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Aulnay-sous-Bois, Plan social de PSA : audience renvoyée au tribunal de Paris
Le syndicat Sud devra encore patienter un peu pour exposer devant la justice ses arguments en faveur de l’annulation du plan social prévu par le groupe PSA, plan dont il dénonce les « insuffisances ». Le tribunal de grande instance de Paris, qui devait étudier hier sa requête, a renvoyé l’affaire au 11 avril, à la demande de l’avocate du groupe PSA. Le juge des référés de Paris veut ainsi attendre de connaître la décision prise par un magistrat de Versailles, saisi, lui, par la CGT qui attaque le plan de restructuration. Ce dernier dira le 8 avril s’il est compétent ou non pour examiner cette demande. Début mars, c’est le juge des référés de Bobigny, saisi initialement par le syndicat Sud, qui s’était déclaré incompétent.
Source : Le Parisien du 03/04/2013
Nouveau tract Lutte Ouvrière concernant le site PSA Aulnay-sous-Bois
La rédaction d’Aulnaycap ! vous propose de prendre connaissance d’un nouveau tract de Lutte Ouvrière, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre. Utilisant toujours un ton offensif, Lutte Ouvrière revient sur les premiers mois de la mandature de François Hollande et des déceptions ressenties. Pour Lutte Ouvrière, François Hollande ne vaut pas mieux que Nicolas Sarkozy…
PSA : augmentation de la durée de travail après la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois ?
« La direction de PSA envisage de proposer dès le mois de mai aux syndicats d’augmenter la durée de travail dans certaines usines, après la validation de son plan de restructuration qui inclut la fermeture de l’usine d’Aulnay, selon le Figaro du 29 mars.
La direction souhaiterait augmenter le temps de travail dans la journée et, le cas échéant, supprimer le travail de nuit, qui coûte de 20% à 30% plus cher, affirme une source interne du Figaro. Ces mesures pourraient être proposées dans l’usine de Poissy (Yvelines), spécialisée dans la construction de petites voitures (208, C3).
Confronté à la baisse des ventes sur son principal marché, le groupe a prévu de supprimer plus de 11 200 postes entre 2012 et 2014, en France. A la fin de mai 2012, les effectifs dans l’activité automobile du groupe s’élevaient à 67112 postes. Ils devraient fondre en dessous des 56 000 d’ici à la mi-2014.
Baisser les coûts de revient par voiture
Selon Le Figaro, le dernier comité central d’entreprise portant sur le plan de restructuration devrait avoir lieu le 19 avril. Les départs pourraient commencer immédiatement après, imagine le groupe, tout en gardant à l’esprit les actions en justice menées par SUD.
La direction a déjà fait part aux syndicats de manière informelle, selon le quotidien, de sa volonté de mener ces discussions. « Plutôt que d’alourdir le plan de restructuration, la direction va continuer à réduire les effectifs par des départs non remplacés et veut baisser les coûts de revient par voiture« , dit un syndicaliste au Figaro. Il s’agirait de baisser de 600 euros le coût de production d’une voiture en France, en augmentant la durée de travail des équipes de jour, d’une heure ou une heure et demie dans le cas de Poissy, et ouvrant les usines le samedi »
Source : Communiqué Sud aulnay
PSA Aulnay-sous-Bois : l’usine se vide de ses intérimaires
Ils sont encore 320 à travailler sur le site d’Aulnay-sous-Bois, promis à la fermeture. Mais beaucoup de missions s’achèvent en avril.
Il se lève dans une nuit d’encre, traverse la cité des Beaudottes encore endormie à Sevran, puis le parking du centre commercial, brave les poids lourds qui foncent sur le boulevard Robert-Ballanger… Il est 5h45 et Khemisti, 29 ans, prend le chemin de l’usine PSA d’Aulnay. Le jeune homme, intérimaire au montage, est l’un des rares salariés du site à faire le trajet à pied. Quarante-cinq minutes aller, quarante-cinq minutes retour, le long d’avenues où les piétons sont rares et le trafic automobile dense.
Khemisti pourrait faire l’itinéraire les yeux fermés. Sa première mission au sein de l’usine remonte à 2007. PSA a depuis été son principal employeur. Il a travaillé dans tous les ateliers — montage, ferrage, peinture. Il sait démonter les portes, poser des joints, vérifier le parallélisme des roues, « palucher » la carrosserie pour détecter les défauts… Aujourd’hui, comme beaucoup des 320 intérimaires encore en poste, il compte les jours. « La plupart des missions se terminent au cours du mois d’avril. Moi, c’est le 14, indique-t-il. Jusqu’à présent, il était possible de les prolonger. Mais cette fois, les responsables d’unité ou de groupe ne nous disent rien. » L’usine s’apprête-t-elle à laisser partir définitivement ses intérimaires, alors que la production reste largement paralysée par la grève? Les missions seront-elles renouvelées? Interrogée, la direction garde un silence prudent. Le sujet sera peut-être abordé ce matin, lors du comité d’établissement.
Pas de reclassement
Parmi les intérimaires de l’usine, peu sont aussi anciens que Khemisti. Mais à l’heure où le chômage ne cesse de grimper, certains s’inquiètent. « Qu’est-ce qu’on va devenir, une fois que l’usine sera fermée? » s’interrogeait il y a peu Franck, croisé dans l’atelier de montage. Les mesures de reclassement et d’aides ne concernent que les 2800 salariés « embauchés ». Les intérimaires, eux, devront se contenter de leurs indemnités de fin de mission.
Il y a cinq ans, ils étaient encore un millier à Aulnay, et il n’était pas rare d’être recruté au terme de sa mission. Khemisti, lui-même fils d’un couple d’ouvriers de l’usine, aurait pu connaître ce sort. Mais il hausse les épaules : « Les gens de PSA ont toujours été clairs avec moi, ils ne m’ont jamais fait miroiter une embauche. Le problème est plus général. L’intérim doit en principe permettre à une entreprise de faire face à un surcroît d’activité. Est-il normal que certaines entreprises fassent appel aux intérimaires en permanence sans aucune contrainte? »
Source : Le Parisien du 29/03/2013
Des salariés de PSA Aulnay-sous-Bois envahissent le Medef
Les ouvriers, en grève depuis le 16 janvier, multiplient les actions pour protester contre la fermeture de l’usine, qui emploie environ 3 000 personnes.
Environ 150 salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois ont brièvement envahi jeudi les locaux du Medef à Paris, après une opération similaire la veille dans une annexe du ministère du Travail. Les salariés, venus à bord de deux cars, ont pénétré dans le hall du patronat français dans le 7e arrondissement de la capitale, où ils sont restés environ une heure, selon Jean-Pierre Mercier, meneur CGT de l’usine de Seine-Saint-Denis. Les forces de l’ordre, venues en nombre, les ont ensuite fait sortir dans le calme et s’efforçaient en fin d’après-midi de les faire remonter à bord de leurs cars.
« On est venus mettre un coup de pression au gouvernement et au patronat », a déclaré Marc Darcy, élu CGT à Aulnay, alors que des affiches « Non à la fermeture de PSA Aulnay » ornaient les murs du Medef. « Cette action, c’est pour débloquer la situation, pour demander l’annulation des sanctions et des poursuites pénales (visant certains salariés grévistes) et qu’on obtienne la garantie d’un CDI pour tous », a expliqué M. Mercier. « Si Peugeot ne cède pas sur nos revendications, on se mobilisera tous les jours, où on veut, quand on veut », a-t-il prévenu.
Source et article complet sur Le Point
PSA Aulnay-sous-Bois : le tribunal repousse l’examen du recours
Veuillez trouver ci-dessous un article du Parisien datant du 27 mars 2013, concernant PSA et le recours de syndicats au Tribunal pour casser le Plan Social :
« « PSA a eu peur! Ils ne voulaient pas que le dossier soit jugé aujourd’hui! » tempête Jean-Pierre Mercier, le délégué CGT de l’usine Peugeot Citroën (PSA) d’Aulnay. La fédération CGT de la Métallurgie assignait hier le groupe automobile devant le tribunal de grande instance de Versailles (Yvelines), réclamant l’annulation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Plus de 200 salariés avaient fait le déplacement, mais ils devront patienter encore un peu. Le juge des référés dira le 8 avril s’il est compétent pour examiner la requête du syndicat.
Hier matin l’avocate de PSA, Me Yasmine Tarasewicz a demandé que le dossier soit renvoyé vers le tribunal de Paris, soulignant que « les litiges introduits par le syndicat SUD ont le même objet ». Ce dernier demande la suspension de la restructuration en cours et l’annulation du plan social. Le tribunal de Bobigny s’est déjà déclaré incompétent et les deux dossiers seront examinés en principe les 2 et 11 avril… à Paris.
« PSA a tout simplement peur de perdre sur le plan juridique », a martelé Jean-Pierre Mercier, dénonçant la « magouille » du groupe automobile pour repousser le jugement. Le PSE est jugé « pas clair du tout », « insuffisant » par les cégétistes, qui demandent sa nullité. Le projet d’accord sur le plan social, qui prévoit notamment la fermeture de l’usine d’Aulnay (2550 salariés en CDI et 400 intérimaires) mais également la suppression de 1400 postes à Rennes (Ille-et-Vilaine), avait pourtant reçu l’aval d’une majorité de syndicats le 18 mars. Il doit encore être validé lors d’un comité central d’entreprise, sans doute en avril.
Hier, une moitié seulement des salariés présents ayant pu assister à la courte audience, la seconde en a profité pour ressortir banderole et mégaphones pour un défilé imprévu dans les rues adjacentes au tribunal. Ils ont tenté de se diriger vers le château de Versailles mais, se heurtant à un barrage de policiers, ont dû rebrousser chemin. »
Plein Phare n°5, bulletin de camarades à camarades de PSA Aulnay-sous-Bois
La rédaction d’Aulnay Cap ! vous propose de prendre connaissance du bulletin Plein Phare n°5, le bulletin des camarades de PSA Aulnay-sous-Bois, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.
Au programme de ce bulletin :
- Le retour sur la situation à l’usine après 2 mois de grève
- Le rapprochement des salariés PSA avec ceux d’Opel Bochum, où l’usine est également menacée de fermeture
- Une lettre d’un employé de PSA Aulnay-sous-Bois
Bonne lecture !
Les ouvriers de PSA Aulnay-sous-Bois travailleront moins
L’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois est quasi paralysée depuis la mi-janvier, du fait de la grève (à l’appel de la CGT, de SUD et de la CFDT). Alors, les mesures annoncées hier par la direction du site peuvent sembler paradoxales : reprendre la production… en divisant par deux les horaires de travail.
A partir du 8 avril, les équipes ne travailleront qu’une semaine sur deux, le matin uniquement, alors que, jusqu’à présent, les deux équipes se succédaient dans la journée. PSA avance un nouvel objectif de production : 250 véhicules par jour. C’est nettement moins que la capacité de l’usine (700 voitures par jour, un niveau qu’elle n’a plus atteint depuis le 12 juillet). Mais c’est beaucoup plus que le nombre de C3 réellement sorties des lignes depuis neuf semaines (les chiffres annoncés allaient de 0 à 80).
Entre 200 et 250 grévistes
« Annoncer 250 voitures! Je n’y crois pas une seconde! » réagissait hier Tanja Sussest, déléguée du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile). Car, outre les grévistes — ils étaient 200 environ hier selon la direction, 250 selon SUD —, d’autres salariés manquent à l’appel. Un peu moins de 200 ont opté pour des « mobilités provisoires », surtout vers l’usine de Poissy (Yvelines). PSA semble pourtant miser sur un retour à la normale. « Notre objectif est de reprendre la production, indique une porte-parole de la direction. Notre demande commerciale correspond à la production d’une équipe. » Le dispositif doit durer un mois.
Brahim Loujahdi, délégué CFTC, s’inquiète : « Les employés risquent de perdre une partie de leur salaire. » PSA pourrait recourir à un dispositif d’« activité partielle de longue durée » (APLD), qui pourrait entraîner une perte de revenus, sauf si les opérateurs optent pour des formations. Autant de points qui seront précisés vendredi, lors d’un nouveau comité d’établissement.
Dans le camp des grévistes, on a accueilli la nouvelle sans grande émotion. « On a fait la tournée des bâtiments pour renforcer la grève et demander aux autres salariés de nous rejoindre », indique Mohamed Khenniche, délégué SUD. Ce dernier mise sur une grosse mobilisation mardi prochain, alors que le tribunal de Versailles (Yvelines) doit examiner le recours formé par la CGT, qui demande l’annulation du plan de restructuration. Celui-ci prévoit notamment la fermeture de l’usine d’Aulnay en 2014.
Source : Le Parisien du 23/03/2013
PSA Aulnay-sous-Bois : nouveau tract du PCA
La rédaction vous propose de prendre connaissance d’un nouveau tract du PCA (Pour la construction d’un parti des travailleurs communiste révolutionnaire), en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.
Comme d’habitude, l’Etincelle (c’est son nom !) met le feu aux poudres en attaquant très fortement la réforme sur les retraites, les « patrons voyous », l’univers du CAC 40 et le capitalisme en général.
PSA Aulnay-sous-Bois : Mercier accusé par Montebourg, défendu par Mélenchon
« Le monde irait drôlement mieux s’il y avait davantage de Lutte ouvrière que de Montebourg! » La pique est signée Jean-Luc Mélenchon. Le dirigeant du Parti de gauche était hier après-midi aux portes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. Venu remettre aux grévistes un chèque de soutien, il en a profité pour tirer à boulets rouges sur Arnaud Montebourg. Le matin même, le ministre du Redressement productif avait en effet mis en cause le mouvement politique Lutte ouvrière, accusé de « radicaliser » la situation au sein de l’usine PSA. Sur France Inter, le ministre a rappelé l’« engagement personnel » qu’il avait pris l’été dernier « que personne n’aille à Pôle emploi », à l’issue du plan de restructuration qui doit se traduire par 11000 suppressions de postes au sein du groupe automobile. « Plus on utilise l’épreuve de force et plus on radicalise, moins on rend possible cet engagement », a-t-il ajouté. Auparavant, il avait rappelé que cinq syndicats sur six au sein du groupe ont signé le plan social, à l’exception de « la CGT, courant Lutte ouvrière ».
Militant de Lutte ouvrière
L’usine PSA compte en effet plusieurs militants du mouvement politique, dont le médiatique délégué CGT Jean-Pierre Mercier, par ailleurs élu municipal à Bagnolet et ancien porte-parole de Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) lors de la dernière présidentielle. Arnaud Montebourg n’a visiblement pas apprécié l’irruption, mardi, des grévistes de PSA à la gare de Lyon, alors qu’il s’apprêtait à inaugurer le train Innovation et industrie. « Manifester, est-ce montrer un signe de radicalisation? C’est un grand mot pour bien peu de chose! » a réagi Jean-Pierre Mercier, qui ironise : « Cela pose moins de problème lorsque la famille Dassault, à la tête d’un groupe industriel, compte plusieurs membres de l’UMP! » La grève a débuté mi-janvier au sein de l’usine PSA qui doit fermer ses portes en 2014, et qui comptait 2550 salariés début février.
Source : Le Parisien du 21/03/2013