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Au moins 1 djihadiste sur 7 ne revient pas vivant de Syrie et d’Irak

djihadistesLes services de renseignement français estiment aujourd’hui qu’au moins 126 français sont morts en Syrie et en Irak, principalement sous l’étendard de l’Etat Islamique (Daesh), une minorité ayant succombé dans les rangs du Front Al-Nosra (Al-Qaida) ou d’autres milices islamistes soutenus par la Turquie.

Le Parisien revient dans un article complet sur ce phénomène qui prend des proportions inquiétantes. Rien que depuis 2015, près d’une soixantaine de français ont été tués sur le théâtre des opérations. Ceci s’explique par :

  • L’augmentation des combats contre le régime Syrien et le support de plus en plus prononcé des redoutables soldats du Hezbollah Libanais
  • Les combats entre milices islamistes (principalement dans la région d’Alep au Nord)
  • La contre-offensive Kurde en Irak et en Syrie
  • Les bombardements précis des forces de la coalition emmenées par les USA (qui soutiennent les milices islamistes modérées)
  • L’augmentation du contingent français (plus d’un millier), qui transite principalement via la Turquie

Aujourd’hui, près de 1 français sur 7 ne reverra pas la France s’ils s’engagent sur le théâtre des opérations. Les groupuscules Islamiques, notamment l’Etat Islamique, utilisent abondamment les réseaux sociaux pour attirer les candidats au Djihad (dont une forte proportion de convertis). Argent, femmes, vie meilleure sont proposés à ces candidats dont la vie ne semble avoir aucun sens sur le sol français. Les autorités françaises font tout leur possible pour empêcher ce départ faciliter bien souvent par un réseau local solide.

Le gouvernement français  soutient une partie des rebelles islamistes pour faire tomber le gouvernement de Bashar Al-Assad.

Voyage en Syrie de députés français : la classe politique française se déchire

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Alors que la guerre civile en Syrie approche de son 4ème anniversaire, plus de 200 000 personnes, civiles, djihadistes et militaires, sont morts dans ce conflit. Issue du « printemps arabe », la révolte populaire s’est très rapidement transformée en insurrection armée, soutenue par les pays du Golfe et les occidentaux.

Aujourd’hui, plusieurs factions ou acteurs se démarquent du lot, à savoir :

  • Le gouvernement Syrien représenté par Bachar Al-Assad et le parti Baas. Il s’agit d’un régime dictatorial laïque s’appuyant notamment sur la minorité Alaouite. Le régime contrôle une bonne partie de la région de Damas, le littoral, la majeur partie du Centre du pays et possède encore quelques bastions dans le Nord et l’Est. Ce régime est soutenu par le Hezbollah Libanais, l’Iran, la Russie et dans une moindre mesure, le régime Irakien et une partie du Liban.
  • L’Etat Islamique, réprésenté par Al-Baghdadi, qui contrôle quasiment la totalité de la région de al-Raqqa (Nord), une grosse partie de l’Est. Cette faction est également présente à Alep et à la frontière Libanaise.  L’Etat Islamique est soutenu par des personnalités du Golfe et reçoit beaucoup de renforts (djihadistes occidentaux et asiatiques) qui traversent la Turquie.
  • Les autres factions Islamistes (Front Al-Nosra, Jahblat al-Nosra…) qui contrôle une grande partie de la province d’Alep et d’Idlib (Nord), et aussi une bonne partie de la région de Daraa (Sud). Ces factions sont supportées par le Qatar et d’autres pays du Golfe.
  • Les Kurdes qui contrôlent la quasi-totalité des territoires où ils sont majoritaires. Ils veulent rester neutres mais ont à plusieurs occasions collaboré avec le régime contre les Islamistes (Etat Islamique ou Front Al-Nosra)
  • L’Armée Syrienne Libre, qui ne contrôle plus que quelques portions de territoires dans la province l’Alep et de Daraa. Islamistes « modérés », ils sont soutenus par les occidentaux dont la France.

Récemment, quelques députés sont allés rendre visite à Bashar Al-Assad en vue de « rétablir » des relations diplomatiques. La situation est en effet étrange puisque l’armée américaine et le reste de la coalition bombardent les positions de l’Etat Islamique, faisant le jeu du régime Syrien. Cette visite a été l’occasion de montrer à quel point la classe politique française était divisée :

Alors que le conflit s’enlise, la population Syrienne continue de souffrir, coincée entre le marteau et l’enclume. Une chose est cependant certaine : si les Islamistes prenaient le pouvoir, les Chrétiens, les Alaouites et les Druzes (environ 5 millions de personnes) ne seront pas les bienvenus et devront, tout comme les chrétiens d’Irak, choisir l’exode ou le cercueil. Mais faut-il pour autant laisser la situation se détériorer ? Les occidentaux devront-ils cette fois-ci intervenir jusqu’au bout (au contraire de la Libye) afin d’une part, instaurer une vraie démocratie et, d’autre part, protéger les minorités religieuses ? Une question qui reste aujourd’hui sans réponse…

 

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