Archives de Catégorie: Commerces
Commerces : ce qui va changer d’ici à 2018
Quel impact les nouveaux centres auront-ils sur l’offre commerciale du nord de la région ? Une étude de l’établissement public d’aménagement Plaine de France (95) dévoile qui seront les gagnants et les perdants.
L’ouverture récente d’Aéroville à Roissy et les différents projets de centres commerciaux, comme La Bongarde à Villeneuve-la-Garenne (notre photo) ou Europa City à Gonesse (Val-d’Oise), auront-ils un impact sur l’actuelle offre du nord de la région? Des éléments de réponse sont avancés dans une étude que l’établissement public d’aménagement (EPA) Plaine de France (Val-d’Oise) vient de dévoiler. Elle porte sur une trentaine de lieux, existants ou en projet. Mais également sur l’offre des centres-villes du nord de Paris. Un document réalisé par trois organismes spécialisés : le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc), Alphaville urbanisme et Convergences-CVL, qui mesure l’évolution de la situation des commerces à l’horizon 2018.
Des hypermarchés en difficulté
Quels seront les perdants dans les cinq prochaines années? « Ce sont les locomotives de la grande distribution, les hypermarchés, déjà en légère perte de vitesse, et les centres commerciaux dits « de destination », ceux d’où l’on vient de loin, en voiture », analyse Damien Robert, le directeur de l’EPA.
L’étude pronostique par ailleurs « une stagnation de – 5 à + 5% » de l’activité pour la moitié des centres commerciaux passés en revue. Parmi ceux qui perdent de 11 à 20% de chiffre d’affaires figurent Paris Nord 2 à Gonesse, à deux pas d’Aéroville, et les Sablons à Montmagny, tous deux dans le Val-d’Oise. En Seine-Saint-Denis, O’Parinor mais aussi Bobigny 2, Auchan Villetaneuse, Marques Avenues à L’Ile-Saint-Denis sont touchés. Dans le département, le récent So Ouest, à Levallois-Perret, devrait connaître le même destin, affirme le rapport. La facture devrait s’alourdir encore davantage pour Carrefour et Les Chanteraines à Gennevilliers, avec un recul de 21 à 30%.
Dans le secteur des moyennes surfaces, une baisse du chiffre d’affaires est même estimée à plus de 30%, en particulier aux Etangs à Aulnay (Seine-Saint-Denis), Super U au Thillay et Casino à Deuil (Val-d’Oise).
Les petits commerces se maintiennent
Hormis ceux de « Gennevilliers, Aulnay-sous-Bois, Sevran, Levallois-Perret et Saint-Ouen, qui pourront être concurrencés par les nouveaux projets commerciaux voisins et qui connaissent déjà pour certains des difficultés économiques, les commerces de centre-ville seront quasiment épargnés, assure le directeur de l’EPA. Le retour à la proximité est une tendance actuelle et contribue à expliquer ce maintien. On la sent par exemple avec le retour ou le maintien, y compris en banlieue, de points de vente comme les enseignes Monoprix. De même, les marchés forains ne devraient pas être affectés. » Par ailleurs, note l’étude, l’un des enjeux dans ce territoire est de moderniser et de dynamiser ces centres-villes, comme l’a fait Saint-Denis, et comme le font actuellement Le Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) et Gonesse (Val-d’Oise).
Les modes de consommation ont évolué
« Si l’étude ne tient pas compte de la réaction possible des opérateurs commerciaux pour maintenir leur offre, précise le directeur de l’EPA, elle intègre en revanche la modification des habitudes de consommation chez les habitants. Le fait notamment que les plus jeunes disposent de moins de pouvoir d’achat que leurs aînés il y a trente ans. Aujourd’hui, les 20-30 ans ne dépensent pour l’alimentation que 8% de leurs revenus, contre 20% pour les actifs approchant l’âge de la retraite. Les jeunes privilégient des comportements liés aux achats via Internet, discount ou de seconde main. D’où la nécessité pour les distributeurs de maintenir une grande attractivité sur leurs établissements s’ils veulent survivre à la nouvelle donne commerciale. »
Etude disponible sur http://www.plainedefrance.fr, rubrique domaines d’intervention, projets stratégiques.
Source : Le Parisien du 02/11/2013
Une visite privée d’Aéroville
Découvrez le tout nouveau centre commercial Aéroville avec ceux qui l’ont conçu. Le conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement de Seine-Saint-Denis (CAUE 93) organise le 5 novembre une visite d’Aéroville avec les responsables du projet chez le promoteur Unibail-Rodamco et les architectes PCA et Saguez & Partners. L’occasion de découvrir les dessous de la construction de ce centre géant de 84000 m2 et plus de 200 commerces, ouvert depuis le 17 octobre. Visite gratuite sur réservation sur www.caue93.fr.
Source et image : Le Parisien du 01/11/2013
Fermeture PSA Aulnay-sous-Bois : Bruno Beschizza attaque Gérard Ségura sur la gestion du dossier
La dernière C3 produite à Aulnay-sous-Bois a quitté aujourd’hui la chaîne de montage de l’usine PSA.
Je prends acte avec émotion de cette situation qui marque une étape importante pour notre ville : l’usine PSA fait partie de l’histoire d’Aulnay-sous-Bois, de ses racines et du quotidien de beaucoup de ses habitants. Malheureusement après la fermeture de cette usine, une exigence se pose : permettre la possibilité d’un nouveau départ à ce site industriel d’exception.
En effet, des questions demeurent encore aujourd’hui sur le devenir du site. Il y a une totale opacité qui règne sur la gestion de ce dossier par les pouvoirs publics : Gouvernement, Région Île-de-France et Municipalité.
Hier encore Arnaud Montebourg était en visite à la Plaine Saint-Denis. Je m’étonne que le ministre du redressement productif, pourtant toujours si prompt à faire des annonces tonitruantes sur tous les sujets, fasse preuve d’une telle discrétion au sujet d’Aulnay-sous-Bois. Ce silence assourdissant à quelques kilomètres de cette usine est inquiétant pour l’avenir de ce site.
Face à ce mutisme, la municipalité, elle, a régulièrement dissimulé la réalité de son suivi du dossier PSA : non publication de l’étude Sofred, modification du PLU, subvention municipale au mouvement de grève… Par cette attitude et ses gesticulations, la municipalité a ainsi pu empêcher d’éventuels repreneurs d’être intéressés par ce site. Nul doute cependant qu’à la veille des élections municipales, le maire socialiste, candidat à sa réélection, fera miroiter quelques promesses…
Source : communiqué Bruno Beschizza, candidat UMP aux élections municipales de 2014 à Aulnay-sous-Bois
O’Parinor : Jouez les pirates sous un chapiteau à Aulnay-sous-Bois
Plonger dans l’univers des pirates! Voilà ce que propose le chapiteau de L’île aux pirates, installé pendant les vacances de la Toussaint sur le parking du centre commercial O’Parinor, en face du Feu Vert, à Aulnay-sous-Bois.
Sur 1300 m² parquetés et chauffés, les enfants de 2 à 14 ans peuvent s’amuser toute la journée dans différentes structures gonflables : toboggans, châteaux, bateaux pirates.
En complément de ces attractions, une activité supplémentaire est proposée aux bambins toutes les heures : spectacle de pirates, atelier maquillage, marionnettes ou jeux d’épées etc. Il est également possible de réserver pour y organiser des anniversaires.
L’île aux pirates, ouvert tous les jours pendant les vacances scolaires de 11 heures à 19 heures et le mercredi et le week-end jusqu’au 11 novembre. Entrée : 9 € par enfant, 5 € avec la carte « avantages » de O’Parinor, gratuit pour les adultes. Rens. 06.75.00.35.88.
Aulnay-sous-Bois : un nouveau magasin d’alimentation polonais au 25 de l’avenue Anatole France !
Le commerce de proximité sur l’avenue Anatole France n’est peut-être pas mort : un nouveau magasin d’alimentation générale, d’origine polonaise, vient d’ouvrir sur cette avenue (au 25, précisément).
Le magasin s’appelle Sami Swoi. Il a des rayons charcuterie, conserves, pâtisserie, bonbons…
Le rayon alcool sera installé début de semaine prochaine? Il y a également un rayon presse.
De quoi permettre aux habitants du quartier de ses sustenter.
C’était la foule à Aéroville le jour de l’ouverture !
Hier, ils étaient des milliers venus de toute l’Ile-de-France et de l’Oise à arpenter les allées du centre commercial géant à Tremblay.
Des touristes anglais en quête d’un sandwich, des poussettes ployant sous les sacs de courses, des grappes d’ados le nez au vent… Ils sont venus par milliers, hier, pour la journée d’ouverture d’Aéroville, à Tremblay. La direction du centre commercial refusait hier de donner la moindre estimation de la fréquentation. Une seule indication, assez éloquente : la soirée d’inauguration, mercredi, a attiré plus de 23000 visiteurs.
Il faut dire que certains attendaient avec impatience l’ouverture de cette galerie géante aux 200 boutiques. « C’était mon rêve depuis des années! », s’exclame Isabelle, 51 ans, poussant son chariot vers l’hypermarché Auchan, où les caisses tournent à plein régime. Cette salariée de la plate-forme aéroportuaire a l’œil sur la montre. Son objectif : profiter de sa pause de midi pour acheter « le dîner de ce soir » : « Je vais voir combien de temps il me faut pour faire mes courses. Jusqu’à présent, quand j’avais un achat à faire, il fallait aller à O’Parinor, à Aulnay. Ce n’était pas pratique du tout. » Cette habitante de Senlis (Oise) est déjà prête à revenir le week-end : « C’est l’idéal pour un après-midi de shopping. Ma fille viendra peut-être avec moi. On a plutôt l’habitude d’aller à Paris, aux Galeries Lafayette. Le problème, en région parisienne, c’est de trouver un endroit qui rassemble beaucoup de magasins. » Ira-t-elle au cinéma EuropaCorp (qui ouvrira mardi prochain)? « Ah non, je privilégie mon petit cinéma de Senlis, il faut bien qu’il vive ! ».
Au fil des boutiques, l’oreille capte des mots d’anglais, de chinois… Quelques touristes des hôtels alentour sont venus faire leurs emplettes. Au Terminal Cook, vaste place entourée de restaurants, la foule devient dense. On fait la queue pour goûter aux bagels de Factory & Co, ou aux sandwichs à la mozzarella distribués par deux serveuses installées dans un mini-Food Truck.
Les bras lestés de paquets, un groupe de lycéens fait une pause. N’allez pas croire que Keisha, Ydrissa, Nora et Marine ont séché les cours pour écumer les boutiques. « On est venus avec notre classe, pour chercher des stages », expliquent en chœur ces élèves de 2de du lycée Léonard-de-Vinci, à Tremblay. « D’habitude, c’est difficile d’en trouver un. Cette fois, j’ai trouvé une place pour un mois au magasin Undiz », annonce fièrement Nora. « C’est bien ici, ça change », estime Ydrissa. « C’est plus grand, il y a des supers magasins », ajoute l’une de ses copines.
Au passage, le petit groupe en a profité pour faire des achats dans les enseignes prisées des ados : Zara, H&M, Jenifer… Au détour d’une allée, Cendrine s’est calée dans l’un des fauteuils confortables qui jalonnent la galerie et donne le biberon à son petit Andrea, 1 mois. Avec son époux, Florent, elle a fait le trajet depuis Villebon, dans l’Essonne. « C’est agréable, c’est lumineux. Mais on est habitués aux centres commerciaux démesurés du Portugal, alors on n’est pas vraiment impressionnés », avoue la jeune maman. Florent s’est empressé d’aller explorer l’immense boutique de mode Superdry (900 m2). « Jusqu’à présent, je ne la trouvais qu’à Londres, ou à Paris dans des magasins minuscules », glisse-t-il. Nadia, habitante de Tremblay, a remarqué le bar à ongles et le cireur de chaussures : « On a l’impression de voyager, d’être ailleurs. »
Source et image : Le Parisien du 17/10/2013
Aulnay Environnement sur Aéroville : HALTE aux appétits de la Grande Distribution !
Aulnay Environnement se bat contre la grande distribution depuis longtemps et partout.
A Ô Parinor nous nous étions opposé à l’extension qui abouti à plus de 5.000 places de parkings quasi sans desserte en transport collectif.
Aujourd’hui il s’agit de 14 salles de cinéma supplémentaires, avec du parking bien sûr, prévues pour 2014.
Avec en prime l’ouverture des magasins le dimanche, un cadeau supplémentaire à la grande distribution, qui risque d’être étendu.
A Aéroville à Tremblay à la limite de Paris Nord 2 et pas loin de BeauSevran, ce sont aussi 200 boutiques et 10 salles de cinéma au lieu de terres agricoles, en attendant les 500 boutiques d’Europa City, sur Gonesse à la limite d’Aulnay, qui de surcroît aura droit à une gare ad hoc payée par l’argent public avec le consensus de l’état et de la région.
Chaque ville défend sa grande distribution et tente de s’opposer à celle du voisin. Parfois il y a des alliances entre villes, qui peuvent varier entre Tremblay, Sevran, Villepinte, Aulnay, Blanc-Mesnil et Gonesse.
Pour la population c’est la catastrophe dans une banlieue qui a flambé en 2005.
Le commerce de centre-ville et de quartier meurt, y compris dans les quartiers défavorisés et loin de tout. Les villes se paupérisent.
En attendant les friches commerciales à venir comme à Sarcelles…
Le cinéma de ville a disparu et les cinémas municipaux sont menacés. Chaque ville veut ses salles au détriment des villes voisines.
Toute la politique d’urbanisme est ainsi mise sous la coupe de la grande distribution, toutes enseignes confondues.
Dans notre secteur, avec le Grand Roissy et le développement sans limite du transport aérien et du tourisme de masse, responsable d’un « génocide climatique », les terres disponibles sont appelées à devenir des vitrines et des têtes de gondoles pour permettre aux touristes de dépenser leur argent…
L’emploi est perdant et les terres agricoles disparaissent…
La vie publique, ce n’est rien d’autre que la guerre des maires qui en même temps parlent tous de « vivre ensemble ».
Nous proposons aux élus nationaux d’arrêter le massacre : les députés et le parlement doivent agir, d’autant que ce phénomène est général en France.
Source : Communiqué Aulnay Environnement
Il faut en urgence un Grenelle du commerce et de l’urbanisme commercial.
Communiqué des décisions de la CNDP du 2 octobre 2013 sur Europa City
Lors de sa réunion du 2 octobre 2013, la Commission nationale du débat public a examiné les dossiers suivants :
I – Projet Europacity
Par lettre en date du 13 septembre 2013, le Directeur exécutif d’Alliages et Territoires, filiale du groupe Auchan a saisi la Commission nationale du projet Europacity.
Ce projet d’un centre multifonctionnel, commercial, sportif, culturel et de loisirs se situe dans le triangle de Gonesse au Sud Ouest de l’aéroport de Roissy. Il couvre une superficie de 80 hectares à l’intérieur de l’opération publique d’aménagement d’un nouveau quartier de 280 hectares au coeur du triangle de Gonesse, 400 hectares de terres agricoles étant préservées.
Le montant des investissements projetés sur les équipements culturels, de loisirs sportifs et de tourisme étant supérieur à 300 millions d’euros, la Commission nationale du débat public devait être saisie, conformément à l’article L 121.8 du code de l’Environnement.
La Commission nationale du débat public a décidé que le projet d’Europacity ferait l’objet d’un débat public que la Commission organiserait elle-même et dont elle confierait l’animation à une commission particulière.
Elle a en effet considéré les trois éléments suivants :
- ce projet revêt manifestement un caractère d’intérêt national en raison de son ampleur (2 milliards d’euros, 700 000 m2 de surface de construction), en raison de la zone d’attractivité dépassant largement les limites de l’Ile de France (26 millions de visiteurs par an), en raison enfin de son label « Grand Paris »,
- les enjeux socio-économiques du projet sont importants,
- les impacts sur l’environnement, les espaces agricoles et l’aménagement du territoire sont significatifs.
II – Projet Cigéo – centre industriel de stockage réversible profond de déchets radioactifs en Meuse/Haute-Marne
La CNDP a fait le point sur l’état d’avancement du débat relatif au projet CIGEO.
A ce jour, 360 questions et 283 avis ont été exprimés, ainsi que 483 demandes de documentation et d’abonnement aux publications du débat. 41 cahiers d’acteurs ont été rédigés.
Trois débats contradictoires interactifs sur Internet se sont déroulés.
La conférence des citoyens est en cours de montage. Les prestataires ont été retenus. Afin de garantir la transparence la plus totale et l’intégrité de la procédure, un comité de pilotage et un comité d’évaluation (composé de scientifiques) sont en cours de constitution.
Le partenariat conclu entre la CNDP et la presse quotidienne régionale a débuté. Trois pages ont été consacrées au projet CIGEO les 8, 15 et 22 septembre, par l’Est Républicain et le Journal de la Haute-Marne.
Enfin, la CNDP a insisté sur la nécessité de mettre en oeuvre rapidement un débat mobile, dans les lycées, les mairies, sur les marchés…
III – Projet de grand stade de la Fédération Française de Rugby
La Commission nationale, co-saisie par la Fédération Française de Rugby, le Conseil général de l’Essonne, la Communauté d’agglomération Evry centre Essonne et les communes de Ris-Orangis et de Bondouffle, a décidé le 5 décembre 2012 d’organiser un débat public sur le projet de Grand stade de Rugby. Le dossier du débat public soumis à la Commission nationale le 2 octobre 2013 a été considéré comme suffisamment complet pour permettre l’ouverture du débat le 7 novembre 2013. Il se poursuivra jusqu’au 21 février 2014. Les modalités d’organisation du débat ont également été approuvées.
IV- Projet de ligne nouvelle Montpellier-Perpignan
A la suite du débat public qui s’est déroulé en 2008-2009 sur ce projet, RPF a conduit une concertation postérieure au débat public dont M. Jean-Pierre RICHER était le garant.
La Commission nationale donne acte à RPF de son compte rendu et du rapport du
garant.
V- Projet Ec’eau port fluvial
La commune de Creil a réalisé une concertation volontaire sur son projet de port fluvial et d’éco-quartier. A sa demande, la CNDP a désigné Mme SEVRAIN comme personnalité indépendante garante de cette concertation.
La commune de Creil a sollicité la CNDP pour qu’elle renomme Mme SEVRAIN en tant que garante de la nouvelle phase de la concertation. La CNDP en a ainsi décidé.
Source : communiqué de la CNDP
Seine-Saint-Denis : 15 magasins condamnés à fermer le dimanche
La justice, saisie par Bricorama, a interdit hier l’ouverture dominicale de neuf Leroy Merlin et six Castorama en Ile-de-France.
Les ennemis de mes ennemis sont mes amis. Cette maxime sied à ravir à la décision qui vient d’être rendue par le tribunal de commerce de Bobigny, hier. Les juges ont condamné quinze enseignes de bricolage d’Ile-de-France : neuf Leroy Merlin (dont celui de Livry-Gargan) et six Castorama (dont celui de Villetaneuse) à fermer leur porte le dimanche sous peine d’une astreinte de 120000 € par magasin et par dimanche. Et ce ne sont pas les syndicats qui ont obtenu ce résultat, même si ce n’est pas faute d’avoir essayé mais un concurrent, Bricorama. Le tribunal de Bobigny a ainsi reconnu la « rupture d’égalité », soit, en clair, la concurrence déloyale.
Une concurrence déloyale
Reza Painchan, délégué FO 93, a bien noté l’ironie de la situation. C’est son syndicat qui, devant le tribunal de Pontoise (Val-d’Oise), avait obtenu en janvier 2012 la condamnation de Bricorama, contraint de fermer le dimanche ses 31 magasins d’Ile-de-France. Mais il n’avait pas eu le même résultat avec les Castorama et Leroy Merlin de la Seine-Saint-Denis. C’est donc le concurrent qui s’en est chargé. « Quand il y a un incendie, on ne regarde pas qui tend le seau, reconnaît Reza Painchan. Pour nous, l’important c’est que maintenant, la loi soit respectée. » Une décision que salue également Eric Scherrer, délégué national Seci-Unsa, même si le fond le désole un peu. « Nous ne sommes malheureusement pas sur la condamnation d’une transgression du Code du travail mais sur une rupture d’égalité, analyse-t-il. Le résultat nous satisfait mais nous continuerons à attaquer les magasins qui s’assoient sur le Code du travail. »
Selon lui, il y a encore beaucoup de travail. En effet, seuls 6 des 41 Castorama en Ile-de-France sont concernés par la fermeture. Chez Leroy Merlin, ils sont 9 pour 19 sites au total. Il s’agit en fait de tous ceux qui entrent directement en concurrence avec Bricorama. Les autres magasins sont soit protégés par des périmètres d’usage de consommation exceptionnel (Puce), défini par le préfet et permettant une ouverture légale le dimanche, soit ils ont tout simplement échappé aux foudres des syndicats. La direction de Castorama évoque « une grosse déception » et rappelle que le dimanche représente 20 à 25% de son chiffre d’affaires. Elle indique qu’elle risque de faire appel. Leroy Merlin, de son côté, est resté injoignable.
Source : Le Parisien du 27/09/2013
PSA Aulnay-sous-Bois : la justice se prononce aujourd’hui
Quelques salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois se rendront sans doute au palais de Justice de Paris, cet après-midi. La cour d’appel doit s’y prononcer sur le recours formé par le syndicat SUD contre le plan de restructuration du constructeur automobile (qui doit aboutir à la suppression de 11000 postes en France et à la fermeture du site d’Aulnay). Représenté par l’avocat Fiodor Rilov, SUD demande l’annulation du plan social, estimant que les mesures de reclassement sont « insuffisantes ». Le syndicat a été débouté en première instance.
Source : Le Parisien du 23/09/2013