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L’Etat Islamique perd Palmyre en Syrie après 3 semaines de violents combats

PalmyreTournant de la guerre en Syrie ou pas, la reprise de Palmyre par les forces de gouvernementales est hautement symbolique. L’un des hauts lieux touristiques du pays avant la guerre civile avait été conquis par l’Etat Islamique en Mai 2015, suite à une offensive éclaire. Des centaines de civils et prisonniers confondus avaient alors été froidement exécutés.

Pendant l’occupation de Palmyre, l’Etat Islamique aurait pillé les sites archéologiques, détruit des reliques et endommagé des monuments millénaires. L’Etat Islamique avait ensuite progressé jusqu’aux portes du Liban, avant de refluer sous la pression des forces du Hezbollah (libanais) et de l’aviation russe.

Début Mars, une offensive de l’armée gouvernementale syrienne, appuyée par le Hezbollah, des milices Iraniennes, des experts Russes et l’aviation Russe a fait reculer progressivement les Islamistes jusqu’aux portes de Palmyre. Après quelques jours de combats de rue, l’Etat Islamique s’est replié plus à l’Est.

Si la guerre est loin d’être terminée, cette victoire pour le gouvernement de Bashar Al-Assad pourrait devenir le retournement décisif après plus de 5 ans de conflit. Pour rappel, plusieurs acteurs sont en jeu :

  • Le gouvernement de Bashar Al-Assad, laïque, protecteur des minorités religieuses mais autoritaire, appuyé par la Russie, l’Iran, les Milices Chiites Irakiennes et le Hezbollah Libanais
  • Les milices Kurdes, qui prône un état fédéral et une forte autonomie des régions Kurdes, appuyés par le gouvernement Syrien et les Américains, mais bombardé par les Turcs et en conflit avec les milices islamistes
  • L’Etat Islamique, appuyé par des mandataires du Golfe, qui occupe de larges pans de territoire en Syrie et en Irak, en conflit avec toutes les autres factions
  • Le Front Islamique, composé d’Al-Nosra (Al-Qaida), Anhar Al-sSham (Islamistes), les milices Turkmènes (islamistes) et l’Armée Syrienne Libre, appuyé par la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Etats Unis et la France. A noter que le Front Islamique souhaite instaurer tout comme l’Etat Islamique la Sharia et persécute les minorités religieuses (Chiites, Alaouites, Chrétiens….)

Une situation complexe qui a poussé sur la route des millions de réfugiés, dans qui se sont glissés des islamistes et des pillards opportunistes.

Voyage en Syrie de députés français : la classe politique française se déchire

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Alors que la guerre civile en Syrie approche de son 4ème anniversaire, plus de 200 000 personnes, civiles, djihadistes et militaires, sont morts dans ce conflit. Issue du « printemps arabe », la révolte populaire s’est très rapidement transformée en insurrection armée, soutenue par les pays du Golfe et les occidentaux.

Aujourd’hui, plusieurs factions ou acteurs se démarquent du lot, à savoir :

  • Le gouvernement Syrien représenté par Bachar Al-Assad et le parti Baas. Il s’agit d’un régime dictatorial laïque s’appuyant notamment sur la minorité Alaouite. Le régime contrôle une bonne partie de la région de Damas, le littoral, la majeur partie du Centre du pays et possède encore quelques bastions dans le Nord et l’Est. Ce régime est soutenu par le Hezbollah Libanais, l’Iran, la Russie et dans une moindre mesure, le régime Irakien et une partie du Liban.
  • L’Etat Islamique, réprésenté par Al-Baghdadi, qui contrôle quasiment la totalité de la région de al-Raqqa (Nord), une grosse partie de l’Est. Cette faction est également présente à Alep et à la frontière Libanaise.  L’Etat Islamique est soutenu par des personnalités du Golfe et reçoit beaucoup de renforts (djihadistes occidentaux et asiatiques) qui traversent la Turquie.
  • Les autres factions Islamistes (Front Al-Nosra, Jahblat al-Nosra…) qui contrôle une grande partie de la province d’Alep et d’Idlib (Nord), et aussi une bonne partie de la région de Daraa (Sud). Ces factions sont supportées par le Qatar et d’autres pays du Golfe.
  • Les Kurdes qui contrôlent la quasi-totalité des territoires où ils sont majoritaires. Ils veulent rester neutres mais ont à plusieurs occasions collaboré avec le régime contre les Islamistes (Etat Islamique ou Front Al-Nosra)
  • L’Armée Syrienne Libre, qui ne contrôle plus que quelques portions de territoires dans la province l’Alep et de Daraa. Islamistes « modérés », ils sont soutenus par les occidentaux dont la France.

Récemment, quelques députés sont allés rendre visite à Bashar Al-Assad en vue de « rétablir » des relations diplomatiques. La situation est en effet étrange puisque l’armée américaine et le reste de la coalition bombardent les positions de l’Etat Islamique, faisant le jeu du régime Syrien. Cette visite a été l’occasion de montrer à quel point la classe politique française était divisée :

Alors que le conflit s’enlise, la population Syrienne continue de souffrir, coincée entre le marteau et l’enclume. Une chose est cependant certaine : si les Islamistes prenaient le pouvoir, les Chrétiens, les Alaouites et les Druzes (environ 5 millions de personnes) ne seront pas les bienvenus et devront, tout comme les chrétiens d’Irak, choisir l’exode ou le cercueil. Mais faut-il pour autant laisser la situation se détériorer ? Les occidentaux devront-ils cette fois-ci intervenir jusqu’au bout (au contraire de la Libye) afin d’une part, instaurer une vraie démocratie et, d’autre part, protéger les minorités religieuses ? Une question qui reste aujourd’hui sans réponse…

 

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