Archives de Catégorie: Economie

Le centre commercial Aéroville à Tremblay-en-France : cycle centres commerciaux le 5 novembre

Maquette_AerovilleÀ cheval sur les communes de Roissy et Tremblay, le centre commercial Aéroville, conçu par Philippe Chiambaretta pour Unibail-Rodamco, se caractérise par une structure béton préfabriquée et par une charpente métallique. La création du nom, l’identité visuelle et l’architecture intérieure ont été assurés par l’agence de design Saguez & Partners.

Cet équipement offre, sur un linéaire de 1,2 km, 80 000 m2 de surface de vente répartie entre 200 boutiques, 25 restaurants, un supermarché, 4 000 places de parking et 12 salles de cinéma exploitées par Europacorp, la société de Luc Besson. Cet équipement s’adresse aux salariés et aux voyageurs de la zone aéroportuaire Roissy CDG ainsi qu’aux habitants à proximité. Réalisé sur un seul niveau, de plain pied, ce projet s’articule autour d’un grand mail en forme de huit et est composé de neuf îlots différents. La rue intérieure, éclairée naturellement grâce à une verrière zénithale pour limiter l’éclairage artificiel, est ponctuée par deux grandes places plus hautes sous plafond et propose des belvédères offrant des vues sur le paysage et l’envol des avions. L’ensemble du bâtiment est enveloppé d’une double peau de verre sérigraphié.

Intervenants pressentis :

– UNIBAIL- RODAMCO : Eric HOUVIEZ, directeur de programme ; Pablo NAKHLE-CERRUTI, directeur de la Communication et des Relations Institutionnelles et Élodie ARCAYNA, directrice d’Aéroville 
– PCA : Philippe CHIAMBARETTA, architecte ; Guillaume MANGEOT, directeur de Projet ; Françoise BOUDET, chef de Projet 
– SAGUEZ & PARTNERS : Cécile POUJADE, directrice Conseil ; Étienne BAUCHET, chef de projet Design

Le centre commercial O’Parinor d’Aulnay-sous-Bois bientôt ouvert le dimanche?

Photo-OParinor-ExtL’idée était dans l’air depuis quelques mois. Le centre commercial O’Parinor, à Aulnay-sous-Bois, pourrait un jour ouvrir le dimanche.

Une première étape va en tout cas être franchie lors du conseil municipal de ce soir. Les élus doivent se prononcer sur une délibération présentée par le maire (PS) Gérard Ségura. Le texte demande au préfet, seul habilité à autoriser les ouvertures dominicales, de créer un périmètre d’usage de consommation exceptionnel (Puce), à l’intérieur duquel les enseignes sont autorisées à ouvrir leurs portes aux acheteurs du dimanche.

La concurrence d’Aéroville sera dans tous les esprits

Le maire répond ainsi à une demande exprimée par le groupe britannique Hammerson, propriétaire du centre, et par Carrefour, qui y tient un supermarché de 22000 m 2. Sans doute l’ouverture, d’ici un an, d’un UCG Ciné Cités à l’extrémité de la galerie de 200 boutiques pèse-t-elle en faveur d’une ouverture durant tout le week-end. Un autre locataire semble aussi militer avec insistance en ce sens. C’est l’enseigne de mode britannique Primark, censée arriver au printemps 2014 (Aulnay serait l’une de ses premières implantations en France).

Au conseil municipal de ce soir, le débat promet d’être vif. Les élus communistes, membres de la majorité, ont déjà prévenu qu’ils demanderaient au maire de retirer la délibération. « A défaut, nous voterons contre », indiquent-ils dans un communiqué. L’ouverture dominicale, estiment-ils, « dégradera encore plus les conditions de travail, déjà précaires, de cette branche professionnelle ». Plus mesuré, l’élu d’opposition (SE) Alain Boulanger, y voit « une forme de fuite en avant dans l’offre marchande qui se fera au détriment des petits commerçants ». Mais il s’apprête néanmoins à voter la délibération, « par souci d’équilibre, face à Aéroville ».

Car l’ouverture annoncée de ce futur géant du commerce, le 17 octobre, à Tremblay, est dans tous les esprits. Même si le projet de délibération évoque, pour justifier une telle mesure, la « dégradation de l’emploi local » et la nécessité de préserver les 2700 salariés d’O’Parinor, il s’attarde ensuite sur l’arrivée d’Aéroville, ce « concurrent direct d’O’Parinor avec plus de 200 boutiques et 12 salles de cinéma bénéficiant, du fait de son emplacement sur la zone aéroportuaire, d’une dérogation permanente de droit au repos dominical ».

La délibération formule également des « conditions » à l’instauration d’un Puce : les commerces devraient appliquer les « meilleures conditions de protection des salariés concernés », et O’Parinor est invité à mettre en place des « moyens de transport permettant aux salariés de rejoindre leur domicile ». Si la délibération est adoptée, Gérard Ségura pourra adresser sa demande au préfet. La Seine-Saint-Denis ne comptait aucun Puce jusqu’en février dernier. Avant de quitter le département en juin, l’ancien préfet Christian Lambert avait créé par arrêtés trois périmètres à Villemomble, Rosny et Aubervilliers. Dans ce dernier cas, l’arrêté a finalement été annulé par le tribunal administratif de Montreuil, saisi par les syndicats.

Source : Le Parisien du 19/09/2013

L’Intermarché du quartier Chanteloup d’Aulnay-sous-Bois s’équipe d’un drive

Intermarche_Chanteloup_AulnayCe sera le onzième drive de Seine-Saint-Denis. Le magasin Intermarché du quartier Chanteloup, à Aulnay-sous-Bois, a inauguré hier matin ce dispositif qui permet aux clients de venir chercher leurs achats en voiture, après avoir passé commande sur Internet. La grande surface s’est dotée de quatre pistes, en recourant à deux intérimaires supplémentaires pour prendre les commandes. A terme, son patron, Philippe Lecrique, espère capter de nouveaux clients : « Cela correspond à une vraie demande. » Aulnay compte un autre drive, celui du magasin Leclerc, dans le nord de la ville.

Source : Le Parisien du 18/09/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : la CGT appelle à manifester

Mercier_PSAL’usine PSA d’Aulnay accueille aujourd’hui un forum de l’emploi, dédié aux futurs postes de l’entreprise ID Logistics, qui doit s’installer sur le site d’ici à 2015. Mais une partie des salariés choisira peut-être d’aller manifester devant le siège du constructeur, avenue de la Grande-Armée, à Paris. La CGT appelle à un rassemblement, alors que la direction doit tenir une nouvelle réunion autour d’un « contrat social », visant à réduire les coûts du travail. Le syndicat dénonce les « mensonges » de Philippe Varin, qui avait annoncé que 2000 salariés de l’usine d’Aulnay (qui fermera en 2014) étaient reclassés. En réalité, 1400 seulement ont trouvé une solution (mutation ou départ de l’entreprise).

Source : Le Parisien du 18/09/2013

Seine-Saint-Denis : Le match des centres commerciaux

Maquette_AerovilleAéroville ouvre dans un mois à Tremblay, non loin d’O’Parinor, qui s’agrandit à Aulnay. Chacun vise 12à 13 millions de clients annuels.

Quelques kilomètres seulement les séparent. A Tremblay-en-France, face aux pistes de l’aéroport Charles-de-Gaulle, le futur centre commercial Aéroville (construit par Unibail-Rodamco) sera livré dans un mois tout juste. A Aulnay, O’Parinor (propriété du groupe Hammerson) fait une petite cure de rajeunissement, à l’approche de ses quarante ans. Les géants du shopping, 84000 m 2 et 90000 m 2, sont en chantier tous les deux. Chacun aura son cinéma, de douze ou quatorze salles. Il ouvrira le 16 octobre à Tremblay, dans un an à O’Parinor.

Dans un département où certaines galeries commerciales sont à la peine, les deux poids lourds ne risquent-ils pas de s’entre-dévorer? De part et d’autre, on assure viser des clientèles différentes, et, de fait, l’architecture, les enseignes, les ambitions varient. Mais O’Parinor attire 13 millions de personnes chaque année, et Aéroville espère en capter 12 millions « en vitesse de croisière ». Les deux centres se disputeront forcément un peu de terrain… tandis que l’ombre d’un autre projet pharaonique, Europa City, porté par le groupe Auchan, s’étend sur le territoire tout proche de Gonesse (Val-d’Oise).

O’Parinor souhaite rajeunir

Date de naissance. Il y a 39 ans, à l’été 1974.

Mensurations. 90000 m 2 (hors cinéma), 200 boutiques, 25 restaurants (bientôt six de plus), un hypermarché Carrefour de 22000 m 2.

Concept. Un centre commercial classique, conçu dans les années 1970, mais qui se modernise. Une extension de 24000 m 2 a été inaugurée en 2008. Le groupe Hammerson vient d’investir 50 M€ dans la rénovation intérieure et extérieure et la construction du futur cinéma. Nouveautés annoncées : le guidage à la place dans les parkings, le raccordement numérique de la galerie commerciale, qui permettra de recevoir des promotions ou de réserver un restaurant depuis son smartphone.

Les clients visés. Ils viennent d’une zone de chalandise de 1,3 million de personnes (allant de Roissy à Paris et de Villeneuve-la-Garenne à Mitry-Mory). Le centre reçoit 13 millions de visiteurs chaque année.

Comment s’y rendre? Le centre est à l’intersection des autoroutes A 3 et A 1. 5200 places de parkings ne sont pas de trop pour accueillir les clients. Mais une réflexion est engagée pour améliorer la desserte en transports (cinq lignes de bus, qui rejoignent notamment les gares RER d’Aulnay, Villepinte et Sevran). Des arrêts de bus devraient être créés dans les parkings, sur la ligne 45 (CIF).

Ce qu’on y trouve. Un hypermarché Carrefour qui vient aussi d’être rénové (vastes rayons librairie et textile), une Fnac, et bientôt l’une des toutes premières implantations de l’enseigne de mode britannique Primark, dont O’Parinor espère faire sa nouvelle « locomotive », en lieu et place de l’ancien magasin Boulanger (ex-Saturn).

Les loisirs. Le chantier est visible depuis l’autoroute. Un cinéma UGC Ciné Cités de 14 salles ouvrira en octobre 2014, ce sera le seul de cette taille dans le secteur. Négociée en amont, une charte signée entre le complexe, le groupe Hammerson et la ville prévoit un partenariat avec le cinéma municipal (carte d’abonnement commune et complémentarité des programmes). En attendant cette ouverture, O’Parinor réaménage un pôle restauration avec l’inauguration d’ici décembre de six enseignes — dont Goûtu, Manhattan Store (bagels) ou encore Hippopotamus.

Son atout. L’ancienneté, et la proximité de ses clients, dont certains peuvent venir à pied des quartiers nord d’Aulnay. « Nous sommes un centre commercial historique », note Bastien Leal, directeur d’O’Parinor. Lors des pics de fréquentation, le lieu voit défiler jusqu’à 60000 visiteurs quotidiennement.

Source : Le Parisien du 17/09/2013

PSA Aulnay-sous-Bois : Sud veut saisir les prud’hommes

PSA_AulnayLe plan social est encore à l’œuvre au sein de l’usine PSA d’Aulnay. Mais d’anciens salariés, parmi les premiers à avoir quitté l’entreprise, pourraient saisir les prud’hommes. C’est en tout cas ce qu’affirmaient certains d’entre eux, rassemblés hier matin aux portes du site industriel (qui doit fermer définitivement en 2014). Quelques dizaines de personnes étaient venues écouter les explications de Fiodor Rilov. L’avocat, connu pour avoir assisté les ouvriers de Continental dans l’Oise, épaule le syndicat Sud dans son recours contre le plan social de PSA.

Parmi les présents, certains avaient choisi de partir en profitant de l’accord de fin de grève du printemps dernier, en touchant une indemnité de 19700 € et en renonçant aux mesures de reclassement. « On est partis dans des conditions dramatiques, et beaucoup se retrouvent aujourd’hui à Pôle emploi, sans rien », affirme l’un d’entre eux. Mohamed Khenniche, délégué Sud, indique qu’un collectif est en train de se constituer : « Il y a déjà une soixantaine de personnes intéressées ». Le dépôt des dossiers au tribunal des prud’hommes de Bobigny pourrait avoir lieu « dans les semaines qui viennent ». La semaine dernière, le SIA, un autre syndicat de l’usine, a été débouté par le tribunal alors qu’il réclamait, lui, l’extension de cette prime de départ à l’ensemble des salariés qui le souhaitent.

Par ailleurs, la cour d’appel du tribunal de grande instance de Paris se prononcera lundi prochain sur le recours de Sud, qui réclame l’annulation du plan social. Le syndicat avait été débouté en première instance. Fiodor Rilov a annoncé hier qu’une autre procédure serait peut-être lancée, portant cette fois sur la « dégradation des conditions de travail » au sein de l’usine (qui abrite encore environ 1400 salariés).

Source : Le Parisien du 17/09/2013

Impôt sur le revenu : paiement du solde jusqu’au 16 septembre 2013 (21 septembre en ligne)

argentLes contribuables qui ne sont pas prélevés mensuellement ont jusqu’au 16 septembre 2013 pour régler le solde de leur impôt sur le revenu. Dans le cas d’un paiement en ligne, un délai supplémentaire est accordé jusqu’au 21 septembre 2013, le prélèvement sur le compte bancaire n’intervenant que le 26 septembre 2013.

Attention : dans certains cas, la date limite de paiement de cet impôt est fixée plus tard (15 octobre), les avis étant envoyés, dans ces cas, dans le courant du mois de septembre.

Paiement en ligne

S’il s’agit d’un premier paiement en ligne sur www.impots.gouv.fr, il est nécessaire :

  • d’indiquer les références fiscales figurant sur l’avis d’imposition,
  • de préciser les coordonnées du compte bancaire à débiter,
  • d’adresser à la banque l’autorisation de télérèglement disponible en ligne.

Paiement par ordiphone

Il est également possible de payer l’impôt par le biais d’un ordiphone (smartphone) dès lors que l’avis d’impôt reçu comporte un « flashcode » en bas à gauche. L’application « impots.gouv » permet de payer par un simple flash du code imprimé sur l’avis.

Prélèvement à l’échéance

Pour adhérer en ligne au prélèvement à l’échéance, les contribuables ont jusqu’au 16 septembre, le prélèvement du solde étant effectué automatiquement 10 jours après.

Moyens de paiement traditionnel

Enfin, les contribuables ont la possibilité d’utiliser les moyens de paiement traditionnel : titre interbancaire de paiement (TIP), chèque (dans la limite de 30 000 euros), virement (dans la limite de 30 000 euros) ou encore espèces (dans la limite de 3 000 euros), ces paiements étant encaissés dès réception par les services de la Direction générale des finances publiques.

ID Logistics : Notre objectif est de créer 590 emplois sur le site PSA Aulnay-sous-Bois

ID_logisticsAlors que l’usine PSA d’Aulnay se vide, le PDG d’ID Logistics, Eric Hémar,détaille pour la première fois son projet d’implantation prévu pour début 2015.

Les salariés de PSA connaissent bien le nom d’ID Logistics. En février, la société annonçait son projet de créer plus de 600 emplois (chiffre ensuite revu à la baisse) sur les terrains de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, qui doit fermer en 2014. Sept mois plus tard, alors que les ateliers de PSA se vident au gré des mutations et départs, élus et syndicats s’inquiètent (lire ci-dessous). ID Logistics tarde à recruter et, il y a huit jours, l’entreprise a retiré sa demande de permis de construire, déposée début juillet auprès des mairies d’Aulnay et de Gonesse (Val-d’Oise). Après avoir longtemps observé un silence prudent, son PDG, Eric Hémar, s’explique.

Pourquoi avez-vous retiré votre demande de permis de construire?
ÉRIC HÉMAR.
Le permis concernait la construction de trois bâtiments dans la partie nord-ouest du site : deux de 50000 m2 chacun, auxquels sont liés les emplois annoncés ; et un troisième plus petit, de 35000 m2. Durant l’été, les choses ont bougé. A la demande d’un client, nous allons revoir la conception du troisième bâtiment.

Ce n’est donc pas un désengagement de votre part ?
Pas du tout. D’ici quinze jours, nous déposerons un nouveau permis pour les deux bâtiments. Et on se laissera le temps de travailler sur le troisième. Notre calendrier reste le même. La livraison du premier bâtiment aura lieu début 2015. Notre objectif est toujours de créer jusqu’à 590 emplois, et d’embaucher en priorité des gens de PSA.

Qu’est-ce que cela signifie ?
Nous examinerons les candidatures de salariés de PSA avant les autres. Mais nous embauchons à nos conditions, avec notre grille de salaires. Ce n’est pas un transfert de personnel.

Justement, la perte de salaire inquiète les ouvriers…
Il est exact que ce ne sont pas les salaires de PSA. La particularité, c’est que la part du bonus est importante chez nous. Un préparateur de commandes avec une année d’ancienneté touche un peu moins de 1500 € brut. En incluant le treizième mois et les primes, on peut atteindre 2000 € brut.

Le bruit a couru que vous refusiez les candidats âgés de plus de 50 ans?
C’est faux et contraire à nos valeurs. Nous avons d’excellents collaborateurs de plus de 50 ans. En revanche, nous engageons des gens réellement formés à nos métiers.

Avez-vous commencé à recruter?
Cela concerne moins d’une dizaine de personnes. Elles ont été embauchées sur d’autres sites, et il n’est pas sûr qu’elles reviennent. Le vrai sujet, c’est que les volumes de production baissent plus vite que prévu à l’usine PSA (NDLR : la production cesserait fin octobre). On réfléchit à une solution intermédiaire, pour occuper les salariés le temps que nos bâtiments soient livrés.

PSA annonce que vous allez recruter 150 personnes d’ici à la fin de l’année…
C’est notre objectif. Avant fin 2013, nous aurons reçu tous les candidats pour que les gens puissent ensuite suivre des formations en 2014 et être opérationnels en 2015.

Etes-vous en retard?
Pas du tout. C’est un dossier complexe. Il n’est pas anormal que cela prenne du temps.

Source et image : Le Parisien du 12/09/2013

Près de 500 millions économisés sur les niches fiscales pour frais de scolarité

argentL’exécutif va également supprimer la niche bénéficiant aux familles ayant des enfants scolarisés dans le supérieur.

La réduction d’impôt concernant les étudiants de l’enseignement supérieur bénéficie à 1,15 million de ménages.

C’est une somme qui n’a pas été prise en compte dans les calculs évaluant le coût de la rentrée scolaire pour les ménages… Pourtant, elle s’élèvera à près de 440 millions d’euros l’an prochain. Le gouvernement compte en effet supprimer dans le budget 2014 deux niches fiscales bénéficiant aux familles ayant des enfants scolarisés dans le secondaire et le supérieur. Ces dernières bénéficient d’une réduction d’impôt sur le revenu non négligeable : 61 euros par enfant au collège, 153 euros par enfant au lycée et 183 euros par enfant étudiant dans l’enseignement supérieur.

12 euros par mois

Dans le cadre de la réforme des prestations familiales, le gouvernement avait annoncé début juin son intention de supprimer la niche concernant les élèves scolarisés dans le secondaire. Montant affiché alors de l’économie : 235 millions d’euros. Pour justifier cette mesure, alors passée relativement inaperçue, l’exécutif avait expliqué que cet avantage fiscal « ne bénéficiait qu’aux foyers imposables et donc pas aux familles les plus modestes, qui sont celles qui ont besoin d’être aidées pour faire face aux dépenses liées à la scolarisation de leurs enfants ». Dans son argumentaire, Matignon lui préférait l’allocation de rentrée scolaire, plus ciblée, une «  prestation familiale qui vise précisément à aider les familles, sous condition de ressources, à faire face à ce type de dépenses ».

Selon les documents budgétaires, la niche bénéficiant aux enfants scolarisés au collège et au lycée concerne 2,2 millions de ménages. Pour ceux-là, l’impôt sur le revenu devrait augmenter en moyenne de 12 euros par mois.

Une rallonge bienvenue

A la recherche d’argent, l’exécutif a toutefois décidé au cours de l’été d’élargir le champ de la mesure. La réduction d’impôt concernant les enfants scolarisés dans l’enseignement supérieur, dont bénéficient 1,15 million de ménages, devrait du coup être elle aussi supprimée. Avec, à la clef, 210 millions d’euros de recettes supplémentaires, portant le total de la somme à 445 millions d’euros, pour la suppression de ces deux avantages fiscaux. Une rallonge fort bienvenue, alors que l’Etat cherche à boucler son budget 2014 en minimisant le recours à de nouveaux impôts et en privilégiant les suppressions de niches.

Pour les familles concernées, la suppression de ces deux niches se traduira bien par une hausse de l’impôt sur le revenu. Qui s’ajoutera au milliard d’euros de recettes supplémentaires attendues de l’abaissement de 2.000 à 1.500 euros du plafond de l’avantage lié au quotient familial. Le rendement de la suppression des deux niches sera affecté au financement de la branche famille.

Source : AFP

PSA Aulnay-sous-Bois : la justice rejette le recours d’un syndicat

PSA_ManifLe juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a rejeté hier le recours formé par le Syndicat indépendant de l’automobile (SIA) mettant en cause l’accord de fin de grève à l’usine PSA d’Aulnay. Alors que le SIA dénonçait une « inégalité de traitement » entre grévistes et non-grévistes, le magistrat indique dans son ordonnance que ces questions « excèdent les prérogatives du juge des référés ». L’avocat du SIA, Me Philippe Lejard, peut encore faire appel, ou lancer une autre procédure. « Le juge condamne les salariés à jouer les prolongations », regrette Tanja Sussest, déléguée du SIA.

Le syndicat s’était ému de l’accord mettant fin à une grève de quatre mois au sein de l’usine d’Aulnay, en mai dernier. Celui-ci a notamment permis de verser une « indemnité » de 19700 € à 160 anciens grévistes, quittant l’entreprise début juin. Des non-grévistes avaient à leur tour réclamé cette somme, préférant partir de l’usine plutôt que bénéficier des mesures de reclassement du plan social. Mais PSA avait alors exigé des justificatifs d’une embauche ou d’une création d’entreprise. La direction a ainsi donné suite à 344 demandes, mais en a refusé 550. Le SIA demandait l’extension de cette mesure à tous les salariés la réclamant. La CGT, signataire de l’accord de fin de grève, s’était néanmoins portée « intervenant volontaire », aux côtés du SIA, lors de l’audience du 16 août dernier. Selon le SIA, le versement d’une telle indemnité pourrait encourager « 300 personnes » à partir rapidement du site industriel, voué à fermer en 2014.

Source : Le Parisien du 11/09/2013