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L’attente angoissée d’une sœur d’une femme djihadiste et de son enfant en Syrie pour un retour à Aulnay-sous-Bois

@Le Monde

A Aulnay-sous-Bois, Sarah attend le retour de sa sœur et de son neveu âgé de 5 ans, actuellement dans le camp d’Al-Hol, en Syrie.

A Aulnay-sous-Bois, la chambre de Mohamed (tous les prénoms ont été modifiés) est presque terminée. Il ne manque plus que lui. A la hâte, Sarah a repeint les murs en blanc et commandé un lit superposé. Surtout, elle a acheté une myriade de jouets pour son neveu qu’elle n’a jamais vu, mais dont elle sait tout. Elle espère son arrivée, elle ne sait trop quand.

Mohamed est né à Mossoul, un 12 novembre 2015, la veille des attentats de Paris et Saint-Denis. Il a aujourd’hui 3 ans et n’a connu que la guerre. Pendant deux ans, sa mère, Soraya, une Française de 35 ans originaire des Hauts-de-Seine, l’a trimballé avec elle entre l’Irak et la Syrie au gré des avancées et des reflux de l’organisation Etat islamique (EI). Le 4 février, la mère et son fils ont fini par rejoindre, avec la petite Zayneb, une orpheline de 5 ans adoptée par Soraya, le camp kurde d’Al-Hol, dans les collines du nord-est syrien, avec l’espoir d’être rapatriés par l’Etat français, laissant derrière elle quatre années de vie sous le califat.

Source, image et article complet : Le Monde

 

Scène de désolation au Centre-Gare Nord à Aulnay-sous-Bois, on dirait l’Irak selon un lecteur !

De nombreux immeubles sont en cours de construction dans le Centre-Gare d’Aulnay-sous-Bois. Un immeuble de 6 étages va voir le jour sur la rue Anatole France, et plusieurs maisons ont été démolies.

Un lecteur nous a envoyé une photo du chantier depuis la rue Fernand Herbaut. Dépité, il s’exclame ainsi :

« Non, ce n’est pas l’Irak ! Juste Aulnay dans l’attente de construction de plusieurs immeubles de seulement 6 étages. Le maxi sur ..20 mètres de haut ! Ras-le-bol !« 

L’Etat Islamique perd Palmyre en Syrie après 3 semaines de violents combats

PalmyreTournant de la guerre en Syrie ou pas, la reprise de Palmyre par les forces de gouvernementales est hautement symbolique. L’un des hauts lieux touristiques du pays avant la guerre civile avait été conquis par l’Etat Islamique en Mai 2015, suite à une offensive éclaire. Des centaines de civils et prisonniers confondus avaient alors été froidement exécutés.

Pendant l’occupation de Palmyre, l’Etat Islamique aurait pillé les sites archéologiques, détruit des reliques et endommagé des monuments millénaires. L’Etat Islamique avait ensuite progressé jusqu’aux portes du Liban, avant de refluer sous la pression des forces du Hezbollah (libanais) et de l’aviation russe.

Début Mars, une offensive de l’armée gouvernementale syrienne, appuyée par le Hezbollah, des milices Iraniennes, des experts Russes et l’aviation Russe a fait reculer progressivement les Islamistes jusqu’aux portes de Palmyre. Après quelques jours de combats de rue, l’Etat Islamique s’est replié plus à l’Est.

Si la guerre est loin d’être terminée, cette victoire pour le gouvernement de Bashar Al-Assad pourrait devenir le retournement décisif après plus de 5 ans de conflit. Pour rappel, plusieurs acteurs sont en jeu :

  • Le gouvernement de Bashar Al-Assad, laïque, protecteur des minorités religieuses mais autoritaire, appuyé par la Russie, l’Iran, les Milices Chiites Irakiennes et le Hezbollah Libanais
  • Les milices Kurdes, qui prône un état fédéral et une forte autonomie des régions Kurdes, appuyés par le gouvernement Syrien et les Américains, mais bombardé par les Turcs et en conflit avec les milices islamistes
  • L’Etat Islamique, appuyé par des mandataires du Golfe, qui occupe de larges pans de territoire en Syrie et en Irak, en conflit avec toutes les autres factions
  • Le Front Islamique, composé d’Al-Nosra (Al-Qaida), Anhar Al-sSham (Islamistes), les milices Turkmènes (islamistes) et l’Armée Syrienne Libre, appuyé par la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Etats Unis et la France. A noter que le Front Islamique souhaite instaurer tout comme l’Etat Islamique la Sharia et persécute les minorités religieuses (Chiites, Alaouites, Chrétiens….)

Une situation complexe qui a poussé sur la route des millions de réfugiés, dans qui se sont glissés des islamistes et des pillards opportunistes.

6 jeunes de Sevran morts en Syrie et en Irak pour le Djihad recrutés par des prédicateurs à Rougemont

rebelles_syriensAu moins 6 jeunes Sevranais sont morts dans leur quête du Djihad en Syrie et en Irak, selon les services de renseignement. La plupart vivait dans le quartier Rougemont, où sévit plusieurs prédicateurs / recruteurs. L’un de ces recruteurs aurait même été il y a peu CPE dans un collège de la ville.

Des parents de victimes se sont adressés au Maire Stéphane Gatignon (Ecologiste) mais ce dernier n’a toujours pas réagi, ce qu’il aurait pu faire via un dépôt de plainte au procureur de la république.

Une maman d’une victime attaque ouvertement le Maire de Sevran dans cette vidéo.

Plus de 50 candidats au Djihad en Seine-Saint-Denis

djihad_franceSelon le site L’Essonnien, ces 13 derniers mois, plus de 50 candidats au Djihad en Syrie et en Irak ont été recensés en Seine-Saint-Denis.

La carte de France ci-contre permet de se rendre compte de l’ampleur du phénomène en fonction du département.

La région Parisienne, le Nord et le Sud-Est sont les plus touchés.

La Bulgarie va extrader un Français originaire d’Aulnay-sous-Bois qui souhaitait rejoindre l’Etat Islamique

djihadistesUn jeune Aunaysien de 17 ans a été arrêté en Bulgarie le 16 octobre à la frontière Turque alors qu’il souhaitait rejoindre son frère dans les rangs de l’Etat Islamique en Syrie. La Turquie, principal soutien des militants islamistes en Syrie mais qui a pris ses distances avec l’Etat Islamique, est le principal point d’entrée pour les jeunes qui cherchent à faire le Djihad en Syrie et en Irak.

De nombreux français ont déjà péri. Ce jeune Aulnaysien était sous le coup d’un mandat d’arrêt international pour « participation à une entreprise criminelle en vue de la réalisation d’actes terroristes ».

Source : Le Parisien

Au moins 1 djihadiste sur 7 ne revient pas vivant de Syrie et d’Irak

djihadistesLes services de renseignement français estiment aujourd’hui qu’au moins 126 français sont morts en Syrie et en Irak, principalement sous l’étendard de l’Etat Islamique (Daesh), une minorité ayant succombé dans les rangs du Front Al-Nosra (Al-Qaida) ou d’autres milices islamistes soutenus par la Turquie.

Le Parisien revient dans un article complet sur ce phénomène qui prend des proportions inquiétantes. Rien que depuis 2015, près d’une soixantaine de français ont été tués sur le théâtre des opérations. Ceci s’explique par :

  • L’augmentation des combats contre le régime Syrien et le support de plus en plus prononcé des redoutables soldats du Hezbollah Libanais
  • Les combats entre milices islamistes (principalement dans la région d’Alep au Nord)
  • La contre-offensive Kurde en Irak et en Syrie
  • Les bombardements précis des forces de la coalition emmenées par les USA (qui soutiennent les milices islamistes modérées)
  • L’augmentation du contingent français (plus d’un millier), qui transite principalement via la Turquie

Aujourd’hui, près de 1 français sur 7 ne reverra pas la France s’ils s’engagent sur le théâtre des opérations. Les groupuscules Islamiques, notamment l’Etat Islamique, utilisent abondamment les réseaux sociaux pour attirer les candidats au Djihad (dont une forte proportion de convertis). Argent, femmes, vie meilleure sont proposés à ces candidats dont la vie ne semble avoir aucun sens sur le sol français. Les autorités françaises font tout leur possible pour empêcher ce départ faciliter bien souvent par un réseau local solide.

Le gouvernement français  soutient une partie des rebelles islamistes pour faire tomber le gouvernement de Bashar Al-Assad.

La ville antique de Palmyre aux mains des Djihadistes de l’Etat Islamique

PalmyreL’information importante de la journée ne vient pas hélas de la ville d’Aulnay-sous-Bois mais à quelques  milliers e kilomètres plus à l’Ouest, dans le désert Syrien : après plusieurs jours de combats, l’Etat Islamique (Daesh) vient de s’emparer de la ville de Palmyre (Tadmur en arabe), où se trouvent les vestiges d’une ville antique, où repose la reine rebelle Zenobie. Ce morceau d’histoire de l’humanité risque de devenir un lointain souvenir, si les islamistes procèdent de la même façon que dans le Nord de l’Irak, où ils sont également implantés.

Avancée inexorable de l’Etat Islamique

Que ce soit en Irak ou en Syrie, l’Etat Islamique semble être passé à l’offensive partout : chute de Ramadi (Irak, province sunnite d’Al-Anbar), prise de Palmyre… Ces combattants issus des quatre coins du monde ont montré qu’ils étaient plus qu’une simple organisation terroriste, mais un état capable de renverser des armées équipées par les occidentaux (Irak).

Soutenus par une partie de la population Sunnite, ces islamistes sont la bête noire des musulmans Chiites (majoritaire en Irak) et des Chrétiens. Les exécutions y sont courantes et pour ces populations, c’est souvent soit la valise, soit le cercueil (enfin, pas toujours, c’est parfois la fosse commune).

Contrairement aux Islamistes de l’Ouest et du Sud Syrien, affiliés pour la plupart à Al-Qaïda et soutenus par les états du Golfe Persique et la Turquie, les Islamistes de Daesh ne disposent pas d’armement sophistiqué : pas de de missile anti-char TOW, pas de missiles anti-aérien… Leur principale force : leur nombre. Ces islamistes recrutent en masse en Asie Centrale, mais aussi dans certains pays européens. Quelques Africains se sont également retrouvés dans leurs rangs.

Comment recrutent-ils ? Ils persuadent les désœuvrés comme les intellectuels islamiques de rejoindre leur cause pour créer un état islamique comme celui d’antan, une sorte de Califat qui faisait à l’époque la guerre à l’empire Byzantin et qui avait battu le redoutable empire Sassanide (Perse), aujourd’hui représenté par l’Iran. En échange, les recrues reçoivent vivres, argents et même des femmes (dont certaines viennent faire leur Djihad).

D’où provient l’argent ? Du trafic de pétrole, d’œuvres d’art, mais aussi de fonds collectés d’individus et organisations acquis à leur cause.

Devenir des ruines de Palmyre ?

Terre d’Islam depuis le 7ème siècle après l’effondrement de l’empire Sassanide et le retrait de l’empire Byzantin, les ruines de Palmyre avaient survécu aux premières vagues d’invasion musulmanes. Mise à part quelques pillages, cet héritage de l’humanité avait été conservé. Les habitants de Tadmur vivaient d’ailleurs en partie grâce au tourisme et aux revenus générés. Si cet héritage avait été conservé par les premiers occupants musulmans (et loi d’être des pacifistes), alors pourquoi Daesh souhaiterait-il supprimer ce joyau du désert ?

Même si dans l’islam il est interdit de représenter l’homme ou de vénérer autre chose que Dieu (enfin, pour le Sunnisme), les statues de Palmyre ont été soigneusement épargnées par les différents Califes qui se sont succédés.  On peut ainsi espérer que ces combattants, tout du moins leurs dirigeants, épargne ce trésor du désert. Les prochains jours seront déterminants.

Une soixantaine d’habitants de la Seine-Saint-Denis seraient partis faire le jihad en Syrie et en Irak

djihadistesAu sortir d’une réunion avec des représentants musulmans hier soir, le préfet a dévoilé de glaçantes statistiques. Au moins six de ces combattants seraient morts à l’étranger.

Les chiffres font froid dans le dos. Selon le préfet de la Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, « une soixantaine de personnes issues du 93 sont actuellement en Syrie, en Irak ou sur une autre zone où le Jihad est actif.

Source et article complet : Le Parisien

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