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Le site PSA à Aulnay-sous-Bois pourrait fermer en 2013…ou pas !

PSA_ManifSi la fermeture du site PSA Aulnay-sous-Bois ne fait plus de doute pour la plupart des économistes, élus, Aulnaysiens et syndicalistes, la date de 2014, prévue initialement, avait soudainement été avancée d’une année, suite au discours malheureux de Jean-Baptiste de Chatillon, directeur financier du groupe. Celui-ci, déplorant les retards et difficultés liés à une grève très dure qui touche le site, avait ainsi évoqué une fermeture du site dès 2013.

Mais quelques heures plus tard, le groupe PSA confirmait toujours la date de 2014. Après quelques remous et une manifestation devant le siège par des ouvriers du site, la situation revenait au status-quo. Le site industriel de PSA disparaîtra d’Aulnay, mais pas cette année…

Action surprise des PSA d’Aulnay-sous-Bois à Saint-Ouen

PSA_Aulnay« On est entrés par la porte, tout simplement », résume Jean-Pierre Mercier, le leader CGT de PSA Aulnay, pour résumer l’opération surprise menée tôt, hier, dans une l’usine du groupe à Saint-Ouen. Ce site qui emploie 700 personnes dans les activités d’emboutissage avait la réputation d’être particulièrement surveillé depuis la mobilisation et la grève des salariés d’Aulnay, contre la fermeture de leur propre usine. Hier, une centaine d’ouvriers sont venus discuter avec ceux de Saint-Ouen pendant deux heures, histoire d’obtenir leur soutien. Ils s’étaient déjà invités le 18 janvier, mais étaient passés par un mur pour pénétrer dans le site de Saint-Ouen. Leur action avait valu une arrivée spectaculaire et massive de fourgons de CRS. Ce matin, un nouveau rassemblement est programmé à 9 heures, devant le siège social de PSA, avenue de la Grande Armée, à Paris. Et ce à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires du groupe.

Source : Le Parisien du 24/04/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : Le syndicat Sud abandonne la grève

Citroen_Aulnay_PSALe front de la grève se fissure à l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois. Le syndicat Sud ne soutient plus le mouvement, mais veut continuer à combattre la fermeture annoncée du site (qui compte encore 2500 salariés environ) sur un plan judiciaire. « Nous préparons une nouvelle assignation contre PSA », affirme Mohamed Khenniche.

Le responsable de Sud explique sa défection par « un désaccord sur le fond avec la CGT », qu’il accuse de l’avoir écarté des derniers échanges avec la direction de PSA. Des contacts ont eu lieu ces derniers jours au siège parisien du groupe automobile. Il y a été question des conditions envisageables pour une sortie de conflit, à l’issue d’un mouvement entamé il y a trois mois. « Nous n’avons exclu personne, mais ça fait plusieurs semaines qu’on ne voit plus les responsables de Sud aux assemblées générales », rétorque Philippe Julien, délégué CGT. Seule certitude, la grève n’est désormais suivie que par environ 200 grévistes_170 selon la direction, à quelques jours d’échéances importantes. Vendredi prochain, la justice doit statuer sur les procédures lancées de façon distinctes par Sud et CGT contre le plan de restructuration. Hier, le SIA (syndicat indépendant de l’automobile) a exprimé son impatience : « L’attente des salariés a trop duré. Il est temps de passer à la mise en œuvre des mesures négociées par l’intersyndicale ». Sauf décision contraire du tribunal de Paris, un comité central d’entreprise doit lancer le plan social, le 29 avril prochain.

Source : Le Parisien du 20/04/2013

Des employés de PSA Aulnay-sous-Bois s’invitent au Conseil national du PS

Mercier_PSACela a fait presque la une des médias nationaux : les employés du site PSA à Aulnay-sous-Bois sont entrés par la force au Conseil National du Parti Socialiste, interrompant ainsi les discours prévus.

Après quelques échauffourée, le Secrétaure Nationale Harlem Désir a invité les employés à prendre la parole. La CGT a regretté que le gouvernement les laisse de côté et est revenu sur le scandale Cahuzac.

Pour lire un article détaillé sur le sujet, cliquer ici.

L’ouvrier-rappeur de PSA Aulnay-sous-Bois sort son premier album

Rappeur_PSA_AulnayAprès son clip rageur qui a fait le buzz sur Internet, Kash Leone, salarié à l’usine d’Aulnay depuis dix ans, sort aujourd’hui son CD «Activiste».

Franck, alias Kash Leone, a décidément plusieurs casquettes. En février, les internautes découvraient son visage en lame de couteau et son flow rageur, dans le clip de rap « Ça peut plus durer », tourné dans l’usine PSA d’Aulnay. Le succès avait été immédiat. Franck était donc ouvrier, rappeur… Mais c’est aussi un artisan ingénieux et infatigable. Alors que son album solo, « Activiste » sort ce martin, ce père de famille de 35 ans a misé sur une méthode inédite de marketing.

Ce matin, à l’heure où les premiers RER se mettront en branle, il arpentera les couloirs de la station Châtelet avec quelques compères, pour scotcher des CD sur les murs. « L’idée est toute bête. Plutôt que les stickers (NDLR : autocollants) qu’on voit partout, j’ai eu envie de coller des disques de démo, avec quarante secondes de chaque chanson, pour que les gens découvrent le disque. »

L’idée était toute bête, mais le travail a été titanesque pour réaliser un millier d’exemplaires, du CD à la pochette. Le fait-maison, c’est la spécialité de Kash Leone, qui a enregistré son album seul, dans son minuscule studio capitonné de boîtes d’œufs, en sous-sol du pavillon aulnaysien de ses parents. « Je déclenchais l’enregistrement sur mon ordinateur, avant de courir dans le studio pour chanter », raconte-t-il.

Le résultat? Un album de 15 titres, dont le fameux chant de combat des PSA, mais aussi d’autres textes, parfois militants. Dans « Jusqu’au dernier souffle », dont le clip est visible sur Internet, le rappeur décrit une société en crise, « pour montrer ce pour quoi je lutte et j’écris : conserver nos acquis pour les plus jeunes »… Certains, parmi les collègues, l’appellent « la star ». Mais le succès du clip, les plateaux de télévision, les coups de fil d’autres rappeurs ne lui ont pas donné le tournis. « J’ai gardé la tête froide », explique Franck simplement. Sur le mur de son studio, il a accroché un « office planner », un tableau avec des fiches de couleur, comme il en existe à l’usine d’Aulnay. « Pour ne rien oublier et m’organiser entre le travail, la famille et la musique… »

La musique lui prendra forcément un peu de temps dans les semaines à venir, avec une douzaine de petits concerts en deux mois. Mais il n’oublie pas l’usine. Il y a un peu plus d’une semaine, il grimpait sur scène à Bobigny, pour une soirée de soutien aux PSA qu’il a contribué à organiser. Franck, moniteur de ligne au montage, avait fait grève avant de reprendre le travail, la mort dans l’âme. « Ce qui me déprime aujourd’hui, c’est de voir partir les intérimaires de mon équipe. C’est dur. »

Il se prépare, bien malgré lui, à rédiger un CV, pour l’après-PSA. Percer dans la musique? Franck écarte l’idée d’un haussement d’épaule : « Je connais un peu ce milieu. J’ai vu des gens arriver au sommet avant de dégringoler. Moi, je veux être quelqu’un qui travaille, et qui sait combien tombe sur son compte à la fin du mois. Etre autonome, c’est ma fierté. »

« Pendant que leur monde tourne comme un moteur, le nôtre s’effondre au profit de certains saboteurs » chante-t-il dans « Ça peut plus durer ». Les paroles prendront une résonance toute particulière lors du concert auquel Kash Leone participera le 1er mai. Ce sera à Florange, en soutien aux ArcelorMittal.

« Activiste », 10 €. L’album est disponible dans certaines Fnac et grandes surfaces franciliennes et sur les plates-formes de téléchargement.

Source et image : Le Parisien du 15/04/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : SUD et CGT ont plaidé contre le plan social

Mercier_PSAIl a fallu ajouter des chaises, hier, pour accueillir les PSA Aulnay au sein de la première chambre du tribunal de grande instance de Paris. Une partie de la troupe a tout de même dû rester dehors. Les grévistes étaient venus nombreux entendre les avocats de SUD et de la CGT. Les deux syndicats ont un objectif identique : mettre un frein au plan de restructuration du groupe automobile (qui prévoit 11000 suppressions de postes et la fermeture de l’usine d’Aulnay), alors qu’un comité central d’entreprise doit donner son feu vert le 19 avril.

Trois syndicats appuient les arguments de la direction

Hier, la magistrate a donc pris connaissance, lors d’une longue audience, de l’ensemble des procédures. Dénonçant un plan « complexe et illisible », l’avocate de la CGT, Marie-Laure Dufresne-Castets, a mis en doute la réalité des mesures d’accompagnement et les reclassements annoncés, chez ID Logistics ou à la SNCF. « Lorsqu’il existe une période d’essai, on ne peut parler de reclassement, c’est ce qu’indique le Code du travail. » Avant de plonger dans le droit du travail, l’avocate avait replanté le décor : la « note interne » dévoilée par la CGT en 2011, évoquant déjà la fermeture de l’usine d’Aulnay, les démentis jusqu’au 12 juillet 2012… puis le « déchaînement de haine et de calomnies » à l’encontre des grévistes. « Nous ne sommes ni petits, ni isolés », a-t-elle martelé, rappelant que la CGT, avec 23% des voix, est le premier syndicat du groupe automobile.

Pour le syndicat SUD, l’avocat Fiodor Rilov a déployé à nouveau les arguments déjà exposés au tribunal de Bobigny en mars (celui-ci s’était déclaré incompétent). Il a pointé « l’insuffisance patente » du plan social, et « la négligence de l’employeur », accusé de n’avoir pas fait figurer dans le plan toutes les offres d’emplois disponibles. Réclamant l’annulation de la restructuration, il a aussi demandé la suspension du plan social, pour des « irrégularités » dans la consultation des instances représentatives du personnel.

En réponse, l’avocate du groupe PSA, Yasmine Tarasewicz, a longuement détaillé le processus d’amélioration du plan social (dix réunions de négociations entre octobre et février). Elle a insisté sur l’argument économique, mis en cause par la partie adverse : « Il suffit de relire les questions formulées par Secafi (NDLR : cabinet ayant expertisé le plan social). Une restructuration est-elle nécessaire? La réponse était : Oui. » L’avocate de PSA a reçu le soutien des syndicats CFE-CGC, CFTC et FO, favorables au plan social. « Rien ne justifie plus, aujourd’hui, de différer encore les choses, des milliers de foyers sont dans l’attente », a affirmé Gaëlle Mérignac, l’avocate de ces trois organisations. La juge des référés rendra sa décision le 26 avril.

Source : Le Parisien du 12/04/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : Pour Lutte Ouvrière, gouverner c’est toujours mentir aux exploités ! !

numérisation0017_Page_1La rédaction d’Aulnaycap vous propose de prendre connaissance du dernier tract de Lutte Ouvrière sur le site PSA Aulnay-sous-Bois, qui revient en grande partie sur l’affaire Cahuzac, qui a ébranlé le monde politique français. Ce tract est accessible en cliquant sur l’image.

Très critique, Lutte Ouvrière fustige la « bourgeoisie des fraudeurs » dans un monde « capitaliste et pourri par l’argent ». Qualifiant littéralement M. Cahuzac de « ripou » qui « a mangé à tous les râteliers, de la fraude fiscale au conflit d’intérêt« , Lutte ouvrière n’hésite pas non plus à attaque l’UMP via M. Woerth (cf. vente de l’hippodrome de Compiègne)  ou le Front National (proche de Marine Le Pen qui a ouvert un compte en Suisse pour M. Cahuzac).

Pour Lutte Ouvrière enfin, cette société capitaliste ne peut « qu’engendrer des politiciens aussi cupides que dénués de scrupules« . Des mots très durs, qu’une partie des Français pense certainement après cette affaire…

Tract accessible en cliquant ici ou sur l’image.

La RATP, SNCF et les Aéroports de Paris offrent 300 emplois aux salariés de PSA Aulnay-sous-Bois

PSA_AulnayUne grève très dure touche le site PSA à Aulnay-sous-Bois, si bien que le site de Poissy (Yvelines) est obligé d’augmenter la cadence pour rattraper le retard de production. Plusieurs centaines d’employés du site d’Aulnay garderont un emploi sur site grâce à ID Logistics. D’autres auront la possibilité de venir travailler à la RATP, à la SNCF ou aux aéroports de Paris. Ce sont en grande partie des emplois d’opérateurs de maintenance (SNCF, Aéroports de Paris) ou de conducteurs de bus (RATP). 300 emplois seraient concernés.

En tout, l’ensemble des employés de PSA Aulnay sera reclassé : site de Poissy (1 350), réindustrialisation du site (800), le reste pour les 3 sociétés et d’autres reclassements internes.

Source : La Tribune

 

PSA Aulnay-sous-Bois : La direction leve les sept mises à pied annoncées

PSA_Aulnay« Les grévistes qui ont perturbé mardi dernier des réunions de CHSCT (comité d’hygiène et de sécurité) au sein de l’usine PSA d’Aulnay ne seront finalement pas sanctionnés. La direction du site a levé les sept mises à pied annoncées, après de très longs pourparlers avec les grévistes, mercredi soir sous la houlette du directeur départemental du travail, Marc Leray, à Aubervilliers.

« Une seconde salve de réunions de CHSCT a pu se tenir sans problème le mercredi matin, c’est ce qui nous a amenés à annuler ces mises à pied », indique une porte-parole. « Il a fallu rappeler à PSA ce qu’était la notion de faute lourde. Elle ne correspondait pas du tout à l’action menée mardi », affirme Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. Les grévistes, dont le mouvement a débuté mi-janvier, soutenus par CGT, Sud et CFDT locale, réclament toujours la levée des sanctions et menaces de sanctions à l’encontre de huit d’entre eux. Deux salariés ont déjà été licenciés et ont depuis porté leur dossier devant le tribunal des prud’hommes de Versailles (Yvelines). Ce dernier doit rendre une première décision aujourd’hui. »

Source : Le Parisien du 05/04/2013

Les PSA Aulnay-sous-Bois tractent au Millénaire

PSA_aulnay_millenaireEn chasuble fluo devant les vitrines, une trentaine de grévistes de l’usine PSA Aulnay ont investi hier à 17 heures les allées du centre commercial Le Millénaire, à Aubervilliers. Après presque trois mois de grève, le mot d’ordre n’a pas changé. « Il faut interdire les licenciements », proclame le tract tendu par les salariés qui récoltent des « bon courage » par dizaines. Chariot en main Camel, 40 ans, buraliste de Saint-Denis leur propose même sa vitrine : « Amenez-moi une grande affiche, je vous la placarde. » Alberte, guadeloupéenne en visite chez sa fille, glisse 5 € dans la caisse de grève. « Ça va être difficile malgré tous leurs efforts », commente-t-elle.

A quelques mètres, de l’autre côté de la darse du canal, le délégué CGT Jean-Pierre Mercier participe à une réunion avec la direction de PSA et le directeur départemental du travail, Marc Leray, qui se poursuivait hier dans la soirée. Au menu notamment : les sept mises à pied (dix selon la CGT) annoncées le jour même par la direction après « l’envahissement » mardi des cinq comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT) consacrés aux conséquences du plan social. « On y est allé pacifiquement réclamer à la direction une expertise sur les risques psychosociaux et on récolte dix mises à pied. C’est comme si on prenait 30 ans de prison pour avoir grillé un feu rouge », peste le syndicaliste. La direction elle, évoque « un délit d’entrave » après une action menée par « une centaine de personnes ».

Source : Le Parisien du 04/04/2013