Archives du blog

Ahmed Kaïd, le père d’Aymane tué par balle à Bondy, se confie en amenant le corps en Algérie

Ahmed Kaïd est un père au cœur brisé. Son fils, Aymane, était un boxeur émérite et surtout sa fierté. Dans Le Parisien, il se confie sur l’origine du drame, une rivalité sur le ring qui a mal tourné. Son fils avait déjà été agressé et son crâne ouvert par un coup de matraque.

Les deux frères qui ont tué Aymane se sont rendus à la police. L’un d’eux, le plus grand, a tué Aymane au travers de la fente de la boite aux lettres, lorsque la victime se trouvait dans l’espace Nelson Mandela. Tous les jours, des hommes et des femmes déposent des fleurs devant cet espace pour rendre hommage à un jeune garçon qui est parti trop tôt.

Quant au père, Ahmed, il souhaite que le tueur prenne le maximum et qu’il finisse ses jours en prison. Aymane sera inhumé en Algérie, à Sétif.

La Seine-Saint-Denis pleure « Madiba », drapeaux en berne à Aulnay-sous-Bois

Nelson MandelaEn Seine-Saint-Denis, ancien fief communiste, le nom de Nelson-Mandela s’affiche sur de nombreux frontons d’écoles, d’équipements sportifs. Les réactions se sont multipliées depuis l’annonce du décès de l’ancien président sud-africain. Et des cérémonies auront lieu ce week-end.

A Saint-Ouen, un hommage est organisé à l’occasion de l’ouverture du Grand Parc de Saint-Ouen (rue Albert Dhalenne). La maire PC Jacqueline Rouillon plantera à 14h30 le premier arbre de l’allée des Chênes en le baptisant du nom de Nelson Mandela. Elle inaugurera ensuite l’œuvre de Philippe Berry, « la Nation arc-en-ciel », sculpture monumentale en hommage à l’Afrique du Sud post-raciale.

La ville vient d’accueillir (jusqu’au 24 novembre dernier), une exposition du photographe sud-africain et ami de « Madiba » Jürgen Schadeberg.

A Clichy-sous-Bois, la municipalité déposera une gerbe ce samedi midi rue Nelson-Mandela, à l’angle de l’allée des Cinq-Continents.

A Saint-Denis, une bâche a été tendue sur la façade de l’Hôtel de ville et un registre de condoléances est à disposition du public à l’accueil. Le maire (PC) Didier Paillard se souvient « des batailles menées à Saint-Denis et dans toute la France pour sa libération et la fin de la ségrégation raciale, je me souviens aussi de l’assassinat en 1988, sur notre territoire, de la représentante de l’A.N.C., Dulcie September, que la municipalité de Saint-Denis avait reçu officiellement, tombée sous les balles de l’apartheid. »

Le maire de Sevran, Stéphane Gatignon (Europe Ecologie) déclare : « Pour notre génération de militants des organisations de jeunesse des années 1980, c’est plus qu’un symbole qui s’éteint, c’est l’homme qui a donné du sens à notre engagement et, pour certains comme moi, à notre vision du monde. »

A Tremblay, le député-maire (Front de gauche) François Asensi affirme :

« Nelson Mandela restera l’un des plus grands symboles de la justice et de la démocratie de notre temps, une lumière pour l’humanité ».

La députée (PC) du Blanc-Mesnil, Marie-George Buffet, voit disparaître avec le leader de l’ANC « un pan de notre histoire ». « Je l’ai côtoyé lors de cérémonies auxquelles j’ai été invitée en Afrique du sud mais je n’ai jamais eu l’honneur de m’entretenir avec lui, raconte l’ancienne ministre. Je garde de Nelson Mandela cette volonté de dépasser les souffrances qu’il avait vécu pour construire une Nation. C’est une belle leçon. »

Le maire PC du Blanc-Mesnil, Didier Mignot, salue « une figure universelle du combat pour la dignité humaine ».

A Bobigny, « ville monde », la maire communiste Catherine Peyge affirme : « Il n’est pas rhétorique de dire que nous sommes particulièrement attachés à la leçon d’humanité qu’il nous lègue. Avec leurs traditions, les Balbyniens se reconnaissent dans son inflexibilité à ses principes, dans son combat pour la liberté et l’égalité des droits, la réconciliation et l’entente fraternelle des différentes composantes de son peuple sud africain. C’est avec beaucoup d’humilité et d’affection que je salue la mémoire de ce géant ».

A Aulnay-sous-Bois : les drapeaux sont en berne pour commémorer la mort de Nelson Mandela.

Source : Le Parisien du 07/12/2013

<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :