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Pour la première fois, le prix du baril de pétrole est négatif, on vous paye pour en prendre !

Effet Covid-19, la chute de la consommation de pétrole a entraîné la dégringolade des cours du prix du pétrole, notamment sur le marché WTI. Comme l’en atteste cette capture d’écran, on vous donne de l’argent pour prendre du pétrole. Les capacités de stockage sont quasiment saturées, et de nombreux intermédiaires pensent qu’il est plus cher d’augmenter les capacités de stockage que de donner le pétrole, voire de récompenser les acquéreurs.

Demain, la bourse retrouvera ses esprits, les contrats de juin 2020 seront cotés, à environ 20$ selon les premières projections. Les grands perdants sont les exportateurs et producteurs de pétrole, comme les USA, l’Arabie Saoudite ou la Russie.

Une civilisation en péril et un modèle de société à réinventer

centrafrique_peulsL’humanité a désormais mis en marche des forces de changement avec lesquelles elle sera aux prises de façon continue. Car nous vivons actuellement dans un monde dont les ressources diminuent, un monde dont le climat a été gravement affecté, un monde dont la condition écologique est en train de se détériorer, un monde où l’humanité devra faire face aux perspectives de grandes pénuries de nourriture et d’eau, et aux risques de maladies à une très grande échelle, affectant même les nations riches du monde. L’équilibre a maintenant basculé et changé, et la famille humaine dans son ensemble doit s’unir et se rassembler pour affronter ces grands défis.

Dans un monde dont la population est en croissance continuelle et dont les ressources diminuent, l’humanité sera confrontée à une grande décision, un choix fondamental concernant la direction à suivre. Est-ce que les nations rivaliseront et se disputeront les ressources restantes ? Est-ce qu’elles se battront et lutteront pour le contrôle de ces ressources et pour décider qui y aura accès ? Car en effet, toutes les grandes guerres du passé tumultueux de l’humanité ont fondamentalement été une lutte pour accéder aux ressources et les contrôler.

Les pays riches du monde insisteront-ils sur la préservation de leur mode de vie et entreront-ils alors en compétition et en conflit les uns avec les autres, dégradant ainsi davantage le reste du monde, en volant aux peuples plus pauvres du monde leur propre capacité à se sustenter, afin qu’un mode de vie dispendieux ou sans aucune modération puisse être préservé ?

Si l’humanité choisit ce chemin, elle entrera dans une période de conflit prolongé et de déclin permanent. Au lieu de préserver et de distribuer les ressources restantes et de susciter la capacité à s’adapter à une nouvelle condition du monde, l’humanité détruira ce qui reste, pour devenir pauvre et démunie, avec des pertes de vies humaines immenses et de sombres et graves perspectives pour l’avenir.

Pourtant, si l’humanité choisit un autre chemin, en reconnaissant la gravité de sa situation et les conséquences importantes que celle-ci peut avoir sur le bien-être et l’avenir de l’humanité, unie, elle peut tracer une toute autre route,  se préparer aux chocs économiques, écologiques et sociaux, et s’orienter vers le début d’une plus grande coopération et d’une plus grande unité, telles que l’humanité dans son ensemble n’en a jamais fait l’expérience. Cela sera maintenant suscité par la pure nécessité, et non pas par des principes religieux ou une éthique élevée.

Car que peut donc espérer réussir un seul pays si le monde est plongé dans le conflit et la pénurie ? Les nations du monde sont désormais trop interdépendantes pour choisir la voie de la guerre et du conflit sans mener tout le monde à la ruine et à l’indigence. Les choix sont réduits, mais ce sont des choix fondamentaux. Et ces choix doivent être faits par chaque citoyen  ! Nous ne pourrons pas maintenir notre mode de vie actuel. Les pays riches, les personnes riches, les gens qui se sont habitués à l’abondance sans la partager ou la redistribuer,  doivent se préparer à changer leur mode de vie, à vivre de façon beaucoup plus simple et plus sobre,  mais surtout à vivre de façon beaucoup plus équitable, car le partage des ressources restantes l’exigera.

Les riches devront donc aider les pauvres, et les pauvres être solidaires les uns des autres, sinon tous, riches et pauvres, seront confrontés à l’échec, voire à leur propre destruction !  Personne ne sera vainqueur si la civilisation humaine échoue et disparait… Nous devrons tous assumer la responsabilité de notre mode de vie, de nos actions, de notre façon de penser, de consommer, d’utiliser l’énergie et les ressources …

L’humanité a dépensé et emprunté son patrimoine naturel depuis tellement longtemps, et de façon si inconséquente et si irresponsable, que la facture est arrivée à échéance. Les conséquences émergent à présent avec force, et elles sont nombreuses.

Nous devons faire le bilan du monde que nous avons crée, sans concession, sans complaisance. Car l’humanité a pillé, gaspillé et gâché  son patrimoine naturel, ce monde jadis abondant et magnifique, par l’avidité, par la corruption, par les guerres et les conflits, par les comportements irresponsables, par l’inconscience et l’ignorance, et désormais les conséquences commencent à émerger  partout sur la planète.

La nature ne fait preuve d’aucune pitié envers ceux qui ne sont pas préparés à ce qui peut arriver : tornades, typhons, tsunamis, tremblements de terre, incendies, inondations, sécheresse, épidémies sont un peu comme le juste retour des déséquilibres que nous avons infligé à notre planète au nom d’un mode de vie irréfléchi, et d’un consumérisme outrancier. Pourtant, nous ne sommes pas venu au monde simplement pour être un consommateur ou pour dégrader davantage la terre et épuiser ses ressources.

La colère et le conflit se manifesteront à mesure que les gens se trouveront démunis, se sentiront menacés, à mesure que partout, la sécurité des gens sera compromise.  Des nations se menaceront entre elles, Les grands conflits qui surgiront et le grand danger de la guerre seront tous dissimulés par la politique et la religion, alors qu’en fait le conflit sera lié aux ressources. Qui possédera ces ressources ? Qui contrôlera ces ressources ?

Nous devons à présent nous préparer à un avenir qui ne ressemblera en rien au passé. La vie ne continuera pas telle que nous l’avons connue, juste pour maintenir les privilèges d’un petit nombre de gens, quand la plus grande partie de l’humanité vit dans la pauvreté et l’indigence.

Nous vivons dans un monde en déclin. Les ressources mêmes qui procuraient à nos nations richesse, sécurité et stabilité diminuent inexorablement. L’environnement dans lequel nous vivons sera de plus en plus menacé du fait de la dégradation environnementale, du changement climatique et en raison des impacts destructeurs si nombreux que l’humanité a eus sur le monde et durant si longtemps. Êtes vous prêts à changer votre mode de vie ?

Réflexions rédigées par Catherine Medioni

Le pétrole pourrait continuer de baisser en 2016

petroleBonne nouvelle pour les uns, catastrophe pour les autres : les cours du pétrole devraient toujours s’orienter à la baisse en 2016, selon de nombreux analystes du secteur pétrolier.

Alors que les principaux cours (WTI, Brent) oscillent en ce moment autour des 37 dollars, il est fort probable, sauf événement géopolitique de premier plan, que les prix continuent de subir la pression d’une surabondance de l’or noir par rapport à la demande.

La guerre des prix jusqu’à ce que le premier plie

Si les pays de l’OPEP (dont fait partie l’Arabie Saoudite, principal exportateur de pétrole) étaient il y a quelques années des acteurs majeurs dans la régulation des cours, la démocratisation de l’exploitation des sables bitumineux au Canada et des gaz de Schiste aux Etats-Unis ont renversé la tendance, sans oublier l’optimisation de la production Russe, qui dépasse de nouveau celle de l’Arabie Saoudite. Ceci contribue à noyer le marché d’un pétrole qui excède la demande, favorisée par un ralentissement de l’économie chinoise.

Si certains spécialistes pensent que l’exploitation des gaz de schiste n’est rentable qu’avec un cours aux alentours des 50 dollars, les Etats-Unis et le Canada semblent pour l’instant capables de résister et de continuer à exploiter les gisements existants. La Russie, dont l’économie s’est diversifiée, a perdu 2% de son PIB du fait de la chute des cours de pétrole, qui représente 70% des revenus issues de ses exportations. L’Arabie Saoudite, qui a réussi à mettre de côté plus de 700 milliards de dollars lorsque le pétrole était cher, a perdu 80 milliards en 2015. A ce rythme, le royaume Wahhabite ne devrait résister tout au plus 10 années, peut-être même moins du fait d’une guerre coûteuse qu’elle a entrepris au Yemen et qui peine à progresser sur le plan militaire.

Qui de la Russie, des Etats-Unis ou de l’Arabie Saoudite craquera le premier ? En attendant de connaitre la réponse, des pays plus fragiles comme le Venezuela ou l’Algérie, qui dépendent aussi du pétrole, semblent montrer quelques signes inquiétants d’effondrement de leur économie.

D’autres facteurs accentueraient la tendance baissière

La fin progressive des sanctions contre l’Iran permettra à ce pays d’augmenter sa production de pétrole et d’exporter davantage, augmentant ainsi une offre déjà bien étoffée. La production de pétrole en Irak devrait également augmenter cette année,  où le pays toujours en guerre contre l’Etat Islamique essaye de se reconstruire.

Enfin, le site de Kashagan au Kazakhstan devrait de nouveau extraire du pétrole cette année, après de nombreux aléas.

Avec une croissance toujours inquiétante en Chine et les difficultés pour l’Inde de moderniser ses circuits de production, tout porte à croire que le prix du pétrole devrait logiquement baisser cette année. A moins qu’une guerre ou une révolution éclate dans l’un des principaux pays producteurs, qui affolerait les marchés et ferait grimper les cours de l’or noir…

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