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De plus en plus de femmes battues et tuées par leur mari en Seine-Saint-Denis

A peine quatre mois jour pour jour après l’hommage rendu à Hamana, tuée par son conjoint, la maire d’Aubervilliers Karine Franclet (UDI), accompagnée de l’Observatoire des violences envers les femmes et des associations, a une nouvelle fois fait part de son indignation. A Aubervilliers plane un triste air de déjà vu.  

« A nouveau, nous connaissons un féminicide à Aubervilliers. A nouveau, nous sommes rassemblés ici pour exprimer notre indignation et notre refus collectif de cette violence envers les femmes. Ce type de crime n’est pas un fait divers », a rappelé Ayoub Bendahmane, membre du conseil local des jeunes d’Aubervilliers.

Le conjoint mis en examen

Le samedi 8 janvier, Elsa-Marie et sa fille ont été poignardées à plusieurs reprises. Quelques instants après le drame, le père et conjoint des victimes était interpellé alors que sa voiture venait de percuter violemment un mur. En garde à vue, il a finalement reconnu les faits. Il est depuis mis en examen pour « meurtre par concubin », « meurtre sur mineure de moisn de 15 ans » et « tentative de meurtre ».

Source et article complet : Actu.fr

Une femme tuée devant ses enfants en Seine-Saint-Denis, 81e féminicide en France cette année

Il y a 4 jours, une femme a été tuée par son mari furieux devant ses 4 enfants à Aubervilliers. Une crise de rage qui a laissé la vie d’une mère de famille devant ses enfants apeurés. Un enfant a même tenté d’intervenir mais a été violemment repoussé.

Depuis le début de cette année, 81 femmes ont été tuées par leur mari en France. Un phénomène qui ne semble pas s’atténuer et qui passe aujourd’hui inaperçu, ou presque. Les féministes s’attendent à une justice implacable face à ce genre de comportement.

En Seine-Saint-Denis, une prise en charge inédite des enfants de victimes de violences conjugales

Le «protocole féminicide» s’attelle à créer un cocon pour entourer et soigner les enfants dont l’un des parents est victime d’un homicide par conjoint.

«On ne peut pas faire plus de mal à un enfant qu’en tuant sa mère»: c’est pour cette raison qu’Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire des violences envers les femmes de Seine-Saint-Denis, a eu l’idée de mettre en place un «protocole féminicide» pour prendre en charge les enfants dont la mère est tuée par son (ex)conjoint. Un dispositif unique en France dont la généralisation a été discutée dans le cadre du Grenelle des violences conjugales organisé par le gouvernement.

Dès 2008, l’Observatoire des violences envers les femmes s’inquiétait du traumatisme subi par un enfant confié à des proches- parents, frères, sœurs, amis du coupable ou de la victime – souvent sous le choc, et qui n’ont «pas forcément la disponibilité psychique nécessaire à l’enfant», explique Clémentine Rappaport, cheffe du service pédopsychiatrie de l’hôpital intercommunal Robert Ballanger d’Aulnay-sous-Bois. «La plupart des enfants sont jeunes et ils manifestent leur souffrance par le jeu traumatique, développe la spécialiste. Certains rejouent la scène en boucle, d’autres s’expriment verbalement» sur le sujet, en continu.

Source et article complet : Le Figaro

Un service spécial à l’hôpital Ballanger à Aulnay-sous-Bois pour les enfants dont les mères ont été tuées

C’est un partenariat unique en France qui a été mis en place, en 2013, entre l’hôpital Ballanger d’Aulnay-sous-bois et le parquet de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Un service est dédié aux enfants dont les mères viennent d’être tuées (féminicides).

Huit jours à l’hôpital

C’est un « sas » provisoire qui a été créé à l’hôpital Ballanger pour protéger les enfants du choc et commencer au plus vite le suivi thérapeutique. Les enfants sont placés dans ce lieu lorsque leur famille est frappée par un drame : le féminicide.

Commence alors une nouvelle vie pour ces enfants qui vont devoir se reconstruire après une épreuve très difficile. C’est pour cela qu’un service spécial a été créé à Aulnay-sous-Bois.