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En Ile-de-France, des niveaux inquiétants de particules ultrafines dangereuses pour la santé

Elles font la taille d’un virus ou d’une molécule d’ADN et sont invisibles à l’œil nu. Très nombreuses dans l’air qu’on respire, les particules ultrafines (PUF), actuellement non réglementées – contrairement aux particules (PM10) et particules fines (PM2.5) –, font l’objet d’inquiétudes croissantes de la part des autorités sanitaires dont l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Dans une étude parue ce mardi, l’association indépendante Airparif, chargée de la surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, dévoile les résultats d’une campagne de surveillance inédite de ces particules ultrafines, menée de décembre 2020 à février 2021 sur quatre zones situées loin des sources de pollution que sont les routes (une dans l’agglomération parisienne, deux en zone périurbaine et une en zone rurale).

Source et article complet : Libération

Au secours, on ne peut plus respirer !en Ile-de-France à cause de la pollution mortelle !

pollution_idfQuatrième jour d’alerte maximum à la pollution ce jeudi en Ile-de-France. En cause, les particules fines. Une fois encore.

Quand Bernard a voulu admirer la tour Eiffel, mardi matin, depuis les quais de Seine, le ciel était tout bleu mais la Dame de fer, elle, avait la tête dans les nuages. Un halo grisâtre synonyme de pollution aux particules fines, que ce Parisien et tous les habitants des grandes agglomérations françaises savent aujourd’hui reconnaître au premier coup d’œil, surtout quand l’air leur gratte la gorge et leur pique les yeux.

42 000 morts prématurées par an

Quatre jours déjà que le niveau d’alerte maximum a été déclenché en région parisienne. Du jamais-vu depuis 2007 selon Airparif, l’organisme qui surveille la qualité de l’air en Ile-de-France. Quinze régions françaises ont aussi subi hier cet air irrespirable. Depuis vingt ans, le scénario est le même et la France est désormais menacée par Bruxelles d’une amende de… 100 M€ par an pour non-respect de la qualité de l’air. Et en février, Paris a reçu une deuxième mise en demeure de la Commission européenne qui l’exhorte à mettre en œuvre d’urgence des plans d’action.

« Les particules fines, c’est 42000 morts prématurées par an, deux millions d’insuffisants respiratoires et six mois d’espérance de vie en moins pour les Parisiens, énumère Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement. Un scandale sanitaire aussi grave que celui de l’amiante car on sait mais on ne fait rien. » L’Etat avait bien tenté de mettre en place, avec une dizaine d’agglomérations françaises, des zones d’action prioritaires pour l’air (Zapa) où les véhicules les plus polluants seraient progressivement exclus des centres-villes. Mais devant l’impopularité de la mesure, les villes ont reculé.

« Avec cette menace d’amende record, l’Europe nous met clairement l’épée dans les reins pour que l’on avance » reconnaît-on au ministère de l’Ecologie. Du coup, les industriels seront sommés l’an prochain de respecter des normes plus contraignantes. Le chauffage au bois est aussi dans le collimateur. Mais pour l’ancienne ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, « le blocage majeur concerne le diesel ». « Ne rien faire pour éliminer les millions de véhicules les plus polluants encore en circulation, c’est de la non-assistance à personne en danger. »

Au ministère de l’Ecologie, on reconnaît qu’il faut désormais « passer des paroles aux actes ». « Lutter contre la pollution de l’air, c’est agréger dans de nombreux secteurs un tas de mesures toutes plus impopulaires les unes que les autres, reconnaît un conseiller ministériel. Mais l’enjeu sanitaire est colossal car la pollution nous coûte 20 à 30 Mds€ par an en décès prématurés, hospitalisations et arrêts de travail. »

Source et image : Le Parisien du 12/12/2013

Près de un Francilien sur quatre exposé à trop de dioxyde d’azote et de particules

ParisLes niveaux annuels autorisés de dioxyde d’azote et de particules en suspension ont de nouveau été régulièrement dépassés en 2012 en Ile-de-France, surtout à Paris et le long des axes routiers majeurs de la région, indique le bilan annuel d’Airparif présenté mercredi 27 mars.

« La qualité de l’air reste insatisfaisante en Ile-de-France », estime l’organisme chargé des contrôles, tout en notant « une certaine stabilité depuis plusieurs années ».

TAUX EXCESSIFS À PROXIMITÉ DES GRANDS AXES

« Le dioxyde d’azote reste un des enjeux principaux en matière de pollution atmosphérique en Ile-de-France », relève Airparif. Cette pollution, surtout liée au trafic des véhicules Diesel, est très prégnante dans la capitale avec 9 Parisiens sur 10 exposés à des dépassements.

Globalement, 3 millions de Franciliens – un chiffre en léger recul –, sur les 11,8 millions que compte la région, sont concernés par des taux moyens de dioxyde d’azote excessifs, concentrés à proximité des grands axes. La valeur limite annuelle est ainsi dépassée sur 15 % du réseau routier francilien et 80 % des voies parisiennes.

Pour les particules PM10 (des particules en suspension d’un diamètre inférieur à 10 micromètres), quelque 2,4 millions de personnes (contre 2,7 millions en 2011) sont exposées à trop de dépassements de seuils. Pour les particules fines (PM2,5), le schéma est très similaire : la valeur limite annuelle est respectée loin du trafic, mais dépassée à proximité de grands axes.

Image et article complet sur Le Monde

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