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La dette de la France explose sur fond de fronde d’une partie de la population contre la force régalienne

Si le Covid-19 a touché la plupart des grandes économies mondiales, la France semble désormais au bord du gouffre avec une explosion impressionnante du déficit et de la dette. Selon les dernières projections de Bercy, le déficit devrait atteindre 11,2% du PIB (bien au-dessus des 3% imposés par la règle Européenne pour la stabilisation de la zone Euro). La dette publique elle devrait dépasser les 120%, du jamais bu en temps de paix.

Alors que certains Maires s’inquiètent d’une possible baisse des dotations de l’état (une forte baisse a impacté toutes les collectivités par la loi de programmation des finances publiques du 29 décembre 2014), il semblerait que l’Etat serait lui même dans une situation de quasi-faillite, avec toutes les conséquences. La France pourrait rejoindre ainsi l’Italie au rang des pays en grande difficulté.

Cependant, cette inquiétante tendance ne semble pas inquiéter les Français outre mesure, plus enclin à se demander comment ils pourront passer leurs vacances ou à réagir sur un cas de violence policière aux Etats-Unis. Des appels à la révolte ou des sous-entendu de certains médias de Gauche mettent à mal les forces de police qui, à défaut d’être exemptes de défauts, travaillent dans la plupart du temps dans des conditions peu enviables. Alors que l’épidémie de Coronavirus est à peine contenue, des grandes manifestations ont eu lieu, avec le risque d’une seconde vague au niveau des contaminations.

Dans ce société en pleine déconfiture, des événements extérieurs comme la guerre en Libye, les rodomontades du président Américain Donald Trump ou le partage du Moyen-Orient entre la Russie, la Turquie et l’Iran mettent l’Europe de plus en plus au second plan.

Le député Jean-Christophe Lagarde qualifie le président américain Donald Trump de débile

L’assassinat du général Iranien Qassem Soleimani par les américains sur ordre du président Donald Trump a provoqué une vive colère à Téhéran avec un risque d’embrasement dans toute la région. En outre, différentes bases des milices pro-Iraniennes en Irak ont été visées par des drones et avions américains.

Le parlement Irakien vient de voter pour l’expulsion des troupes étrangères (dont celles des USA) et la fin de la coopération internationale contre l’Etat Islamiste aujourd’hui. L’Irak estime que sa souveraineté a été bafouée par cette frappe qui a été effectuée de manière unilatérale par les USA.

Le député Jean-Christophe Lagarde qualifie de « débile » le président Donald Trump et déplore une sorte d’amateurisme dans les relations extérieures :

Est-ce que Monsieur Trump va attaquer M. Lagarde pour injures ? En tout cas si Jean-Christophe Lagarde devenait président de la république en 2022, sa relation avec M. Trump (qui selon toute vraisemblance devrait être réélu) serait d’emblée entachée.

Le président Macron veut sauver le climat ? Prenons-le au mot !

Tandis que le président de la République dénonce à juste titre le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, persiste aux portes de la capitale un projet de méga-centre commercial et de loisirs qui se trouve en totale contradiction avec les engagements pris par la France en décembre 2015. 

« A quelques encablures seulement de l’endroit où a été signé l’accord de Paris, juste derrière Le Bourget, ce sont quelque 80 hectares de terres agricoles, les plus fertiles d’Europe, qui sont menacés de disparaître sous le béton », explique Bernard Loup, président du Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG).

Le groupe de grande distribution Auchan (propriété de la famille Mulliez), allié à l’investisseur chinois Wanda, a reçu le soutien de l’Etat et de la Région Ile-de-Francepour construire à partir de 2019 un centre commercial de plus de 500 boutiques,agrémenté d’un parc de loisirs climatisé et d’une piste de ski intérieure, baptisé EuropaCity. Une gare, destinée à ne desservir que ce seul site, doit également bénéficier d’un financement public d’un milliard d’euros, dans le cadre de la ligne 17 du Grand Paris Express.

« C’est une très bonne chose que le président de la République réaffirme avec force l’engagement de la France sur la scène internationale. Mais il ne suffit pas de parler :il faut maintenant passer aux actes, et abandonner les projets qui contribuent au dérèglement du climat, comme l’absurde projet EuropaCity», déclare Bernard Loup.

« Ce serait un symbole fort. Nous savons que des terres agricoles cultivées dans le respect de l’environnement sont un atout majeur dans la lutte contre le changement climatique : elles absorbent le carbone, régulent le micro-climat et améliorent la qualité de l’air. Et le jour où le pétrole sera très cher, ces terres seront une importante source de denrées alimentaires pour l’Ile-de-France, car il ne sera plus possible comme aujourd’hui de faire voyager notre nourriture sur des milliers de kilomètres ».

Source : communiqué du Collectif pour le Triangle de Gonesse

Le POI débat demain à Aulnay-sous-Bois sur la victoire de Donald Trump aux USA

trump » (…) La principale responsabilité de l’élection de Donald Trump réside dans les choix des dirigeants du mouvement ouvrier américain et des principales organisations noires. Renonçant à une politique ouvrière indépendante, ces dirigeants ont apporté leur soutien à la candidate de Wall Street et de la classe capitaliste : Hillary Clinton.

Auparavant, ces dirigeants avaient soutenu Obama qui devait d’après eux mettre en place un système de sécurité sociale pour tous. Résultat : celui-ci a mis en place l’Obama Care qui est un système d’assurance privée, au grand bénéfice des capitalistes.

De manière plus générale, sous la présidence d’Obama, les plans de démantèlement de l’industrie se sont pour- suivis, ainsi que la privatisation massive des systèmes de santé et d’éducation. Durant cette présidence, la politique de guerre s’est étendue à toute la planète, entraînant la dislocation de nations entières et l’exode de millions de personnes. Sous Obama, les assassinats de Noirs par la police se sont multipliés à un rythme sans précédent, tandis que le nombre de migrants déportés au Mexique atteignait un niveau record.

Faut-il s’étonner, dans ces conditions, que de larges secteurs de la jeunesse noire, pourtant mobilisée dans le mouvement Black Lives Matter, aient refusé de voter ?
Faut-il s’étonner que de larges secteurs de la classe ouvrière se soient abstenus ? Faut-il s’étonner que d’autres, poussés par le désespoir d’un affaissement économique et social ininterrompu, se soient laissés entraîner par la démagogie populiste et réactionnaire de celui qui se présentait comme le candidat anti- establishment ?

Répétons-le : la preuve est faite, une nouvelle fois, que la politique du « moindre mal », au nom de laquelle les responsables des organisations ouvrières ont appelé à soutenir Clinton a débouché en réalité sur ce qu’ils présentaient comme le « pire mal », l’élection de Trump.

Cela a déjà été le cas dans l’histoire. Et ceux qui, en France aujourd’hui, au nom du « moindre mal », voudraient justifier l’alliance avec les partis du gouvernement, ceux-là ne font que préparer les conditions du « pire mal » français. »

LES BASES D’UN AUTHENTIQUE PARTI OUVRIER INDEPENDANT DE MASSE SONT JETEES…  Les principales décisions du Conseil fédéral national (CFN) du POID du 6 novembre :

  • renforcer dans chaque localité et département le mouvement pour la rupture avec l’Union européenne et la Ve République, constitué le 5 novembre lors de la conférence de 505 délégués représentant 6300 signatures, avec des militants du PC, du PG, du POID, des syndicalistes et élus ;
  • ouvrir la voie à un authentique gouvernement ouvrier, appuyé sur une assemblée constituante souveraine et ouvrant la voie à une union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe ;
  • Si le POID ne peut se fixer l’objectif d’une candidature aux présidentielles, vus les obstacles antidémocratiques dressés, il se fixe de présenter le maximum de candidats aux législatives qui présenteront les propositions du parti.

Source : extrait communiqué POI pour la réunion du 18 novembre, 18h30, salle Dumont (Avenue Gallieni à Aulnay)

La victoire de Donald Trump ou la bonne claque aux médias

trumpA l’heure où cet article est rédigé, Donald Trump est en tête face à sa rivale Hillary Clinton de plus de 30 grands électeurs. Selon les dernières estimations, il devrait atteindre la majorité requise sous peu. Donald Trump a remporté la plupart des états clé (Swing States) et a dénoncé tous les pronostics, qui voyaient Hillary Clinton gagnante.

Outre les médias américains (dont CNN, il y a même eu au moins une journaliste qui a donné les questions à l’avance à Mme Clinton lors des débats télévisés), de nombreux médias français ont pris position pour l’ex-première dame des Etats-Unis. Certaines émissions politiques, à la télévision ou à la radio, tombaient dans la caricature anti-Trump. En écoutant France Info hier (qui est quand même une radio des services publics), on pouvait ainsi entendre :

  • Donald Trump est un fasciste
  • Donald Trump est un narcissique pathologique
  • Donald Trump représente une classe bête, peu éduquée et réactionnaire
  • Hilary Clinton représente l’expérience
  • Hilary Clinton est la candidate qui est au service du public

Ces propos caricaturaux sonnent bien creux ce matin. Jamais une élection étrangère (mise à part le Brexit peut-être) n’avait été aussi biaisée dans nos médias. Une bonne leçon donc. Une victoire n’est jamais écrite à l’avance, le peuple a le dernier mot. La colère d’une classe moyenne et d’une classe ouvrière délaissée, quelque soit l’origine ethnique, montre que même le candidat du système peut être mis hors jeu.

PS : Je ne suis pas pro-Trump, car je ne suis pas américain. Mais le dégoût et le ras-le-bol du parti-pris a fini par prendre le dessus.

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