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Gérard Ségura sur PSA : Mon souhait est que l’unité syndicale puisse se reformer
« Depuis l’annonce de la fermeture de PSA-Aulnay, notre Ville n’a pas cessé de marquer sous de multiples formes sa solidarité à l’égard des salariés de site. Demain, les Aulnaysiens travaillant à PSA sont d’ailleurs accueillis en mairie où un point sera établi sur leur situation sociale et les moyens concrets de venir en aide à chacun. A plusieurs reprises ces derniers mois, j’ai reçu les représentants de l’Intersyndicale afin de déterminer la façon dont notre municipalité pouvait être utile au mouvement et contribuer à l’objectif sur lequel nous sommes tous convenus d’agir : pas de plan social, ni de revitalisation au rabais.
A ce jour, le front syndical s’est fissuré. Les uns et les autres ont choisi un positionnement et des modes d’action différents. C’est le droit souverain des organisations syndicales et il n’entre pas dans mon rôle, comme maire d’Aulnay-sous-Bois, de porter une appréciation sur ces divergences. Mais il ne peut être question que je sois amené à choisir les uns contre les autres. C’est pourquoi je ne me suis pas rendu, hier, à la manifestation organisée aux portes de l’usine, ni à celle organisée aux portes du siège parisien de PSA. Mon souhait est que, dans l’intérêt exclusif des salariés, l’unité syndicale puisse avoir une chance de se reformer afin de mener à bien les difficiles négociations qui se profilent. »
Source : Communiqué de Gérard Ségura, Maire d’Aulnay-sous-Bois
Les salariés aulnaysiens de PSA reçus ce soir à l’Hôtel de Ville
« Ce soir à partir de 19h, les Aulnaysiens travaillant à PSA sont accueillis en mairie.
Soucieuse de continuer à leur apporter son soutien, la municipalité a invité les 300 salariés aulnaysiens de l’usine automobile à venir échanger sur leur avenir.
L’occasion pour le maire de faire le point sur leur situation sociale et les moyens mis en place pour venir en aide à chacun.
La ville continue de mobiliser l’ensemble de ses services afin d’apporter le meilleur soutien possible à chaque salarié«
Source : communiqué municipal
PSA Aulnay-sous-Bois Soutien aux grévistes : zéro licenciement !
‘Aline Archimbaud, sénatrice écologiste de Seine-Saint-Denis, s’est rendue ce mardi 05 février au rassemblement de soutien aux personnels de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois.
Les salariés du site sont en grève reconductible depuis le 16 janvier pour protester contre la fermeture annoncée de l’usine.
La fermeture du site signifie que 8000 à 12000 personnes supplémentaires, dans le département le plus pauvre de France métropolitaine, vont se retrouver en situation de grande précarité.
Pour Aline Archimbaud : « Il est hors de question de se résigner à ce que le site d’Aulnay-sous-Bois ferme. Ce qui implique de construire une solution nouvelle, à l’instar des propositions de la CGT à Sandouville. Pour cela, il faut dépasser la seule vision comptable et court-termiste. Il y a des coûts sociaux à prendre en compte. »
Elle estime que le Gouvernement doit prendre ses responsabilités et mettre en place de toute urgence un plan stratégique de reconversion afin de préserver l’appareil économique, industriel, et donc les emplois.
Il est également impératif de garantir les revenus et les salaires des employés pendant la transition, sans aucun licenciement !
Elle demande la création d’un fonds national et de 22 fonds régionaux de conversion financés par une taxe de 1 pour cent sur les dividendes.
Pour cela, il est indispensable d’évoluer vers un produit du 21e siècle : lutter contre l’obsolescence programmée pour des véhicules plus robustes et solides, des véhicules sobres, de petite taille, à encombrement minimal (réduction des embouteillages et des difficultés de stationnement), à coût d’achat et d’usage moins élevé.
« La crise n’a pas été anticipée par les constructeurs. Les salariés de cette industrie, menacés par dizaines de milliers, ne doivent pas être victimes de cette cécité stratégique comme le furent par le passé ceux de la sidérurgie. »
CONTACT PRESSE
CLEO LALLEMENT
06 20 77 60 34″
Source : Communiqué Europe Écologie Les Vers
La radio et les politiques aux portes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois
« Tout le monde vient à PSA. Alors que la grève se poursuit au sein de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, promise à la fermeture en 2014, la radio Europe 1 délocalise ce mardi sa « matinale », présentée en direct dès 6h30 d’un restaurant de la ville, à quelques centaines de mètres du site.
On y entendra notamment les délégués syndicaux de l’usine, Jean-Pierre Mercier (CGT) et Tanja Sussest (SIA).
En début d’après-midi, à 13h30, les manifestants viendront se masser aux portes du site, pour soutenir quatre syndicalistes CGT menacés de licenciement, après la plainte déposée par un huissier pour « coups et blessures ». Des responsables CGT, CFDT, SUD, FSU, FO 93, mais aussi des personnalités politiques prendront la parole : Marie-George Buffet et Pierre Laurent (PC), Martine Billard (Parti de gauche), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Olivier Besancenot (NPA), Aline Archimbaud, sénatrice (EELV), Daniel Goldberg, député (PS)…
Plus discrètement, à Paris, on discutera aussi du sort des 2800 salariés de l’usine, et de ceux d’autres sites du groupe, dans le cadre d’une rencontre entre la direction et les syndicats censés rédiger ensemble un accord sur les mesures d’accompagnement du plan social. Hier, en tout cas, l’usine d’Aulnay a vécu une journée sans production. Selon les responsables CGT et Sud, le mouvement s’est renforcé. La direction affirme avoir laissé les ateliers à l’arrêt pour « se concentrer sur les réunions d’information avec les salariés ».
Demain, un comité d’établissement extraordinaire doit donner des détails sur la mise en place, au sein de l’usine, d’un « pôle de mobilité professionnelle ». Il permettra aux salariés de rencontrer des conseillers, et d’avoir une idée un peu plus précise de leur sort individuel dans le cadre de la restructuration.«
Source : Le Parisien
PSA Aulnay-sous-Bois : les grévistes «menacent» les salariés venus travailler, selon la direction
« La grève à l’usine PSA d’Aulnay monte d’un cran. Selon le PDG de PSA, Frédéric Saint-Geours, qui s’est exprimé ce matin sur France Inter, les grévistes qui bloquent l’usine depuis lundi 28 janvier chercheraient à empêcher les salariés non grévistes de venir travailler, et ce de manière «violente».
Frédéric Saint-Geours a affirmé que ce sont «100, 150, 200 personnes, sur les 3 000 salariés, qui empêchent l’usine de tourner normalement» et se rendraient coupables de violences. «Ce matin, on a assisté à une nouvelle gradation des violences, avec des jets de boulons et d’oeufs», a déclaré le PDG. Depuis le début de la grève, le 16 janvier, les grévistes auraient dégradé l’usine, et «intimidé» ainsi que «menacé» les salariés venus travailler. «On a toujours la difficulté de gérer deux droits fondamentaux qui sont indissociables : le droit de grève et le droit à la liberté du travail», mais «vouloir gérer ces deux droits par la violence, ce n’est pas tolérable», s’est indigné M. Saint-Geours.
La grève à Aulnay a paralysé l’usine du 16 au 18 janvier, puis a recommencé le lundi 28 janvier. Les grévistes réclament un «CDI pour tous» et la préretraite pour les salariés de plus de 55 ans. Les syndicats Sud, CGT et CFDT soutiennent le mouvement. La CGT affirme que 460 salariés se sont déclarés grévistes le jeudi 31 janvier, un chiffre contesté par la direction.«
Source : Newsring
Tremblay-en-France donne 20.000 euros pour les grévistes de PSA Aulnay-sous-Bois
« La ville de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) a voté une aide de 20.000 euros « pour soutenir financièrement les grévistes » de l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, a annoncé son député-maire FG François Asensi vendredi.
Cette subvention a été adoptée jeudi soir par le conseil municipal « à l’unanimité des membres du conseil municipal, dans leur diversité politique », a précisé M. Asensi dans un communiqué.
« Tremblay-en-France est la première ville du département à délibérer pour soutenir le fonds de solidarité de la Bourse départementale du travail. Elle signifie son plein soutien à la mobilisation des salariés de PSA-Aulnay », a-t-il affirmé.
L’usine, qui doit fermer en 2014 dans le cadre d’un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 8.000 emplois auxquels s’ajouteront 1.500 départs naturels non remplacés, est paralysée depuis le 16 janvier en raison d’une grève à l’appel de la CGT, rejointe par SUD et des militants CFDT.
La direction et plusieurs syndicats, dont le SIA, premier syndicat de l’usine, ont dénoncé les « pressions » de la part de certains grévistes sur des non grévistes.
« A Tremblay-en-France, 62 salariés sont touchés par la fermeture inacceptable du site de PSA-Aulnay, et plus de 250 familles sur l’ensemble de la circonscription », selon le député-maire Front de Gauche.
Environ 80.000 euros ont été récoltés pour la caisse de grève, par des collectes, des opérations « péage gratuit » ou des dons sur le site de l’association, qui s’élèvent à eux seuls à 25.000 euros, selon M. Mercier.«
Source : Le Figaro
Communique du syndicat Sud PSA Aulnay-sous-Bois
« Pour la journée du 29 janvier 2013, les grévistes de PSA seront dans tous les mouvements sociaux :
- Le 1er rendez-vous est fixé à 11h00 au siège de PS, 75 avenue de la grande armée à Paris
- Le 2ème rendez-vous est à 13h00 avec les Virgin au 61 avenue des Champs Elysées
- Le 3ème rendez-vous est au 127 rue de Grenelle au ministère du travail pour rejoindre les licenciés Elles, à 14h00 pour se diriger ensuite vers l’Assemblée Nationale«
Source : communiqué SUD PSA Aulnay-sous-Bois
L’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois rouvre dans un climat tendu
« Moment de vérité, ce matin à Aulnay. A 6h30, en principe, la direction de PSA rouvre les portes de son usine aux équipes de production. Elle les avait fermées le 18 janvier, après deux jours de grève. La mobilisation, qui s’est poursuivie hors du site (censé fermer en 2014), va-t-elle continuer dans les ateliers? La reprise sera scrutée avec attention par la direction et les syndicats, mais également par les pouvoirs publics.
Un dispositif de sécurité renforcé. Des dizaines de vigiles aux portes, 200 cadres venus en renfort d’autres sites de PSA, des huissiers en nombre pour guetter d’éventuels débordements, des vestiaires fermés dès que le personnel se sera changé… Les salariés seront « protégés », a annoncé Laurent Vergely, directeur du site dans une lettre au personnel. Mais, surtout, très encadrés et surveillés. Une manière de décourager les éventuels participants à une assemblée générale? « Notre but est de trouver la juste mesure entre le respect du droit de grève et celui de la liberté du travail », note une porte-parole… La CGT a dénoncé hier « un climat de tension et de provocation ».
Des syndicats divisés. Presque tous soutenaient la grève au premier jour. Les syndicats sont désormais scindés en deux : CGT et SUD (avec, aussi, des militants de la CFDT) comptent « réoccuper l’usine » dès ce matin. Ils comptabilisent 300 grévistes environ (sur un effectif de 3000 personnes). Mais le SIA (Syndicat indépendant de l’automobile), FO, CFTC et CGC ont appelé vendredi à « lever le mouvement », estimant que les « conditions ne sont plus réunies » pour un débrayage… Le SIA a pointé des « avancées » dans les propositions de PSA sur les mesures d’accompagnement (primes de reclassement, mobilité).
Deux rendez-vous cruciaux. C’est précisément ces propositions qui feront l’objet d’une dernière négociation, demain au siège du groupe. Deux rendez-vous ultérieurs doivent permettre de rédiger un accord que la direction espère faire signer mi-février. Le texte ne porterait que sur les mesures sociales du plan à Rennes (Ille-et-Vilaine) et à Aulnay, et non sur l’ensemble de la restructuration, qui va encore être discutée jusqu’au printemps. Enfin, un comité central d’entreprise est convoqué vendredi. Il doit discuter de la mise en place, à Rennes et à Aulnay, de « pôles de mobilité professionnelle », pour recevoir les salariés qui le souhaitent, et étudier dans le détail leur situation.
Elus et ministres silencieux. Contrairement à d’autres grèves chez PSA, celle-ci n’a suscité que de rares réactions de soutien politique. « Le signe que personne n’arrive à savoir ce qui se passe », estime le maire PS d’Aulnay, Gérard Ségura, l’un des rares à avoir appuyé la mobilisation, avec les élus Front de gauche du conseil général et la fédération du PC de Seine-Saint-Denis. Aucune prise de parole officielle non plus côté gouvernemental. Tout juste sait-on que le cabinet d’Arnaud Montebourg a reçu lundi dernier une délégation syndicale d’Aulnay.«
Source : Le Parisien
Quand les employés de PSA Aulnay-sous-Bois rendent visite au concessionnaire Citroën route de Mitry
Le mardi 22 janvier 2013, peu avant 12h00, une centaine d’employés grévistes du site PSA Aulna-sous-Bois a littéralement envahi le concessionnaire Citroën route de Mitry (à proximité de Carrefour Beaudottes). Selon plusieurs employés, bien que très surprenant, aucune violence n’a été commise lors de cette opération.
Les employés de PSA en ont profité pour coller des affiches dans et sur le bâtiment, et certains murs ont été arrosés d’une peinture rouge.
La rédaction était tout de suite sur les lieux après cet incident. Nous vous proposons de prendre connaissance de la vidéo à l’extérieur du bâtiment, où l’on voit de nombreuses affiches d’appel à la résistance contre la fermeture de l’usine PSA, en cliquant sur l’image ci-contre.
PSA Aulnay-sous-Bois : direction et syndicats préparent la reprise de lundi
« Lundi sonnera l’heure de la reprise à l’usine PSA d’Aulnay. C’est ce qu’a annoncé hier le directeur du site, Laurent Vergely, dans une lettre aux salariés. La production est à l’arrêt depuis le 17 janvier, d’abord en raison d’une grève, puis d’une fermeture des ateliers décidée par PSA.
Alors que la direction avait surtout dénoncé des violences survenues en marge de la grève, elle a tenu hier un discours plus mesuré promettant que « le site et les ateliers seront protégés », mais aussi que le droit de grève serait respecté.
« Sur les 400 grévistes d’il y a huit jours, 300 se sont comportés de manière irréprochable. S’ils veulent continuer, il faut que tout le monde soit assuré que le Code du travail s’applique », indiquait hier une porte-parole. La grève se poursuivra-t-elle à l’entrée dans les ateliers? Sur ce point, le camp syndical est très divisé. La CGT, qui soutient le mouvement avec SUD et la CFDT, annonçait hier, par la voix de Jean-Pierre Mercier, sa volonté de « réoccuper l’usine » à la veille d’un ultime rendez-vous de négociations sur les mesures d’accompagnement du plan social (qui prévoit la fermeture de l’usine d’Aulnay en 2014).«
Source et article complet à retrouver dans Le Parisien du 26/01/2013