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La municipalité d’Aulnay-sous-Bois continue à se moquer de la démocratie

Lors de la réunion concluant la concertation sur la ZAC centre gare, vendredi 18 octobre à 18h30, salle Dumont, la municipalité a été mise au défi d’organiser pour l’enquête publique sur le PLUI une information digne de ce nom. Entendons par là : avec le souci de toucher le maximum de citoyens pour qu’ils donnent leur avis.

La réponse ne s’est pas fait attendre sur le site de la ville. L’information se trouve au bout du cheminement : onglet « ma ville », puis « urbanisme », puis « PLUI », puis « En savoir plus ». Il faut donc le vouloir, pour trouver en bas de page

Réunion publique le 5 décembre 2024 à 19h30.

Déjà l’heure est problématique : clairement, pour les participants, le dîner est reporté à « pas d’heure » ! apportez vos sandwichs !

Mais c’est surtout le lieu qui révèle la mauvaise volonté de la ville :

Espace Antoine de Saint-Exupéry , 25 bd André Citroën, 93600 Aulnay-sous-Bois

Soit l’extrême nord de la ville, dans la zone désertique de l’ex-usine Citroën.

Si l’on choisit la solution vertueuse, les transports en commun, à partir de la gare RER , quel que soit le bus que l’on prendra, après 30 ou 40mn de transport selon les encombrements, il faudra encore marcher une dizaine de minutes, à travers une zone inhabitée, à la nuit tombée. Cela exclut évidemment les femmes et toutes les personnes âgées. Combien de caméras et de patrouilles de police municipale le long de cet axe entièrement dédié à la circulation des voitures et des camions ?

On se tournera donc vers la voiture, et chacun sait comme la circulation est aisée dans notre ville à cette heure.

On rira jaune en se souvenant qu’à la réunion ZAC, un adjoint au Maire nous a expliqué que pour résoudre les problèmes de circulation, il invitait l’Aulnaysien modèle à renoncer à la possession d’une voiture.

Clairement, placer cette réunion à cette heure et dans ce lieu, c’est faire en sorte qu’il n’y ait personne d’autre que la poignée de militants associatifs dévoués à l’intérêt général et ulcérés qu’on se moque du monde à ce point.

C’est vrai que l’extrême misère de notre commune en équipements publics fait que nous n’avons, depuis la destruction de l’Espace Averino, (par la volonté de qui ?), aucun lieu décent pour une réunion de ce genre.

Mais si, il y en a un : la salle du Conseil Municipal, dans la Mairie. Il fut un temps où l’on nous parlait de la « Maison Commune », avant que le bâtiment ne devienne aussi ouvert qu’un château des temps féodaux. C’est là, lorsque la municipalité respectait la loi et qu’il y avait encore des Conseils de Quartier et un Conseil Économique Social et Environnemental, que l’on réunissait les citoyens, en particulier pour discuter du PLU. Mais c’était un autre temps, celui où l’on jouait encore plus ou moins sincèrement le jeu de la démocratie.

P.S : cette réunion n’est pas à l’initiative de la municipalité, c’est le commissaire-enquêteur qui l’a proposée.

Source : Aulnay Environnement

L’association Aulnay Environnement vous invite à son assemblée générale le 8 octobre

Vous êtes déjà adhérent d’Aulnay Environnement ou vous êtes intéressé par l’association et avez laissé vos coordonnées lors du Forum.

Nous vous invitons à participer à notre réunion de bureau du 8 octobre au premier étage de la salle Dumont à 20:00 (Foyer des Anciens).

Aulnay Environnement est une association qui milite « pour la défense du paysage urbain ». Par « paysage », nous entendons un milieu de vie aussi agréable possible pour les habitants. Cela suppose :

  • Une protection du patrimoine architectural, ainsi que de la diversité du bâti, où coexistent depuis des décennies jusqu’en centre-ville, immeubles collectifs et pavillons, avec leurs jardins
  • Une défense du patrimoine arboré du domaine privé autant que public, et une sensibilisation des propriétaires et des promoteurs à tout ce que les grands arbres apportent à tous
  • Une défense des intérêts des piétons, par l’élargissement des trottoirs, l’interdiction des constructions « à l’alignement », des balcons débordants, et des poubelles sur des trottoirs étroits, ainsi que l’exigence d’une lutte significative contre le stationnement systématique sur certains trottoirs.
  • Un aménagement des voie « structurantes » comme la rue Jules Princet pour permettre les circulations douces et la végétalisation
  • Une réflexion sur l’adaptation de la ville au dérèglement climatique.
  • De meilleurs équipements pour la vie associative et culturelle et le rétablissement des Conseils de Quartier qui doivent être d’abord un lieu de dialogue entre les habitants pour élaborer des propositions propres à améliorer le cadre de vie.

Force est de constater que ces aspects ne sont pas à l’ordre du jour dans notre commune. Cependant il ne s’agit pas là d’un constat partisan. Nous ne sommes inféodés à aucun parti, car une politique de bon sens n’est ni de droite ne de gauche. Nous savons que tout n’est pas possible et nous ne sommes pas contre la nécessité de construire, mais pas n’importe comment, avec toute liberté pour les promoteurs. Nous souhaitons avant tout le dialogue sans « langue de bois », et cela a été possible durant des décennies.

Aulnay Environnement, forte d’une centaine d’adhérents est une association représentative qui doit être entendue, car ses propositions sont de bon sens. Nous formulons toujours des contre-propositions lorsqu’un projet nous paraît aberrant, comme ce fut le cas pour le projet initial Val Francilia, qui prévoyait de construire sur le parc Ballanger, et que nous avons victorieusement combattu.  Le nouveau Val Francilia se borne à des installations industrielles sur le site PSA et des logements en bordure du boulevard Maurice Ravel, et c’est précisément ce que nous avion préconisé publiquement (voir sur notre site notre cahier d’acteur du 15 avril 2019).

Association née dans le sud, Aulnay Environnement montre par cet exemple qu’elle est sensible à l’évolution de tous les quartiers de notre très vaste commune, mais l’opacité qui règne à Aulnay ne nous permet pas de bien connaître tous les problèmes. C’est pourquoi nous avons besoin d’informations sur la vie de chaque quartier.

C’est bien là le rôle de notre association, dans le contexte actuel : recueillir des informations et les transmettre à tous, par l’intermédiaire de notre site, des blogs et de nos réunions. Nous sommes présents dans plusieurs instances qui nous permettent de mieux savoir ce qui se passe dans le département et dans la métropole. Se rapprocher d’Aulnay Environnement est un bon moyen d’être un citoyen, sinon actif, du moins conscient, parce qu’informé.

Source: association Aulnay Environnement

La farce Garcelon continue à Aulnay-sous-Bois !

Avec la ferme Garcelon, la farce continue. Comme on a fait disparaître les Conseils de Quartier, pas de suivi des travaux par les citoyens, pas de risque de devoir justifier qu’il ne se passe rien durant des mois, mais tous les ans, un coûteux tract de propagande sur papier glacé.

L’acquisition date de 2017.

Début 2022, un tract nous informe que« depuis 3 ans, les services de la ville travaillaient à faire revivre ce lieux symbolique ». On  nous promet la livraison des lieux pour l’automne 2024.

Mais voilà qu’on a découvert « des fragilités dans les fondations ». Il a fallu tout ce temps (5 ans !) pour s’en rendre compte, alors qu’en février 2020, juste en face de la ferme, et d’un âge  aussi vénérable, la « maison Utrillo » aux mains de « rénovateurs » s’effondrait. De qui se moque-t-on ?

À présent, on parle de la fin 2025, avec une démolition partielle. On ne s’étonnera pas si elle touche le pavillon lui-même, avec ses fenêtres ouvertes à tous les vents. L’un des rares domaines d’expertise de notre municipalité, c’est son aisance à faciliter la dégradation de bâtiments mémoriaux, comme le « café des pailleux », au Soleil Levant. 

Peut-on au moins espérer une ouverture en 2026 ? En voilà une bonne idée : juste avant les élections !

N’OUBLIONS PAS QUE CET ESPACE, BIEN PLUS PETIT, EST CENSÉ REMPLACER LE BEL ESPACE AVERINO. MAIS LÀ, ON N’A PAS PERDU DE TEMPS. CAR LORSQU’IL S’AGIT DE DÉMOLIR POUR UNE OPÉRATION IMMOBILIÈRE, AULNAY AGIT !

Source et article complet : Aulnay Environnement

La ZAC Centre Gare Aulnay-sous-Bois : l’environnement et les services vs le bétonnage

Le mercredi 12 juin, nous avons rencontré une personne chargée de la concertation qui a recueilli nos remarques et nous a transmis un compte-rendu de cette rencontre consultable sur notre site. De même, nous avons pu prendre quelques photos du projet également visibles sur notre site. Pour l’écrasante majorité des Aulnaysiens qui ne sont pas disponibles dans les horaires imposés (du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h) et qui ne pourront venir à la seconde et dernière permanence le 10 juillet de 14h à 17h, seul le site d’Aulnay Environnement leur permettra de se faire une idée de ce qui les attend.   

En effet, la personne qui nous a reçu ayant transmis notre demande de mise en ligne du dossier, il lui a été répondu que c’était impossible. Manifestement les services municipaux ont besoin d’une formation spécifique en informatique, comme les élus en démocratie.

Après avoir présenté nos premières impressions dans un précédent communiqué, nous avons invité nos adhérents à une étude plus détaillée du projet, au demeurant très peu précis et rempli de phrases creuses sur « la modernisation » et l’ « attractivité ».

Voici le résumé de nos analyses.

A/ REMARQUES PRÉLIMINAIRES

1/Une ignorance totale de la nécessité d’adapter la ville au dérèglement climatique.

Nulle part cette problématique, pourtant présente aujourd’hui à l’esprit de tous les responsables, n’est évoquée.

N’importe quel citoyen est conscient de l’importance de la végétation dans la lutte contre les canicules, et Aulnay possède un riche patrimoine de jardins parsemés de grands arbres dont il faut tenir compte. Or le projet de ZAC vise à construire dans des espaces où les jardins et les arbres sont nombreux, et absolument rien n’est envisagé pour en préserver le maximum. Il est possible de construire autour des grands arbres et de préserver des zones végétalisées en pleine terre. Il suffit de le vouloir pour l’imposer aux promoteurs. Nous sommes là en présence d’un projet qui n’est absolument pas en cohérence avec les défis de notre époque.

2/Un flou total sur les espaces publics rénovés

Sur le secteur Charcot, on nous annonce le développement de 13000m2 d’espaces publics, mais où, lorsqu’il n’est question que de « nouvelle offre immobilière » ?

3/Rien sur le patrimoine architectural

Le charme d’Aulnay (son « esprit village » ?) repose sur la présence de quelques très beaux pavillons fin XIXe siècle en meulière. Beaucoup ont déjà disparus, il faudrait en garder quelques-uns avec leurs jardins situés dans les « zones potentiellement mutables ». Cela repose sur une politique de préemption intelligente. Ce souci est totalement absent du projet.

4/ Rien sur les équipements culturels et associatifs : une conception de l’attractivité qui ne repose que sur l’offre commerciale.

L’objectif d’une ZAC est de permettre une participation des promoteurs au financement des équipements collectifs. Or rien ne semble prévu dans ce sens, sauf une école secteur Charcot. C’est très insuffisant, vue l’augmentation prévisible de la population d’Aulnay, aussi rapide que dans le reste du 93 (+5% DE 2014 à 2020).

4/ Et les nuisances ?

Le souci de limiter les nuisances, en particulier sonores est également absent, alors que la densification dont nous ne contestons pas la nécessité, exige une réflexion sur ce sujet.

B/ LES ZONES POTENTIELLEMENT MUTABLES

① Secteur Charcot, partie nord-est. Entre le carrefour Anatole France et avant le délestage à droite dans la rue Marcel Sembat vers le Blanc-Mesnil, c’est un « point noir » en matière de circulation, qu’il importe avant tout d’élargir. L’intensité de la circulation aux heures de pointe avec toute la pollution et les nuisances sonores rend en outre peu souhaitable ici une densification  « au ras du trottoir ». D’éventuels nouveaux immeubles doivent être au maximum éloignés de la voie de circulation.

② Secteur Charcot, partie sud-ouest.  Ce secteur est majoritairement composé de pavillons de qualité, avec des jardins. On ne peut densifier ce secteur sans veiller à conserver au maximum le patrimoine architectural et végétal. Et densifier en bordure des voies, c’est exposer davantage d’habitants au bruit et aux risques liés au transport de produits dangereux : nous sommes ici dans  la zone d’exposition aux risques de la gare de Drancy.

③et④ Secteur Gare nord C’est une zone centrale qui logiquement doit accueillir le plus de services publics : le CIO, chassé de ses locaux, doit être réintégré dans cette zone, et la crèche maintenue. L’ ensemble des pavillons détenus par la commune dans la zone mérite assurément d’être remplacé par un bâtiment dévolu aux services et à la vie associative. Ce projet avait été proposé par la précédent municipalité socialiste et combattu par l’actuelle majorité. Cette ZAC doit permettre de revenir à ce projet de bon sens.

Le projet prévoit de réhabiliter les friches SNCF , mais ne dit pas quelles possibilités de négociation se seraient ouvertes avec l’entreprise propriétaire des terrains. Pour quoi faire ? Du logement en bordure des voies ? Un développement de la gare routière et des circulations douces devraient être à l’ordre du jour. Et quel avenir pour le Parking d’Intérêt Régional ?

Le long de la rue Louise Michel, s’oriente-t-on vers un alignement continu d’immeubles ? Les espaces verts sont nombreux ici, dont il faut préserver une partie, et pas seulement « en cœur d’ilot », mais aussi en bordure, pour que tous puissent en profiter. Une parcelle occupe une place particulièrement remarquable, au 1 rue Jeanne d’Arc, avec plusieurs très grands arbres. Il faut y maintenir un ilot de verdure, un square ouvert au public face au bâtiment de la poste destiné à accueillir des services de la ville.

La place Abrioux avec l’abattage de tous les tilleuls est devenu un puits de chaleur avec un revêtement éblouissant en été. Il faut étudier les moyens de la revégétaliser et de la rendre plus accueillante (bancs, ombrières). Au sud de la place, l’utilisation de la parcelle léguée par M. Pecoroni doit être aménagée conformément au legs, avec  des équipements destiné aux enfants : un petit citystade, des jeux pour les tout-petits, et des plantations compensant la disparition des grands arbres. En , beaucoup de pavillons de belle qualité architecturale ont disparu. Il importe de conserver ceux qui restent et contribuent à l’identité de la commune, comme celui au coin des rues Tournadour et de Bondy.

Source : Aulnay Environnement

La consultation du dossier sur la ZAC d’Aulnay-sous-Bois, ou le degré zéro de la démocratie participative

Dans un précédent communiqué, nous avons dénoncé une nouvelle fois l’absence de bonne volonté de la municipalité pour informer de ses intentions les Aulnaysiens.

  • Le dossier de concertation n’est consultable que du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h
  • Il n’y a que deux permanences pour poser des questions les mercredi 12 juin et 10 juillet de 14h à 17h

Concrètement, tous les actifs dont ce sont les horaires de travail ne pourront pas consulter le dossier. La démocratie participative est donc un privilège de retraité, ce qui est heureusement le cas de plusieurs membres du bureau d’Aulnay Environnement. Que leur ont appris les quelques pages qu’ils ont pu photographier ?

1/ l’image qui a été présentée lors des réunions n’est pas la zone d’intervention de la ZAC, mais celle de la Zone de concertation, beaucoup plus vaste. Cela n’avait jamais été précisé. Dans notre précédent communiqué, notre  interrogation sur l’intégration de vastes zones pavillonnaires était donc sans objet.

2 / La préoccupation centrale du projet est en revanche bien ce que nous avons supposé : dans les zones en orange, on vise « une nouvelle offre immobilière » il s’agit de « densifier les abords de la rue Charcot ». Sur le secteur Centre  Gare « de nouveaux programmes immobiliers y seront développés ». En particulier, on voit que toutes les habitations et jardins de la rue Louise Michel et Jeanne d’Arc sont condamnés, avec leurs magnifiques grands arbres.

Avec l’expérience que nous avons de l’absence de tout contrôle sur l’appétit des promoteurs, comment croire au souci « d’accorder plus de place aux modes de déplacement actifs (vélos, marche) », lorsque jamais n’est saisie l’occasion d’élargir et de désencombrer nos trottoirs étroits ? Comment croire qu’ « une attention particulière sera portée à l’amélioration des voiries et des espaces verts » ? Constatant l’état de notre commune, comment croire les promoteurs de cette ZAC ?

Deux engagements plus sérieux sont cependant pris : la construction d’une école pour le secteur Charcot (mais rien ailleurs) et la rénovation de la passerelle.

On voit aussi réapparaître un vieux serpent de mer : la mise en valeur des friches autour des voies ferrées. C’est évidemment de bon sens, mais la SNCF, qui n’a jamais voulu les céder, va-t-elle miraculeusement changer d’avis ? Pour les abords de la gare, il n’est question pour l’instant que de lancer « une étude de pôle ».

Pour nous, il est clair que la seule raison d’être de la ZAC est la poursuite du bétonnage et au passage, la destruction des jardins, sans aucun égard pour les grands arbres. Pour pouvoir imaginer autre chose, il faudrait rétablir un minimum de confiance.

Pour montrer que réellement on tient compte des vœux des habitants, il faudrait accéder à la demande formulée par Aulnay Environnement pour que tous puissent juger :

  • LA MISE EN LIGNE DE CE DOSSIER
  • L’ACCÈS NUMÉRIQUE À UN REGISTRE POUR DÉPOSER SES REMARQUES,

COMME C’EST LE CAS DANS TOUTE CONCERTATION DIGNE DE CE NOM.

Source : Aulnay Environnement

Le Maire d’Aulnay-sous-Bois protège enfin les arbres dans sa ville !

Depuis quelques temps, nous percevons des inquiétudes de la part des riverains du boulevard Émile Zola. Une grande propriété richement arborée venant de changer de main, son propriétaire a manifesté l’intention de la lotir et de suivre la mode locale en sacrifiant les grands arbres. Un entrepreneur proche du Maire a déjà défrayé la chronique en entamant la construction de deux pavillons sur une petite parcelle, avec des caractéristiques contraires au règlement du PLU, et, face à l’opposition des riverains, s’est vu contraint de détruire une partie de ce qui avait été construit.

Pour cette nouvelle affaire, notre Maire a réagi, et a fait distribuer un courrier (il y a déjà quelques mois, mais nous n’en prenons connaissance que maintenant) qui fait notre ravissement : on y lit que les inquiétudes sont « légitimes » et que les arbres en question « font l’objet d’une vigilance particulière pour les préserver ». Il n’hésitera pas à invoquer le Code de l’Urbanisme et « les éléments paysagers à protéger ».

On peut se demander pourquoi quelques riverains du boulevard Émile Zola, comme naguère ceux de la rue de Belfort, ont obtenu gain de cause, alors que les 500 signatures de la pétition demandant une protection pour le plus vieux chêne de la ville, sur l’ancien Centre le Camus, n’ont reçu aucune autre réponse que l’abattage immédiat de tous les arbres de la parcelle.

La réponse s’impose : c’est un miracle, Alléluia ! Le temps des grands abattages, Place Abrioux, Centre le Camus, terrain de la Croix Blanche et ailleurs, c’est fini ! Nous avons enfin à la tête de la commune un protecteur des arbres. Nous le savons les plus zélés sont les nouveaux convertis. Il lui reste cependant encore un petit pas à faire : reprendre avec les Aunaysiens l’élaboration de la Charte de l’Arbre promise juste avant les précédentes élections.

Et puis surtout, il reste à notre maire à faire publiquement son « coming out » environnemental : MONSIEUR BESCHIZZA AIME ET PROTÈGE NOS ARBRES !

Venez discuter de l’avenir du centre-gare d’Aulnay-sous-Bois le 4 juin

(ZAC : Zone d’Aménagement Concerté, à l’intérieur de laquelle une collectivité publique intervient pour aménager et équiper des terrains, notamment ceux qu’elle acquiert pour les céder ensuite à d’autres opérateurs, publics ou privés.

Vous habitez dans cette ZAC. Grâce à cette procédure, la zone pourra être plus facilement modifiée dans les années à venir. Aimeriez-vous connaître les projets de la municipalité ?

En rose sur la carte :

  • Zone UA, hauteur d’immeubles autorisée : 20 mètres (RC + 6 étages)
  • Zone UD, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (RC + 4 étages)

En jaune :

  • Zone UG, hauteur d’immeubles autorisée : 15 mètres (modification n°4, juillet 2023)

Que souhaitez-vous pour cette partie de la ville ?

  • au niveau d’éventuelles constructions ? (hauteur, style, retrait par rapport au trottoir…)
  • comment mieux aménager les espaces de vie ? (jeux pour les enfants, bancs, arbres…)
  • comment revégétaliser certains espaces (Place Abrioux ? Cours d’école ? …)
  • comment améliorer la circulation, les espaces de stationnement, l’état des rues et des trottoirs ?
  • avez-vous des propositions pour les commerces de cette zone, les écoles ? sur des espaces actuellement vides comme le terrain jouxtant le collège Le Parc ou le parking rue des écoles ?
  • Quels arbres et jardins faut-il particulièrement protéger ? (1 rue Jeanne d’Arc, etc.)
  • Quel traitement pour les rues « sensibles » : RD 115, Av. Dumont, route de Bondy, Av. de Nonneville, Bd de Strasbourg, Av. Jean Jaurès, etc. ?

REJOIGNEZ NOUS POUR DÉFINIR UN PROJET ALTERNATIF le 4 juin à 20h30, salle du 1er étage, foyer Dumont

Source : Association Aulnay Environnement

L’association Aulnay Environnement vous invite à discuter lors de son AG ce vendredi

Si vous vous inquiétez :

  • De l’avenir du terrain de la Croix Blanche et du projet de résidence senior
  • De l’avenir de la « concertation » sur le Centre Gare
  • De l’aménagement de la Ferme Garcelon
  • De la suppression effective des Conseils de Quartier et des institutions de la Démocratie Participative prévues par la loi
  • De la multiplication anarchique de projets immobiliers démesurés
  • De la disparition de nos arbres patrimoniaux et de l’avenir des survivants

Venez en discuter avec nous à notre assemblée Générale ce vendredi 19 Avril 2024 de 19H00 à 22H00, Salle Dumont au 12 Boulevard Général Galliéni, 93600 Aulnay-Sous-Bois.

Source : Aulnay Environnement

Que retenir du gros dossier d’Oxygène intitulé « Environnement : beaucoup en parlent, Aulnay agit ? »

« Aulnay » agit ? C’est d’abord une belle carte qui fait l’inventaire d’un patrimoine déjà ancien (dont une partie du parc du Sausset, qui est un parc départemental). En dix ans, la municipalité se vante de l’avoir accru d’environ 2%. « Aulnay » a agi, bel exploit ! Encore faut-il se souvenir :

  • que le fameux parc Jules Verne, invivable car en bordure de l’autoroute, jouxte la zone d’espaces verts que représentait le vaste terrain du club canin (400 adhérents) et le stade Balagny qui ont été transformés en zone d’entrepôts, sans qu’Oxygène en parle jamais ! « Aulnay » a agi : combien d’hectares d’espaces verts ont été perdus ?
  • que l’espace pompeusement nommé « Cours Napoléon » n’est qu’une zone de passage généralement déserte, sans bancs ni jeux d’enfants (surtout un crottodrome !). Mais « Aulnay » agit !
  • que les tilleuls centenaires de la place Camélinat ont tous été arrachés pour la construction d’un parking souterrain ruineux, au mieux à moitié vide, puis remplacés par des oliviers en pot dont la valeur en termes de biodiversité est proche de zéro ! « Aulnay » a agi : qui entend encore les oiseaux chanter sur la place ?
  • que le parc Ballanger, le plus grand parc aulnaysien que la municipalité voulait privatiser en y construisant une partie de « Val Francilia » n’a été sauvé que grâce à la mobilisation des associations VME et Aulnay Environnement. Ouf! « Aulnay » n’a pas agi ! Mais des Aulnaysiens, oui!

Une bonne partie de l’article parle de choses qui n’existent pas encore, mais « Aulnay » agira : tout ce qui concerne le canal de l’Ourcq est écrit au futur, alors qu’on nous en parle depuis deux ans ! C’est pareil pour la ferme Garcelon : depuis la destruction des annexes, il ne s’y passe pratiquement rien depuis des mois, et le pavillon en façade est ouvert à tous les vents ! Quant à la fameuse « coulée verte », c’est un serpent de mer qui va bientôt fêter son 20e anniversaire, alors que partout dans la zone fleurissent de nouveaux projets immobiliers.  Pour l’entretien des cimetières, il a fallu que des citoyens, ceux qui sont Aulnay, s’émeuvent pour que l’on envisage de faire quelque chose, toujours au futur !

On nous vante la maison de l’Environnement, mais qui a agi ? Elle a été crée en 2008 ! On doit rendre hommage au travail assuré par l’équipe de la Maison, mais dans quel état se trouve l’extérieur du bâtiment ?

On se vante de planter de jeunes végétaux, mais combien de grands arbres ont disparu ? Il est vrai qu’il s’agit souvent du domaine privé, dont la municipalité se désintéresse totalement, sauf à le préempter pour le remettre aux promoteurs ! Là, c’est certain, « Aulnay » agit !

Il faudrait pour remédier à cela une Charte de l’arbre, appuyée sur une action citoyenne pour sensibiliser les propriétaires. Aulnay Environnement, grâce au budget participatif lancé par le département, a pu faire poser un panneau d’information. Pour pouvoir agir, il faut qu’une autorité nous en donne les moyens !

Il faudrait surtout associer LES HABITANTS, CEUX QUI SONT AULNAY, par l’intermédiaire des structures de démocratie participative : Conseils de quartier ou Conseil Économique, Social et Environnemental, autant de structures démocratiques prévues par la loi que la municipalité a mis en sommeil, car elle ne veut pas leur laisser le loisir de prendre des initiatives et d’agir, sauf à demander un « permis de végétaliser ».

AGIR ET INCARNER AULNAY, EST-CE LE PRIVILÈGE DE L’ÉQUIPE MUNICIPALE ?

Source : association Aulnay Environnement

L’avis de l’autorité environnementale sur le PLUI de l’EPT Terres d’Envol

Réglementairement sollicitée par l’Établissement Public Territorial (EPT) Terres d’Envol dont notre Maire est président, La MRAe (Mission Régionale d’autorité Environnementale) relève un certain nombre de faiblesses dans le Plan Local d’urbanisme Intercommunal en cours de finalisation.

  • L’absence d’Orientation d’Aménagement et de Programmation sur le thème de la Santé « pour répondre aux attendus d’un urbanisme favorable à la santé. » Chacun jugera.
  • 3 projets de Data Center sont prévus sur le territoire, qui devraient consommer une énergie considérable : 105 MW pour le projet de Tremblay-en-France, 200 MW pour celui de Dugny, 240 pour celui d’Aunay-sous-bois. La chaleur produite par ces trois équipements « pourrait s’approcher de 25 MW/th, ce qui permettrait de chauffer entre 200 000 et 250 000 logements ». Or rien ne semble envisagé par le PLUI pour récupérer cette chaleur, l’accent étant mis sur la géothermie, sans que l’EPT donne d’informations « montrant un meilleur coût pour un système d’énergie géothermique ».
  • Rien non plus sur des contraintes posées à l’implantation des Data Centers, alors que les documents d’ubanisme ont toute latitude pour préciser des règles spécifiques à ce genre de projet. Rappelons quelques-uns des critères identifiés par l’Institut Paris Région : favoriser la mixité programmatique (restauration, bureaux, coworking, etc.), adapter l’offre en accessibilité (parking vélos/voitures, transports en commun, etc.), limiter au maximum l’imperméabilisation des sols, intégrer des systèmes de refroidissement performants et écologiques, favoriser les mutualisations énergétiques (récupération de chaleur, stockage d’électricité, etc.).
  • Les pollutions sonores : la MRAe rappelle que le PLUI doit indiquer comment il doit limiter les impacts du bruit, nuisible à la santé. Les mesures faites pour un projet « doivent tenir compte des nuisances générées à l’intérieur des locaux fenêtres ouvertes et dans les espaces de vie extérieurs. » (Selon l’OMS, inférieurs pour le trafic routier à 54 dBL en journée). On pense évidemment ici aux différents projets aulnaysiens sur la rue Jules Princet.
  • Absence d’un OAP climat, avec « incitation à l’utilisation de matériaux bio-sourcés, recyclés ou bas carbone » afin que les maîtres d’ouvrage  exposent comment ils ont veillé à favoriser une conception optimale de leurs bâtiments afin de limiter les recours à des système de ventilation, de climatisation et de chauffage ». La bibliothèque Jules Verne, l’un des rares nouveaux équipements dont peut s’enorgueillir notre municipalité, répondrait-elle à ces préconisations ?
  • Concernant la mobilité, la MRAe attend de voir « analysée la circulation vers les gares les plus proches, actuelles ou futures liées au Grand Paris Express ». On voit comme à Aulnay, ce problème est pris à bras-le-corps sur l’axe Jacques-Duclos/ Jules Princet / Anatole France. Et que dire du Carrefour de L’Europe !
  • Sur la biodiversité, la MRAe attend du maître d’ouvrage, en particulier sur les ZAC (Zone d’Aménagement Concerté, comme celui actuellement en concertation sur le Centre Gare d’Aulnay) qu’ « un examen rigoureux des conditions de protection et de recréation de la biodiversité et des conditions de son épanouissement soit présentées. » Dans cette perspective, le sort des arbres face à la poste, rue Jeanne d’Arc doit impérativement être pris en compte.
  • Pour le paysage : Le PLU doit nécessairement examiner les enjeux d’intégration paysagère des projets à une échelle multiscalaire ( = différentes échelles)Le dossier devrait expliciter et montrer le parti d’aménagement du point de vue de l’impact sur le paysage. Ainsi, lorsque des secteurs sont appelés à muter, une évaluation des volumes autorisés et de leur insertion dans le paysage environnant, non seulement par des perspectives et des photomontages, mais aussi par des coupes, des coupes perspectives et des axonométries, avant/après, intégrant le contexte a un intérêt pour déterminer si le projet vient en rupture ou non avec le paysage initial, ce qui peut être justifié.

C’EST LA COMMUNICATION DE CES DOCUMENTS À TOUS LES CITOYENS QU’AULNAY ENVIRONNEMENT RÉCLAME!

Source : Association Aulnay Environnement