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En Seine-Saint-Denis, les jeunes des cités aident les personnes âgées pendant le confinement

On parle souvent des cités de Seine-Saint-Denis pour évoquer des faits divers, mais on oublie que c’est dans ces mêmes cités que l’on trouve souvent le plus grand élan de solidarité.

De nombreuses personnes âgées, très vulnérables au Covid-19 et ne pouvant se déplacer que difficilement, se retrouvent coincées dans leur appartement. Heureusement, des jeunes se dévouent pour apporter les courses et prendre les risques pour aider ces personnes fragiles.

Un bon état d’esprit, une belle leçon de générosité bien loin des noms de quartier des années 70s que l’on rabâche sans cesse et les titres tape-à-l’oeil pour faire le maximum d’audience.

Les associations franciliennes à l’heure de la solidarité internationale

Mali.jogChaque année, des associations franciliennes contribuent au développement des pays du Sud. Des microprojets solidaires, qui bénéficient du soutien de la Région.

De l’eau potable dans un village malien, un puits au Burkina Faso, une cantine au Honduras… Il en va de l’action humanitaire comme des sciences naturelles : ici et là, les petits ruisseaux forment les grandes rivières. C’est pourquoi la Région a créé le dispositif Aramis (pour « Aide régionale aux associations pour les microprojets internationaux de solidarité »), qui soutient des microprojets menés dans les pays bénéficiaires de l’Aide publique internationale. Objectif : donner un coup de pouce aux associations qui favorisent le développement durable et la participation citoyenne.

Impliquer les habitants

L’association étudiante Solidago, née en 2007, a déjà réalisé quatre dispensaires et neuf systèmes d’adduction en eau potable à Madagascar. « Rapidement, nous avons choisi de recentrer notre action sur la problématique de l’adduction, le manque d’accès à l’eau potable étant à l’origine de nombreuses maladies. Nous préférons agir sur la source du problème, plutôt que sur les palliatifs », explique Vincent Midler, président de la structure.

Cet été, Solidago s’est donc rendue à Farafasina et à Morarano, deux villages pauvres et enclavés, pour construire un système d’adduction d’eau. Un projet mené en partenariat avec une association malgache, Solidarité Entraide Madagascar. « Travailler avec des acteurs locaux favorise l’implication des habitants et les échanges interculturels. À terme, nous souhaitons que les projets soient réalisés directement depuis là-bas », insiste Vincent Midler.

Permettre une gestion autonome

Une approche partagée par SOS Enfants sans frontières. Depuis 1974, cette structure facilite la scolarisation d’enfants démunis, tout en améliorant les conditions de vie de leurs familles. À Gros-Morne, en Haïti, où elle est historiquement implantée, l’association a par exemple construit un centre de santé, une école maternelle et élémentaire ainsi qu’une école professionnelle.

Aujourd’hui, elle s’attaque à la réhabilitation d’un centre médical qui accueille 500 patients par an. Les travaux doivent débuter début 2014. « L’idée, c’est que le centre soit ensuite repris par une association locale. Il ne doit pas dépendre entièrement de nous, car on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve. Et ce n’est pas à une ONG du Nord de prendre les décisions pour une structure du Sud. Il faut inverser le lien », estime Joëlle Sicamois, responsable administrative de SOS Enfants sans frontières.

Atteindre les Objectifs du Millénaire

Les microprojets internationaux trouvent un écho jusqu’en Île-de-France. Solidago réalise par exemple un précieux travail d’information sur les enjeux du développement solidaire. « Nous faisons de la sensibilisation sur l’accès à l’eau potable en France et dans le monde. Nous nous investissons également dans les Initiatives Jeunes Solidaires, où l’on explique notre méthodologie pour construire des projets fiables, solides et éthiques… », détaille Vincent Midler. Une démarche valorisée par le dispositif Aramis, un outil destiné à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), autant qu’un appui pour les petites structures associatives.

« Même si SOS Enfants sans frontières fonctionne essentiellement grâce aux parrainages, le soutien de partenaires institutionnels reste indispensable pour mener à bien des projets de grande ampleur, comme celui du dispensaire de Gros-Morne », reconnaît Joëlle Sicamois. Entre 1990 et 2010, la Région Île-de-France a ainsi cofinancé 443 projets dans plus de 60 pays, allouant près de 3,5 millions d’euros aux structures partenaires. Un coup pouce loin d’être anodin, à l’heure où les associations voient leurs crédits diminuer. « Cette aide nous permet de nous consacrer davantage à la réalisation du projet, apprécie Vincent Midler. Elle est indispensable. »

Mois de l’Economie Sociale et Solidaire : le programme pour la Seine-Saint-Denis

seine-saint-denisLe programme évolutif des initiatives dans le département et une journée le 22 novembre aux Archives Nationales à Pierrefitte-sur-Seine sur les circuits courts pour favoriser la création d’emplois locaux non délocalisables à laquelle participe le Conseil général de la Seine-Saint-Denis.

Avec plus de 30 000 salariés, la part de l’emploi de l’économie sociale et solidaire (ESS) ne cesse d’augmenter en Seine- Saint-Denis.

Les acteurs de ce secteur apparaissent plus que jamais comme des moteurs pour l’emploi, le développement économique et social des territoires, la cohésion sociale et la lutte contre les discriminations à l’embauche. C’est pourquoi, le Département anime, coordonne et facilite la mise en oeuvre du mois de l’ESS sur le territoire de la Seine-Saint-Denis.

Une soixantaine d’initiatives ont été recensées entre le 4 et le 28 novembre.

Soit plus d’une initiative par jour sur le département. Elles couvrent les domaines de la finance solidaire, de la culture, de la jeunesse ou de la formation, de la création d’activité et entrepreunariat social ou encore de l’innovation sociale et développement de l’ESS.

Beaucoup sont ouvertes au public à travers des débats ou des journées portes-ouvertes permettant de rencontrer les acteurs de l’ESS et de mieux connaître leur action sur le territoire.

D’autres manifestations thématisées seront plutôt destinées aux professionnels pour échanger sur leur pratique ou les accompagner dans la mise en oeuvre de leur activité.

Le Département organise notamment, le 22 novembre une journée professionnelle sur les circuits courts afin de démontrer comment le développement des circuits courts contribue à favoriser la création d’emplois locaux non délocalisables.

Cette journée qui se tiendra aux archives nationales à Pierrefitte abordera plus particulièrement les thématiques de l’agroalimentaire, de la finance solidaire et de l’écoconstruction.

Depuis 4 ans maintenant, le Département organise une journée de l’ESS pour marquer son attention à ce secteur de l’économie porteur de sens et d’une autre façon de faire de l’économie. Cette année cette journée portera sur le développement des circuits courts en Seine-Saint-Denis en particulier sur les problématiques agroalimentaire, les finances solidaires et l’éco-construction.

Programme de la Journée du 22 novembre :

3 ateliers sur les thématiques agro-alimentaire, finances locales, éco-construction et habitat participatif

Table ronde : Comment le développement des circuits courts en Seine-Saint-Denis renforce le développement local et l’emploi non délocalisable ?

Inscription obligatoire.

Renseignements ou inscription : 01 43 93 87 08 ou par email cdehaynin@cg93.fr

Quand : Vendredi 22 novembre de 9h à 18h

Où : Archives Nationales 
59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine 
Métro : Saint-Denis Université (ligne 13) 
Téléphone 01 75 47 20 00

Site des Archives Nationales

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