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Confinement, un an après à Aulnay-sous-Bois : «Le choc puis l’anesthésie» selon Tarik

L’an dernier, Tarik Laghdiri, 35 ans, avait raconté son confinement dans un journal de bord publié sur le site Internet du Parisien. Un an après l’entrée en vigueur de cette mesure, ce courtier en assurances raconte comment il a vécu ces douze derniers mois.

« Nous avons plongé dans l’incertitude et cette incertitude nous accompagne désormais tous les jours », estime Tarik Laghdiri. Il y a un an, le 17 mars 2020, cet habitant d’Aulnay-sous-Bois alors âgé de 35 ans expérimentait, tout comme ses 67 millions de compatriotes, les premiers effets du confinement décidé par Emmanuel Macron pour enrayer la propagation de l’épidémie de Covid-19.

Quand on lui demande de résumer l’année écoulée, celui qui fut notre grand témoin en cette période de mise à l’arrêt du pays réfléchit, le temps de trouver la formule la plus parlante. Il puisera sa comparaison dans l’univers de l’hôpital, au sein duquel sa sœur a mené la guerre au virus en première ligne. « Nous avons vécu le choc, puis l’anesthésie, confie-t-il. C’est comme une opération chirurgicale, à la différence que les effets ont été inversés. »

Le choc, celui du confinement, Tarik l’a affronté aux côtés de ses parents octogénaires, avec lesquels il réside dans un immeuble du quartier des Étangs. Dans son « Journal d’un confiné en Seine-Saint-Denis », ce courtier en assurance passionné de cinéma évoquait son père, atteint de la maladie d’Alzheimer.

« Il est alité depuis une chute l’été dernier et sa prise en charge s’est alourdie », raconte son fils. Dès le printemps 2020, Tarik s’est mis en tête de quitter cet appartement de 67 m2 où il a pourtant vécu toute sa vie : « Quand tu es confiné, tu te rends compte que tu vis dans une boîte d’allumettes. »

Le déconfinement, « comme une digue qui tombait »

La famille Laghdiri devrait bientôt troquer son logement aulnaysien et sa vue sur le bruyant chantier du Grand Paris Express pour la quiétude et la verdure d’une maison située à Courtry, en Seine-et-Marne. « Quand j’ai tapé Courtry sur Google Maps, je n’ai vu que du vert autour », sourit Tarik.

La vie entre quatre murs a donné au trentenaire des envies de nature, qu’il a assouvies dès que le confinement a pris fin. « J’ai redécouvert les parcs du Sausset et Robert-Ballanger et je me baladais deux fois par semaine dans le parc de la Poudrerie », rembobine-t-il.

Cette période, Tarik l’a vécue comme une « libération ». « C’était comme une digue qui tombait, illustre-t-il. J’étais sur un petit nuage, sur tous les plans. J’étais dans une démarche créatrice.

Source, image et article complet : Le Parisien

Un confiné à Aulnay-sous-Bois témoigne et espère un remède très bientôt

Ma cité confinée, épisode 3. Tarik Laghdiri, 35 ans, habitant du quartier des Etangs, à Aulnay-sous-Bois, raconte sa troisième semaine de quarantaine, en pleine épidémie de Covid-19.

Trois semaines que le confinement a démarré. Dans mon appartement, au cinquième étage de la cité des Étangs, à Aulnay-sous-Bois, j’ai peur que rien ne change. Après la crise, j’appréhende de replonger la tête dans le guidon de mon train-train quotidien. Que restera-t-il du confinement? Le port du masque pendant quelques semaines, ou le souvenir des morts?

Je n’ai jamais encore évoqué mes parents dans ces lignes. J’habite avec eux. Mon père a 86 ans. Il est atteint de la maladie d’Alzheimer depuis des années. Il est souvent confus, s’ennuie beaucoup. Il invente à chaque conversation des scénarios qui me feraient sourire… s’ils n’étaient pas dus à sa maladie.

«Mon père, atteint d’Alzheimer, me demande chaque jour si un remède a été trouvé»

Certaines choses lui servent de repères dans son calendrier indéfini. Exemple : avant, il allait tous les lundis à un accueil de jour pour personnes âgées. Il me demandait quand aurait lieu le prochain lundi. Il associait cette journée à du travail, puis à des cours. Parfois il pensait même aller chez… des Espagnols ! Sûrement une façon de distinguer ce jour.

Source, photo et article complet : Le Parisien

Tarik Laghdiri témoigne du confinement dans la cité des Etangs à Aulnay-sous-Bois à cause du Covid-19

Tarik Laghdiri, 35 ans, habitant du quartier des Etangs, à Aulnay-sous-Bois, raconte sa première semaine de quarantaine, en pleine épidémie de Covid-19.

Tarik Laghdiri, 35 ans, vit dans une cité d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Assureur de profession, en télétravail, il est confiné chez lui, dans le quartier où il a toujours vécu, depuis maintenant presque dix jours. Chaque semaine, il nous livrera son récit de la quarantaine. Voici le premier.

« Je m’appelle Tarik. J’habite où j’ai grandi, depuis bientôt 35 ans : dans le quartier des Etangs, à Aulnay-sous-Bois. De ma fenêtre, une vue imprenable sur le chantier du métro du Grand-Paris et sur le Galion, bâtiment mythique de la ville.

Je ne me souviens plus du début de la quarantaine. Ce devait être un dimanche, ou alors un lundi. Avant, déjà, les magasins avaient commencé à être pris d’assaut. Plus de PQ près de chez moi, à l’Intermarché de la Rose-des-Vents. Des files à n’en plus finir aux caisses.

Je travaille dans les assurances. J’ai l’habitude de faire mes courses tous les lundis. Le dimanche, je passe ma commande sur les drive disponibles aux alentours, et je passe les récupérer le lendemain, au premier créneau disponible. Sauf que mes deux sites habituels se sont déclarés momentanément indisponibles…

Au point de deal, on annonce bientôt du trafic de papier toilette !

Au fil des jours, mon téléphone devient ma principale source d’information. Sur les réseaux sociaux, une surenchère permanente de rumeurs et drôleries vidéos.

Dehors, certains points habituels de rencontre ont du mal à se vider. En face de mon boucher, un bar-tabac où les gens continuent à affluer. Au point de deal, on annonce bientôt du trafic de papier-toilette ! Plus loin, le distributeur de la banque postale est à l’arrêt. Il faut maintenant s’aventurer au centre-ville pavillonnaire pour retirer de l’argent.

Source, image et article complet : Le Parisien

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