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Un confiné à Aulnay-sous-Bois témoigne et espère un remède très bientôt

Ma cité confinée, épisode 3. Tarik Laghdiri, 35 ans, habitant du quartier des Etangs, à Aulnay-sous-Bois, raconte sa troisième semaine de quarantaine, en pleine épidémie de Covid-19.

Trois semaines que le confinement a démarré. Dans mon appartement, au cinquième étage de la cité des Étangs, à Aulnay-sous-Bois, j’ai peur que rien ne change. Après la crise, j’appréhende de replonger la tête dans le guidon de mon train-train quotidien. Que restera-t-il du confinement? Le port du masque pendant quelques semaines, ou le souvenir des morts?

Je n’ai jamais encore évoqué mes parents dans ces lignes. J’habite avec eux. Mon père a 86 ans. Il est atteint de la maladie d’Alzheimer depuis des années. Il est souvent confus, s’ennuie beaucoup. Il invente à chaque conversation des scénarios qui me feraient sourire… s’ils n’étaient pas dus à sa maladie.

«Mon père, atteint d’Alzheimer, me demande chaque jour si un remède a été trouvé»

Certaines choses lui servent de repères dans son calendrier indéfini. Exemple : avant, il allait tous les lundis à un accueil de jour pour personnes âgées. Il me demandait quand aurait lieu le prochain lundi. Il associait cette journée à du travail, puis à des cours. Parfois il pensait même aller chez… des Espagnols ! Sûrement une façon de distinguer ce jour.

Source, photo et article complet : Le Parisien

Tarik Laghdiri témoigne du confinement dans la cité des Etangs à Aulnay-sous-Bois à cause du Covid-19

Tarik Laghdiri, 35 ans, habitant du quartier des Etangs, à Aulnay-sous-Bois, raconte sa première semaine de quarantaine, en pleine épidémie de Covid-19.

Tarik Laghdiri, 35 ans, vit dans une cité d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Assureur de profession, en télétravail, il est confiné chez lui, dans le quartier où il a toujours vécu, depuis maintenant presque dix jours. Chaque semaine, il nous livrera son récit de la quarantaine. Voici le premier.

« Je m’appelle Tarik. J’habite où j’ai grandi, depuis bientôt 35 ans : dans le quartier des Etangs, à Aulnay-sous-Bois. De ma fenêtre, une vue imprenable sur le chantier du métro du Grand-Paris et sur le Galion, bâtiment mythique de la ville.

Je ne me souviens plus du début de la quarantaine. Ce devait être un dimanche, ou alors un lundi. Avant, déjà, les magasins avaient commencé à être pris d’assaut. Plus de PQ près de chez moi, à l’Intermarché de la Rose-des-Vents. Des files à n’en plus finir aux caisses.

Je travaille dans les assurances. J’ai l’habitude de faire mes courses tous les lundis. Le dimanche, je passe ma commande sur les drive disponibles aux alentours, et je passe les récupérer le lendemain, au premier créneau disponible. Sauf que mes deux sites habituels se sont déclarés momentanément indisponibles…

Au point de deal, on annonce bientôt du trafic de papier toilette !

Au fil des jours, mon téléphone devient ma principale source d’information. Sur les réseaux sociaux, une surenchère permanente de rumeurs et drôleries vidéos.

Dehors, certains points habituels de rencontre ont du mal à se vider. En face de mon boucher, un bar-tabac où les gens continuent à affluer. Au point de deal, on annonce bientôt du trafic de papier-toilette ! Plus loin, le distributeur de la banque postale est à l’arrêt. Il faut maintenant s’aventurer au centre-ville pavillonnaire pour retirer de l’argent.

Source, image et article complet : Le Parisien

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