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Ile-de-France, canicule : la SNCF lève le pied, pas la RATP
La vitesse de plusieurs trains et RER a encore été réduite à 40km/h hier à cause des fortes chaleurs. Les consignes ne sont pas les mêmes lorsque les lignes dépendent de la RATP.
Hier encore, la vitesse de plusieurs trains a été limitée à 40 km/h sur des lignes RER, comme l’annonçait la SNCF sur son site Transilien, occasionnant des retards allant de 10 à 30 minutes. En cause, les fortes températures qui favorisent la dilatation des joints entre les rails et peuvent aussi avoir un impact sur les caténaires. « Nous agissons ainsi par précaution et pour ménager le matériel », explique-t-on à la SNCF en rappelant que ces dispositions sont prévues par le plan canicule. Un plan qui prévoit aussi des stocks de bouteilles d’eau ou l’installation de brumisateurs pour les voyageurs. Mais fait particulièrement surprenant, les ralentissements n’ont pas lieu sur toutes les lignes, ni sur l’intégralité de la même ligne, selon qu’elle est gérée par la SNCF ou par la RATP.
C’est le cas de la ligne B, cogérée par la RATP au sud puis par la SNCF au nord. « Sur la partie RATP, on pouvait encore rouler à 90 km/h sur le tronçon central et jusqu’à 100 sur la portion Gif-sur-Yvette – Saint-Rémy-lès-Chevreuse », précise Laurent Gallois, conducteur sur cette ligne et délégué syndical Unsa Transports-RATP.
A la direction de la RATP, on confirme qu’aucune limitation de vitesse n’a été préconisée quand bien même le mercure dépassait les 34 degrés. Laurent Gallois pointe du doigt l’état des infrastructures. « Sur la B, côté RATP, les rails ont été changés tout comme les poteaux de caténaires, et l’on roule normalement, constate-t-il. Si l’on en vient à réduire la vitesse quand on a des températures estivales l’été, où va-t-on? » La SNCF se défend pourtant de négliger ses infrastructures. « Cela n’a aucun lien avec la vétusté ni l’ancienneté des infrastructures », assure-t-on à la direction sans toutefois expliquer pourquoi les trains au départ de gare de Lyon et Saint-Lazare ne sont pas concernés par ces ralentissements.
Source et image : Le Parisien du 23/07/2013
La RATP propose 1 500 postes aux non-diplômés (conducteurs, agents de gare, agents de sécurité)
Alors que le nombre de chômeurs explose, la RATP peine à recruter. Elle vient de lancer une campagne d’affichage dans vingt-deux lycées professionnels pour attirer les jeunes.
La RATP cherche à embaucher des centaines de personnes et n’y arrive pas! Presque surréaliste dans un pays qui compte près de trois millions trois cent mille chômeurs. Plus incompréhensible encore, la régie, sauf pour certains postes particuliers, n’est pas à l’affût de profils rares, de personnes ayant un savoir-faire très spécifique donc difficile à dénicher. Bien au contraire.
« Nous recherchons actuellement mille conductrices ou conducteurs de bus, trois cents agents de gares RER ou de station de métro, soixante conducteurs de métro, cinquante agents de sécurité et trente mécaniciens d’entretien du matériel roulant », égrène Murielle Dubois, responsable de l’attractivité des métiers à la RATP, groupe qui compte cinquante-cinq mille salariés. Autant de postes pour lesquels aucune qualification particulière n’est requise, si ce n’est le permis de conduire pour ceux qui seront amenés à prendre le volant. « Et encore, le permis B peut suffire puisque nous organisons des formations en interne. Le permis D — dit « permis transports en commun »— n’est donc pas obligatoire même si c’est mieux de l’avoir », poursuit Murielle Dubois. En fait, en guise de diplôme, la régie ne réclame que le niveau CAP ou bac professionnel pour ses postes de mécaniciens. Pour les autres, tout le monde peut postuler.
Une vraie diversité des métiers
Preuve de sa volonté de trouver du monde rapidement, la RATP a contacté vingt-deux lycées professionnels. Objectif : leur proposer des affiches à poser au moment des résultats du bac pour « draguer » les élèves, les attirer vers ce gisement d’emplois. « Chaque année, des jeunes qui n’ont pas réussi à obtenir leur bac décrochent du milieu scolaire. Il faut qu’ils sachent que nous sommes prêts à les accueillir?! », promet Murielle Dubois.
Chez nous, il y a plus de deux cent trente métiers. Il y a une vraie diversité. D’où des offres d’emploi en permanence, plus encore en ce moment. » La densification des lignes de tramway — le T5 Sarcelles – Saint-Denis circulera à partir du 29 juillet — et de bus contribue à ce mouvement. Autre bonne nouvelle, la RATP travaille avec des CV anonymes : « Il n’y a aucune discrimination. Tout ce que l’on veut, jure Murielle Dubois, ce sont des gens motivés! »
Pour postuler, il suffit de consulter le site Internet ratp.fr, de cliquer dans la rubrique « carrières » puis « nous rejoindre ».
Source : Le Parisien du 02/07/2013
La RATP, SNCF et les Aéroports de Paris offrent 300 emplois aux salariés de PSA Aulnay-sous-Bois
Une grève très dure touche le site PSA à Aulnay-sous-Bois, si bien que le site de Poissy (Yvelines) est obligé d’augmenter la cadence pour rattraper le retard de production. Plusieurs centaines d’employés du site d’Aulnay garderont un emploi sur site grâce à ID Logistics. D’autres auront la possibilité de venir travailler à la RATP, à la SNCF ou aux aéroports de Paris. Ce sont en grande partie des emplois d’opérateurs de maintenance (SNCF, Aéroports de Paris) ou de conducteurs de bus (RATP). 300 emplois seraient concernés.
En tout, l’ensemble des employés de PSA Aulnay sera reclassé : site de Poissy (1 350), réindustrialisation du site (800), le reste pour les 3 sociétés et d’autres reclassements internes.
Source : La Tribune
La lettre de Frédéric Cuvillier au directeur de la RATP laisse en plusieurs points dubitatif Laurant Gallois
Je viens de prendre connaissance de la feuille de route transmise à Monsieur le Président-Directeur de la RATP, en date du 17 décembre 2012.
La lecture de celle-ci, me laisse dubitatif sur plusieurs sujets, sujets auxquels je vais dans ce courrier vous apporter mon avis d’agent du terrain, conducteur de train depuis 24 ans, et responsable syndicat à l’UNSA RATP.
De plus, vous aviez répondu par l’affirmative le 08 novembre 2012 sur le plateur d’I-Télévision, à ma proposition de vous informer de la réalité de la situation, situation vécue au quotidien par les usagers et salariés des transports ferroviaires.
Le transport ferroviaire est un élément fondamental pour l’économie de la région d’Ile-de-France, il doit être une priorité pour les responsables politiques, pour une meilleure cohésion sociale.
Longtemps délaissé, le réseau ferroviaire est en grande partie vétuste, celui-ci n’a pas eu depuis des années l’entretien nécessaire au maintien d’une qualité d’offre de transport digne de ce nom. La Cour des Comptes l’a dénoncé le 16 avril 2008, dans son rapport sur la SNCF << côté investissements, la Cour souhaite une priorité plus forte donnée à l’entretien par rapport à l’extension du réseau, notamment la création de lignes TGV, coûteuses et pas toujours rentables, jusqu’ici « chouchoutées »>>.
A cela s’ajoute des matériels vieillissants qui occasionnent des pannes à répétition.
Une fois ce constat fait, il faut se donner les moyens pour pallier à la situation.
Votre approche des difficultés rencontrées sur les lignes de RER, aurait dû avant toute chose, se faire avec une concertation la plus large possible.
Cette écoute est primordiale, comme il est mentionné page 8 du rapport parlementaire numéro 4458 (Le défi du RER : placer les usagers au centre du système) :
<< Une écoute plus attentive des usagers, des personnels et des élus s’avère impérative. La commission a acquis la conviction que certaines des remarques de bon sens qu’ils ont exprimées devant elle, méritent d’être autrement considérées>>.«
Source : Extraite de la lettre de Laurent Gallois, conducteur de train et responsable UNSA-RATP, en réponse à la feuille de route de Frédéric Cuvillier
