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Une « cartographie » de la drogue va voir le jour en Seine-Saint-Denis
La Seine-Saint-Denis va s’inspirer d’une expérience parisienne en matière de drogue et d’addictions qui pourrait bien révolutionner les pratiques. Une simple carte permet, sur un territoire donné, de croiser des informations des policiers, des bailleurs, des spécialistes des addictions, des acteurs qui, d’ordinaire ne se parlent pas.
L’idée ? Avoir une meilleure connaissance des addictions pour mieux y répondre. « On cherche à avoir un état des lieux précis de ce qui se fait sur le département en matière d’actions, de trafic, de consommation », explique Jean-Marc Sénateur, sous-préfet et chef de projet Mildeca en Seine-Saint-Denis, du nom de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives.
La démonstration a été faite la semaine dernière, à l’auditorium du Stade de France, à l’issue d’une matinée consacrée à ce phénomène. « Vous connaissez Google, ou le GPS pour localiser un endroit précis, un événement ? Et bien ça fonctionne pareil », explique Anastasia Trouvé, qui a mis ses compétences de géographe au service de l’observatoire local des toxicomanies. Celui-ci a été créé il y a quelques années à Paris, par la Coordination toxicomanies, implantée dans le XVIIIe, avec le soutien de la Mildeca et de la Ville de Paris.
L’observatoire croise des données émanant de bailleurs, habitants, professionnels, collectivités, policiers…, avec les informations des spécialistes des addictions (agence de santé, association), mais aussi de l’Insee (institut national de la statistique et des études économiques), qui dispose, par exemple, de chiffres sur les scolaires…
La cartographie permet, par exemple, de savoir quel distributeur de seringues est le plus utilisé, combien de seringues il distribue, combien il en récupère et quel mois il est le plus sollicité.
En effet, les toxicomanes peuvent se procurer une seringue propre dans un automate prévu à cet effet, soit en ramenant une seringue usagée, soit en se procurant un jeton, dans un hôpital. Des jetons de couleur différente, selon les endroits de distribution, ont permis d’illustrer que l’installation d’un automate à un endroit précis ne suscite pas l’implantation d’un nouveau point de deal.
La méthode n’est pas nouvelle. Ici ou là, des initiatives sont déjà menées en Seine-Saint-Denis, mais pas partout et jamais encore à l’échelle du département. Dans la salle où les professionnels de tous horizons sont nombreux, l’intérêt est manifeste. Une professionnelle de Bondy a déjà planché sur le sujet mais se demande si la police communique facilement ses chiffres… « Il faut une volonté institutionnelle mais aussi effectuer un travail de conviction auprès des partenaires », admet Pierre Leyrit, directeur de la coordination Toxicomanies.
Le sujet est sensible et n’importe qui ne peut pas avoir accès à n’importe quoi. Savoir à l’immeuble près, quel numéro de rue est un point de deal peut présenter un intérêt certain, et pas seulement pour les policiers. « Nous sommes très sollicités par les agences immobilières, mais on est très précautionneux », ajoute Pierre Leyrit. La Cnil (commission nationale de l’informatique et des libertés) a son mot à dire et des conventions encadrent les partenariats.
En Seine-Saint-Denis, il faut encore définir le cahier des charges et l’opérateur à même de mener cette expérience. Mais le principe est acté pour 2015.
Source : Le Parisien du 27/05/2014
Aulnay-sous-Bois : près de 9 kg de cocaïne saisis
Les policiers de la direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP) de Seine-Saint-Denis ont réalisé un joli coup de filet, ce dimanche 20 avril, à Aulnay-sous-Bois. Vers 15 h 30, quatre hommes au comportement suspect ont été interpellés à proximité d’un hôtel, situé carrefour de l’Europe.Dans une voiture, les enquêteurs ont découvert un sac contenant près de 9 kg de cocaïne. Les quatre trafiquants présumés ont été aussitôt placés en garde à vue dans les locaux du service départemental de police judiciaire (SDPJ). La valeur à l’achat de la drogue saisie est estimée à 315 000 €. Les investigations se poursuivent.
7 kg de cannabis saisis dans un appartement de Sevran
Plus de 7 kg de cannabis ont été saisis mardi en fin d’après-midi lors d’une perquisition dans un appartement à Sevran, allée Boris-Vian. Le locataire a immédiatement été interpellé et placé en garde à vue. Il avait été arrêté un peu plus tôt dans la journée lors d’un banal contrôle routier avec une barrette de cannabis sur lui. L’enquête se poursuit au commissariat d’Aulnay-sous-Bois où se trouvait toujours hier soir le suspect. Chez lui, les policiers ont également découvert 870 EUR en espèces.
Source : Le Parisien du 13/02/2014
2 kg de cannabis saisis dans une cité de Saint-Ouen
Vendredi après midi, lors d’une perquisition dans un appartement de la cité des Boute-en-Train, dans le secteur des Puces de Saint-Ouen, la police a découvert 2 kg de résine de cannabis, 1 040 EUR en petites coupures et du matériel de conditionnement de la drogue. L’appartement servait au stockage. Trois hommes ont été interpellés. Cette cité HLM constituée de deux grandes tours est située dans un quartier placé le mois dernier en zone de sécurité prioritaire.
Source : Le Parisien du 10/02/2014
Usage de cocaïne basée, crack, free-base – Publication du premier guide de prévention
Toutes les données connues sur l’usage de cocaïne basée sont rassemblées dans un guide de prévention rendu public aujourd’hui. Cet ouvrage, destiné aux professionnels de santé, a été élaboré par le Groupe de Recherche sur la Vulnérabilité Sociale (GRVS) et l’Association d’Information et de Ressources sur les Drogues et Dépendances et sur le Sida (AIRDDS). Il a bénéficié du soutien, notamment financier, de la Direction générale de la Santé (DGS) et la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT), au titre, d’une part, des risques sanitaires importants associés à la consommation de cocaïne basée, et d’autre part, du caractère pharmacologique identique du crack et du free-base.
La cocaïne est une substance stimulante/excitante et anorexigène, fabriquée à partir des feuilles de coca. Classée dans la catégorie des stupéfiants, son usage est interdit en France par la loi du 31 décembre 1970.
La consommation de cocaïne sous forme de poudre est un phénomène bien connu dans les pays développés dont la France. Une autre forme de consommation est moins connue mais néanmoins bien réelle, il s’agit de la cocaïne consommée sous forme de « base ». La cocaïne basée (c’est-à-dire additionnée d’un produit qui modifie sa présentation et son mode de consommation) est préparée à partir de la poudre de cocaïne et se présente sous forme de « caillou » ou de « galette » ; elle inclut le « crack » et ce que l’on nomme la « free-base ».
La réduction des risques et des dommages liés à la cocaïne basée présente des spécificités liées au mode de préparation et de consommation de ce produit.
Ce guide de prévention s’adresse à tous les professionnels du dispositif spécialisé en addictologie, particulièrement les professionnels exerçant dans les CAARUD (Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des Risques), les dispositifs de prévention et de réduction des risques en milieu festif, ainsi que les Consultations Jeunes Consommateurs, les CSAPA (Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), les services hospitaliers spécialisés en addictologie, et les ELSA (Equipes de Liaison et de Soins en Addictologie). Il traite de la prévention des dommages, la prise en charge des soins ayant été abordée par la Haute Autorité de santé [1].
Ce guide a pour objectif de fournir des éléments de compréhension permettant d’aborder toutes les dimensions de l’usage de cocaïne basée, lors d’entretiens avec des usagers potentiels ou confirmés.
Ces informations sont présentées en trois parties qui traitent respectivement de l’intervention précoce auprès des usagers, des effets et des risques de l’usage de cocaïne basée du point de vue de l’addictologie, et en dernier lieu des messages de réduction des risques et des dommages à diffuser auprès des consommateurs.
Le guide s’inscrit dans une conception pragmatique qui prône la nécessaire responsabilisation et une meilleure autonomie des consommateurs. Ainsi les recommandations mises en avant incluent avant tout la diffusion d’une information fiable et argumentée afin de prévenir les usages à risques pour la santé et la vie sociale. L’intervention auprès des consommateurs a pour but de les accompagner dans le développement d’un regard critique sur leurs propres pratiques.
Les thèmes rassemblés dans ce guide concernent tous les consommateurs qui se présentent comme utilisant de la cocaïne basée ou prévoyant de l’utiliser. Cette prévention mérite aussi d’être engagée avec les consommateurs qui peuvent ne pas afficher de prime abord leur pratique de la cocaïne basée, parce qu’ils sont connus par les professionnels comme consommateurs d’un autre produit. Le cas le plus fréquent est celui d’usagers d’opiacés suivis pour ce produit dans les structures spécialisées. Cela peut aussi être le cas de jeunes consommateurs suivis pour l’usage d’un autre produit, comme le cannabis ou la cocaïne en poudre, notamment dans le cadre des obligations de soins.
Pour obtenir le dossier, cliquer ici ou sur l’image.
La drogue, cible numéro un des policiers en Seine-Saint-Denis
Les dealeurs sont dans le viseur du préfet qui présentait hier son bilan de la délinquance. Malgré les efforts, les trafics persistent.
La délinquance ne faiblit pas et le trafic de stupéfiants reste le problème numéro 1 en Seine-Saint-Denis. Telles sont les conclusions dressées hier par le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, et la procureur de la République, Sylvie Moisson, à l’occasion de la présentation des chiffres de la délinquance. « Avec 141375 faits enregistrés en 2013 par les services de police, l’activité délinquante reste extrêmement soutenue, constate Philippe Galli, le préfet de Seine-Saint-Denis. L’action conjointe de tous les services, police, douanes, justice a permis de taper durement sur les trafiquants de drogue, sans cependant enrayer le trafic. »
Preuve de l’intense activité policière, les infractions relevées en matière de trafic, d’usage et de revente de stupéfiants ont augmenté de 50,8% entre 2012 et 2013. Le déploiement des ZSP (zones de sécurité prioritaires), en septembre 2012 puis janvier 2013, a incontestablement porté un coup aux trafiquants et la situation s’est améliorée dans certains quartiers, à Romain-Rolland, par exemple, à Saint-Denis, où le trafic a quasiment été éradiqué.
L’an dernier, de nombreux dealeurs, y compris des têtes de réseau, ont été arrêtés et des saisies importantes réalisées. A Saint-Denis, les services de police ont ainsi saisi 61 kg de cannabis, près de 180000 € et 22 armes; à Saint-Ouen, 81 kg de cannabis, près de 160000 € et 15 armes; à Aubervilliers-Pantin, 231 kg de cannabis et sept armes et à Aulnay-Sevran, 26 kg de cannabis et 8 armes. Le 5 août, les policiers ont notamment découvert 200 kg de cannabis, cachés dans un garage à Aubervilliers.
Pour autant, « le trafic est toujours aussi prégnant, avec des lieux de deal très importants, notamment dans les quatre zones de sécurité prioritaires * », indique Serge Castello, le directeur territorial de la sécurité de proximité. Fait inquiétant, ces points de vente sont de plus en plus souvent multiproduits, avec principalement du cannabis mais aussi de la cocaïne et de l’héroïne.
Cible numéro un des policiers, les dealeurs, qui emploient de plus en plus souvent des jeunes mineurs comme petites mains, ont appris à s’adapter. « Ils travaillent désormais à flux tendu et les saisies sont dans l’ensemble moins spectaculaires qu’avant. Il en est de même pour l’argent qui est évacué beaucoup plus vite aujourd’hui qu’il y a trois ou quatre ans », poursuit le chef de la police en Seine-Saint-Denis.
Face à ces évolutions constantes, policiers et magistrats inventent sans cesse de nouveaux moyens de lutte. Dorénavant, dès que possible, ils s’en prennent au portefeuille des délinquants, et, en 2013, trois millions d’euros d’avoirs criminels ont été saisis. « Historiquement, les dealeurs blanchissaient l’argent de la drogue dans des voitures de luxe, ils ont ensuite acheté des biens immobiliers, et, aujourd’hui, ils investissent de plus en plus dans le pays d’origine de leurs parents », note Christophe Descoms, le patron de la PJ 93.
Les trafiquants ne sont plus non plus à l’abri d’une expulsion. « Le parquet de Bobigny suscite ou accompagne systématiquement les bailleurs qui souhaitent expulser les locataires impliqués dans le trafic de drogue », indique Sylvie Moisson, la procureur de la République. En 2013, trois locataires ont ainsi été expulsés pour trouble anormal de voisinage à Saint-Denis et Saint-Ouen. Plusieurs autres dossiers sont en cours.
* 4 ZSP : Saint-Denis, Saint-Ouen, Aubervilliers-Pantin et Aulnay-Sevran.
Source : Le Parisien du 04/02/2014
Aulnay-sous-Bois : coup de filet au Gros Saule et 488 g de résine de cannabis saisis !
Hier la police a interpellé quatre personnes dans le cadre d’un trafic de stupéfiant dans le quartier du Gros Saule à Aulnay. Les interpellations ont eu lieu dans la zone de sécurité prioritaire (ZSP), rue du Docteur-Schweitzer. 488 g de résine de cannabis ont été saisis sur les suspects. Ce coup de filet survient alors qu’en début de semaine, deux revendeurs avaient été condamnés à 12 et 18 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bobigny. Ils avaient été interpellés le 22 janvier avec treize autres personnes. On ignore encore s’il s’agit d’un même et unique réseau.
Source : Le Parisien du 30/01/2014
Aulnay-sous-Bois : les dealeurs écopent de douze et dix-huit mois ferme
Lundi, le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné deux revendeurs de drogue à douze et dix-huit mois de prison ferme. Le premier, âgé de 29 ans, et originaire d’Aulnay, a écopé d’une interdiction de paraître sur la commune pendant deux ans. Même sanction pour l’autre prévenu, âgé de 26 ans. Ils ont été maintenus en détention. Ils avaient été interpellés avec treize autres personnes, le 22 janvier à Aulnay au Gros-Saule, allée du Docteur-Schweitzer lors d’un coup de filet antidrogue. Un kilo de cannabis avait été découvert dans la foulée ainsi que quelques grammes de cocaïne et d’héroïne. Les autres membres du réseau ont fait l’objet de mesures de contrôle judiciaire et de compositions pénales. Un seul a été relaxé.
Source : Le Parisien du 29/01/2014
Aulnay-sous-Bois : Le trafic de drogue reprend au Gros-Saule après les arrestations
Pas de répit pour le trafic, allée du Docteur-Schweitzer, au Gros-Saule à Aulnay. La police venait tout juste d’interpeller quelques vendeurs et guetteurs, mercredi vers 14 heures, que la vente se remettait rapidement en place. Quelques policiers, restés en surveillance, ont pu procéder aux arrestations des remplaçants, trois heures plus tard. Quinze personnes en tout ont été interpellées et placées en garde à vue. Il s’agit d’Aulnaysiens pour la plupart de moins de 30 ans. Le benjamin est âgé de 16 ans. Un peu plus d’un kilo de cannabis, quelques grammes de cocaïne, d’héroïne et 1500 € en liquide ont été saisis par la police. Il y a moins d’un mois, selon nos informations, l’adresse rapportait 34000 € par jour en vente de drogue. En visite le 6 janvier dans le quartier, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls avait dit du Gros Saule que « c’est sans doute l’un des trafics les plus durs du 93 ».
Source : Le Parisien du 24/01/2014
Aulnay-sous-Bois : arrêté avec plus de 4 kg de cannabis dans le quartier des 3000
Il a pris la fuite en voyant les policiers lundi soir en pleine cité de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Interpellé au niveau de la place Jupiter par ces agents de la brigade anticriminalité, l’homme portait un sac contenant 4,144 kg de résine de cannabis. Déjà connu des services de police, il a été placé en garde à vue.
Source : Le Parisien du 14/01/2014