Archives de Catégorie: Commerces

O’Parinor : Jouez les pirates sous un chapiteau à Aulnay-sous-Bois

pirates_aulnay Plonger dans l’univers des pirates! Voilà ce que propose le chapiteau de L’île aux pirates, installé pendant les vacances de la Toussaint sur le parking du centre commercial O’Parinor, en face du Feu Vert, à Aulnay-sous-Bois.

Sur 1300 m² parquetés et chauffés, les enfants de 2 à 14 ans peuvent s’amuser toute la journée dans différentes structures gonflables : toboggans, châteaux, bateaux pirates.

En complément de ces attractions, une activité supplémentaire est proposée aux bambins toutes les heures : spectacle de pirates, atelier maquillage, marionnettes ou jeux d’épées etc. Il est également possible de réserver pour y organiser des anniversaires.

L’île aux pirates, ouvert tous les jours pendant les vacances scolaires de 11 heures à 19 heures et le mercredi et le week-end jusqu’au 11 novembre. Entrée : 9 € par enfant, 5 € avec la carte « avantages » de O’Parinor, gratuit pour les adultes. Rens. 06.75.00.35.88.

Aulnay-sous-Bois : un nouveau magasin d’alimentation polonais au 25 de l’avenue Anatole France !

Magasin_Polonais_AulnayLe commerce de proximité sur l’avenue Anatole France n’est peut-être pas mort : un nouveau magasin d’alimentation générale, d’origine polonaise, vient d’ouvrir sur cette avenue (au 25, précisément).

Le magasin s’appelle Sami Swoi. Il a des rayons charcuterie, conserves, pâtisserie, bonbons…

Le rayon alcool sera installé début de semaine prochaine? Il y a également un rayon presse.

De quoi permettre aux habitants du quartier de ses sustenter.

 

C’était la foule à Aéroville le jour de l’ouverture !

AerovilleHier, ils étaient des milliers venus de toute l’Ile-de-France et de l’Oise à arpenter les allées du centre commercial géant à Tremblay.

Des touristes anglais en quête d’un sandwich, des poussettes ployant sous les sacs de courses, des grappes d’ados le nez au vent… Ils sont venus par milliers, hier, pour la journée d’ouverture d’Aéroville, à Tremblay. La direction du centre commercial refusait hier de donner la moindre estimation de la fréquentation. Une seule indication, assez éloquente : la soirée d’inauguration, mercredi, a attiré plus de 23000 visiteurs.

Il faut dire que certains attendaient avec impatience l’ouverture de cette galerie géante aux 200 boutiques. « C’était mon rêve depuis des années! », s’exclame Isabelle, 51 ans, poussant son chariot vers l’hypermarché Auchan, où les caisses tournent à plein régime. Cette salariée de la plate-forme aéroportuaire a l’œil sur la montre. Son objectif : profiter de sa pause de midi pour acheter « le dîner de ce soir » : « Je vais voir combien de temps il me faut pour faire mes courses. Jusqu’à présent, quand j’avais un achat à faire, il fallait aller à O’Parinor, à Aulnay. Ce n’était pas pratique du tout. » Cette habitante de Senlis (Oise) est déjà prête à revenir le week-end : « C’est l’idéal pour un après-midi de shopping. Ma fille viendra peut-être avec moi. On a plutôt l’habitude d’aller à Paris, aux Galeries Lafayette. Le problème, en région parisienne, c’est de trouver un endroit qui rassemble beaucoup de magasins. » Ira-t-elle au cinéma EuropaCorp (qui ouvrira mardi prochain)? « Ah non, je privilégie mon petit cinéma de Senlis, il faut bien qu’il vive ! ».

Au fil des boutiques, l’oreille capte des mots d’anglais, de chinois… Quelques touristes des hôtels alentour sont venus faire leurs emplettes. Au Terminal Cook, vaste place entourée de restaurants, la foule devient dense. On fait la queue pour goûter aux bagels de Factory & Co, ou aux sandwichs à la mozzarella distribués par deux serveuses installées dans un mini-Food Truck.

Les bras lestés de paquets, un groupe de lycéens fait une pause. N’allez pas croire que Keisha, Ydrissa, Nora et Marine ont séché les cours pour écumer les boutiques. « On est venus avec notre classe, pour chercher des stages », expliquent en chœur ces élèves de 2de du lycée Léonard-de-Vinci, à Tremblay. « D’habitude, c’est difficile d’en trouver un. Cette fois, j’ai trouvé une place pour un mois au magasin Undiz », annonce fièrement Nora. « C’est bien ici, ça change », estime Ydrissa. « C’est plus grand, il y a des supers magasins », ajoute l’une de ses copines.

Au passage, le petit groupe en a profité pour faire des achats dans les enseignes prisées des ados : Zara, H&M, Jenifer… Au détour d’une allée, Cendrine s’est calée dans l’un des fauteuils confortables qui jalonnent la galerie et donne le biberon à son petit Andrea, 1 mois. Avec son époux, Florent, elle a fait le trajet depuis Villebon, dans l’Essonne. « C’est agréable, c’est lumineux. Mais on est habitués aux centres commerciaux démesurés du Portugal, alors on n’est pas vraiment impressionnés », avoue la jeune maman. Florent s’est empressé d’aller explorer l’immense boutique de mode Superdry (900 m2). « Jusqu’à présent, je ne la trouvais qu’à Londres, ou à Paris dans des magasins minuscules », glisse-t-il. Nadia, habitante de Tremblay, a remarqué le bar à ongles et le cireur de chaussures : « On a l’impression de voyager, d’être ailleurs. »

Source et image : Le Parisien du 17/10/2013

Aulnay Environnement sur Aéroville : HALTE aux appétits de la Grande Distribution !

Maquette_AerovilleAulnay Environnement se bat contre la grande distribution depuis longtemps et partout.
A Ô Parinor nous nous étions opposé à l’extension qui abouti à plus de 5.000 places de parkings quasi sans desserte en transport collectif.

Aujourd’hui il s’agit de 14 salles de cinéma supplémentaires, avec du parking bien sûr, prévues pour 2014.

Avec en prime l’ouverture des magasins le dimanche, un cadeau supplémentaire à la grande distribution, qui risque d’être étendu.

A Aéroville à Tremblay à la limite de Paris Nord 2 et pas loin de BeauSevran, ce sont aussi 200 boutiques et 10 salles de cinéma au lieu de terres agricoles, en attendant les 500 boutiques d’Europa City, sur Gonesse à la limite d’Aulnay, qui de surcroît aura droit à une gare ad hoc payée par l’argent public avec le consensus de l’état et de la région.

Chaque ville défend sa grande distribution et tente de s’opposer à celle du voisin. Parfois il y a des alliances entre villes, qui peuvent varier entre Tremblay, Sevran, Villepinte, Aulnay, Blanc-Mesnil et Gonesse.

Pour la population c’est la catastrophe dans une banlieue qui a flambé en 2005.

Le commerce de centre-ville et de quartier meurt, y compris dans les quartiers défavorisés et loin de tout. Les villes se paupérisent.

En attendant les friches commerciales à venir comme à Sarcelles…

Le cinéma de ville a disparu et les cinémas municipaux sont menacés. Chaque ville veut ses salles au détriment des villes voisines.

 

Toute la politique d’urbanisme est ainsi mise sous la coupe de la grande distribution, toutes enseignes confondues.

Dans notre secteur, avec le Grand Roissy et le développement sans limite du transport aérien et du tourisme de masse, responsable d’un « génocide climatique », les terres disponibles sont appelées à devenir des vitrines et des têtes de gondoles pour permettre aux touristes de dépenser leur argent…

L’emploi est perdant et les terres agricoles disparaissent…

La vie publique, ce n’est rien d’autre que la guerre des maires qui en même temps parlent tous de « vivre ensemble ».

Nous proposons aux élus nationaux d’arrêter le massacre : les députés et le parlement doivent agir, d’autant que ce phénomène est général en France.

Source : Communiqué Aulnay Environnement

Il faut en urgence un Grenelle du commerce et de l’urbanisme commercial.

Communiqué des décisions de la CNDP du 2 octobre 2013 sur Europa City

Europa_CityLors de sa réunion du 2 octobre 2013, la Commission nationale du débat public a examiné les dossiers suivants :

I – Projet Europacity

Par lettre en date du 13 septembre 2013, le Directeur exécutif d’Alliages et Territoires, filiale du groupe Auchan a saisi la Commission nationale du projet Europacity.

Ce projet d’un centre multifonctionnel, commercial, sportif, culturel et de loisirs se situe dans le triangle de Gonesse au Sud Ouest de l’aéroport de Roissy. Il couvre une superficie de 80 hectares à l’intérieur de l’opération publique d’aménagement d’un nouveau quartier de 280 hectares au coeur du triangle de Gonesse, 400 hectares de terres agricoles étant préservées.

Le montant des investissements projetés sur les équipements culturels, de loisirs sportifs et de tourisme étant supérieur à 300 millions d’euros, la Commission nationale du débat public devait être saisie, conformément à l’article L 121.8 du code de l’Environnement.

La Commission nationale du débat public a décidé que le projet d’Europacity ferait l’objet d’un débat public que la Commission organiserait elle-même et dont elle confierait l’animation à une commission particulière.

Elle a en effet considéré les trois éléments suivants :

  • ce projet revêt manifestement un caractère d’intérêt national en raison de son ampleur (2 milliards d’euros, 700 000 m2 de surface de construction), en raison de la zone d’attractivité dépassant largement les limites de l’Ile de France (26 millions de visiteurs par an), en raison enfin de son label « Grand Paris »,
  • les enjeux socio-économiques du projet sont importants,
  • les impacts sur l’environnement, les espaces agricoles et l’aménagement du territoire sont significatifs.

II – Projet Cigéo – centre industriel de stockage réversible profond de déchets radioactifs en Meuse/Haute-Marne

La CNDP a fait le point sur l’état d’avancement du débat relatif au projet CIGEO.
A ce jour, 360 questions et 283 avis ont été exprimés, ainsi que 483 demandes de documentation et d’abonnement aux publications du débat. 41 cahiers d’acteurs ont été rédigés.

Trois débats contradictoires interactifs sur Internet se sont déroulés.

La conférence des citoyens est en cours de montage. Les prestataires ont été retenus. Afin de garantir la transparence la plus totale et l’intégrité de la procédure, un comité de pilotage et un comité d’évaluation (composé de scientifiques) sont en cours de constitution.

Le partenariat conclu entre la CNDP et la presse quotidienne régionale a débuté. Trois pages ont été consacrées au projet CIGEO les 8, 15 et 22 septembre, par l’Est Républicain et le Journal de la Haute-Marne.

Enfin, la CNDP a insisté sur la nécessité de mettre en oeuvre rapidement un débat mobile, dans les lycées, les mairies, sur les marchés…

III – Projet de grand stade de la Fédération Française de Rugby

La Commission nationale, co-saisie par la Fédération Française de Rugby, le Conseil général de l’Essonne, la Communauté d’agglomération Evry centre Essonne et les communes de Ris-Orangis et de Bondouffle, a décidé le 5 décembre 2012 d’organiser un débat public sur le projet de Grand stade de Rugby. Le dossier du débat public soumis à la Commission nationale le 2 octobre 2013 a été considéré comme suffisamment complet pour permettre l’ouverture du débat le 7 novembre 2013. Il se poursuivra jusqu’au 21 février 2014. Les modalités d’organisation du débat ont également été approuvées.

IV- Projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan

A la suite du débat public qui s’est déroulé en 2008-2009 sur ce projet, RPF a conduit une concertation postérieure au débat public dont M. Jean-Pierre RICHER était le garant.

La Commission nationale donne acte à RPF de son compte rendu et du rapport du
garant.

V- Projet Ec’eau port fluvial

La commune de Creil a réalisé une concertation volontaire sur son projet de port fluvial et d’éco-quartier. A sa demande, la CNDP a désigné Mme SEVRAIN comme personnalité indépendante garante de cette concertation.
La commune de Creil a sollicité la CNDP pour qu’elle renomme Mme SEVRAIN en tant que garante de la nouvelle phase de la concertation. La CNDP en a ainsi décidé.

Source : communiqué de la CNDP

Seine-Saint-Denis : 15 magasins condamnés à fermer le dimanche

seine-saint-denisLa justice, saisie par Bricorama, a interdit hier l’ouverture dominicale de neuf Leroy Merlin et six Castorama en Ile-de-France.

Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Cette maxime sied à ravir à la décision qui vient d’être rendue par le tribunal de commerce de Bobigny, hier. Les juges ont condamné quinze enseignes de bricolage d’Ile-de-France : neuf Leroy Merlin (dont celui de Livry-Gargan) et six Castorama (dont celui de Villetaneuse) à fermer leur porte le dimanche sous peine d’une astreinte de 120000 € par magasin et par dimanche. Et ce ne sont pas les syndicats qui ont obtenu ce résultat, même si ce n’est pas faute d’avoir essayé mais un concurrent, Bricorama. Le tribunal de Bobigny a ainsi reconnu la « rupture d’égalité », soit, en clair, la concurrence déloyale.

Une concurrence déloyale

Reza Painchan, délégué FO 93, a bien noté l’ironie de la situation. C’est son syndicat qui, devant le tribunal de Pontoise (Val-d’Oise), avait obtenu en janvier 2012 la condamnation de Bricorama, contraint de fermer le dimanche ses 31 magasins d’Ile-de-France. Mais il n’avait pas eu le même résultat avec les Castorama et Leroy Merlin de la Seine-Saint-Denis. C’est donc le concurrent qui s’en est chargé. « Quand il y a un incendie, on ne regarde pas qui tend le seau, reconnaît Reza Painchan. Pour nous, l’important c’est que maintenant, la loi soit respectée. » Une décision que salue également Eric Scherrer, délégué national Seci-Unsa, même si le fond le désole un peu. « Nous ne sommes malheureusement pas sur la condamnation d’une transgression du Code du travail mais sur une rupture d’égalité, analyse-t-il. Le résultat nous satisfait mais nous continuerons à attaquer les magasins qui s’assoient sur le Code du travail. »

Selon lui, il y a encore beaucoup de travail. En effet, seuls 6 des 41 Castorama en Ile-de-France sont concernés par la fermeture. Chez Leroy Merlin, ils sont 9 pour 19 sites au total. Il s’agit en fait de tous ceux qui entrent directement en concurrence avec Bricorama. Les autres magasins sont soit protégés par des périmètres d’usage de consommation exceptionnel (Puce), défini par le préfet et permettant une ouverture légale le dimanche, soit ils ont tout simplement échappé aux foudres des syndicats. La direction de Castorama évoque « une grosse déception » et rappelle que le dimanche représente 20 à 25% de son chiffre d’affaires. Elle indique qu’elle risque de faire appel. Leroy Merlin, de son côté, est resté injoignable.

Source : Le Parisien du 27/09/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : la justice se prononce aujourd’hui

PSA_AulnayQuelques salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois se rendront sans doute au palais de Justice de Paris, cet après-midi. La cour d’appel doit s’y prononcer sur le recours formé par le syndicat SUD contre le plan de restructuration du constructeur automobile (qui doit aboutir à la suppression de 11000 postes en France et à la fermeture du site d’Aulnay). Représenté par l’avocat Fiodor Rilov, SUD demande l’annulation du plan social, estimant que les mesures de reclassement sont « insuffisantes ». Le syndicat a été débouté en première instance.

Source : Le Parisien du 23/09/2013

L’étude biaisée de l’EPA Plaine de France sur le commerce dans le nord-est de la région

Europa_CityAlors que les ouvertures de grandes surfaces continuent dans les départements de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise, tous les moyens sont bons pour les aménageurs pour faire accepter de nouveaux projets. Sans tenir compte de l’évolution de la consommation et des conséquences sociales

Les projets de grands centres commerciaux continuent à se multiplier dans le nord-est de la région. Plusieurs opérations ont vu le jour récemment (Liaison n° 134, avril 2011 et n° 145, mai-juin 20 Il) : le Millénaire à Aubervilliers, My Place à Sarcelles. De nouvelles ouvertures sont annoncées :

Aéroville sur Roissy et sur le Tremblay en octobre, l’Ilot à Epinay-sur-Seine à la fin de l’année. Sur le triangle de Gonesse, le projet Europa City, un complexe commercial et récréatif de 500 boutiques, est toujours contesté par les associations.

Pour analyser l’évolution du contexte commercial à moyen et long terme et pour mesurer le plus précisément possible les retombées des différents projets,

dont Europa City, l’établissement public d’aménagement (EPA) Plaine de France a lancé une étude. Elle a été réalisée par les cabinets Convergences-CVL et Alphavilie – en association avec le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC), pour les horizons 2018 et 2025. Elle sera prochainement consultable sur le site de l’EPA Plaine de France.

Source et article complet : Liaison n°154

Le centre commercial Aéroville à Tremblay-en-France : cycle centres commerciaux le 5 novembre

Maquette_AerovilleÀ cheval sur les communes de Roissy et Tremblay, le centre commercial Aéroville, conçu par Philippe Chiambaretta pour Unibail-Rodamco, se caractérise par une structure béton préfabriquée et par une charpente métallique. La création du nom, l’identité visuelle et l’architecture intérieure ont été assurés par l’agence de design Saguez & Partners.

Cet équipement offre, sur un linéaire de 1,2 km, 80 000 m2 de surface de vente répartie entre 200 boutiques, 25 restaurants, un supermarché, 4 000 places de parking et 12 salles de cinéma exploitées par Europacorp, la société de Luc Besson. Cet équipement s’adresse aux salariés et aux voyageurs de la zone aéroportuaire Roissy CDG ainsi qu’aux habitants à proximité. Réalisé sur un seul niveau, de plain pied, ce projet s’articule autour d’un grand mail en forme de huit et est composé de neuf îlots différents. La rue intérieure, éclairée naturellement grâce à une verrière zénithale pour limiter l’éclairage artificiel, est ponctuée par deux grandes places plus hautes sous plafond et propose des belvédères offrant des vues sur le paysage et l’envol des avions. L’ensemble du bâtiment est enveloppé d’une double peau de verre sérigraphié.

Intervenants pressentis :

– UNIBAIL- RODAMCO : Eric HOUVIEZ, directeur de programme ; Pablo NAKHLE-CERRUTI, directeur de la Communication et des Relations Institutionnelles et Élodie ARCAYNA, directrice d’Aéroville 
– PCA : Philippe CHIAMBARETTA, architecte ; Guillaume MANGEOT, directeur de Projet ; Françoise BOUDET, chef de Projet 
– SAGUEZ & PARTNERS : Cécile POUJADE, directrice Conseil ; Étienne BAUCHET, chef de projet Design

Le centre commercial O’Parinor d’Aulnay-sous-Bois bientôt ouvert le dimanche?

Photo-OParinor-ExtL’idée était dans l’air depuis quelques mois. Le centre commercial O’Parinor, à Aulnay-sous-Bois, pourrait un jour ouvrir le dimanche.

Une première étape va en tout cas être franchie lors du conseil municipal de ce soir. Les élus doivent se prononcer sur une délibération présentée par le maire (PS) Gérard Ségura. Le texte demande au préfet, seul habilité à autoriser les ouvertures dominicales, de créer un périmètre d’usage de consommation exceptionnel (Puce), à l’intérieur duquel les enseignes sont autorisées à ouvrir leurs portes aux acheteurs du dimanche.

La concurrence d’Aéroville sera dans tous les esprits

Le maire répond ainsi à une demande exprimée par le groupe britannique Hammerson, propriétaire du centre, et par Carrefour, qui y tient un supermarché de 22000 m 2. Sans doute l’ouverture, d’ici un an, d’un UCG Ciné Cités à l’extrémité de la galerie de 200 boutiques pèse-t-elle en faveur d’une ouverture durant tout le week-end. Un autre locataire semble aussi militer avec insistance en ce sens. C’est l’enseigne de mode britannique Primark, censée arriver au printemps 2014 (Aulnay serait l’une de ses premières implantations en France).

Au conseil municipal de ce soir, le débat promet d’être vif. Les élus communistes, membres de la majorité, ont déjà prévenu qu’ils demanderaient au maire de retirer la délibération. « A défaut, nous voterons contre », indiquent-ils dans un communiqué. L’ouverture dominicale, estiment-ils, « dégradera encore plus les conditions de travail, déjà précaires, de cette branche professionnelle ». Plus mesuré, l’élu d’opposition (SE) Alain Boulanger, y voit « une forme de fuite en avant dans l’offre marchande qui se fera au détriment des petits commerçants ». Mais il s’apprête néanmoins à voter la délibération, « par souci d’équilibre, face à Aéroville ».

Car l’ouverture annoncée de ce futur géant du commerce, le 17 octobre, à Tremblay, est dans tous les esprits. Même si le projet de délibération évoque, pour justifier une telle mesure, la « dégradation de l’emploi local » et la nécessité de préserver les 2700 salariés d’O’Parinor, il s’attarde ensuite sur l’arrivée d’Aéroville, ce « concurrent direct d’O’Parinor avec plus de 200 boutiques et 12 salles de cinéma bénéficiant, du fait de son emplacement sur la zone aéroportuaire, d’une dérogation permanente de droit au repos dominical ».

La délibération formule également des « conditions » à l’instauration d’un Puce : les commerces devraient appliquer les « meilleures conditions de protection des salariés concernés », et O’Parinor est invité à mettre en place des « moyens de transport permettant aux salariés de rejoindre leur domicile ». Si la délibération est adoptée, Gérard Ségura pourra adresser sa demande au préfet. La Seine-Saint-Denis ne comptait aucun Puce jusqu’en février dernier. Avant de quitter le département en juin, l’ancien préfet Christian Lambert avait créé par arrêtés trois périmètres à Villemomble, Rosny et Aubervilliers. Dans ce dernier cas, l’arrêté a finalement été annulé par le tribunal administratif de Montreuil, saisi par les syndicats.

Source : Le Parisien du 19/09/2013