Archives de Catégorie: Economie

Plan social à Aulnay-sous-Bois : PSA condamnée à payer plus

PSA_AulnayCERTAINS ONT BEAU AVOIR quitté l’usine depuis des semaines, les ex-PSA d’Aulnay guettaient ce jugement avec attention. Hier, le tribunal de grande instance de Paris a tranché. Le groupe Peugeot Citroën Automobile (PCA) a été condamné à étendre à plusieurs centaines de salariés et anciens salariés de l’usine, le versement de l’indemnité de 19 700 € qu’il avait accordé à près de 500 personnes, après la signature d’un accord de fin de grève en mai 2013.

Les juges ont en effet estimé que cette disposition était « illicite », car elle a permis, « en application de critères qui n’étaient ni objectifs ni vérifiables – dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi – à certains salariés de bénéficier d’une mesure que d’autres se sont vus refuser ».

L’entreprise a déjà annoncé qu’elle fera appel

Les magistrats ont ordonné que la fameuse « prime » de 19 700 € soit versée à « l’ensemble des salariés en ayant fait la demande […] au plus tard le 16 août 2013 ». Cela concernerait au moins 550 personnes, et représenterait donc la somme de 10,8 M€. L’entreprise a déjà annoncé qu’elle ferait appel de cette décision.

Cela n’a pas entamé la satisfaction de Tanja Sussest, déléguée du Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) : « Enfin la loi est respectée ! ». Le SIA, à l’origine de la procédure, dénonçait une « inégalité de traitement ».

Alors qu’un plan social était entré en vigueur fin avril, la direction de l’entreprise avait passé en mai 2013 un accord avec la CGT et la CFDT pour mettre fin à une grève de quatre mois au sein de l’usine. Dans un premier temps, 120 à 130 salariés ont pu quitter l’entreprise en touchant la prime de 19 700 € (s’ajoutant à leurs indemnités légales), à condition de partir rapidement et de renoncer aux mesures de reclassement.

Dans un second temps, 350 personnes ont à leur tour touché cette somme mais ont dû pour cela présenter une promesse d’embauche ou les preuves d’une création d’entreprise. Des centaines d’autres salariés ont ensuite vu leur demande refusée. Ceux-ci, souligne un porte-parole de PSA, « ne disposaient d’aucune solution de reclassement », et leur demande « ne pouvait être satisfaite, tant d’un point de vue juridique qu’au regard de la responsabilité sociale de PSA ». L’argument n’a visiblement pas convaincu les magistrats. De son côté, la CGT, qui s’était associée à la procédure, estime que le versement de cette somme supplémentaire n’est « qu’un acompte sur ce que doit PSA aux salariés qu’elle a licenciés ». Le syndicat compte obtenir davantage aux prud’hommes, déjà saisis par 300 salariés de l’usine, vouée à la fermeture dans les mois qui viennent.

Source : Le Parisien du 12/03/2014

Le projet de reconversion du site PSA d’Aulnay-sous-Bois précisé « avant l’été »

Le projet de reconversion industrielle du site de PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois, qui fermera ses portes cette année, sera précisé « avant l’été », ont annoncé conjointement vendredi la direction du groupe et des élus locaux.

« Des bureaux d’études sont au travail et les premiers éléments de discussion » du projet « seront présentés avant l’été », a déclaré Jean-Paul Bailly, ancien P-DG de la Poste chargé par la direction de PSA d’une mission de reconversion de ce site de Seine-Saint-Denis, au cours d’une conférence de presse.

Pour l’instant, seule l’entreprise ID Logistics a acté sa volonté de reprendre une partie de ce site de 180 hectares, en signant une promesse de vente en novembre 2013. Ce groupe prévoit de créer 600 emplois sur place, mais n’en réserverait finalement qu’une minorité aux anciens salariés de PSA.

Source : Article complet sur Le Point

PSA Aulnay-sous-Bois : déjà 300 dossiers aux prud’hommes

PSA_Aulnay_PrudhommeCe n’est pas la première fois que les syndicats en appellent à la justice face au plan social de PSA. Ils avaient déjà tenté de le bloquer au tribunal de grande instance. Désormais, c’est vers les prud’hommes que se tournent des salariés ou d’anciens salariés de l’usine d’Aulnay sur le point de fermer définitivement. Le tribunal de prud’hommes de Bobigny comptabilise près de 300 dossiers déjà déposés. Et leur nombre devrait encore augmenter dans les semaines qui viennent. La direction de PSA se disait hier « parfaitement confiante » sur l’issue de ces procédures.

Hier, 90 personnes environ étaient convoquées pour une audience dite de « conciliation », où elles se sont rendues avec le syndicat SUD. Une première étape assez formelle durant laquelle le juge se contente d’entendre les deux parties (le salarié expose sa demande, l’employeur dit s’il est d’accord pour une conciliation) avant de fixer la date d’un jugement. Celui-ci aura lieu le 2 décembre.

CGT et SUD ne sont pas parvenus à travailler ensemble

Quelques plaignants, encore en poste, pointent leurs conditions de travail au sein d’un site à l’arrêt depuis des mois. La majorité d’entre eux contestent leur licenciement et demandent à être indemnisés. C’est le cas de Sébastien parti de l’usine en mai « avec la charrette des anciens grévistes ». Pour mettre fin à la grève, la direction de PSA avait conclu un accord avec la CGT, ouvrant la voie à des départs rapides. Les salariés renonçaient alors aux mesures de reclassement et touchaient, en plus de leurs indemnités, une somme complémentaire de 19 700 EUR. Sébastien a opté pour cette solution : « Psychologiquement, je n’en pouvais plus. J’ai gagné une paix mentale, mais ces licenciements n’ont pas été propres, 19 700 EUR, ce sont des miettes. On nous conseillait de partir pour échapper à des poursuites judiciaires. On n’était pas des casseurs pourtant… » Le jeune père de famille n’a depuis décroché qu’un contrat de trois mois dans la maintenance itinérante. « Je vais à Rennes, à Nantes, je roule toute la nuit. C’est difficile… » « PSA n’a pas respecté ses engagements, juge de son côté Mohamed Khenniche, responsable SUD. Le plan social a créé un chômage de masse. »

La direction du groupe automobile indiquait pourtant récemment que 90 % du personnel de l’usine (3 300 personnes en juillet 2012) avait trouvé une solution. La CGT a, elle aussi, aidé des ex-PSA à constituer leur plainte : 162 dossiers ont été déposés au conseil de prud’hommes mercredi. « Une première audience aura lieu en juin. La procédure sera longue », indique Philippe Julien, délégué CGT. Les deux syndicats ne sont pas parvenus à travailler ensemble, SUD dénonçant l’accord de fin de grève signé par la CGT il y a un an. Chacun annonce que d’autres dossiers devraient s’ajouter aux premières plaintes. « Il nous en arrive tous les jours », confiait hier l’avocat de SUD, Fiodor Rilov. A ce jour, quelques centaines de personnes sont encore en poste au sein de l’usine d’Aulnay. A partir du 1 er avril, la direction pourra envoyer des lettres de licenciement.

Source : Le Parisien du 06/03/2014

PSA Aulnay-sous-Bois : un plan d’aménagement du site d’ici l’été ?

PSA_AulnayIl se définit comme « quelqu’un de mesuré, qui cherche l’équilibre ». Hier, lors d’un point presse en mairie d’Aulnay-sous-Bois, aux côtés de responsables de PSA, du maire et du député d’Aulnay, Jean-Paul Bailly a précisé les contours de sa mission auprès du patron du groupe automobile.

L’ancien président de la Poste doit conseiller le patron du groupe, Carlos Tavarès, sur la reconversion des terrains de l’usine. Celle-ci, qui abrite encore 215 salariés en attente d’une solution, doit fermer cette année. Pas d’annonce fracassante, mais une précision sur le calendrier : un schéma directeur, élaboré par les services immobiliers de PSA, pourrait être présenté d’ici le début de l’été. D’ici là, Jean-Paul Bailly, qui a déjà visité le site, veillera au dialogue entre les parties prenantes, notamment lors des réunions présidées par le préfet de région.

Des tractations depuis des mois entre les divers acteurs

Le devenir de ces 160 ha est depuis des mois au cœur de tractations entre les collectivités, l’Etat et l’entreprise. « Nous avons rétabli une relation de confiance avec l’entreprise, après des relations difficiles sur certains sujets, indiquait hier le maire (PS), Gérard Ségura. Notre préoccupation est aujourd’hui l’emploi et le développement économique. » Hormis l’installation confirmée d’ID Logistics et de 590 emplois en 2015, les autres projets sont encore en suspens pour ce site qui abritait en juillet 2012 plus de 3 000 salariés. Parmi les pistes déjà évoquées, l’installation d’un site de maintenance du futur métro du Grand Paris, les ateliers de Siemens, ou encore une usine de l’entreprise Lucibel…

Jean-Paul Bailly soulignait hier qu’il faudrait des dizaines d’années pour réaménager le site. En attendant, Sigrid Duhamel, directeur immobilier de PSA, envisage des baux précaires pour permettre à des sociétés de s’y installer pour une courte durée. Même si plusieurs élus socialistes militent pour une « maîtrise publique du foncier », Sigrid Duhamel a répété hier que le sujet n’était pas d’actualité. « Avant de parler de vente, il faut qu’on ait un projet. Qu’on puisse vendre n’est pas exclu. Aucune hypothèse n’est exclue », a-t-elle précisé. Pour le député (PS) Daniel Goldberg, l’essentiel est de trouver les moyens d’éviter la constitution d’une friche industrielle, « comme les terrains Westinghouse ou Kodak à Sevran », restés en l’état durant des années.

Cette conférence de presse n’a pas été du goût de tout le monde à Aulnay. Bruno Beschizza, candidat UMP aux municipales, y a vu la main du gouvernement, tout juste entré dans le capital de PSA, et une « l’intrusion du gouvernement guidée par une pitoyable manœuvre électoraliste », en faveur de Gérard Ségura.

Source : Le Parisien du 08/03/2014

78 % des habitants du Val d’Oise et de Seine-Saint-Denis favorables au projet Europa City ?

Europa_CityVoilà l’accueil que réservent au projet Europa City les habitants de Gonesse (Val-d’Oise) et de vingt et une communes voisines situées dans le Val-d’Oise et en Seine-Saint-Denis : 78 % d’avis favorables, et 10 % d’opinions défavorables. C’est le résultat d’un sondage Ipsos*, dévoilé ce matin, sur l’impact et l’image d’Europa City. Porté par le groupe Auchan, ce complexe de 80 ha doit ouvrir à l’horizon 2020 dans le triangle de Gonesse.

Il alliera loisirs, culture et commerces avec des salles de spectacle, un parc à neige, un hall d’expositions ou encore une ferme pédagogique. Mais aussi 500 boutiques et 2 700 chambres d’hôtels. « Nous voulions mesurer la notoriété et l’accueil de ce projet, explique Christophe Dalstein, le directeur d’Europa City. Cet équipement novateur va améliorer l’image de ce territoire en créant une attraction touristique à l’échelle de toute l’Ile-de-France. »

Un projet encore peu connu. Si les acteurs politiques et économiques du Grand Roissy évoquent régulièrement l’équipement depuis le lancement du projet, et que les associations de défense de l’environnement ne manquent pas une occasion de manifester contre le complexe de loisirs, les sondés ne sont que 13 % à bien connaître le projet Europa City. « Nous allons poursuivre nos actions en vue d’augmenter sa notoriété », prévoit Christophe Dalstein.

L’espoir de retombées économiques. L’emploi est la préoccupation numéro un des sondés. Ils estiment à 93 % que la réalisation d’Europa City, avec 11 500 emplois prévus, va « favoriser la création d’emplois » localement. Elles pensent à 83 % que l’équipement « va contribuer à améliorer l’image du territoire » et, à 82 %, « soutenir et encourager l’implantation d’entreprises ».

30 millions de visiteurs par an attendus. Le sondage pointe que 83 % des sondés « pensent fréquenter Europa City ». Parmi eux, 48 % sont intéressés par les spectacles et la culture, et 40 % par les loisirs ; 44 % iront au parc aquatique et 34 % les grands magasins. Les sondés voient à 84 % dans Europa City « un nouveau lieu de vie et de rencontres ». Le projet table sur 30 millions de visites par an.

Les craintes des détracteurs. Pour 68 % des sondés les moins enthousiastes, « cela va générer des nuisances pendant les travaux ». « La concurrence avec des zones d’activité existantes » est l’objet de craintes pour 62 %, et pour 63 %, « cela fera augmenter les prix de l’immobilier dans la région ». Ils sont 60 % à redouter « la destruction de terres agricoles localement », et 59 % à prévoir « des problèmes de saturation des routes et des transports en commun ».

* Le sondage a été réalisé par l’institut Ipsos du 27 au 30 novembre 2013 sur un échantillon de 1 003 personnes.

Source : Le Parisien du 06/03/2014

Réaction d’Alain Boulanger, conseiller municipal indépendant :

Comment accorder du crédit a un sondage portant sur un projet totalement méconnu des habitants du 93 ?

il est fort a douter que ce projet dote d’un centre commercial de 500 boutiques dont il n’est même pas fait allusion sera rejette par la population compte tenu du risque évident de transformation de nos villes en villes dortoir. Exit le commerce de proximité cher a tous nos candidats aux municipales mais mis a mal par ceux la même qui entendent promouvoir un projet pharaonique qui engloutira le commerce local . Avant de ré-effectuer un sondage il s’avère nécessaire d’informer objectivement les sequa-dyonnisiens de ce projet de portée internationale implante sur Gonesse et dont on ne sera jamais protégé par la frontière départementale.

Capade Sud : la perte de notre commerce peut-elle transformer notre ville en ville dortoir ?

Sondage commerceVotre appréciation sur le devenir du commerce actuel qui assure aux aulnaysiens  un service mais aussi un lien social de  première importance, peut être affecté par une prolifération de centres commerciaux.

Après celui d’Aéroville qui vient d’ouvrir d’autres sont en construction ou en train de s’agrandir.

Le plus grand de tous qui est en projet (Europa City) au nord d’Aulnay sur la ville de Gonesse comportera 500 boutiques, un centre culturel, un centre de loisir et une piste de ski, ce qui en fera un complexe de portée internationale.

Notre questionnaire ci-dessous a pour but de recueillir votre sentiment soit sur le risque que notre ville devienne une ville dortoir soit qu’une telle inquiétude est sans fondement.

Merci de le compléter sachant que vos réponses permettront de mieux prendre en compte votre vision locale (cochez les cases si vous répondez Oui)

Communiqué SUD – PSA Aulnay-sous-Bois sur un rassemblement le 6 mars

PSA_ManifUn rassemblement sera tenu devant l’usine PSA D’Aulnay sous-bois le jeudi 6 mars 2014 à 11H 00, pour dénoncer les mensonges de PSA et du gouvernement sur la réalité des reclassements et des licenciements.

Quelques 250 salaries licenciés de PSA Aulnay vont participer a ce rassemblement et vont se rendre au Conseil des Prud’homme de Bobigny car ils sont convoqués au CPH de Bobigny a partir de 13 h, suite a la contestation de leur licenciement.

La défense des salaries est assurée par Maître Fiodor Rilov et le syndicat SUD se porte partie civile.

Nous convions ensemble de la presse a couvrir ce rassemblement, ou le syndicat SUD va exiger l’ouverture d’une enquête sur la réalité des reclassements.

Source : communiqué SUD PSA

Le LIDL d’Aulnay-sous-Bois est ouvert !

lidl_aulnayLe nouveau LIDL situé au carrefour de l’Europe est désormais ouvert ! Des opérations promotionnelles sont en cours. Ce magasin Low-Cost, situé le long de la très passante RN2, concurrencera certainement quelques commerces de proximité notamment dans le secteur du Vieux-Pays. Le centre commercial des Etangs devrait également subir l’effet de cette implantation.

Le magasin LIDL est réputé pour être très agressif au niveau prix sur toute une gamme de produits.

L’arrière cour de livraison du magasin DIA situé place de la Gare à Aulnay-sous-Bois

dia_aulnayUn lecteur nous a transmis une photo de l’arrière cour de livraison du magasin DIA situé place de la Gare. Ce cliché a été pris depuis la rue Julien Mira. Vous constaterez que l’envers du décors n’est souvent ce que l’on croit.

Art contemporain ou négligence, à vous de choisir…

Jean-Paul Bailly au chevet de PSA Aulnay-sous-Bois

PSA_LibeLe directoire de PSA Peugeot Citroën vient de confier à Jean-Paul Bailly, ancien président du groupe la Poste, la mission de travailler sur la reconversion de l’usine d’Aulnay, qui ferme cette année. Il sera conseiller dans le cadre de la mise en route d’un projet d’avenir qui tiendra compte de sa vocation industrielle ainsi que des enjeux en termes d’aménagement du territoire. Gérard Ségura, maire PS d’Aulnay, précisait hier prendre acte de cette mission et demande à Jean-Paul Bailly de « s’entretenir au plus tôt » avec lui. « Notre ville reste plus que jamais déterminée à une reconversion cohérente et durable du site, à haute valeur ajoutée et créatrice de milliers d’emplois », souligne le maire.

Source : Le Parisien du 26/02/2014