Archives de Catégorie: Sociétés
Aulnay-sous-Bois : Un salon afin de créer son entreprise
« Ma boîte c’est moi », c’est sous cet intitulé que la Maison de l’emploi et de l’entreprise (Meife) d’Aulnay donne rendez-vous à tous ceux qui veulent devenir leur propre patron. Le 5e Salon de la création d’entreprise se tient ce vendredi 19 avril, au gymnase Pierre-Scohy. Les visiteurs pourront y glaner de précieux conseils, un éclairage juridique, des explications sur la manière de financer sa jeune entreprise, mais aussi y rencontrer des chefs d’entreprise ayant eux aussi créé leur propre activité.
Demain de 9 heures à 16 heures au 1, rue Aristide-Briand à Aulnay-sous-Bois. Entrée libre.
Source : Le Parisien du 18/04/2013
L’ouvrier-rappeur de PSA Aulnay-sous-Bois sort son premier album
Après son clip rageur qui a fait le buzz sur Internet, Kash Leone, salarié à l’usine d’Aulnay depuis dix ans, sort aujourd’hui son CD «Activiste».
Franck, alias Kash Leone, a décidément plusieurs casquettes. En février, les internautes découvraient son visage en lame de couteau et son flow rageur, dans le clip de rap « Ça peut plus durer », tourné dans l’usine PSA d’Aulnay. Le succès avait été immédiat. Franck était donc ouvrier, rappeur… Mais c’est aussi un artisan ingénieux et infatigable. Alors que son album solo, « Activiste » sort ce martin, ce père de famille de 35 ans a misé sur une méthode inédite de marketing.
Ce matin, à l’heure où les premiers RER se mettront en branle, il arpentera les couloirs de la station Châtelet avec quelques compères, pour scotcher des CD sur les murs. « L’idée est toute bête. Plutôt que les stickers (NDLR : autocollants) qu’on voit partout, j’ai eu envie de coller des disques de démo, avec quarante secondes de chaque chanson, pour que les gens découvrent le disque. »
L’idée était toute bête, mais le travail a été titanesque pour réaliser un millier d’exemplaires, du CD à la pochette. Le fait-maison, c’est la spécialité de Kash Leone, qui a enregistré son album seul, dans son minuscule studio capitonné de boîtes d’œufs, en sous-sol du pavillon aulnaysien de ses parents. « Je déclenchais l’enregistrement sur mon ordinateur, avant de courir dans le studio pour chanter », raconte-t-il.
Le résultat? Un album de 15 titres, dont le fameux chant de combat des PSA, mais aussi d’autres textes, parfois militants. Dans « Jusqu’au dernier souffle », dont le clip est visible sur Internet, le rappeur décrit une société en crise, « pour montrer ce pour quoi je lutte et j’écris : conserver nos acquis pour les plus jeunes »… Certains, parmi les collègues, l’appellent « la star ». Mais le succès du clip, les plateaux de télévision, les coups de fil d’autres rappeurs ne lui ont pas donné le tournis. « J’ai gardé la tête froide », explique Franck simplement. Sur le mur de son studio, il a accroché un « office planner », un tableau avec des fiches de couleur, comme il en existe à l’usine d’Aulnay. « Pour ne rien oublier et m’organiser entre le travail, la famille et la musique… »
La musique lui prendra forcément un peu de temps dans les semaines à venir, avec une douzaine de petits concerts en deux mois. Mais il n’oublie pas l’usine. Il y a un peu plus d’une semaine, il grimpait sur scène à Bobigny, pour une soirée de soutien aux PSA qu’il a contribué à organiser. Franck, moniteur de ligne au montage, avait fait grève avant de reprendre le travail, la mort dans l’âme. « Ce qui me déprime aujourd’hui, c’est de voir partir les intérimaires de mon équipe. C’est dur. »
Il se prépare, bien malgré lui, à rédiger un CV, pour l’après-PSA. Percer dans la musique? Franck écarte l’idée d’un haussement d’épaule : « Je connais un peu ce milieu. J’ai vu des gens arriver au sommet avant de dégringoler. Moi, je veux être quelqu’un qui travaille, et qui sait combien tombe sur son compte à la fin du mois. Etre autonome, c’est ma fierté. »
« Pendant que leur monde tourne comme un moteur, le nôtre s’effondre au profit de certains saboteurs » chante-t-il dans « Ça peut plus durer ». Les paroles prendront une résonance toute particulière lors du concert auquel Kash Leone participera le 1er mai. Ce sera à Florange, en soutien aux ArcelorMittal.
« Activiste », 10 €. L’album est disponible dans certaines Fnac et grandes surfaces franciliennes et sur les plates-formes de téléchargement.
Source et image : Le Parisien du 15/04/2013
PSA Aulnay-sous-Bois : SUD et CGT ont plaidé contre le plan social
Il a fallu ajouter des chaises, hier, pour accueillir les PSA Aulnay au sein de la première chambre du tribunal de grande instance de Paris. Une partie de la troupe a tout de même dû rester dehors. Les grévistes étaient venus nombreux entendre les avocats de SUD et de la CGT. Les deux syndicats ont un objectif identique : mettre un frein au plan de restructuration du groupe automobile (qui prévoit 11000 suppressions de postes et la fermeture de l’usine d’Aulnay), alors qu’un comité central d’entreprise doit donner son feu vert le 19 avril.
Trois syndicats appuient les arguments de la direction
Hier, la magistrate a donc pris connaissance, lors d’une longue audience, de l’ensemble des procédures. Dénonçant un plan « complexe et illisible », l’avocate de la CGT, Marie-Laure Dufresne-Castets, a mis en doute la réalité des mesures d’accompagnement et les reclassements annoncés, chez ID Logistics ou à la SNCF. « Lorsqu’il existe une période d’essai, on ne peut parler de reclassement, c’est ce qu’indique le Code du travail. » Avant de plonger dans le droit du travail, l’avocate avait replanté le décor : la « note interne » dévoilée par la CGT en 2011, évoquant déjà la fermeture de l’usine d’Aulnay, les démentis jusqu’au 12 juillet 2012… puis le « déchaînement de haine et de calomnies » à l’encontre des grévistes. « Nous ne sommes ni petits, ni isolés », a-t-elle martelé, rappelant que la CGT, avec 23% des voix, est le premier syndicat du groupe automobile.
Pour le syndicat SUD, l’avocat Fiodor Rilov a déployé à nouveau les arguments déjà exposés au tribunal de Bobigny en mars (celui-ci s’était déclaré incompétent). Il a pointé « l’insuffisance patente » du plan social, et « la négligence de l’employeur », accusé de n’avoir pas fait figurer dans le plan toutes les offres d’emplois disponibles. Réclamant l’annulation de la restructuration, il a aussi demandé la suspension du plan social, pour des « irrégularités » dans la consultation des instances représentatives du personnel.
En réponse, l’avocate du groupe PSA, Yasmine Tarasewicz, a longuement détaillé le processus d’amélioration du plan social (dix réunions de négociations entre octobre et février). Elle a insisté sur l’argument économique, mis en cause par la partie adverse : « Il suffit de relire les questions formulées par Secafi (NDLR : cabinet ayant expertisé le plan social). Une restructuration est-elle nécessaire? La réponse était : Oui. » L’avocate de PSA a reçu le soutien des syndicats CFE-CGC, CFTC et FO, favorables au plan social. « Rien ne justifie plus, aujourd’hui, de différer encore les choses, des milliers de foyers sont dans l’attente », a affirmé Gaëlle Mérignac, l’avocate de ces trois organisations. La juge des référés rendra sa décision le 26 avril.
Source : Le Parisien du 12/04/2013
La RATP, SNCF et les Aéroports de Paris offrent 300 emplois aux salariés de PSA Aulnay-sous-Bois
Une grève très dure touche le site PSA à Aulnay-sous-Bois, si bien que le site de Poissy (Yvelines) est obligé d’augmenter la cadence pour rattraper le retard de production. Plusieurs centaines d’employés du site d’Aulnay garderont un emploi sur site grâce à ID Logistics. D’autres auront la possibilité de venir travailler à la RATP, à la SNCF ou aux aéroports de Paris. Ce sont en grande partie des emplois d’opérateurs de maintenance (SNCF, Aéroports de Paris) ou de conducteurs de bus (RATP). 300 emplois seraient concernés.
En tout, l’ensemble des employés de PSA Aulnay sera reclassé : site de Poissy (1 350), réindustrialisation du site (800), le reste pour les 3 sociétés et d’autres reclassements internes.
Source : La Tribune
PSA Aulnay-sous-Bois : La direction leve les sept mises à pied annoncées
« Les grévistes qui ont perturbé mardi dernier des réunions de CHSCT (comité d’hygiène et de sécurité) au sein de l’usine PSA d’Aulnay ne seront finalement pas sanctionnés. La direction du site a levé les sept mises à pied annoncées, après de très longs pourparlers avec les grévistes, mercredi soir sous la houlette du directeur départemental du travail, Marc Leray, à Aubervilliers.
« Une seconde salve de réunions de CHSCT a pu se tenir sans problème le mercredi matin, c’est ce qui nous a amenés à annuler ces mises à pied », indique une porte-parole. « Il a fallu rappeler à PSA ce qu’était la notion de faute lourde. Elle ne correspondait pas du tout à l’action menée mardi », affirme Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. Les grévistes, dont le mouvement a débuté mi-janvier, soutenus par CGT, Sud et CFDT locale, réclament toujours la levée des sanctions et menaces de sanctions à l’encontre de huit d’entre eux. Deux salariés ont déjà été licenciés et ont depuis porté leur dossier devant le tribunal des prud’hommes de Versailles (Yvelines). Ce dernier doit rendre une première décision aujourd’hui. »
Source : Le Parisien du 05/04/2013
Les PSA Aulnay-sous-Bois tractent au Millénaire
En chasuble fluo devant les vitrines, une trentaine de grévistes de l’usine PSA Aulnay ont investi hier à 17 heures les allées du centre commercial Le Millénaire, à Aubervilliers. Après presque trois mois de grève, le mot d’ordre n’a pas changé. « Il faut interdire les licenciements », proclame le tract tendu par les salariés qui récoltent des « bon courage » par dizaines. Chariot en main Camel, 40 ans, buraliste de Saint-Denis leur propose même sa vitrine : « Amenez-moi une grande affiche, je vous la placarde. » Alberte, guadeloupéenne en visite chez sa fille, glisse 5 € dans la caisse de grève. « Ça va être difficile malgré tous leurs efforts », commente-t-elle.
A quelques mètres, de l’autre côté de la darse du canal, le délégué CGT Jean-Pierre Mercier participe à une réunion avec la direction de PSA et le directeur départemental du travail, Marc Leray, qui se poursuivait hier dans la soirée. Au menu notamment : les sept mises à pied (dix selon la CGT) annoncées le jour même par la direction après « l’envahissement » mardi des cinq comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) consacrés aux conséquences du plan social. « On y est allé pacifiquement réclamer à la direction une expertise sur les risques psychosociaux et on récolte dix mises à pied. C’est comme si on prenait 30 ans de prison pour avoir grillé un feu rouge », peste le syndicaliste. La direction elle, évoque « un délit d’entrave » après une action menée par « une centaine de personnes ».
Source : Le Parisien du 04/04/2013
Aulnay-sous-Bois, Plan social de PSA : audience renvoyée au tribunal de Paris
Le syndicat Sud devra encore patienter un peu pour exposer devant la justice ses arguments en faveur de l’annulation du plan social prévu par le groupe PSA, plan dont il dénonce les « insuffisances ». Le tribunal de grande instance de Paris, qui devait étudier hier sa requête, a renvoyé l’affaire au 11 avril, à la demande de l’avocate du groupe PSA. Le juge des référés de Paris veut ainsi attendre de connaître la décision prise par un magistrat de Versailles, saisi, lui, par la CGT qui attaque le plan de restructuration. Ce dernier dira le 8 avril s’il est compétent ou non pour examiner cette demande. Début mars, c’est le juge des référés de Bobigny, saisi initialement par le syndicat Sud, qui s’était déclaré incompétent.
Source : Le Parisien du 03/04/2013
PSA : augmentation de la durée de travail après la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois ?
« La direction de PSA envisage de proposer dès le mois de mai aux syndicats d’augmenter la durée de travail dans certaines usines, après la validation de son plan de restructuration qui inclut la fermeture de l’usine d’Aulnay, selon le Figaro du 29 mars.
La direction souhaiterait augmenter le temps de travail dans la journée et, le cas échéant, supprimer le travail de nuit, qui coûte de 20% à 30% plus cher, affirme une source interne du Figaro. Ces mesures pourraient être proposées dans l’usine de Poissy (Yvelines), spécialisée dans la construction de petites voitures (208, C3).
Confronté à la baisse des ventes sur son principal marché, le groupe a prévu de supprimer plus de 11 200 postes entre 2012 et 2014, en France. A la fin de mai 2012, les effectifs dans l’activité automobile du groupe s’élevaient à 67112 postes. Ils devraient fondre en dessous des 56 000 d’ici à la mi-2014.
Baisser les coûts de revient par voiture
Selon Le Figaro, le dernier comité central d’entreprise portant sur le plan de restructuration devrait avoir lieu le 19 avril. Les départs pourraient commencer immédiatement après, imagine le groupe, tout en gardant à l’esprit les actions en justice menées par SUD.
La direction a déjà fait part aux syndicats de manière informelle, selon le quotidien, de sa volonté de mener ces discussions. « Plutôt que d’alourdir le plan de restructuration, la direction va continuer à réduire les effectifs par des départs non remplacés et veut baisser les coûts de revient par voiture« , dit un syndicaliste au Figaro. Il s’agirait de baisser de 600 euros le coût de production d’une voiture en France, en augmentant la durée de travail des équipes de jour, d’une heure ou une heure et demie dans le cas de Poissy, et ouvrant les usines le samedi »
Source : Communiqué Sud aulnay
PSA Aulnay-sous-Bois : l’usine se vide de ses intérimaires
Ils sont encore 320 à travailler sur le site d’Aulnay-sous-Bois, promis à la fermeture. Mais beaucoup de missions s’achèvent en avril.
Il se lève dans une nuit d’encre, traverse la cité des Beaudottes encore endormie à Sevran, puis le parking du centre commercial, brave les poids lourds qui foncent sur le boulevard Robert-Ballanger… Il est 5h45 et Khemisti, 29 ans, prend le chemin de l’usine PSA d’Aulnay. Le jeune homme, intérimaire au montage, est l’un des rares salariés du site à faire le trajet à pied. Quarante-cinq minutes aller, quarante-cinq minutes retour, le long d’avenues où les piétons sont rares et le trafic automobile dense.
Khemisti pourrait faire l’itinéraire les yeux fermés. Sa première mission au sein de l’usine remonte à 2007. PSA a depuis été son principal employeur. Il a travaillé dans tous les ateliers — montage, ferrage, peinture. Il sait démonter les portes, poser des joints, vérifier le parallélisme des roues, « palucher » la carrosserie pour détecter les défauts… Aujourd’hui, comme beaucoup des 320 intérimaires encore en poste, il compte les jours. « La plupart des missions se terminent au cours du mois d’avril. Moi, c’est le 14, indique-t-il. Jusqu’à présent, il était possible de les prolonger. Mais cette fois, les responsables d’unité ou de groupe ne nous disent rien. » L’usine s’apprête-t-elle à laisser partir définitivement ses intérimaires, alors que la production reste largement paralysée par la grève? Les missions seront-elles renouvelées? Interrogée, la direction garde un silence prudent. Le sujet sera peut-être abordé ce matin, lors du comité d’établissement.
Pas de reclassement
Parmi les intérimaires de l’usine, peu sont aussi anciens que Khemisti. Mais à l’heure où le chômage ne cesse de grimper, certains s’inquiètent. « Qu’est-ce qu’on va devenir, une fois que l’usine sera fermée? » s’interrogeait il y a peu Franck, croisé dans l’atelier de montage. Les mesures de reclassement et d’aides ne concernent que les 2800 salariés « embauchés ». Les intérimaires, eux, devront se contenter de leurs indemnités de fin de mission.
Il y a cinq ans, ils étaient encore un millier à Aulnay, et il n’était pas rare d’être recruté au terme de sa mission. Khemisti, lui-même fils d’un couple d’ouvriers de l’usine, aurait pu connaître ce sort. Mais il hausse les épaules : « Les gens de PSA ont toujours été clairs avec moi, ils ne m’ont jamais fait miroiter une embauche. Le problème est plus général. L’intérim doit en principe permettre à une entreprise de faire face à un surcroît d’activité. Est-il normal que certaines entreprises fassent appel aux intérimaires en permanence sans aucune contrainte? »
Source : Le Parisien du 29/03/2013