Archives de Catégorie: Sociétés

Des salariés de PSA Aulnay-sous-Bois envahissent le Medef

Citroen_Aulnay_PSALes ouvriers, en grève depuis le 16 janvier, multiplient les actions pour protester contre la fermeture de l’usine, qui emploie environ 3 000 personnes.

Environ 150 salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois ont brièvement envahi jeudi les locaux du Medef à Paris, après une opération similaire la veille dans une annexe du ministère du Travail. Les salariés, venus à bord de deux cars, ont pénétré dans le hall du patronat français dans le 7e arrondissement de la capitale, où ils sont restés environ une heure, selon Jean-Pierre Mercier, meneur CGT de l’usine de Seine-Saint-Denis. Les forces de l’ordre, venues en nombre, les ont ensuite fait sortir dans le calme et s’efforçaient en fin d’après-midi de les faire remonter à bord de leurs cars.

« On est venus mettre un coup de pression au gouvernement et au patronat », a déclaré Marc Darcy, élu CGT à Aulnay, alors que des affiches « Non à la fermeture de PSA Aulnay » ornaient les murs du Medef. « Cette action, c’est pour débloquer la situation, pour demander l’annulation des sanctions et des poursuites pénales (visant certains salariés grévistes) et qu’on obtienne la garantie d’un CDI pour tous », a expliqué M. Mercier. « Si Peugeot ne cède pas sur nos revendications, on se mobilisera tous les jours, où on veut, quand on veut », a-t-il prévenu.

Source et article complet sur Le Point

PSA Aulnay-sous-Bois : le tribunal repousse l’examen du recours

PSA_ManifVeuillez trouver ci-dessous un article du Parisien datant du 27 mars 2013, concernant PSA et le recours de syndicats au Tribunal pour casser le Plan Social :

« « PSA a eu peur! Ils ne voulaient pas que le dossier soit jugé aujourd’hui! » tempête Jean-Pierre Mercier, le délégué CGT de l’usine Peugeot Citroën (PSA) d’Aulnay. La fédération CGT de la Métallurgie assignait hier le groupe automobile devant le tribunal de grande instance de Versailles (Yvelines), réclamant l’annulation du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Plus de 200 salariés avaient fait le déplacement, mais ils devront patienter encore un peu. Le juge des référés dira le 8 avril s’il est compétent pour examiner la requête du syndicat.

Hier matin l’avocate de PSA, Me Yasmine Tarasewicz a demandé que le dossier soit renvoyé vers le tribunal de Paris, soulignant que « les litiges introduits par le syndicat SUD ont le même objet ». Ce dernier demande la suspension de la restructuration en cours et l’annulation du plan social. Le tribunal de Bobigny s’est déjà déclaré incompétent et les deux dossiers seront examinés en principe les 2 et 11 avril… à Paris.

« PSA a tout simplement peur de perdre sur le plan juridique », a martelé Jean-Pierre Mercier, dénonçant la « magouille » du groupe automobile pour repousser le jugement. Le PSE est jugé « pas clair du tout », « insuffisant » par les cégétistes, qui demandent sa nullité. Le projet d’accord sur le plan social, qui prévoit notamment la fermeture de l’usine d’Aulnay (2550 salariés en CDI et 400 intérimaires) mais également la suppression de 1400 postes à Rennes (Ille-et-Vilaine), avait pourtant reçu l’aval d’une majorité de syndicats le 18 mars. Il doit encore être validé lors d’un comité central d’entreprise, sans doute en avril.

Hier, une moitié seulement des salariés présents ayant pu assister à la courte audience, la seconde en a profité pour ressortir banderole et mégaphones pour un défilé imprévu dans les rues adjacentes au tribunal. Ils ont tenté de se diriger vers le château de Versailles mais, se heurtant à un barrage de policiers, ont dû rebrousser chemin. »

Plein Phare n°5, bulletin de camarades à camarades de PSA Aulnay-sous-Bois

Plein_Phare_Aulnay_5La rédaction d’Aulnay Cap ! vous propose de prendre connaissance du bulletin Plein Phare n°5, le bulletin des camarades de PSA Aulnay-sous-Bois, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.

Au programme de ce bulletin :

  • Le retour sur la situation à l’usine après 2 mois de grève
  • Le rapprochement des salariés PSA avec ceux d’Opel Bochum, où l’usine est également menacée de fermeture
  • Une lettre d’un employé de PSA Aulnay-sous-Bois

Bonne lecture !

Les ouvriers de PSA Aulnay-sous-Bois travailleront moins

PSA_AulnayL’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois est quasi paralysée depuis la mi-janvier, du fait de la grève (à l’appel de la CGT, de SUD et de la CFDT). Alors, les mesures annoncées hier par la direction du site peuvent sembler paradoxales : reprendre la production… en divisant par deux les horaires de travail.

A partir du 8 avril, les équipes ne travailleront qu’une semaine sur deux, le matin uniquement, alors que, jusqu’à présent, les deux équipes se succédaient dans la journée. PSA avance un nouvel objectif de production : 250 véhicules par jour. C’est nettement moins que la capacité de l’usine (700 voitures par jour, un niveau qu’elle n’a plus atteint depuis le 12 juillet). Mais c’est beaucoup plus que le nombre de C3 réellement sorties des lignes depuis neuf semaines (les chiffres annoncés allaient de 0 à 80).

Entre 200 et 250 grévistes

« Annoncer 250 voitures! Je n’y crois pas une seconde! » réagissait hier Tanja Sussest, déléguée du SIA (Syndicat indépendant de l’automobile). Car, outre les grévistes — ils étaient 200 environ hier selon la direction, 250 selon SUD —, d’autres salariés manquent à l’appel. Un peu moins de 200 ont opté pour des « mobilités provisoires », surtout vers l’usine de Poissy (Yvelines). PSA semble pourtant miser sur un retour à la normale. « Notre objectif est de reprendre la production, indique une porte-parole de la direction. Notre demande commerciale correspond à la production d’une équipe. » Le dispositif doit durer un mois.

Brahim Loujahdi, délégué CFTC, s’inquiète : « Les employés risquent de perdre une partie de leur salaire. » PSA pourrait recourir à un dispositif d’« activité partielle de longue durée » (APLD), qui pourrait entraîner une perte de revenus, sauf si les opérateurs optent pour des formations. Autant de points qui seront précisés vendredi, lors d’un nouveau comité d’établissement.

Dans le camp des grévistes, on a accueilli la nouvelle sans grande émotion. « On a fait la tournée des bâtiments pour renforcer la grève et demander aux autres salariés de nous rejoindre », indique Mohamed Khenniche, délégué SUD. Ce dernier mise sur une grosse mobilisation mardi prochain, alors que le tribunal de Versailles (Yvelines) doit examiner le recours formé par la CGT, qui demande l’annulation du plan de restructuration. Celui-ci prévoit notamment la fermeture de l’usine d’Aulnay en 2014.

Source : Le Parisien du 23/03/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : nouveau tract du PCA

PSA_Etincelle_aulnayLa rédaction vous propose de prendre connaissance d’un nouveau tract du PCA (Pour la construction d’un parti des travailleurs communiste révolutionnaire), en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.

Comme d’habitude, l’Etincelle (c’est son nom !) met le feu aux poudres en attaquant très fortement la réforme sur les retraites, les « patrons voyous », l’univers du CAC 40 et le capitalisme en général.

PSA Aulnay-sous-Bois : Mercier accusé par Montebourg, défendu par Mélenchon

Mercier_PSA« Le monde irait drôlement mieux s’il y avait davantage de Lutte ouvrière que de Montebourg! » La pique est signée Jean-Luc Mélenchon. Le dirigeant du Parti de gauche était hier après-midi aux portes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. Venu remettre aux grévistes un chèque de soutien, il en a profité pour tirer à boulets rouges sur Arnaud Montebourg. Le matin même, le ministre du Redressement productif avait en effet mis en cause le mouvement politique Lutte ouvrière, accusé de « radicaliser » la situation au sein de l’usine PSA. Sur France Inter, le ministre a rappelé l’« engagement personnel » qu’il avait pris l’été dernier « que personne n’aille à Pôle emploi », à l’issue du plan de restructuration qui doit se traduire par 11000 suppressions de postes au sein du groupe automobile. « Plus on utilise l’épreuve de force et plus on radicalise, moins on rend possible cet engagement », a-t-il ajouté. Auparavant, il avait rappelé que cinq syndicats sur six au sein du groupe ont signé le plan social, à l’exception de « la CGT, courant Lutte ouvrière ».

Militant de Lutte ouvrière

L’usine PSA compte en effet plusieurs militants du mouvement politique, dont le médiatique délégué CGT Jean-Pierre Mercier, par ailleurs élu municipal à Bagnolet et ancien porte-parole de Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) lors de la dernière présidentielle. Arnaud Montebourg n’a visiblement pas apprécié l’irruption, mardi, des grévistes de PSA à la gare de Lyon, alors qu’il s’apprêtait à inaugurer le train Innovation et industrie. « Manifester, est-ce montrer un signe de radicalisation? C’est un grand mot pour bien peu de chose! » a réagi Jean-Pierre Mercier, qui ironise : « Cela pose moins de problème lorsque la famille Dassault, à la tête d’un groupe industriel, compte plusieurs membres de l’UMP! » La grève a débuté mi-janvier au sein de l’usine PSA qui doit fermer ses portes en 2014, et qui comptait 2550 salariés début février.

Source : Le Parisien du 21/03/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : les effectifs baissent, la grève continue

PSA_AulnayIls interpellaient hier le ministre Arnaud Montebourg à la gare de Lyon, et ils seront ce matin à la gare du Nord pour distribuer leurs tracts. Les grévistes de PSA Aulnay n’ont pas entendu l’appel de Denis Martin, numéro deux du groupe PSA, qui invitait lundi la « minorité qui bloque l’usine » à mettre fin à son mouvement.

La grève se poursuit. « Pour qu’on nous écoute, il faut tout renégocier! » assure Carlos, quinquagénaire gouailleur, mobilisé depuis le début. Bien que les négociations soient officiellement terminées et qu’un accord vienne d’être signé par une majorité de syndicats du groupe, le gréviste veut encore y croire : « La famille Peugeot doit nous entendre, il faut tout renégocier. Ma prime de licenciement, avec quatorze ans d’ancienneté, serait de 20000 €. C’est moins que ce que je gagne en un an! » « Et puis, on attend ce que dira la justice », ajoute un jeune ouvrier, en allusion aux procédures lancées par SUD et la CGT pour faire annuler le plan social. Cependant, les rangs se sont clairsemés. « Il ne faut pas lâcher, s’inquiète Carlos. Je comprends que certains reprennent, mais il faut que le groupe continue… »

Une production minimale

Parmi ceux qui ont quitté la « place de la grève », cet espace situé au centre de l’atelier de montage, il y a Franck. La mort dans l’âme, ce moniteur de ligne a repris son poste il y a quelques jours : « Je ne pouvais plus puiser dans mes économies… Neuf semaines, c’est long, c’est fatigant. » En début de semaine, la chaîne de montage s’est ébranlée, à nouveau chargée de caisses de voitures. La production reste minimale lundi, 110 voitures sont sorties de l’atelier de peinture. Cependant, les effectifs ont quelque peu fondu. Plus de 150 salariés sont déjà partis dans le cadre d’une mobilité temporaire vers l’usine de Poissy (Yvelines).

« Des intérimaires ont fini leur mission et n’ont pas été remplacés », note aussi un salarié. Alors, sur quelques « brins » (tronçons de la ligne de montage), ceux qui restent sont parfois débordés, : « On est en sous-effectifs et on se retrouve impuissants », peste un jeune opérateur, profitant d’un ralentissement de la chaîne. Le jeune homme travaille à la pose des flexibles de freins. Beaucoup de ses collègues sont partis. « Maintenant, on nous demande d’assurer plusieurs postes en même temps. Au début, la production a repris par petites vagues. Hier, j’ai dû faire 60 voitures sans m’arrêter. J’avais à peine terminé qu’on m’appelait sur un autre poste. » Du côté de la direction, on pointe l’effet conjugué des départs temporaires et d’un taux toujours élevé de congés maladie. L’effet devrait s’accentuer au fil des semaines si les mutations provisoires se poursuivaient. Pour l’heure, aucun départ définitif ne peut encore avoir lieu, le plan de restructuration n’ayant pas été validé par un comité central d’entreprise censé avoir lieu courant avril.

Source : Le Parisien du 20/03/2013

Feu vert pour le plan social de PSA Aulnay-sous-Bois

PSA_ManifDes fumigènes, quelques pneus qui brûlent, voilà pour le choc des images. Mais c’est surtout dans les slogans, martelés hier à Paris devant le siège de PSA, avenue de la Grande-Armée, qu’on entendait encore la colère des grévistes de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, promise à la fermeture en 2014. Ils étaient environ 200, venus protester en marge du comité central d’entreprise extraordinaire qui se tenait au même moment à l’intérieur.Au cours de cette réunion, sans surprise, le projet d’accord sur le plan social (qui concerne aussi le site de Rennes, où 1400 postes doivent être supprimés) a reçu l’aval d’une majorité de représentants syndicaux (15 voix contre 5). Dans la foulée, le texte a été signé hier soir par plusieurs délégués syndicaux.

La satisfaction de PSA. Le numéro 2 du groupe, Denis Martin, a annoncé la nouvelle avec le sourire : l’accord est « très largement majoritaire », validé par des syndicats « représentant 76% des salariés du groupe, et 62% des salariés d’Aulnay ». Le texte détaille un dispositif d’aides pour les salariés touchés par les suppressions de postes à Aulnay et Rennes (reclassement, préretraite, mutations, mobilité…). Il a fait l’objet de 10 réunions de négociations, d’octobre à février. « Nous sommes en mesure de proposer une et même plusieurs solutions d’emploi à chaque salarié », a affirmé Denis Martin, qui annonce 3750 offres « identifiées » pour les salariés d’Aulnay (2550 CDI début février). Parmi les syndicats signataires, le SIA (Syndicat indépendant de l’automobile) reste mesuré. « Je pense que le plus dur reste à venir : assurer une solution à chacun », confiait la déléguée SIA d’Aulnay, Tanja Sussest.

Les grévistes n’ont pas renoncé. Dans la rue pourtant, on restait hier farouchement opposé à ce que le délégué CGT Jean-Pierre Mercier appelle un « accord de la honte ». « Ce n’est suffisant pour personne! », lâchait ainsi Arnaud, cariste de 31 ans, arborant le tee-shirt « On se battra comme des lions », vendu au profit des grévistes. Ce père de famille a beau avoir perdu 600 € de salaire le mois dernier, il veut poursuivre le mouvement, « pour la dignité ». La grève entamée mi-janvier à l’usine d’Aulnay a d’ailleurs provoqué des dissensions au sein de la CFDT. Le syndicat a paraphé l’accord, suivant « l’avis majoritaire qui s’est exprimé lors de l’assemblée des sections de PSA le 26 février », indique Ricardo Madeira, délégué central. Mais contre celui de la section aulnaysienne, engagée dans la grève aux côtés de la CGT et de SUD. Hier, d’ailleurs, aucun des trois élus CFDT au CCE n’a émis d’avis favorable (2 votes contre, une abstention).

Vers une mise en œuvre fin avril? Denis Martin annonçait hier un nouveau comité central d’entreprise courant avril, pour valider la partie sociale du plan de restructuration. Les recours en justice peuvent encore ralentir ce calendrier. Denis Martin a appelé « la minorité qui bloque Aulnay à rejoindre les équipes engagées pour le rebond de PSA ». Mais, sur le trottoir, Jean-Pierre Mercier donnait rendez-vous aux grévistes à l’usine, « pour continuer la grève ».

Source : Le Parisien du 19/03/2013

Rassemblement des PSA s’Aulnay-sous-Bois à Paris

PSA_ManifDes salariés en grève de l’usine d’Aulnay devraient se rassembler aujourd’hui devant le siège de PSA, avenue de la Grande-Armée, à Paris, où doit se tenir un comité central d’entreprise extraordinaire. A l’ordre du jour, l’information-consultation sur le projet d’accord du volet social du plan de restructuration, qui prévoit notamment la fermeture du site d’Aulnay en 2014. Quatre syndicats (CGC, CFTC, FO, SIA) s’étaient déclarés favorables aux mesures d’accompagnement (mobilités, reclassement, préretraite, etc), lors d’une dernière séance de négociations le 12 février, tandis que la CGT dénonce toujours cet accord.

Source : Le Parisien du 18/03/2013

Soutien aux salariés de PSA Aulnay-sous-Bois par le conseil municipal de Pantin

numérisation0005Le conseil municipal de Pantin a manifesté sa solidarité avec les salariés de PSAqui se battent contre la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois. Le 21 février, la municipalité a voté une subvention exceptionnelle de 3000 € octroyés à la Bourse du travail et une aide de 300 € sera versée, par l’intermédiaire du CCAS,à chaque salarié de PSA habitant Pantin.

Le conseil municipal a réclamé que la direction de PSApropose aux pàrtenaires sociaux et aux pouvoirs publics, des scénarios crédibles visant àmaintenir les emplois sur le site. « Compte tenu de la situation économique du département où le chômage est particulièrement important, la fermeture du site d’Aulnay constituerait une catastrophe », a affirmé le conseil municipal, à travers le vote d’un vœu.

Source : extrait du journal municipal de Pantin de Mars 2013