Archives de Catégorie: Handicap
Journée de l’accessibilité le 11 octobre
Les bénévoles et partenaires de l’association Jaccede vous invitent à découvrir la 4e Journée de l’accessibilité le samedi 11 octobre 2014.
Cet événement ouvert à tous est l’occasion de sensibiliser le plus grand nombre à l’accessibilité, de partager des découvertes, et de vivre une expérience unique en se mettant en fauteuil roulant le temps d’un recensement de sa ville.
J’agis dans ma ville
Je m’inscris à l’événement dans la ville de mon choix.
Ma ville n’est pas dans la liste mais je veux agir.
Article proposé par Didier Bessaguet
Une nouvelle boutique rue Jean Charcot à Aulnay-sous-Bois non accessible aux handicapés !
Cet été, un nouveau local commercial s’est ouvert dans notre quartier au 10 rue Jean Charcot. Il est proposé différents appareils électro-ménagers qui offre un service qui n’était plus rendu en centre ville. Ce nouveau commerce est donc le bienvenu en espérant que les clients s’y rendent et y trouvent leur bonheur.
Néanmoins, il est à déplorer que ce magasin n’est pas accessible aux Personnes à Mobilité Réduite, ce qui n’est plus un cas isolé sur notre ville. Certes, je m’attend par avance à entendre certains arguments expliquant qu’il s’agit d’un local existant et que les services municipaux ne peuvent intervenir, et patati, et patata, …..
Or il s’avère que ce local a fait l’objet d’un aménagement intérieur et qu’à ce titre, il nécessitait une autorisation d’aménager un établissement du public. De plus, la topographie actuelle permettait la création d’une rampe d’accès, ou au moins l’amélioration de son accès Cette apathie de la part des services municipaux devant le réaménagement des commerces existants devient insultant pour de nombreux aulnaysiens qui aimeraient que l’accessibilité de leurs villes ne soient pas réservés qu’aux personnes valides.
Se cacher derrière la loi devient révoltant, quand il s’agit de refuser de demander aux futurs exploitants de tenir compte des PMR ,qui, la plupart du temps l’accepteraient comme c’est le cas dans des villes voisines. La mise en accessibilité des commerces et autres structures ouvertes au public ne doit pas être considérée comme une simple formalité administrative mais comme une leçon de bon sens et un engagement citoyen.
L’autre argument souvent évoqué est l’aspect financier qu’engendrerait la modification demandée dans l’aménagement d’un local afin que celui-ci devienne accessible : cet argument est souvent superflu car le surcoût est souvent très mineur, et vite amorti par la plus-value que représente une boutique accessible à tous : un label pourrait même être délivré.
Mais pour cela, il faudrait une réelle volonté politique affirmée par des actions concrètes quitte à contrarier certains commerçant bien installés sur notre ville et se considérant comme des citoyens de première zone. Les « sans-dents » à mobilité réduite sont révoltés pas cette fatalité et exigent un changement dans la politique de la Ville en matière d’accessibilité des commerces : cela fait quarante années que nous l’attendons, car les premières loi sur l’accessibilité datent de ……1975.
Auteur : Didier Bessaguet, Un citoyen révolté
Vidéo : Interview de l’association SOS Tombali à Aulnay-sous-Bois
SOS Tombali est une association spécialisée dans la collecte de fauteuils roulants à destination de l’Afrique,k plus précisément la Guinée-Bissau et le Sénégal.
Au forum des associations 2014, la rédaction est allée à la rencontre de son président, que nous vous invitons à écouter en cliquant sur l’image ci-contre.
1ère édition du festival Afrik’Handicap le samedi 20 septembre à la Ferme du Vieux-Pays d’Aulnay-sous-Bois
La 1ère édition du Festival Afrik’Handicap a lieu ce samedi 20 septembre à la Ferme du Vieux-Pays d’Aulnay-sous-Bois. Les artistes invités sont :
- Alpha Baba Banbino
- Djénaba Seck
- Danseurs Dogon
Côté restauration, traditions africaines (de l’Ouest) seront de la partie : Mafé, Tiep, Yassa, Bissap…
Ventes de masques Dogon, Bogolan…
Plus d’information en cliquant ici.
Aulnay-sous-Bois : le bureau de vente « Le Coeurville » inacessible aux handicapés ?
Un bureau de vente pour une opération immobilière a été installé au bas du pont Maillard : comme vous pouvez le constater sur la photo ci-contre, cette structure n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite comme ceux d’ailleurs qui avaient vu le jour « rue Anatole France ».
A croire que la volonté de la Ville est de décourager les handicapés à acquérir un logement sur notre commune, sinon pourquoi ne pas imposer aux constructeurs de rendre accessible leur local ?
D’autres communes avoisinantes les obligent à respecter la loi en vigueur, ce qui finalement me parait normal.
Les promoteurs bénéficieraient ils d’un régime de faveur sur notre commune? Je n’irais pas jusque là mais le doute s’installe.
Article proposé par Didier Bessaguet
Pam 93 : service public de transport collectif à la demande pour personnes handicapées de Seine-Saint-Denis
Il est exploité par FlexCité 93 pour le compte du Conseil général dans le cadre d’une délégation de service public. Pam 93 bénéficie du soutien financier du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, du Conseil régional d’Île-de-France et du Syndicat des transports d’Île-de-France.
Pourquoi ?
Pam 93 est le service de transport à la demande dédié aux personnes handicapées de la Seine-Saint-Denis. Pam 93 vous transporte partout en Île-de-France.
Pour qui ?
Pam 93 est un service accessible à toute personne résidant en Seine-Saint-Denis et présentant une invalidité au taux de 80% minimum.
Comment ?
Après inscription préalable au service Pam 93, il vous suffit de réserver votre transport auprès de notre centrale de réservation, au minimum la veille de votre déplacement.À la date et heure convenues, un conducteur du service vient vous prendre en charge à l’adresse pré-définie et vous conduit à la destination prévue.Le service de transport Pam 93 est ouvert tous les jours de l’année (hors 1ermai), de 6h à minuit.
Pour plus d’information :
N° AZUR :
0810 0810 93 (Prix d’un appel local depuis un poste fixe)
Fax : 01 41 55 50 31
Courriel : contact@pam93.info
www.pam93.info
Article proposé par Annie Neveu
Quel mode d’accueil pour mon enfant handicapé ?
Ce guide pratique réunit les conseils utiles et les témoignages susceptibles de vous éclairer dans votre parcours de parents d’enfant porteur de handicap.
Parce que les enfants handicapés ont droit aux mêmes chances dans la vie que n’importe quel enfant, le Conseil général et la Caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis veillent à vous apporter l’information et le soutien dont votre famille a besoin pour faciliter chaque étape de la vie de votre enfant.
De l’accompagnement médical au suivi administratif et, du soutien à la parentalité aux engagements que nous avons pris pour le développement des modes d’accueil adaptés pour le jeune enfant, à l’image du dispositif « Trait d’union » favorisant l’accueil chez des assistant(e)s maternel(le)s, la brochure que vous tenez entre les mains réunit les conseils utiles et les témoignages susceptibles de vous éclairer dans votre parcours. Elle témoigne également du travail de concertation mené notamment entre la MDPH de Seine-Saint-Denis et l’Education nationale sur l’amélioration des passerelles entre entre la petite enfance, la scolarisation et l’accès aux loisirs.
Nous savons que, particulièrement dans votre cas, la conciliation entre la vie professionnelle et familiale peut s’avérer un défi. C’est pourquoi nous tenions à vous présenter l’ensemble des politiques publiques sur lesquelles vous pourrez, en tant que parent, vous appuyer pour aider votre enfant, mais aussi pour mener vos propres démarches.
Mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées
La ministre des affaires sociales a présenté un projet de loi habilitant le Gouvernement à adopter par ordonnance des mesures pour la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées.
La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, exigeait la mise en accessibilité des établissements recevant du public au 1er janvier 2015 et celle des transports publics au 13 février 2015. Mais aucun accompagnement des acteurs concernés n’avait été prévu.
En 2011, un rapport de trois inspections générales indiquait que cette échéance ne pourrait être tenue, le retard accumulé étant trop important.
Il convenait donc de redonner des perspectives réalisables à ce chantier. Sur les bases du rapport « Réussir 2015 » de la sénatrice Claire-Lise Campion, une concertation avec l’ensemble des parties prenantes a été engagée pour mettre en place un dispositif d’échéanciers : les Agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP). Ces agendas, documents de programmation financière des travaux d’accessibilité, constituent un engagement des acteurs publics et privés, qui ne sont pas encore en conformité avec la loi de 2005, à réaliser les travaux requis dans un calendrier précis et resserré. En contrepartie, les sanctions pénales prévues par la loi de 2005 ne leur seront pas applicables au 1er janvier 2015.
Le projet de loi habilite le Gouvernement à recourir à une ordonnance pour compléter la loi du 11 février 2005 et redéfinir les modalités de mise en œuvre de son volet accessibilité, notamment pour y introduire les agendas d’accessibilité programmée. L’objectif du Gouvernement est l’adoption de cette ordonnance d’ici l’été.
Le dispositif initial de la loi du 11 février 2005 demeure : le non-respect de l’échéance du 1er janvier 2015, en l’absence de dépôt d’un Ad’AP, exposera toujours aux sanctions pénales prévues par la loi.
Les agendas d’accessibilité sont un dispositif d’exception qui permet de poursuivre en toute sécurité juridique des travaux d’accessibilité après le 1er janvier 2015, pour un délai qui reste limité.
Ce projet de loi, ainsi que l’ordonnance à laquelle il servira de fondement, s’inscrivent dans le cadre d’une réforme plus large. Afin de donner un nouveau souffle à la dynamique d’accessibilité, l’environnement normatif va être simplifié, dans le sens d’une efficacité accrue, et complété pour mieux prendre en compte l’ensemble des formes de handicap.
Un millier d’« ambassadeurs de l’accessibilité » seront recrutés dans le cadre du service civique dès cette année pour accompagner et orienter les acteurs dans leur démarche d’accessibilité. Une convention va être signée avec la Caisse des dépôts et consignations et Bpifrance pour proposer des outils financiers adaptés aux Ad’AP. Enfin, un plan de communication sera engagé pour faire connaître le mode d’emploi des Ad’AP et inciter les acteurs concernés à élaborer et déposer leur agenda dans les délais.
Cette réforme est indispensable pour maintenir l’objectif d’accessibilité fixé par la loi du 11 février 2005. Elle permettra d’impulser rapidement une accélération des aménagements dans les prochains mois et d’engager un processus irréversible vers l’accessibilité universelle.
Conseil des ministres du 09 avril 2014
Auteur : Didier Bessaguet
Accessibilité des villes : le constat du retard est « accablant »
L’Association des Paralysés de France (APF) a publié mardi 11 février son baromètre annuel.
Les villes ont fait des progrès dans l’accessibilité aux personnes handicapées, mais le constat reste « accablant » avec à peine plus de la moitié des écoles et seulement 42% des réseaux de bus accessibles, estime l’Association des Paralysés de France (APF) mardi 11 février en publiant son baromètre annuel.
Dans la 5e édition du baromètre de l’accessibilité, Grenoble conserve la tête du classement avec une moyenne de 18,7/20, suivie de Nantes avec 18/20, tandis que Caen prend la 3e place avec 17,6/20. Aucune ville n’est sous la moyenne en 2013. En queue de peloton on trouve Digne-les-Bains avec 10,2/20, précédée de peu par Alençon et Chaumont (10,3).
Un total de 95 chefs-lieux départementaux de France métropolitaine ont répondu, Paris ne l’ayant pas souhaité, précise l’APF. Sa note de 2012 (13,2/20) la place en 64e position du classement 2013. La note moyenne nationale n’a cessé de s’améliorer en cinq ans, passant de 10,6 en 2009 à 13,04 en 2012 et 14,14 en 2013.
Cependant, l’APF estime qu’un tel niveau, à quelques mois de l’échéance de 2015, est « un grave échec de la politique de mise en accessibilité de la France ». Elle demande que cet « enjeu primordial » soit inscrit dans les programmes des candidats aux élections municipales. Elle souligne qu' »un tiers des chefs-lieux départementaux n’ont même pas la moyenne pour l’accessibilité de leurs équipements municipaux », Quimper obtenant la plus mauvaise note dans ce domaine.
Certaines villes ont cependant connu « des évolutions significatives », reconnaît l’APF en louant le dynamisme de Poitiers et Mont-de-Marsan (+4,5 points de moyenne chacune), Dijon (+3,9), Nîmes (+3,6 points), Besançon (+2,9), Laval et Saint-Etienne (+2,7). Parmi les points positifs, elle note l’accessibilité des centres commerciaux, ainsi que des progrès pour les bureaux de poste, et dans l’accès aux piscines et aux cinémas.
L’APF se concentre sur le handicap moteur et évalue les concepts suivants: « un cadre de vie adapté », « des équipements municipaux accessibles », « une politique locale volontariste », d’après des questionnaires remplis par les délégations départementales de l’APF et les mairies.
Près de 10 millions de citoyens sont concernés par le handicap, rappelle l’association en soulignant qu’il faut y ajouter toutes les personnes à mobilité réduite (personnes âgées, femmes enceintes, parents avec poussettes, blessés temporaires).
Normes accessibilité : ça brûle
A l’heure où le débat va bon train sur la question de la simplification des normes et en particulier sur celles d’accessibilité, sujet pour le moins sensible, l’ANPIHM (Association nationale pour l’Intégration des Personnes Handicapées Moteurs) vient d’interpeller la ministre du Logement sur son opposition à l’abaissement à R+3 du seuil d’obligation d’ascenseur.
Lettre à la ministre du Logement
Dans une lettre ouverte à Cécile Duflot, l’ANPIHM (Association Nationale Pour l’Intégration des personnes Handicapées Moteurs) interpelle Cécile Duflot, ministre du Logement, sur la politique menée en matière d’accessibilité des logements et plus particulièrement sur son opposition à ce que l’obligation de création d’un ascenseur dans les bâtiments collectifs d’habitation soit instaurée au minimum à partir du troisième étage au-dessus du rez-de-chaussée et non plus seulement à partir du quatrième étage au-dessus du rez-de-chaussée (seuil d’obligation depuis 1980 ).
L’association estime ainsi que cette opposition va considérablement aggraver la situation des personnes handicapées, mais aussi des personnes âgées ; « dans ces conditions, comment le Gouvernement peut-il envisager d’élaborer une politique de soutien à domicile et d’autonomie des personnes âgées en voie de dépendance et d’un autre côté dénier aux personnes dites handicapées et aux futures personnes âgées dépendantes leur droit élémentaire à vivre dans un environnement accessible et adaptable ? », s’interroge l’ ANPIHM dans un communiqué du 17 février.
Disparition de « 90 000 appartements accessibles »
L’association insiste également sur la perte entre 2006 et 2010 de plus de 74 000 logements HLM desservies par ascenseur et vraisemblablement 90 000 de 2006 à 2013 selon elle, étude statistiques de l’Insee à l’appui, « conséquence d’opérations de rénovation urbaine conduisant à détruire, ce que personne ne saurait regretter, des grands immeubles des années 60 et à les remplacer par des immeubles plus petits, certes gage d’un habitat à taille humaine pour ceux qui peuvent en profiter, mais source d’exclusion pour d’autres car dépourvus d’ascenseur… ».
L’ ANPIHM reproche également à la ministre du logement « d’ignorer que l’obligation d’accessibilité ne concerne que les appartements en RdC et ceux desservis par ascenseur, soit à partir du quatrième étage au-dessus du RdC, ce qui ne représente que 45 % des constructions nouvelles. Ou de faire mine d’ignorer que si les maisons individuelles représentent 55% des constructions nouvelles, guère plus de 15% d’entre elles doivent répondre aux obligations d’accessibilité. Et qu’ainsi seulement 30% des logements nouveaux sont concernés par l’obligation d’accessibilité ! »
Le surcoût en question
Très remontée, l’association s’en prend aussi à l’affirmation de la ministre selon laquelle les normes d’un logement pour handicapés renchériraient son coût de 15%. Une contrevérité selon elle : « comme nous l’avons déjà démontré, il est erroné d’affirmer, comme le fait Mme Cécile Duflot, que l’obligation d’accessibilité du cadre bâti d’habitation aux personnes dites handicapées conduirait à un surcoût de la construction (alors même que l’indice du coût de la construction vient de baisser de 2,18 % sur l’année !) incompatible avec la nécessité de relancer la politique du logement en France dans la mesure où l’imposante augmentation du prix du m² livré est due aux autres éléments constitutifs du prix de vente, c’est à dire à l’accroissement du coût du foncier, des honoraires et des marges des promoteurs ! ».
A travers cette lettre ouverte dénonçant fermement la position de la ministre du Logement qui s’oppose à l’abaissement du seuil obligatoire d’installation d’un ascenseur à R+3, Vincent Assante, président de l’ANPIHM, ne cache pas son exaspération. Il conclut : « Madame la Ministre, si vous persistez dans votre erreur, vous resterez comme la ministre qui se sera opposée frontalement et en toute connaissance de cause au droit à l’autonomie et à la citoyenneté des personnes dites handicapées, et à terme, des personnes âgées ».
Des arbitrages du Premier ministre attendus le 26 février
Effet de calendrier ou pas, cette lettre ouverte a été envoyée quelques jours avant la conclusion de la concertation sur l’accessibilité par Jean-Marc Ayrault qui aura lieu le 26 février prochain à l’Hôtel de Matignon. Cette réunion avec les participants (associations de personnes handicapées, les associations d’élus, les représentants du secteur des transports, les acteurs du logement-construction, les représentants du commerce-hôtellerie-restauration et les professions libérales) de la concertation, confiée il y a trois mois à la sénatrice Claire-Lise Campion, est très attendue. Le Premier ministre devrait y annoncer les décisions gouvernementales en matière d’accessibilité, lesquelles doivent permettre d’inscrire dans la loi un nouvel instrument de politique publique, l’agenda d’accessibilité programmée (Ad’AP), et de procéder à des évolutions concertées des normes techniques réglementaires.
Source : Le Moniteur
