Archives de Catégorie: Syndicats
Communiqué UNSA Territoriaux Aulnay-sous-Bois sur le non-respect des agents
Le syndicat UNSA des territoriaux de la Ville d’Aulnay-sous-Bois dénonce avec la plus grande fermeté la gestion irresponsable et dégradante du personnel territorial, qui transforme aujourd’hui chaque agent en une simple variable d’ajustement budgétaire, dans une logique de réduction de la masse salariale, au détriment du respect des droits fondamentaux et des obligations statutaires.
Un traitement indigne des agents publics !
Il est inacceptable que les agents territoriaux soient réduits à des instruments pour ajuster des budgets sans aucune considération pour leurs droits, leur engagement, ni même la qualité du service public rendu. L’imposition de mesures purement budgétaires au détriment du respect des principes de la fonction publique montre une volonté manifeste de détruire les acquis sociaux et de rogner sur les droits des agents.
Des décisions autoritaires et sans concertation !
Le remplacement brutal du directeur de l’espace public par un cadre de catégorie B sans explication ni concertation avec les équipes est un affront aux agents concernés. Cette gestion autoritaire et opaque montre un mépris total pour le dialogue social et la compétence des agents, qui voient leur avenir professionnel mis en péril par des décisions prises sans aucune réflexion préalable.
Des suppressions de postes et des mutualisations forcées !
Nous refusons catégoriquement les tentatives de mutualisation des missions qui n’ont pour seul objectif que de supprimer des postes ! Ces décisions imposées sans aucune consultation des agents, sans analyse sérieuse des conséquences sur le service public, sont une véritable régression sociale. Supprimer des emplois sans vision ni considération des équipes ne fait qu’aggraver la surcharge de travail des agents restants et détériore la qualité des services à la population. C’est une logique comptable et non humaine qui prévaut !
Mobilités imposées, sans respect des règles !
Les mobilités forcées, imposées sans le respect des règles statutaires et sans concertation, sont inacceptables ! Ce n’est pas en piétinant les droits des agents qu’on pourra maintenir un service public de qualité. Le respect des procédures de mobilité est essentiel pour garantir l’équité, la transparence et la sérénité dans la gestion des ressources humaines. Ces décisions sont vécues comme des sanctions déguisées, qui fragilisent encore un peu plus le moral des équipes. Le personnel n’est pas un simple pion que l’on déplace à sa guise ! Nous exigeons le respect des procédures et des droits des agents.
Fuite des compétences et départs massifs des agents !
Cette gestion catastrophique du personnel a des conséquences dramatiques : départs des agents compétents, fuite des savoir-faire, démotivation générale. Au lieu de renforcer les équipes et de conserver les talents, l’administration actuelle se contente de faire fuir ses agents sous pression. C’est un gâchis humain et professionnel qui met en péril la qualité du service public à Aulnay-sous-Bois. Nous ne pouvons plus accepter cette politique du « moins de moyens, moins de personnel » qui nuit à tous.
Des représentants du personnel aux abonnés absents !
Leur silence et leur manque d’action face à cette situation désastreuse sont inacceptables. Il est grand temps qu’ils prennent leurs responsabilités et qu’ils reprennent leur rôle de défenseurs des agents !
Pour tous ces motifs, le syndicat UNSA des territoriaux exige :
- Le respect absolu du statut de la fonction publique, avec un arrêt immédiat des mesures arbitraires et dégradantes à l’encontre des agents.
- Une véritable concertation avec les agents et les représentants syndicaux avant toute réforme ou décision concernant l’organisation des services ou la gestion du
- L’arrêt immédiat des suppressions de postes et des regroupements de missions qui fragilisent encore davantage nos équipes.
- La revalorisation des conditions de travail et la prise en compte des compétences de chaque agent pour éviter la fuite des savoir-faire et des talents.
- Le respect des procédures de mobilité et des reclassements, dans le respect des droits des agents.
- Une prise en charge sérieuse et proactive des problématiques de personnel, en rétablissant un véritable dialogue social.
Nous mettons en garde l’administration : si cette gestion dégradée du personnel continue, nous serons contraints de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris la mobilisation de l’ensemble des agents pour défendre nos droits, nos emplois et notre service public. Assez de mépris, assez de dévalorisation !
Source : UNSA le combat au quotidien / unsa.territoriaux.aulnay@gmail.com / 06 12 53 24 03 ou 01 58 03 94 51
Oui, c’est confirmé il y a de l’amiante à Aulnay-sous-Bois !
Cela fait près de six mois que nous revendiquons la vérité sur la présence d’amiante dans les locaux de la Direction des sports, anciennement de la jeunesse, situés au 41 et 41 bis du boulevard Charles Floquet.
Le rapport de l’APAVE, publié en juillet 2023, (que notre syndicat met à la disposition des agents pour consultation) confirme cette présence. Il est inacceptable que cette information ait été dissimulée aux agents depuis au moins 2021, en violation des obligations légales d’information et de protection des travailleurs.
Selon le Code du travail, notamment les articles L4121-1 et suivants, l’employeur a l’obligation de garantir la sécurité et la santé des salariés. Cela inclut l’obligation d’informer les agents sur les risques potentiels liés à leur environnement de travail. Le silence et l’absence de communication sur cette situation compromettent gravement la santé des agents.
Monsieur l’adjoint au maire chargé des finances et des ressources humaines a, dans un courrier du 19 juin 2024 en réponse à un courrier de la CGT, admis la présence d’amiante. Toutefois, l’UNSA n’a bizarrement pas reçu de copie de ce document, contredisant ainsi le principe de transparence imposé par le droit du travail.
Nous nous interrogeons également sur les conditions dans lesquelles les travaux d’aménagement ont été réalisés pour le rapatriement du service de Documentation dans ces locaux.
Ces travaux auraient dû être effectués par une entreprise habilitée, conformément à l’article R4412-94 du Code du travail, qui précise que toute intervention sur des matériaux contenant de l’amiante doit respecter des normes strictes. Fut-ce le cas ou pas ?
Les ouvriers et collègues de la régie bâtiment ont-ils été impliqués ? et dans quel type de travaux ? Ce flou est inacceptable et pourrait engager la responsabilité de l’administration.
Enfin, nous demandons pourquoi aucune information n’a été transmise aux agents travaillant dans ces locaux. La non-communication constitue une violation de leurs droits et une mise en danger de leur santé.
Enfin nous déplorons le silence assourdissant des autres syndicats « domestiqués » (hormis la CGT) ainsi que des représentants du personnel dans les instances représentatives. Il est impératif que l’administration prenne ses responsabilités et respecte ses obligations légales en communiquant de manière transparente sur cette grave situation.
L’UNSA exige de la transparence et le respect des obligations légales concernant la présence d’amiante dans les locaux municipaux.
Source : UNSA le combat au quotidien /06 12 53 24 03 ou 01 58 03 94 51 au 6, Rue Berteaux Aulnay-sous-Bois
Chèques cadeaux – victoire de la CFTC Aulnay-sous-Bois qui obtient son maintien pour les agents
Depuis 2022, la CFTC travaille sur le sujet des chèques cadeaux de fin d’année. Dans notre lettre ouverte de novembre 2022, nous avions demandé au Maire l’attribution de chèques cadeaux aux agents suite à la suppression brutale du « cadeau AEPC ». Le Maire nous avait adressé une réponse écrite le 2 décembre 2022 et donné un avis favorable de principe pour que ces chèques cadeaux puissent être accordés directement par la Ville ; il avait d’ailleurs chargé son administration de travailler à la mise en œuvre de cette mesure.
Devant le silence et l’absence de réaction de la direction générale nous avions de nouveau adressé, en février 2023, une seconde lettre ouverte au Maire pour lui rappeler ses promesses non tenues !
Devant la détermination et l’insistance de la CFTC, nous avions obtenu l’attribution aux agents des chèques cadeaux de 50 € en décembre 2023, c’était une première victoire pour le syndicat CFTC et au profit de tous les collègues qui ont pu en bénéficier.
Aujourd’hui notre syndicat est en capacité de vous annoncer que cette mesure sera reconduite cette année.
Nous avons expressément demandé au Maire et nous le rappelons ici deux éléments indispensables :
- La CFTC demande que les chèques cadeaux soient distribués avant les vacances de fin d’année pour permettre l’utilisation pour la préparation des fêtes
- La CFTC demande qu’ils puissent être acceptés par un nombre plus important de commerçants
La CFTC sera vigilante sur le déroulé de ce dossier, qui permet de valoriser le service public rendu par nos agents aulnaysiens.
C’est un pas parmi les nombreuses victoires de la CFTC dans le dialogue social. Nous n’oublions pas nos autres revendications :
- La revalorisation des tickets restaurants pour lequel le Maire nous avait donné son
- Le sport santé.
- La création d’une carte avantage auprès des commerçants aulnaysiens mais aussi des associations sportives aulnaysiennes.
- Les chèques
La CFTC est riche d’idées, dans un but commun, la défense et la valorisation du service public.
Venez nous rejoindre.
Source : CFTC Aulnay-sous-Bois / 01 48 66 73 48
Lettre ouverte à Bruno Beschizza Maire d’Aulnay-sous-Bois, sur l’amiante dans les locaux municipaux
Dans notre tract du 22 mai notre syndicat a alerté sur la présence d’amiante dans les locaux du 41 boulevard Charles Floquet.
Depuis cette date nous sommes sans réponse ni réaction de votre administration, qui feint d’ignorer et ne prend pas en considération la gravité de la situation, et ce bien que depuis le 12 juillet 2021 une délibération du conseil municipal ait reconnu le caractère impératif et de la désaffectation et du reclassement de ces locaux.
Nous constatons aussi qu’aucune information n’a été faite en direction ni des agents qui travaillent dans ses locaux ni des représentants du personnel ni de la médecine préventive. Pour lever toute ambiguïté sur cette situation, aujourd’hui notre syndicat UNSA TERRITORIAUX vous réclame la communication et de rendre public le diagnostic amiante effectué pour le projet de vente du terrain sis 41 boulevard Charles Floquet.
Source : UNSA unsa.territoriaux.aulnay@gmail.com
Jean-Luc Mélenchon auprès des salariés de MA France Aulnay-sous-Bois
Houari délégué syndicale (DS CGT) des ouvriers de MA France (en grève depuis le 16 Avril 2024) a été reçu par Jean Luc Mélenchon le 12 Juillet dernier lors d’une rencontre avec les militants du Nouveau Front Populaire à Paris.
Jean Luc Mélenchon s’est entretenu avec Houari DS CGT au sujet de la situation de la grève des Ma France , et de l’absence de considération du donneur d’ordre Stellentis (Ex PSA) , du gouvernement , notamment de M.M. Bruno Le Maire et Roland Lescure
Jean Luc Mélenchon a salué le courage et la détermination des ouvriers de MA France à lutter avec détermination pour conserver leurs emplois, défendre leurs droits et le maintien de leurs outils de travail et de leurs savoir-faire en France.
Il a promis de venir sur le site de MA France à Aulnay Sous Bois pour leur apporter un soutien.
Force Ouvrière Aulnay-sous-Bois exige que les agents volontaires pour le 2nd tour soient quand même payés
Vous trouverez ci-dessous un communiqué de Force Ouvrière concernant les agents de la ville d’Aulnay-sous-Bois et le paiement pour le 2nd tour des législatives 2024… qui n’aura pas lieu. Faute de concurrence ou suite à une campagne remarquable, la candidate Nouveau Front Populaire n’aura pas eu besoin d’un second tour pour l’emporter.
MA France, rassemblement ce matin devant la maison de la justice et du droit à Saint-Denis
Le 4 avril, à l’occasion d’un déplacement du Président de la République à Saint-Denis, les personnels de l’éducation en lutte avaient décidé de porter leurs revendications pour un plan d’urgence pour l’éducation en Seine-Saint- Denis directement auprès d’Emmanuel Macron. Une action pacifique et bon enfant animée par des enseignants, des parents d’élèves, des lycéens, des militants syndicaux. Malgré le calme de cette action des agents de la BRAV-M ont trouvé le moyen de créer une tension et de réprimer le secrétaire départemental de la CGT 93, en le plaçant en garde à vue. Cet épisode intervient dans un contexte d’aggravation de la répression contre de nombreux acteurs des mouvements sociaux et environnementaux. En Seine Saint Denis, comme ailleurs en France, les convocations dans les commissariats de militants syndicaux engagés pour la défense du bien commun se multiplient. On assiste avec effarement à des tentatives d’intimidation judicaire d’acteurs de premier plan du débat public. La criminalisation du soutien à la paix en Palestine et Israël fait glisser notre démocratie sur les pentes de l’illibéralisme.
Nous faisons face à une spirale autoritaire sans précédent qui est d’autant plus dangereuse à une époque où l’offensive politique de l’extrême droite, aidée par des médias de masse d’un milliardaire réactionnaire, connait une dynamique rarement atteinte et porte de lourd danger pour l’ensemble de la société.
Les présidences d’Emmanuel Macron ont été marquées par de nombreuses lois restreignant les libertés publiques. Des dispositions de l’Etat d’urgence sont entrées dans le droit commun. Ainsi la loi « pour une sécurité globale » contre laquelle la mobilisation a été massive, avec des manifestations auxquelles participaient jusqu’à 500 000 personnes en France. La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) avait alors alerté sur un texte qui « porte atteinte à de nombreux droits fondamentaux » …
Cette boulimie législative, s’ajoute à d’autres mesures mises en place par décret, ou dans des textes de lois qui ne concernaient pas directement les libertés.
Parmi ses dispositions pour ne prendre que quelques exemples :
- la création d’une cellule de renseignement dédiée aux « atteintes au monde agricole »
- le maintien de l’usage des LBD et de la technique de la nasse dans le nouveau schéma du maintien de l’ordre (décembre 2021)
- la possibilité de ficher les opinions politiques et
Notre département remuant, revendicatif et qui a l’engagement pour l’égalité chevillé au corps, souhaite rappeler qu’il n’y a pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales, et que chaque atteinte à nos libertés publiques fragilise la démocratie.
Nous appelons à nous rassembler, le 11 juin à 10h00 lors de la convocation du secrétaire de l’UD CGT 93, devant la maison de la justice et du droit rue des boucheries à Saint-Denis, pour exiger l’abandon des poursuites et dire dans l’unité
notre attachement aux libertés syndicales, d’expression, de réunion, de manifestation et d’association.
Refusons dans l’unité les atteintes à notre édifice démocratique !
Source : Syndicats
La lutte des MA France porte la colère des ouvriers de l’industrie du pays !
Depuis le 17 avril, nous sommes en lutte pour défendre nos emplois et nos droits.
MA France, équipementier automobile qui produit des pièces de carrosserie, est la dernière usine de cette filière dans le 93. Elle a été liquidée en moins d’une semaine. L’impunité de la violence patronale a été totale dans cette affaire. Le donneur d’ordre Stellantis (ex PSA) , de connivence avec notre propriétaire CLN peuvent, jeter à la rue 400 salariés sans que les « garants de l’ordre public » ne disent un mot.
Il existe à travers le pays de nombreux sous-traitants de l’industrie automobile dont les emplois sont menacés. Les multinationales de la filière essorent les sous-traitants avant de délocaliser.
La finance exige des marges généreuses, quoi qu’il en coûte aux ouvriers. L’Etat continue de signer de généreux chèques aux grosses entreprises, sans contrepartie notamment en termes d’emplois, et c’est à la collectivité d’assumer le « cout social » des stratégies financières des donneurs d’ordres.
A travers notre lutte résonne la question du devenir du monde ouvrier. Nous nous battons pour des travailleurs qui produisent alors que le patronat souhaite nous transformer en livreur précaire. Nous défendons notre usine, pour ne pas la voir se transformer en entrepôt, comme ce fut le cas pour l’ex usine de PSA Aulnay.
Sauver nos emplois, c’est défendre notre appareil productif, et à terme préserver notre écosystème. Alors en suivant leur logique qui seront les prochains ? Hordain ? Poissy ?Luton ?La montée en puissance de l’usine de Turquie a de quoi inquiéter
Les politiques doivent entendre la colère sociale du monde ouvrier et agir pour ne pas laisser le pouvoir au Capital
« Je pense que les grands donneurs d’ordre, Renault et Stellantis, dans cette période de transition très brutale, très rapide où la compétition est féroce, notamment avec la Chine, doivent faire attention à leurs sous-traitants. » Bruno Lemaire.Quel beau discours M.Le Ministre ! Pourtant nos usines continuent d’être délocalisées, et les donneurs d’ordre ne cessent d’évacuer leurs responsabilités sociales. Il faut des actes forts !
Alors aujourd’hui montrons leurs notre solidarité et notre détermination sans faille !!!
Soutenez et contribuer à la caisse de grève pour la lutte des ouvriers de MA France
Stellantis Aulnay-sous-Bois (ex-PSA) détruit nos emplois et notre environnement !
Depuis le 16 avril 2024 les salariés de M.A France (sous traitant de Stellantis ) se sont mis en grève pour défendre leurs droits et le maintien de leurs outils de travail et de leurs savoir faire en France. Par la même occasion s’opposer au projet de délocalisation de l’industrie française orchestré par Stellantis (ex-PSA) , avec la complicité passive du gouvernement et d’une partie de la classe politique.
L’entreprise M.A France (propriété du groupe italien CLN) est en liquidation judiciaire depuis le 13 mai 2024 sur décision du Tribunal de commerce de Bobigny permettant à Stellantis (ex-PSA) de délocaliser nos emplois et outils de travail en Turquie à plus de 3500 km d’ici !
Alors que notre planète souffre de désastres écologiques, Stellantis (ex-PSA) ne trouve rien de mieux que de contribuer à l’aggravation de la pollution atmosphérique et au réchauffement climatique au mépris de tous les grands traités internationaux !!!
Encore une fois les grandes multinationales toujours avides de plus en plus de profits sacrifient notre belle planète et sa biodiversité.
Ainsi, quel héritage environnemental allons nous laisser à nos enfants ?
Nous appelons l’ensemble des forces vives de la Nation, la société civile, les citoyens/citoyennes, les associations, les syndicats, les élus à mener un combat digne et responsable à la hauteur des enjeux de survie des conditions optimales de vie de l’humanité.
Soutenez la caisse de grève en envoyant vos dons pour nous aider à continuer notre combat :
Source : Section syndicale CGT MA-France
Lettre ouverte aux membres titulaires et suppléants siégeant à la formation spécialisée du CST Aulnay-sous-Bois
Mesdames et messieurs les membres titulaires et suppléants désignés par vos organisations syndicales respectives FO, CFTC, CGT et CFDT, en tant que membres siégeant à la formation spécialisée du comité social territoriale de la ville d’Aulnay-sous- Bois,
Notre syndicat UNSA vous interpelle conformément à la mission et au rôle que vous avez en tant qu’acteur dans cette instance pour alerter sur la situation des agents qui travaillent ou celles et ceux qui ont travaillé dans les locaux du 41 boulevard Charles Floquet attribués à la direction des sports.
En effet, comme nous l’avons annoncé dans notre communication, ces locaux ont été construits dans les années 70 et ont été utilisés pour l’activité de l’Enfance Jeunesse et Centres de vacances.
Les faits :
- Le 10 mars 2021, le conseil municipal a voté pour céder ce foncier à l’hôpital de L’Est Parisien pour une offre de soins de proximité,
- le 12 juillet 2021 le conseil municipal a voté une autre délibération reconnaissant le caractère impératif de la désaffectation et de déclassement des locaux pour cause de leur vétusté.
La loi dans ce domaine précise que les bâtiments publics ou privés, dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1997 doivent obligatoirement faire l’objet d’un diagnostic amiante afin d’évaluer leur état de conservation et d’estimer si des fibres sont susceptibles ou non d’être libérées dans l’air ambiant. Cette mesure vise à préserver la santé des populations vis-à-vis d’une exposition passive due à la présence d’amiante dans le bâtiment. Faut-il rappeler que les fibres d’amiante, très volatiles et invisibles dans l’air, sont responsables de nombreuses maladies respiratoires et
pulmonaires : asbestose (fibrose pulmonaire, mésothéliome, cancer du poumon etc. Ses effets néfastes sur la santé ont conduit à son interdiction définitive.
De ce fait, il s’est avéré nécessaire d’établir des diagnostics amiante avant la vente d’un bien, afin d’évaluer les risques potentiels et prendre les mesures adéquates pour protéger la santé des personnes lors de travaux de rénovation ou de démolition.
Ce diagnostic amiante dans les locaux du 41 boulevard Charles Floquet a dû être effectué étant donné qu’il est obligatoire avant la vente, mais il n’a jamais été révélé. Il doit figurer dans le dossier technique amiante (DTA) et être effectué par un organisme accrédité par le comité français d’accréditations (COFRA)
C’est peut-être la raison pour laquelle la vente de ces locaux n’a pas abouti, en raison du coût onéreux des opérations de désamiantage, celles-ci devant être prises en charge par le propriétaire (la mairie) et, au regard aussi de la situation des finances, ce projet n’a pu se réaliser car non rentable pour la mairie.
Conclusion :
Il est à noter que depuis 3 ans la collectivité n’a délibérément pas pris les mesures conservatoires qui s’imposent pour alerter les agents sur cette situation, ni les membres du CHSCT d’alors, ni la médecine préventive et/ou le conseiller de prévention et n’a pas fait le nécessaire pour protéger la santé des agents.
Pour toutes ces raisons et avec le soutien des agents, nous faisons appel à vous pour demander l’organisation d’une réunion extraordinaire de la formation spécialisée, conformément au décret N° 2021-570 du 03 décembre 2021, dans les meilleurs délais, ce afin d’obtenir les informations détenues par la collectivité et d’avoir accès aux documents relatifs à ce sujet, pour les rendre public et aussi reloger les agents et les services concernés dans d’autres locaux.
Nous restons à votre disposition pour en parler et chacun doit assumer ses responsabilités.
Source : UNSA /unsa.territoriaux.aulnay@gmail.com



