce moment autour des 37 dollars, il est fort probable, sauf événement géopolitique de premier plan, que les prix continuent de subir la pression d’une surabondance de l’or noir par rapport à la demande.

La guerre des prix jusqu’à ce que le premier plie

Si les pays de l’OPEP (dont fait partie l’Arabie Saoudite, principal exportateur de pétrole) étaient il y a quelques années des acteurs majeurs dans la régulation des cours, la démocratisation de l’exploitation des sables bitumineux au Canada et des gaz de Schiste aux Etats-Unis ont renversé la tendance, sans oublier l’optimisation de la production Russe, qui dépasse de nouveau celle de l’Arabie Saoudite. Ceci contribue à noyer le marché d’un pétrole qui excède la demande, favorisée par un ralentissement de l’économie chinoise.

Si certains spécialistes pensent que l’exploitation des gaz de schiste n’est rentable qu’avec un cours aux alentours des 50 dollars, les Etats-Unis et le Canada semblent pour l’instant capables de résister et de continuer à exploiter les gisements existants. La Russie, dont l’économie s’est diversifiée, a perdu 2% de son PIB du fait de la chute des cours de pétrole, qui représente 70% des revenus issues de ses exportations. L’Arabie Saoudite, qui a réussi à mettre de côté plus de 700 milliards de dollars lorsque le pétrole était cher, a perdu 80 milliards en 2015. A ce rythme, le royaume Wahhabite ne devrait résister tout au plus 10 années, peut-être même moins du fait d’une guerre coûteuse qu’elle a entrepris au Yemen et qui peine à progresser sur le plan militaire.

Qui de la Russie, des Etats-Unis ou de l’Arabie Saoudite craquera le premier ? En attendant de connaitre la réponse, des pays plus fragiles comme le Venezuela ou l’Algérie, qui dépendent aussi du pétrole, semblent montrer quelques signes inquiétants d’effondrement de leur économie.

D’autres facteurs accentueraient la tendance baissière

La fin progressive des sanctions contre l’Iran permettra à ce pays d’augmenter sa production de pétrole et d’exporter davantage, augmentant ainsi une offre déjà bien étoffée. La production de pétrole en Irak devrait également augmenter cette année,  où le pays toujours en guerre contre l’Etat Islamique essaye de se reconstruire.

Enfin, le site de Kashagan au Kazakhstan devrait de nouveau extraire du pétrole cette année, après de nombreux aléas.

Avec une croissance toujours inquiétante en Chine et les difficultés pour l’Inde de moderniser ses circuits de production, tout porte à croire que le prix du pétrole devrait logiquement baisser cette année. A moins qu’une guerre ou une révolution éclate dans l’un des principaux pays producteurs, qui affolerait les marchés et ferait grimper les cours de l’or noir…

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