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Retour sur la fête au parc Ballanger d’Aulnay-sous-Bois
Avec un peu de retard, la rédaction d’Aulnaycap vous fait part d’une photo de la fête du parc Ballanger, qui s’est déroulée la semaine dernière, le samedi 8 juin.
Le beau temps était au rendez-vous malgré une pluie matinale inquiétante. Il n’y avait pas autant de monde que l’année dernière, mais ce fut l’occasion pour certains hommes politiques en campagne de serrer la main aux habitants venues profiter de quelques éclaircies.
Sevran – Aulnay-sous-Bois : Les distribox de seringues ne seront pas supprimés
En moins d’une heure, hier, matin, deux hommes sont passés retirer un kit au distribox. Pas besoin de signer quoi que ce soit, un jeton suffit _ou une seringue usagée_ pour retirer un kit de deux seringues stériles avec compresse, qui servent le plus souvent à injecter de la cocaïne, de l’héroïne voire de la méthadone. Le premier est un « consommateur occasionnel », l’autre passe pour un ami. Ils échangent quelques mots avec l’équipe de First qui gère ce Caarud, l’un des quatre centres d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogue que compte la Seine-Saint-Denis. On est ici à l’entrée de l’hôpital Ballanger, sur le territoire d’Aulnay et de Villepinte. A un passage piéton des Beaudottes à Sevran et quelques mètres du Gros-Saule. Après que des enfants ont trouvé à trois reprises des seringues _ trois se sont piqués le 16 avril_, le maire Stéphane Gatignon a déposé plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, saisi Marisol Touraine ministre de la Santé et réclamé la suspension de cette distribution de seringues dont 350 au moins seraient ramassées chaque mois dans les rues.
Mais la mise hors services des distribox n’est pas à l’ordre du jour pour les autorités sanitaires. L’Agence régionale de santé précise que la machine de First à Ballanger a distribué en 2011 près de 20000 seringues (soit un tiers environ des seringues distribuées par automates sur le département) et plus de 350000 sur Paris. Abdel 47 ans, dont 30 de toxicomanie, en veut à ceux qui jettent leur seringue n’importe où, à Sevran, comme dans l’enceinte de Ballanger. « A force ça risque de provoquer des clashs avec les antitox, la chasse et le savatage », dit cet homme qui a trouvé un appui chez First, avec qui il travaille. Il se souvient qu’à Tremblay, il y a quatre ans, un distributeur a été arraché, signe que les toxicomanes sont mal perçus. « Ici au moins, on est considéré comme des êtres humains », ajoute Hakim, la quarantaine, qui a « arrêté l’héroïne après la perte d’un ami, mort par overdose ». Mais il repasse au Caarud, souvent, parce qu’il s’y sent bien.
Après la découverte d’un usager, la seringue dans le bras, couché dehors, entre deux murs, au milieu des excréments, Jean-Louis Bara, président de First avait souhaité humaniser un peu l’extérieur, en installant deux chaises et un auvent, au moins. Mais l’ARS a jugé le site illégal, et réclamé sa suppression express. Cela fait suite à une inspection réalisée l’an dernier, qui listait une cinquantaine d’injonctions à réaliser par First sur un court et moyen terme. Le rapport final est en cours d’élaboration. « C’est la disponibilité de drogue qui amène les drogués plutôt que la distribution de seringues », pense Bernard Kirschen, représentant de l’Agence régionale de santé (ARS) en Seine-Saint-Denis. Aux Beaudottes, comme au Gros-Saule, les usagers connaissent une demi-douzaine d’adresses où il est encore possible de se fournir, malgré la présence policière accentuée.
Source et image : Le Parisien du 26/04/2013
Le détenu tente de s’échapper à l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois / Villepinte
Un détenu de la maison d’arrêt de Villepinte a tenté de s’échapper, hier en début d’après-midi, lors d’un transfert à l’hôpital Ballanger d’Aulnay-Villepinte avant d’être rattrapé par les surveillants.
Vers midi, au retour de sa promenade, cet homme prétexte s’être cassé la jambe. Il est cru sur parole puis extrait de la prison pour rejoindre l’hôpital sous l’escorte habituelle d’un policier et de deux surveillants. A l’arrivée aux urgences, alors qu’il est installé sur un fauteuil roulant, il retrouve soudain l’usage de ses jambes. Il court et se cache derrière une voiture. Mais c’est compter sans la réactivité des membres de son escorte qui ne tardent pas à le récupérer. Le prisonnier a réintégré dans la soirée la maison d’arrêt de Villepinte.
Suite à cet incident, le syndicat CFTC justice s’interroge « encore une fois, sur les moyens mis en place lors des extractions ». Ce n’est pas la première fois qu’une telle tentative de fuite a lieu.
Une chambre sécurisée, avec la présence de policiers, doit bientôt être mise en place à l’hôpital Ballanger qui accueille habituellement en consultation les détenus de Villepinte.
Source : Le Parisien du 11/03/2013
Aulnay-sous-Bois / Villepinte : Les détenus pourraient être envoyés aux urgences de l’hôpital
« Hier, la direction de l’hôpital Ballanger a proposé à l’agence régionale de santé de réintégrer l’équipe de l’unité de soins de la prison de Villepinte au sein de l’hôpital, dont elle relève, et que les détenus soient désormais soignés aux urgences de Ballanger, dans un box dédié.
Un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail doit se réunir aujourd’hui.
Le personnel exerce son droit de retrait depuis mardi. Après l’agression d’un ophtalmologiste, qui s’est fait lacérer le visage le 7 janvier par un détenu, et des menaces répétées contre une préparatrice en pharmacie, ces médecins, infirmiers, secrétaires ou dentiste estiment qu’ils ne sont plus en sécurité pour soigner sereinement les patients. Car, pour eux, passée la porte des salles de consultation, les détenus sont avant tout des patients. « A part les préparatrices en pharmacie de l’hôpital, qui tournent, on est tous volontaires pour travailler ici », résume un infirmier.
Sans un deuxième surveillant, pas de reprise du travail
Réunie au mess de la maison d’arrêt, l’équipe a l’air soudée et motivée. Ça n’est pas pour les 97 € de prime mensuelle de risque. Juste parce qu’en prison ils se sentent « plus utiles ». Selon eux, 120 détenus passent chaque jour. Et ils craignent de ne pas trouver le même sens à leur travail s’ils retournent à l’hôpital.
Ils ont obtenu des engagements, comme un détecteur de métaux, mais pas ce deuxième surveillant sans lequel ils refusent de reprendre le travail. Il y en a un seul pour l’instant. Les deux salles d’attente de 14 places, fermées à clé, sont insuffisantes pour contenir tous les détenus en attente d’une consultation dans les box. « Parfois, ils sont plusieurs dizaines dans le couloir », détaille la dentiste. « Notre part du contrat est d’assurer les soins de la population carcérale, que l’administration pénitentiaire assume la sienne en assurant la sécurité du personnel », résume le docteur Daniel Zarka, chef de pôle.
Mais l’administration pénitentiaire — qui ne s’exprimait toujours pas hier sur le sujet — ne semble pas prête à céder. Par crainte d’un effet boule de neige? A l’arrêt de bus devant la prison, mercredi, un détenu libéré estime « les médecins indispensables en prison. On a tous un jour une rage de dent, et on fait quoi dans ces cas-là? »«
Source : Le Parisien