Publicités

Archives du blog

Les personnes à mobilité réduite ne peuvent plus accéder rue de la Roseraie à Aulnay-sous-Bois à cause des travaux

La rue de la Roseraie à Aulnay-sous-Bois est en plein chantier. Des barrières de protection ont été positionnées le long de la rue pour protéger les travaux. Depuis plus d’une semaine, l’accès à cette rue est plus que compromis pour les piétons à mobilité réduite. Celles et ceux qui sont en fauteuil roulant ou qui marchent avec une canne doivent faire un détour.

Pour les mamans qui viennent déposer leurs enfants, l’accès est compliqué également. Il est quasiment impossible de circuler avec  une poussette.

Une lectrice nous fait partager quelques photos du chantier, qui prouvent comment il est difficile de circuler à pied sur cette rue. Elle nous fait partager sa réflexion :

« On va dire que tous ces désagréments sont en faveur de la collectivité : pouvoir avoir des centaines d’habitants en plus pour obtenir des subventions supplémentaires sans se soucier du bien être de ceux qui vivent déjà dans la ville. Sans compter les désagréments des chantiers multiples, voitures en nombre à venir donc embouteillages et stationnement difficile…« 

Merci à Sophie pour les photos

Publicités

Le bon sens : le secret d’une mise en accessibilité réussie

accessibiliteAu-delà des travaux, des aspects techniques et financiers, l’accessibilité passe en grande partie par l’humain et la posture de chacun vis-à-vis du handicap. En effet, les difficultés résiduelles pourront toujours être compensées par un personnel qui l’est et qui est attentif aux besoins de ses clients et usagers. Ainsi, le simple désir d’accueillir/de faire un accueil de qualité permet souvent de se poser les bonnes questions et d’apporter des réponses et des solutions judicieuses, pertinentes et, surtout, peu coûteuses. Pour vous aider dans cette approche, va bientôt être mis à disposition un fascicule inclus dans le registre d’accessibilité dont tous les ERP vont devoir se doter. 
Les attentes des personnes handicapées sont simples et légitimes : être reconnues comme des personnes à part entière et pouvoir accéder à n’importe quel lieu, bien ou service. Nous sommes tous habitués à prêter une attention plus particulière à nos aînés parce que nous les savons plus fatigables et plus fragiles, nous sommes nombreux à nous adapter naturellement à ces clients ou usagers et cela nous semble normal. Nous allons donc spontanément parler un peu plus fort, l’aider à se repérer ou à compter sa monnaie, lui proposer un siège pour soulager l’attente… Il en va de même pour les personnes handicapées. De petites attentions peuvent parfois suffire à rendre un service accessible et de qualité.

  • Se montrer à l’écoute et considérer la personne en situation de handicap comme un client ou un usager ordinaire.
  • Avoir en tête les principales difficultés pour chaque type de handicap et y proposer des aides humaines :
    • le handicap visuel entraînant des difficultés de déplacement et de perception de l’environnement, proposez d’accompagner la personne si elle est amenée à se déplacer, compensez par des descriptions orales la déficience visuelle. En d’autres termes, soyez ses yeux !
    • le handicap auditif entravant plus ou moins fortement la communication orale, adaptez-vous et proposez d’autres vecteurs de communication comme l’écrit, l’image ou les gestes.
    • le handicap moteur impactant principalement les déplacements et la station debout, assurez-vous que les espaces de cheminement permettent un déplacement sécurisé et proposez de quoi s’asseoir.
    • les handicaps cognitif et psychique ayant une incidence sur le rapport à l’autre et la communication, montrez-vous patient et bienveillant, installez un climat rassurant et de confiance.

Article proposé par Didier Bessaguet

Les CCAPH deviennent les CCA

accessibiliteL’article L2143-3 du Code Général des Collectivités Locales, modifié par l’ORDONNANCE n°2014-1090 du 26 septembre 2014 – art. 11, opére un changement d’appellation des Commissions Communales d’Accessibilité des Personnes Handicapées (CCAPH) en Commission Communale pour l’Accessibilité (CCA)
 
Cette nouvelle appellation est bien préférable à la précédente qui stigmatisait, qu’on le veuille ou non,  les personnes handicapées (obligations, coûts, contraintes… pour quelques citoyens).  
Maintenant la Commission Communale pour l’Accessibilité  ne concerne pas QUE les handicapées, mais concerne TOUT LE MONDE. Et c’est un grand bien car les travaux de mise en accessibilité que chaque commune va réaliser concernera bien l’ensemble de la population (enfants, familles, personnes âgées, livreurs, personnes en situation de handicap,…) pour une ville facile, mobile, tranquille et accessible à tous.
 
Il est donc créé dans les communes de 5 000 habitants et plus, une commission communale pour l’accessibilité (CCA) composée notamment des représentants de la commune, d’associations ou organismes représentant les personnes handicapées pour tous les types de handicap, notamment physique, sensoriel, cognitif, mental ou psychique, d’associations ou organismes représentant les personnes âgées, de représentants des acteurs économiques ainsi que de représentants d’autres usagers de la ville.
 

Cette commission dresse le constat de l’état d’accessibilité du cadre bâti existant, de la voirie, des espaces publics et des transports. Elle établit un rapport annuel présenté en conseil municipal et fait toutes propositions utiles de nature à améliorer la mise en accessibilité de l’existant.

Article proposé par Didier Bessaguet

Personnes handicapées : comment améliorer l’accueil dans les services publics ?

barometre_handicapType de handicap, parcours usager accessible, conseils pour mieux accueillir les personnes en situation de handicap… Le ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes vient de publier en ligne un guide sur l’accueil des personnes handicapées dans les services publics.

À destination principalement des responsables des services publics, ce guide fait le point sur l’accueil spécifique des personnes handicapées à la fois sur place et à distance :

  • comment se rendre compte qu’une personne est en situation de handicap ?
  • diversité des situations de handicap (auditif, visuel, cognitif, psychique, moteur…),
  • accès aux documents et formulaires papiers,
  • accès aux documents numérisés,
  • accessibilité des sites web,
  • accessibilité des services téléphoniques,
  • recommandations et conseils pour mieux accueillir les personnes en situation de handicap,
  • exemples de bonnes pratiques,
  • textes de références,
  • contacts.

Environ 35 % de la population se trouve en situation de handicap. Dans 80 % des cas, le handicap est invisible.

Source : Service-public.fr

Journée de l’accessibilité le 11 octobre

barometre_handicapLes bénévoles et partenaires de l’association Jaccede vous invitent à découvrir la 4e Journée de l’accessibilité le samedi 11 octobre 2014.

Cet événement ouvert à tous est l’occasion de sensibiliser le plus grand nombre à l’accessibilité, de partager des découvertes, et de vivre une expérience unique en se mettant en fauteuil roulant le temps d’un recensement de sa ville.

J’agis dans ma ville

 Je m’inscris à l’événement dans la ville de mon choix.

Ma ville n’est pas dans la liste mais je veux agir.

Article proposé par Didier Bessaguet

Mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées

barometre_handicapLa ministre des affaires sociales a présenté un projet de loi habilitant le Gouvernement à adopter par ordonnance des mesures pour la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées.

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, exigeait la mise en accessibilité des établissements recevant du public au 1er janvier 2015 et celle des transports publics au 13 février 2015. Mais aucun accompagnement des acteurs concernés n’avait été prévu.

En 2011, un rapport de trois inspections générales indiquait que cette échéance ne pourrait être tenue, le retard accumulé étant trop important.

Il convenait donc de redonner des perspectives réalisables à ce chantier. Sur les bases du rapport « Réussir 2015 » de la sénatrice Claire-Lise Campion, une concertation avec l’ensemble des parties prenantes a été engagée pour mettre en place un dispositif d’échéanciers : les Agendas d’accessibilité programmée (Ad’AP). Ces agendas, documents de programmation financière des travaux d’accessibilité, constituent un engagement des acteurs publics et privés, qui ne sont pas encore en conformité avec la loi de 2005, à réaliser les travaux requis dans un calendrier précis et resserré. En contrepartie, les sanctions pénales prévues par la loi de 2005 ne leur seront pas applicables au 1er janvier 2015.

Le projet de loi habilite le Gouvernement à recourir à une ordonnance pour compléter la loi du 11 février 2005 et redéfinir les modalités de mise en œuvre de son volet accessibilité, notamment pour y introduire les agendas d’accessibilité programmée. L’objectif du Gouvernement est l’adoption de cette ordonnance d’ici l’été.

Le dispositif initial de la loi du 11 février 2005 demeure : le non-respect de l’échéance du 1er janvier 2015, en l’absence de dépôt d’un Ad’AP, exposera toujours aux sanctions pénales prévues par la loi.

Les agendas d’accessibilité sont un dispositif d’exception qui permet de poursuivre en toute sécurité juridique des travaux d’accessibilité après le 1er janvier 2015, pour un délai qui reste limité.

Ce projet de loi, ainsi que l’ordonnance à laquelle il servira de fondement, s’inscrivent dans le cadre d’une réforme plus large. Afin de donner un nouveau souffle à la dynamique d’accessibilité, l’environnement normatif va être simplifié, dans le sens d’une efficacité accrue, et complété pour mieux prendre en compte l’ensemble des formes de handicap.

Un millier d’« ambassadeurs de l’accessibilité » seront recrutés dans le cadre du service civique dès cette année pour accompagner et orienter les acteurs dans leur démarche d’accessibilité. Une convention va être signée avec la Caisse des dépôts et consignations et Bpifrance pour proposer des outils financiers adaptés aux Ad’AP. Enfin, un plan de communication sera engagé pour faire connaître le mode d’emploi des Ad’AP et inciter les acteurs concernés à élaborer et déposer leur agenda dans les délais.

Cette réforme est indispensable pour maintenir l’objectif d’accessibilité fixé par la loi du 11 février 2005. Elle permettra d’impulser rapidement une accélération des aménagements dans les prochains mois et d’engager un processus irréversible vers l’accessibilité universelle.

Conseil des ministres du 09 avril 2014

Auteur : Didier Bessaguet

Accessibilité des villes : le constat du retard est « accablant »

barometre_handicapL’Association des Paralysés de France (APF) a publié mardi 11 février son baromètre annuel.

Les villes ont fait des progrès dans l’accessibilité aux personnes handicapées, mais le constat reste « accablant » avec à peine plus de la moitié des écoles et seulement 42% des réseaux de bus accessibles, estime l’Association des Paralysés de France (APF) mardi 11 février en publiant son baromètre annuel.

Dans la 5e édition du baromètre de l’accessibilité, Grenoble conserve la tête du classement avec une moyenne de 18,7/20, suivie de Nantes avec 18/20, tandis que Caen prend la 3e place avec 17,6/20. Aucune ville n’est sous la moyenne en 2013. En queue de peloton on trouve Digne-les-Bains avec 10,2/20, précédée de peu par Alençon et Chaumont (10,3).

Un total de 95 chefs-lieux départementaux de France métropolitaine ont répondu, Paris ne l’ayant pas souhaité, précise l’APF. Sa note de 2012 (13,2/20) la place en 64e position du classement 2013. La note moyenne nationale n’a cessé de s’améliorer en cinq ans, passant de 10,6 en 2009 à 13,04 en 2012 et 14,14 en 2013.

Cependant, l’APF estime qu’un tel niveau, à quelques mois de l’échéance de 2015, est « un grave échec de la politique de mise en accessibilité de la France ». Elle demande que cet « enjeu primordial » soit inscrit dans les programmes des candidats aux élections municipales. Elle souligne qu' »un tiers des chefs-lieux départementaux n’ont même pas la moyenne pour l’accessibilité de leurs équipements municipaux », Quimper obtenant la plus mauvaise note dans ce domaine.

Certaines villes ont cependant connu « des évolutions significatives », reconnaît l’APF en louant le dynamisme de Poitiers et Mont-de-Marsan (+4,5 points de moyenne chacune), Dijon (+3,9), Nîmes (+3,6 points), Besançon (+2,9), Laval et Saint-Etienne (+2,7). Parmi les points positifs, elle note l’accessibilité des centres commerciaux, ainsi que des progrès pour les bureaux de poste, et dans l’accès aux piscines et aux cinémas.

L’APF se concentre sur le handicap moteur et évalue les concepts suivants: « un cadre de vie adapté », « des équipements municipaux accessibles », « une politique locale volontariste », d’après des questionnaires remplis par les délégations départementales de l’APF et les mairies.
Près de 10 millions de citoyens sont concernés par le handicap, rappelle l’association en soulignant qu’il faut y ajouter toutes les personnes à mobilité réduite (personnes âgées, femmes enceintes, parents avec poussettes, blessés temporaires).

Consulter le baromètre de l’APF

Normes accessibilité : ça brûle

accessibiliteA l’heure où le débat va bon train sur la question de la simplification des normes et en particulier sur celles d’accessibilité, sujet pour le moins sensible, l’ANPIHM (Association nationale pour l’Intégration des Personnes Handicapées Moteurs) vient d’interpeller la ministre du Logement sur son opposition à l’abaissement à R+3 du seuil d’obligation d’ascenseur.

Lettre à la ministre du Logement

Dans une lettre ouverte à Cécile Duflot, l’ANPIHM (Association Nationale Pour l’Intégration des personnes Handicapées Moteurs) interpelle Cécile Duflot, ministre du Logement,  sur la politique menée en matière d’accessibilité des logements et plus particulièrement  sur  son opposition à ce que l’obligation de création d’un ascenseur dans les bâtiments collectifs d’habitation soit instaurée au minimum à partir du troisième étage au-dessus du rez-de-chaussée et non plus seulement à partir du quatrième étage au-dessus du rez-de-chaussée (seuil d’obligation depuis 1980 ).

L’association estime ainsi que cette opposition va considérablement aggraver la situation des personnes handicapées, mais aussi des personnes âgées ; « dans ces conditions, comment le Gouvernement peut-il envisager d’élaborer une politique de soutien à domicile et d’autonomie des personnes âgées en voie de dépendance et d’un autre côté dénier aux personnes dites handicapées et aux futures personnes âgées dépendantes leur droit élémentaire à vivre dans un environnement accessible et adaptable ? », s’interroge l’ ANPIHM dans un communiqué du 17 février.

Disparition de « 90 000 appartements accessibles »

L’association insiste également sur la perte entre 2006 et 2010 de plus de 74 000  logements HLM desservies par ascenseur et vraisemblablement 90 000 de 2006 à 2013 selon elle, étude statistiques de l’Insee à l’appui,  « conséquence d’opérations de rénovation urbaine conduisant à détruire, ce que personne ne saurait regretter, des grands immeubles des années 60 et à les remplacer par des immeubles plus petits, certes gage d’un habitat à taille humaine pour ceux qui peuvent en profiter, mais source d’exclusion pour d’autres car dépourvus d’ascenseur… ».

L’ ANPIHM reproche également à la ministre du logement « d’ignorer que l’obligation d’accessibilité ne concerne que les appartements en RdC et ceux desservis par ascenseur, soit à partir du quatrième étage au-dessus du RdC, ce qui ne représente que 45 % des constructions nouvelles. Ou de faire mine d’ignorer que si les maisons individuelles représentent 55% des constructions nouvelles, guère plus de 15% d’entre elles doivent répondre aux obligations d’accessibilité. Et qu’ainsi seulement 30% des logements nouveaux sont concernés par l’obligation d’accessibilité ! »

Le surcoût en question

Très remontée, l’association s’en prend aussi à l’affirmation de la ministre selon laquelle les normes d’un logement pour handicapés renchériraient son coût de 15%. Une contrevérité selon elle : « comme nous l’avons déjà démontré, il est erroné d’affirmer, comme le fait Mme Cécile Duflot, que l’obligation d’accessibilité du cadre bâti d’habitation aux personnes dites handicapées conduirait à un surcoût de la construction (alors même que l’indice du coût de la construction vient de baisser de 2,18 % sur l’année !) incompatible avec la nécessité de relancer la politique du logement en France dans la mesure où l’imposante augmentation du prix du m² livré est due aux autres éléments constitutifs du prix de vente, c’est à dire à l’accroissement du coût du foncier, des honoraires et des marges des promoteurs ! ».

A travers cette lettre ouverte dénonçant fermement la position de la ministre du Logement qui s’oppose à l’abaissement du seuil obligatoire d’installation d’un ascenseur à R+3, Vincent Assante, président de l’ANPIHM, ne cache pas son exaspération. Il conclut : « Madame la Ministre, si vous persistez dans votre erreur, vous resterez comme la ministre qui se sera opposée frontalement et en toute connaissance de cause au droit à l’autonomie et à la citoyenneté des personnes dites handicapées, et à terme, des personnes âgées ».

Des arbitrages du Premier ministre attendus le 26 février

Effet de calendrier ou pas, cette lettre ouverte a été envoyée quelques jours avant la conclusion de la concertation sur l’accessibilité par Jean-Marc Ayrault qui aura lieu le 26 février prochain à l’Hôtel de Matignon. Cette réunion avec les participants (associations de personnes handicapées, les associations d’élus, les représentants du secteur des transports, les acteurs du logement-construction, les représentants du commerce-hôtellerie-restauration et les professions libérales) de la concertation, confiée il y a trois mois à la sénatrice Claire-Lise Campion, est très attendue. Le Premier ministre devrait y annoncer les décisions gouvernementales en matière d’accessibilité, lesquelles doivent permettre d’inscrire dans la loi un nouvel instrument de politique publique, l’agenda d’accessibilité programmée (Ad’AP), et de procéder à des évolutions concertées des normes techniques réglementaires.

Source : Le Moniteur

%d blogueurs aiment cette page :