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Bruno Beschizza favorable au nouveau plan Borloo pour Aulnay-sous-Bois

« La  » politique de la ville  » a 30 ans d’existence.

En 30 ans, les actions se sont multipliées. Nous avons mobilisé des milliers d’acteurs publics et associatifs dans le cadre de la concertation nationale. Malgré ces décennies de réformes en direction des quartiers, le fossé des inégalités n’est pas comblé et un sentiment d’épuisement et de résignation flotte durablement. La crise est plus rapide que nous. Notre défi : aller plus vite. Une mobilisation hors du commun dans la manière de conclure les projets est nécessaire en se fixant des objectifs ambitieux et nous en sommes collectivement capables.

Depuis bientôt 10 ans, nous assistons au détricotage de la politique de la ville. En 2010, Claude Dilain, alors maire de Clichy-sous-Bois, aujourd’hui décédé, avait lancé un appel  » à ceux qui ignorent les banlieues « , pour pointer l’amoncellement des difficultés qui submergeaient les banlieues : l’insécurité, le chômage, l’enclavement, l’échec scolaire, le mal logement, la pénurie de services publics… La réforme votée en 2014 aura accentué certaines faiblesses – la simplification de la géographie prioritaire a réduit le nombre de quartiers aidés, leur périmètre, et les crédits de droit commun sont restés inaccessibles – tout en permettant à de nouveaux territoires d’intégrer ces dispositifs.
L’Anru 2 lancée en 2015 n’a pas tenu ses promesses et la situation empire. Au-delà des difficultés strictement sanitaires et sociales, les inégalités persistent.
Dans les quartiers populaires, l’espérance de vie est réduite de trois ans par rapport à la moyenne nationale.
Selon le rapport 2017 de l’Insee Ile-de-France, plus d’un tiers des 1,6 million d’habitants des 272 quartiers franciliens en politique de la ville vit en dessous du seuil de pauvreté.
Et la situation est identique dans nos territoires ruraux. Le parallèle entre les quartiers populaires et les territoires ruraux est facile, les handicaps sont les mêmes.

La République doit reprendre pied dans les quartiers.

Nous devons collectivement reposer la question que nous avions déjà posée en 2015 : voulons-nous réellement que la République réinvestisse les quartiers ? Si la réponse est oui, alors aidez-nous à le faire ! Sinon, assumons collectivement que ce sont des quartiers  » SAS  » et donnez-nous les moyens de les gérer.

Nous devons lutter contre un sentiment de relégation sociale et territoriale et nous pouvons encore redresser la situation.

Le fait que le Président de la République ait commandé ce rapport à Jean-Louis Borloo donne de l’espoir. Son passé, de Maire de Valenciennes, puis de ministre, plaide pour celui qui est à l’origine de l’Anru et du plan de cohésion sociale. Certes, Jean-Louis Borloo, c’est de la dépense publique, mais Jean-Louis Borloo, ce sont aussi des résultats.

Car la question n’est pas de savoir si c’est trop cher, mais si c’est nécessaire.

Nous, maires de quartiers en politique de la ville, nous sommes comme la salle d’attente d’un médecin. Une fois soigné, le patient part dans les six mois et est remplacé par un nouveau dans une situation pire encore.
Nous n’en sortirons jamais.
Nous sommes devenus, de fait, des spécialistes de ces questions, en première ligne, et nous avons toute notre place au côté d’un État stratège.

Cette ambition nouvelle doit nous donner les moyens pour agir, mais aussi et surtout simplifier les processus, assouplir les règles entre un État ambitieux ET des territoires communaux et intercommunaux, véritables chefs de file.

Plus simple, plus vite, plus proche pour un nouveau cycle des politiques de cohésion sociale et territoriale, pour la reconquête par la République de tous les territoires de France.

Maintenant, nous attendons du Président de la République des actes !

Tribune signée par Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois

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après l’annonce du plan Borloo, le député Ramadier veut « des actes » à Aulnay-sous-Bois

Alors que le rapport de l’ancien ministre en faveur des quartiers sensibles a été présenté fin avril, le parlementaire proche de Bruno Beschizza s’inquiète du manque de concret.

« On a beaucoup de promesses. Mais l’urgence, c’est d’agir ! » Comme d’habitude avec Alain Ramadier, député (LR) de la 10ecirconscription de Seine-Saint-Denis (Aulnay, Bondy, les Pavillons sous Bois), la voix est posée. Mais le propos est ferme. Quelques jours après la présentation du plan Borloo pour les banlieues, le parlementaire, seul député Les Républicains dans le département, tire la sonnette d’alarme. « Assez de plans et de rapports, place aux actes et aux moyens », résume-t-il.

Pour Alain Ramadier, « le diagnostic est en partie bon » et certaines des 19 mesures élaborées par ce plan « fonctionnent, comme le dédoublement des classes de CP en zones d’éducation prioritaire ». Mais sur plusieurs sujets, l’homme s’étonne qu’on ne « mette pas déjà en œuvre les plans existants ».

Source et article complet : Le Parisien

L’Agence Nationale de Rénovation Urbaine a 10 ans !

Rose_des_Vents_Amenagement_AulnayL’Agence Nationale de Rénovation Urbaine (ANRU) vient de fêter ses 10 ans. Créé par Jean-Louis Borloo, alors ministre délégué à la ville, cet établissement a changé la vie de plusieurs millions de Français. Le Plan de Rénovation Urbaine (PRU) en est sa plus belle réussite.

A Aulnay-sous-Bois, c’est d’ailleurs ce même Jean-Louis Borloo et Gérard Gaudron, Maire de l’époque, qui lancèrent le vaste chantier de rénovation des quartiers Nord (Rose des Vents, Etangs/Merisiers). Le quartier fut un temps plus aéré, plus espacé, même si depuis 2009, on a assisté à un retournement de situation avec la construction d’immeubles de 7 étages aux abords de la RN2. Le projet initial de construire des immeubles à taille humaine a vite laisser place à l’appétit des promoteurs…

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