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Nicolas Sarkozy dédouané par Ziad Takieddine, une information qui change tout ?

L’homme d’affaires Franco-Libanais Ziad Takieddine, qui accusait l’ancien chef de l’Etat Nicolas Sarkozy d’avoir bénéficié de fonds Libyens pour sa campagne présidentielle de 2007, est revenu sur ses déclarations dans une interview pour BFM TV et Paris Match. Nicolas Sarkozy lui est soulagé « que la vérité éclate enfin » alors que l’instruction de cette affaire est en cours.

Alors que le parti LR peine à trouver un véritable leader face à un Emmanuel Macron serein et un Rassemblement National toujours en haut dans les sondages, cet aveu vient à point nommé. A à peine plus d’un an des élections présidentielles 2022, est-ce que Nicolas Sarkozy retenterait sa chance ? Et si Nicolas Sarkozy revenait au pouvoir, quel impact sur la vie politique locale Aulnaysienne ? Et si un article Fake News de notre confrère MonAulnay devenait réalité avec Bruno Beschizza, qui doit sa carrière politique à Nicolas Sarkozy, devenait ministre de l’intérieur ? Ne nous emballons pas, mais à l’heure où tout le monde donne Emmanuel Macron vainqueur en 2022, quelques cadres LR espèrent le retour – pour l’instant improbable – de leur poulain au premier plan.

La dette de la France explose sur fond de fronde d’une partie de la population contre la force régalienne

Si le Covid-19 a touché la plupart des grandes économies mondiales, la France semble désormais au bord du gouffre avec une explosion impressionnante du déficit et de la dette. Selon les dernières projections de Bercy, le déficit devrait atteindre 11,2% du PIB (bien au-dessus des 3% imposés par la règle Européenne pour la stabilisation de la zone Euro). La dette publique elle devrait dépasser les 120%, du jamais bu en temps de paix.

Alors que certains Maires s’inquiètent d’une possible baisse des dotations de l’état (une forte baisse a impacté toutes les collectivités par la loi de programmation des finances publiques du 29 décembre 2014), il semblerait que l’Etat serait lui même dans une situation de quasi-faillite, avec toutes les conséquences. La France pourrait rejoindre ainsi l’Italie au rang des pays en grande difficulté.

Cependant, cette inquiétante tendance ne semble pas inquiéter les Français outre mesure, plus enclin à se demander comment ils pourront passer leurs vacances ou à réagir sur un cas de violence policière aux Etats-Unis. Des appels à la révolte ou des sous-entendu de certains médias de Gauche mettent à mal les forces de police qui, à défaut d’être exemptes de défauts, travaillent dans la plupart du temps dans des conditions peu enviables. Alors que l’épidémie de Coronavirus est à peine contenue, des grandes manifestations ont eu lieu, avec le risque d’une seconde vague au niveau des contaminations.

Dans ce société en pleine déconfiture, des événements extérieurs comme la guerre en Libye, les rodomontades du président Américain Donald Trump ou le partage du Moyen-Orient entre la Russie, la Turquie et l’Iran mettent l’Europe de plus en plus au second plan.

Quand l’utilisation de mort du jeune enfant Aylan Kurdi tourne au sordide

aylan_kurdiLes drames humains en méditerranée se multiplient avec l’arrivée de « migrants » (nom donné aux immigrés clandestins et aux réfugiés qui tentent de rejoindre l’Europe Occidentale) en provenance du Moyen-Orient, de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique de l’Ouest.

Face à cette déferlante, l’opinion publique européenne s’est montrée particulièrement hostile à l’accueil de ces migrants. Des centres de réfugiés ont été incendiés en Allemagne, la Hongrie, la République Tchèque et la Slovaquie ont montré leur réticence et ont même évoqué un possible « suicide de l’Europe ». La Slovaquie évoquant même ne vouloir accueillir que quelques centaines de réfugiés à condition qu’ils soient chrétiens (l’immense majorité des migrants est de confession musulmane sunnite).

Face à cette peur habilement récupérée par l’extrême-droite, les autorités françaises et allemandes tentent en vain de fédérer l’Europe pour accueillir plus de personnes qui tentent de fuir leur pays.

Qui sont ces migrants ?

La majorité des migrants viennent de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan et de la Corne de l’Afrique (Somalie, Érythrée…). Ils quittent leur pays pour différentes raisons (guerre, pauvreté, dictature, oppression). A ces migrants s’ajoute une immigration économique, principalement des Balkans et et Turquie, qui tentent d’atteindre l’Eldorado européen et ses avantages sociaux. A noter que si la majorité des Syriens indique vouloir fuir l’avancée de l’Etat Islamique, une partie non-négligeable de ces migrants viennent de régions non concernées par ce fléau (Idlib, Damas, Kurdistan Syrien loin des lignes de front).

Le drame d’Aylan Kurdi et la récupération médiatique

Des centaines voire des milliers de migrants meurent tous les mois en tentant de traverser la méditerranée. Mais c’est sur le drame d’Aylan Kurdi, enfant de 3 ans mort noyé à proximité des côtes Turques de la mer Égée, que le monde s’est tourné. Cet enfant est mort lorsque son embarcation a chaviré, aux côté de son frère aîné et de sa mère. Son père a survécu. Cette famille vient de Kobane, très célèbre ville du Nord de Syrie qui est parvenue, avec l’aide de la coalition internationale, à repousser l’Etat Islamique. Aujourd’hui, tout le canton de Kobane est sous contrôle d’une milice kurde (YPG) qui rêve d’une autonomie substantielle du Kurdistan Syrien, au Nord du pays. Cette milice est sous le collimateur de la Turquie (qui a peur des revendications kurdes sur son territoire et qui accuse cette milice de purification ethnique en expulsant les populations d’origine Arabe et Turkmène).

Alors que la famille du petit Aylan se trouvait dans une partie libérée du territoire Syrien, celle-ci entrepris un périple très risqué qui l’a totalement anéantie. Les médias occidentaux, friands de ce genre d’histoire macabre et tentant (en vain ?) de faire prendre conscience du drame à une population européenne majoritairement hostile, n’ont pas hésité à surfer sur ce drame, sans pour autant exposer le fond du problème. Chose assez étrange, le père du petit Aylan, sensé fuir une contrée hostile et en guerre, décida de revenir à Kobane pour enterrer sa famille disparue. Contradiction qui n’est pas restée inaperçue par plusieurs médias d’extrême droite.

Si le drame du petit Aylan est choquant, combien de jeunes enfants ont succombé dans la traversée de la méditerranéenne cette année, sans susciter de vives réactions ?

Le retour incongru de Bernard Henri Levy

La Syrie et la Libye sont un pays en guerre où les milices islamistes contrôlent de larges pans de territoire. Surfant sur le « Printemps Arabe » de 2011, ces milices, avec l’appui des occidentaux dont la France, ont combattu des régimes certes dictatoriaux mais relativement stables. En Libye, Mouammar Kadhafi a été exécuté lorsqu’il tenta de fuir son dernier bastion, pilonné par l’aviation franco-britannique et bombardés par les milices Libyennes constituées de nombreuses factions islamistes. 3 ans après la chute du dictateur, le pays s’enfonce dans une guerre civile interminable, où les « laïques » et anciens partisans de Kadhafi affrontent d’un côté une mouvante islamiste qui contrôle Tripoli (la capitale) et de l’autre l’Etat Islamique, qui a fait son apparition il y a de cela 1 an. En Syrie, la guerre qui a fait plus de 200 000 morts perdurent avec différentes factions qui s’affrontent et qui tantôt s’allient. La France et d’autres pays occidentaux appuient les « rebelles » qui, pour la plupart, prônent la Charia (juridiction islamique) et ont montré leur hostilité aux minorités religieuses (Alaouites, Chrétiens, Chiites…). Les Chiites et les Alaouites sont généralement exécutés alors que les Chrétiens sont pris en otage et monnayés.

Une grande partie du contingent formé par les Américains et les Turques, sensée combatte à la fois le gouvernement de Bashar el Assad et l’Etat Islamique, a rejoint les factions islamistes parfois très radicale (Front Al Nosra, filiale d’Al Qaida en Syrie) et même l’Etat Islamique lui-même. Ironie ou pas, des armes françaises sophistiquées de type missile Milan ont été retrouvées dans les mains d’islamistes du Front Al Nosra, à la frontière avec le Liban.

Bref, dans ces pays, l’instabilité et la guerre se sont installées et ce pour longtemps. L’Europe et les Etats-Unis sont en grande partie responsable de cette situation, en favorisant l’instabilité et l’approvisionnement en armes des groupes dont les objectifs sont à 100 lieues des valeurs prônées par l’Occident. Et clou du spectacle, notre cher Bernard Henri Levy (BHL, ne pas confondre avec un très célèbre transporteur) revient sur le devant de la scène, surfant sur l’émotion de la mort du petit Aylan et faisant ses traditionnelle leçons de morale. Si d’autres se seraient cachés après le fiasco Libyen, BHL, en manque de notoriété et de reconnaissance, se fait le chevalier blanc du Moyen-Orient en demandant une intervention plus forte pour détruire le restant d’Etat en Syrie. BHL veut aider les peuples pris dans une instabilité qu’il a lui même contribué. Est-ce que le monde Arabo-Musulman aurait finalement trouvé son Tartuffe ?

La coupable inaction des pays du Golfe et de la Chine

Si Bashar el-Assad et son gouvernement sont loin d’être fréquentables (même si Bashar-al-Assad a déjà été l’invité d’un ancien président de la république française), est-ce que la Syrie d’autrefois était un état totalitaire beaucoup plus hostile à son peuple que certains pays amis comme la Chine (qui réprime toute contestation au Tibet ou au Xinjiang) ou l’Arabie Saoudite (qui possède un système judiciaire très discutable) ? Alors que ces pays jouissent d’une bonne stabilité et d’une économie certes vacillante mais qui tient debout, aucun n’a souhaité faire partie de cet élan de solidarité pour accueillir ces centaines de milliers de réfugiés qui habitent parfois à même le sol dans des camps de fortune. L’Arabie Saoudite, le Qatar ou d’autres pays prospères de la région n’auraient pas pu aider la Jordanie et le Liban dans la gestion de la crise Syrienne, en proposant aux familles qui le souhaitaient de les héberger ? La Chine, pays frontalier avec l’Afghanistan, ne pourrait pas également faire partie de cet élan de générosité ? Est-ce que seule l’Europe doit supporter cette souffrance en ouvrant en grand les frontières comme certains le suggèrent ?

Ce drame humain ne pourrait pas être géré au niveau mondial ? Le Canada semble montrer l’exemple en indiquant vouloir accueillir des milliers de réfugies. Les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, les pays du Golfe, les pays du Sud-Est Asiatique ne peuvent pas également contribuer à donner à ces migrants une vie meilleure, en sécurité ? Cette question n’a à ce jour pas été posée…

Près de 80 000 migrants clandestins ont traversé la Méditerranée depuis le début de l’année

migrants_medterraneeLa situation ne cesse de s’empirer à la porte Sud de l’Europe : on estime à 80 000 personnes le nombre de réfugiés secourues par les autorités Européennes depuis le 1er janvier 2015. Au total, plus de 40 000 personnes ont traversé la Méditerranée pour rejoindre les côtes Italiennes et pratiquement autant pour atteindre la frontière Grecque par voie maritime (en provenance de la Turquie).

D’où viennent les réfugiés ?

Hommes, femmes, enfants et même nourrissons embarquent généralement de Libye et de Turquie pour rejoindre l’Eldorado Européen. Attirées par les aides sociales et le rêve d’une vie meilleure, ces personnes n’hésitent pas à payer des « passeurs » peu scrupuleux (à hauteur parfois de plusieurs milliers d’euros par tête) et à risquer leur vie pour atteindre le vieux continent.

Depuis la chute de Khadafi renversé par des milices islamistes, notamment grâce à l’appui de la France et de la Grande-Bretagne, la Libye est en proie au chaos et à l’insécurité. Des centaines de milliers de personnes (en provenance généralement de l’Afrique Subsaharienne) qui vivaient notamment de l’industrie pétrolière et des métiers parfois ingrats sont aujourd’hui contraints de quitter le pays par tous les moyens. L’Etat Islamique contrôle déjà plusieurs villes et les Islamistes de Fjar Libya contrôlent également la quasi-totalité Ouest du pays.

Les réfugies proviennent ici majoritairement de l’Afrique de l’Ouest (Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire) et d’Afrique de l’Est (Érythrée, Somalie).

Ceux qui essayent d’atteindre la Grèce viennent généralement de Syrie, pays en proie à la guerre civile depuis 2011 entre une dictature laïque et des milices islamistes (Al Qaïda et Etat Islamique).

Où iront-ils ?

Plusieurs pays sont généralement ciblés par ces personnes : la Grande-Bretagne (généralement des Syriens, des Somaliens et Érythréens), la France (Afrique de l’Ouest), l’Allemagne (Syriens, Kurdes) et les pays Scandinaves (Somaliens).

L’Union Européenne tente de convaincre ses membres d’appliquer des quotas pour secourir ces personnes en détresse. Mais certains pays sont réticents, comme la France.

Un marché lucratif

Les passeurs qui gagnent le Jackpot à chaque traversée appartiennent généralement à des milieux mafieux ou islamistes, permettant ainsi de financer leur organisation. A l’heure où l’Europe tente simplement de réparer les effets, certains oublient d’essayer de comprendre d’où viennent les causes : guerre civile (Syrie, Libye, entretenues par des forces extérieures), pauvreté, démographie galopante…

Alors que la paix et une certaine prospérité règnent sur le Vieux-Continent, la misère et la guerre sévissent à deux pas de ses frontières. Nous y reviendrons ultérieurement.

 

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