Archives de Catégorie: Sociétés
Aulnay-sous-Bois et Saint-Denis : PSA prépare ses salariés à une « mobilité réussie »
« Des touches de vert sur les murs et la moquette du couloir qui étouffe le bruit des pas… Pour qui a connu l’ambiance électrique de ces dernières semaines au sein de l’usine PSA d’Aulnay (promise à fermeture en 2014), le contraste est frappant. Ici, dans les locaux du pôle de mobilité professionnelle (PMP), délocalisé à Saint-Denis, l’ambiance est feutrée, studieuse même. Le lieu, dont la direction de PSA a ouvert les portes à quelques journalistes hier, fonctionne depuis lundi.
Les ressources humaines de PSA et le cabinet Sodie ont investi deux bâtiments qui reçoivent les salariés volontaires. Dans une salle, une vingtaine d’encadrants sont formés à ce qui sera demain leur tâche : informer leurs équipes sur les choix qui s’offriront à eux dans le cadre du plan social. « C’est intéressant, estime un jeune manageur. On s’inquiète pour nos collaborateurs, qui nous posent beaucoup de questions. » « Nous voulons leur montrer qu’on est là pour les aider à réussir leur projet », poursuit le directeur de l’usine, Laurent Vergely. Pas question ici de postes supprimés, de grève, de négociations, mais des mesures du plan social tel qu’il a été négocié depuis octobre avec les syndicats… même si rien n’a encore été validé et si la grève se poursuit à Aulnay.«
Article complet à retrouver dans Le Parisien
Les grévistes de PSA Aulnay-sous-Bois font le tour des usines
« «PSA-Lear, même combat! » Malgré le froid, l’ambiance était chaude et solidaire dans les entrepôts de Lear Corporation, à Saint-Ouen-l’Aumône, dans le Val-d’Oise, hier matin. Peu après 9 heures, près de 200 grévistes de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, venus en autocar, ont pénétré sur le site de ce sous-traitant automobile. Après deux heures sur place, les salariés de PSA, en conflit depuis six semaines, ont repris la route en direction de l’usine PSA de Poissy, dans les Yvelines.
Une baisse des effectifs prévue à Lear Corporation
Par cette action, ils entendaient apporter leur soutien aux employés de Lear, durement touchés par la baisse de régime de PSA, leur unique client. « Notre activité a baissé de 30% depuis que PSA a décidé, en octobre, de délocaliser partiellement sa production en République tchèque », précisent les organisations syndicales de Lear. Depuis une semaine, 250 des 400 employés de l’usine ont cessé le travail. Les grévistes de cette société américaine qui produit des sièges pour trois modèles de Peugeot et Citroën(C3, 208 et DS3) contestent le plan de leur direction qui prévoit une réduction de ses effectifs et propose jusqu’à 75000 € d’indemnités. « On ne veut pas des indemnités, notre but c’est de sauvegarder les emplois, lance Toufik El Bartuli, représentant CFDT. On avait jusqu’à jeudi pour conclure un accord de méthode. On a refusé. » Contactée, la direction de Lear n’a pas souhaité s’exprimer.
La grève de Lear n’est pas sans conséquence sur la production de Poissy. Les chaînes ne se sont pas arrêtées mais, depuis jeudi, entre 3000 et 5000 voitures sont sorties des chaînes de montage sans sièges. Pas commercialisables en l’état, elles sont stockées sur les parkings du site. « Elles seront réintégrées dans les ateliers pour être équipées lorsque les livraisons reprendront, indique la direction de PSA Poissy. Nous sommes capables de les équiper dans un second temps. »
Arrivés en masse à Poissy, vers midi, peu avant le changement d’équipe, les PSA d’Aulnay ont distribué des tracts. « Nous sommes tous de la même famille, donc nous avons intérêt à faire cause commune », a rappelé Jean-Pierre Mercier, délégué CGT d’Aulnay, site voué à la fermeture en 2014 et dont 1500 des 2800 ouvriers doivent être reclassés à Poissy. « Les salariés âgés seront licenciés et ceux qui seront mutés ici risquent de se retrouver sans logement puisqu’il en manque », a martelé le syndicaliste.
Les grévistes ont ensuite pris le chemin du retour, vers leur usine d’Aulnay. En leur absence, et pour la première fois depuis une semaine, la ligne de montage a tourné quelques heures dans la matinée, produisant une trentaine de voitures, selon la direction. Depuis le 16 janvier, la grève paralyse largement les ateliers de PSA Aulnay.«
Source : Le Parisien
Un campus et des immeubles de logements sur le terrain de PSA Aulnay-sous-Bois ?
« Par quoi seront remplacés les ateliers de PSA? La réflexion avance aussi sur la transformation du site dans les dix années à venir. Les représentants de PSA ont indiqué hier leur souhait d’y implanter un centre de formation qui accueillerait des salariés du groupe venant de toute l’Europe. D’autres hypothèses s’ébauchent, comme la création d’un pôle de bureaux, mais aussi d’un quartier « urbain » avec logements, école, crèche, sur la portion du site jugée assez épargnée par les nuisances des autoroutes.
ID Logistics
Le maire (PS) d’Aulnay, Gérard Ségura, a décidé de faire ce qu’il appelle « un pas en avant ». Demain, le conseil municipal devrait adopter une délibération par laquelle il « approuve le principe de l’implantation d’une plate-forme logistique » sur le terrain de PSA. Il s’agit du projet de la société ID Logistics, candidate pour s’installer sur les terrains de l’usine aulnaysienne, promise à la fermeture en 2014. Projet ardemment défendu par la direction du groupe PSA, qui s’est engagé à réindustrialiser le site à hauteur de 1500 emplois (pour 2800 perdus).
Jusqu’à présent, les discussions entre le constructeur et la ville butaient sur l’emplacement dédié à la société de logistique. Le premier proposait d’installer rapidement l’entreprise sur une parcelle déjà disponible, située au sud-ouest. La seconde proposait, au contraire, d’épargner cette partie, jugée « la plus noble du site » et la plus attractive, et de choisir la partie nord-est. Un compromis se dessine. ID Logistics pourrait s’installer en deux temps. Un bâtiment provisoire serait construit à l’ouest et un autre, pérenne, à l’est. Deux autres bâtiments seraient ensuite construits sur l’emprise libérée par la démolition de l’atelier de montage (voir infographie).«
Source : Le Parisien
Péage gratuit sur l’A 1 avec les salariés de PSA Aulnay-sous-Bois
« Chamant (Oise), hier matin. Une cinquantaine de salariés de PSA d’Aulnay-sous-Bois ont organisé hier à partir de 10h45 une opération de péage gratuit sur l’autoroute A 1, dans le sens Lille-Paris au niveau de Chamant, dans l’Oise. Ces salariés en grève voulaient alerter les automobilistes sur la fermeture du site prévue en 2014 et ramasser un peu d’argent pour leur caisse de grève. « Les gens comprennent que l’on se bat pour notre avenir », expliquait un syndicaliste. En effet, l’opération s’est déroulée dans une ambiance bon enfant pendant deux heures, sous la surveillance des gendarmes du peloton d’autoroute de Senlis. En revanche, la vingtaine de grévistes qui ont tenté, dans la matinée, de recueillir des denrées alimentaires au centre commercial Cora à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) ont reçu un accueil beaucoup plus frais : ils ont été refoulés et sont repartis les mains vides.«
Source et image : Le Parisien
Aulnay-sous-Bois : Guerbet à la conquête du marché américain
« Made in France, et même made in Aulnay! On ne parle pas ici de la marinière portée il y a peu par le ministre du Redressement productif, mais d’un produit de contraste, ce liquide injecté aux patients qui doivent subir une IRM, un scanner ou une radio. L’entreprise Guerbet, installée à quelques centaines de mètres de l’usine PSA à Aulnay-sous-Bois, devrait bientôt pouvoir vendre son produit phare, le Dotarem, aux Etats-Unis.
Une première étape a été franchie vendredi puisqu’un comité d’experts américains a rendu un avis favorable à la commercialisation du Dotarem pour les adultes et les enfants de plus de 2 ans. C’est la FDA (Food and Drug Administration, l’agence qui autorise la mise sur le marché des médicaments aux Etats-Unis), qui tranchera le 20 mars. Elle suivra probablement l’avis des experts. Yves L’Epine, directeur général du groupe Guerbet, est déjà enthousiaste : « C’est la première fois que nous tentons l’enregistrement d’un produit aux Etats-Unis. Pour un coup d’essai, c’est réussi! »
Une entreprise née dans le 93
L’avenir s’annonce donc radieux pour le groupe pharmaceutique, né dans le 93 où il est toujours doublement implanté (avec son siège à Villepinte, son usine et des laboratoires à Aulnay). Guerbet a longuement préparé son entrée sur le marché américain. L’usine d’Aulnay s’est agrandie et modernisée (avec l’ouverture l’an dernier d’une nouvelle unité de production). Elle compte 325 salariés.
Le feu vert de la FDA n’entraînera pas d’embauches en France (Guerbet a surtout renforcé sa filiale américaine), mais il ouvre de sacrés débouchés au groupe, qui exporte déjà 70% de sa production industrielle. Chaque année, on pratique aux Etats-Unis 10 millions d’IRM nécessitant l’usage de produits de contraste.
Déjà numéro 1 en Europe, le Dotarem s’est imposé face à des produits concurrents soupçonnés d’avoir de graves effets secondaires. Des chercheurs ont observé en 2006 que quelques malades ayant reçu un produit de contraste avaient contracté une fibrose systémique néphrogénique, c’est-à-dire un épaississement des articulations, douloureux et paralysant. Aucun cas n’est associé au Dotarem, dont 37 millions de doses ont été administrées depuis sa mise sur le marché en 1989.
Sauf surprise donc, les flacons de Guerbet arriveront dans les mains des radiologues américains avant la fin de l’été. Yves L’Epine y voit le signe d’une reconnaissance pour un produit « issu de la recherche française et essentellement produit en France ».«
Source et image : Le Parisien
Pertes historiques pour PSA
« PSA Peugeot Citroën a annoncé mercredi avoir essuyé en 2012 une perte nette historique de 5 milliards d’euros, perte qui s’explique par sa dépendance aux marchés européens, mais le numéro un français de l’automobile a maintenu ses prévisions pour 2013 et les années suivantes.
En 2011, le constructeur avait dégagé un bénéfice net de 588 millions. Le montant astronomique de la perte nette du groupe l’an dernier inclut des dépréciations d’actifs massives, à hauteur de 4,7 milliards d’euros, touchant sa branche automobile, qu’il avait déjà dévoilées la semaine dernière. Mais le constructeur a également essuyé une lourde perte opérationnelle courante de 576 millions, tandis que le chiffre d’affaires a reculé de 5,2 %, à 55,4 milliards. Comme attendu, la dette nette ressort à – 3 milliards d’euros. « La dette nette s’est améliorée de 200 millions d’euros », a souligné le directeur financier, Jean-Baptiste de Chatillon. PSA a « brûlé » l’an dernier 3 milliards d’euros de liquidités, dont 2,5 milliards pour sa branche automobile, soit 200 millions par mois. Il compte toujours diviser par deux cette année son rythme de consommation de cash et vise un retour à l’équilibre de sa trésorerie opérationnelle à fin de 2014. Philippe Varin, président du directoire de PSA, a commenté ces très mauvais chiffres avec un certain optimisme… : « Les résultats du groupe en 2012 reflètent la détérioration de l’environnement dans le secteur automobile en Europe. Dans ce contexte, nous avons pris les mesures difficiles mais nécessaires qui s’imposent, pour réorganiser notre base industrielle en France. Les résultats du plan d’économie ainsi que du plan de cession d’actifs ont dépassé nos objectifs, soulignant l’engagement exceptionnel de nos employés. Enfin, notre alliance stratégique avec GM est entrée dans sa phase d’exécution. Aujourd’hui, les fondations de notre rebond sont posées. » (Lire) Chez PSA Peugeot-Citroën, où s’est déroulée l’ultime séance de négociations sur le plan de restructuration qui vise les sites d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et de Rennes, quatre syndicats se sont déclarés favorables à un projet d’accord sur l’accompagnement des salariés concernés. La
> CFE-CGC, la CFTC, FO et le Syndicat indépendant de l’automobile (SIA), majoritaire à Aulnay-sous-Bois, mais pas la CGT, ont jugé que des avancées positives avaient été faites lors de ces négociations, qui avaient débuté le 7 novembre.«
Source : Le Monde
PSA Aulnay-sous-Bois : deux grévistes licenciés pour faute lourde
« Deux ouvriers qui participent à la grève paralysant l’usine PSA Peugeot-Citroën d’Aulnay-sous-Bois ont reçu vendredi leur lettre de licenciement à l’issue d’une procédure disciplinaire engagée par la direction, a indiqué la CGT.
Ces deux pères de famille de 33 et 40 ans « sont seulement syndiqués. Ils ont été licenciés pour faute lourde », a indiqué Jean-Pierre Mercier, délégué du syndicat CGT qui a appelé à la grève bloquant la production de l’usine depuis le 16 janvier, rejoint par SUD et la CFDT.
« On va contester devant les prud’hommes », a indiqué Mercier, soulignant qu’il s’agissait « de participants actifs à la grève. Ils sont toujours grévistes, ils n’ont plus le droit de rentrer dans l’usine mais ils participeront à nos actions à l’extérieur ».
Le site employant 2.800 CDI doit fermer en 2014 dans le cadre d’un vaste plan de restructuration.«
Source : BFM TV
PSA exclut une fermeture anticipée de l’usine d’Aulnay-sous-Bois
« PSA Peugeot Citroën n’a pas l’intention de fermer l’usine d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) par anticipation malgré les tensions qui règnent sur place, a déclaré vendredi le directeur industriel du constructeur automobile.
« Il n’est pas question de vouloir précipiter une fermeture du site, nous avons prévu de produire le véhicule C3 à Aulnay jusqu’en 2014 », a indiqué Denis Martin au cours d’une conférence de presse.
« Nous avons besoin de cette période-là, tout d’abord pour finaliser l’ensemble des projets de réindustrialisation », a-t-il ajouté.
Une majorité de syndicats ont approuvé dans la matinée, lors d’un comité central d’entreprise extraordinaire, un déblocage anticipé des transferts de salariés d’Aulnay vers le site voisin de Poissy (Yvelines) face aux risques de heurts entre salariés grévistes et non grévistes.«
Source : RMC / Reuters
Quand les salariés de PSA Aulnay-sous-Bois redécorent le showroom Peugeot
Il n’y a pas que les concessionnaires qui découvrent sur leurs vitrines les quelques affiches revendicatives d’une partie des employés de PSA Aulnay-sous-Bois. La vitrine du siège de PSA à Paris (avenue de la grande Armée) en a également fait les frais.
Un article sur France 3 explique le contexte en détail, article à lire ici.
Le directeur départemental du travail reçoit les syndicats de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois
« Il a pour mission de « favoriser le retour au calme et le rétablissement du dialogue » au sein de l’usine PSA d’Aulnay, paralysée par la grève. Le directeur départemental du travail Marc Leray s’attelle à la tâche dès ce matin : il recevra l’ensemble des syndicats du site, ainsi que la direction. Jean-Pierre Mercier, délégué CGT (en bas, au centre), se félicitait hier d’avoir obtenu le « médiateur » réclamé par les grévistes pour « rouvrir les négociations ». La décision a été annoncée après la manifestation hier matin de grévistes près de l’Elysée. Une délégation a été reçue par le conseiller social de François Hollande. Le terme de « médiateur » n’est toutefois pas employé dans le communiqué du ministère du Travail, qui s’attache uniquement au rétablissement d’un dialogue entre les syndicats en grève (CGT, SUD et CFDT locale) et la direction. Un comité central d’entreprise se tient ce matin à Paris et doit ouvrir la voie à des « mobilités provisoires », permettant à des salariés de quitter l’usine avant la fermeture du site prévue en 2014.«
Source : Le Parisien
