Archives de Catégorie: Environnement

Logement : quelle exposition du parc francilien en zone inondable ?

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Par le nombre de logements potentiellement exposés, l’habitat s’inscrit au coeur des enjeux économiques et de gestion de crise des inondations en Île-de-France. Quelles sont les principales caractéristiques de cette exposition et les évolutions observées ? L’exploitation des fichiers fonciers permet de le préciser.

L’amélioration de la connaissance et de la protection des enjeux économiques et humains exposés aux risques d’inondation figure parmi les principaux objectifs affichés par le plan de gestion des risques d’inondation, mis en œuvre dans le cadre de la directive inondation, à l’échelle du bassin de la Seine.

Alors que doit s’engager l’élaboration des stratégies locales à l’échelle des territoires à risques importants (voir encadré), l’exploitation des fichiers fonciers de la Direction générale des finances publiques ( situation au 31.12.2010) fournit de nombreuses informations descriptives localisées à la parcelle sur la propriété bâtie et non bâtie. Le croisement de ces données disponibles pour toutes les surfaces cadastrées – soit 95 % de l’Île-de-France – avec la cartographie des zones inondables permet de tirer de nombreux enseignements sur l’exposition et la vulnérabilité du parc de logements franciliens aux risques d’inondation.

Près de 435 000 logements en zones inondables

Pour une crue d’occurrence centennale – considérée comme une crue moyenne par la directive Inondation –, les analyses révèlent la très forte exposition de ce parc. Près de 435 000 logements (environ 8 %), totalisant 27,3 millions de m2 de surfaces habitables, sont potentiellement exposés aux inondations par débordement.

Source : IAU

Mieux comprendre les épisodes de pluies intenses

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Il reste difficile de prévoir avec précision et fiabilité les épisodes de pluies intenses. L’importance relative de deux processus affectant la qualité de ces prévisions vient d’être quantifiée par une équipe du Laboratoire d’aérologie (CNRS / Université Toulouse III – Paul Sabatier). Les chercheurs montrent ainsi qu’il est important de prendre en compte ces processus dans les événements où la vitesse du vent est faible. Leurs résultats,qui viennent d’être publiés en ligne sur le site de la revue Quaterly Journal of the Royal meteorological Society, devraient contribuer à améliorer la prévision de ces événements qui provoquent de façon récurrente d’importants dégâts particulièrement dans le sud-est de la France.

Les pays du pourtour méditerranéen sont presque tous les ans confrontés en automne à des épisodes de fortes pluies et à des crues rapides qui mettent en danger les populations et peuvent occasionner de très importants dommages matériels. Le sud-est de la France est fréquemment affecté par ces épisodes qui résultent de la rencontre entre le relief et les masses d’air encore chaudes et chargées d’humidité provenant de la mer Méditerranée. Les prévisions météorologiques permettent d’anticiper ces épisodes et d’émettre des bulletins d’alerte. Toutefois, la simulation de leur évolution à différentes échelles de temps reste limitée. A ce jour, il est encore difficile de prévoir avec précision l’intensité et la localisation des précipitations, deux paramètres qui conditionnent largement l’ampleur des inondations. 

Les chercheurs du CNRS et de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier au Laboratoire d’aérologie se sont intéressés à deux phénomènes qui jouent un rôle crucial en météorologie : la micro-physique des hydrométéores (pluie, neige, grésil)1 et la turbulence atmosphérique. L’objectif était de déterminer l’importance relative de ces deux processus sur la sensibilité des prévisions. Pour cela, les scientifiques ont considéré cinq épisodes de pluies intenses, qui se sont déroulés entre septembre 2010 et novembre 2011 dans le sud-est de la France et pour lesquels ils disposent de données mesurées. Pour chaque événement, des simulations d’ensemble ont été effectuées avec le modèle atmosphérique de recherche Meso-NH2, en donnant plus ou moins d’importance à chacun des deux processus.

Deux résultats importants ont été mis en évidence. Pour les événements où la vitesse du vent est forte, les précipitations sont peu affectées par les perturbations introduites. Il n’est alors pas nécessaire de prendre en compte ces deux processus pour améliorer la prévision des épisodes de fortes pluies. Dans ce cas, c’est l’interaction avec le relief qui est déterminante dans le déclenchement des précipitations. Autre cas de figure, lorsque la vitesse du vent est plus faible, l’intensité des précipitations ainsi que leur localisation (en amont du relief) sont tous deux beaucoup plus sensibles à ces deux processus. La micro-physique des hydrométéores et la turbulence atmosphérique devraient alors être mieux représentées afin d’améliorer la sensibilité des prévisions.

Ces résultats suggèrent que dans les situations à vent faible, les erreurs liées à la représentation des processus micro-physiques et turbulents contribuent de manière significative à l’erreur totale du système de prévision. Mieux prendre en compte ces erreurs permettrait d’améliorer la prévision des épisodes de pluies intenses lorsque la vitesse du vent est faible. Cette étude a également permis de tester une méthodologie qui pourrait être mise en œuvre dans le cadre du programme international de recherche HyMeX3, coordonné par Météo-France et le CNRS et lancé en 2010 pour une durée de dix ans. 

 

Au secours, on ne peut plus respirer !en Ile-de-France à cause de la pollution mortelle !

pollution_idfQuatrième jour d’alerte maximum à la pollution ce jeudi en Ile-de-France. En cause, les particules fines. Une fois encore.

Quand Bernard a voulu admirer la tour Eiffel, mardi matin, depuis les quais de Seine, le ciel était tout bleu mais la Dame de fer, elle, avait la tête dans les nuages. Un halo grisâtre synonyme de pollution aux particules fines, que ce Parisien et tous les habitants des grandes agglomérations françaises savent aujourd’hui reconnaître au premier coup d’œil, surtout quand l’air leur gratte la gorge et leur pique les yeux.

42 000 morts prématurées par an

Quatre jours déjà que le niveau d’alerte maximum a été déclenché en région parisienne. Du jamais-vu depuis 2007 selon Airparif, l’organisme qui surveille la qualité de l’air en Ile-de-France. Quinze régions françaises ont aussi subi hier cet air irrespirable. Depuis vingt ans, le scénario est le même et la France est désormais menacée par Bruxelles d’une amende de… 100 M€ par an pour non-respect de la qualité de l’air. Et en février, Paris a reçu une deuxième mise en demeure de la Commission européenne qui l’exhorte à mettre en œuvre d’urgence des plans d’action.

« Les particules fines, c’est 42000 morts prématurées par an, deux millions d’insuffisants respiratoires et six mois d’espérance de vie en moins pour les Parisiens, énumère Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement. Un scandale sanitaire aussi grave que celui de l’amiante car on sait mais on ne fait rien. » L’Etat avait bien tenté de mettre en place, avec une dizaine d’agglomérations françaises, des zones d’action prioritaires pour l’air (Zapa) où les véhicules les plus polluants seraient progressivement exclus des centres-villes. Mais devant l’impopularité de la mesure, les villes ont reculé.

« Avec cette menace d’amende record, l’Europe nous met clairement l’épée dans les reins pour que l’on avance » reconnaît-on au ministère de l’Ecologie. Du coup, les industriels seront sommés l’an prochain de respecter des normes plus contraignantes. Le chauffage au bois est aussi dans le collimateur. Mais pour l’ancienne ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, « le blocage majeur concerne le diesel ». « Ne rien faire pour éliminer les millions de véhicules les plus polluants encore en circulation, c’est de la non-assistance à personne en danger. »

Au ministère de l’Ecologie, on reconnaît qu’il faut désormais « passer des paroles aux actes ». « Lutter contre la pollution de l’air, c’est agréger dans de nombreux secteurs un tas de mesures toutes plus impopulaires les unes que les autres, reconnaît un conseiller ministériel. Mais l’enjeu sanitaire est colossal car la pollution nous coûte 20 à 30 Mds€ par an en décès prématurés, hospitalisations et arrêts de travail. »

Source et image : Le Parisien du 12/12/2013

Des projections climatiques d’une précision inégalée sur toute l’Europe

Aulnay_PluieUne équipe internationale impliquant le CNRS, Météo-France, le CEA, l’UVSQ et l’INERIS1, a réalisé puis analysé2 un ensemble de projections climatiques sur toute l’Europe d’une résolution sans précédent (12 km), en affinant les simulations globales réalisées pour le 5e rapport du GIEC. Ces simulations pour le XXIe siècle offrent désormais une représentation beaucoup plus fine des phénomènes locaux et des événements extrêmes. Les premières analyses confirment un accroissement sensible de la fréquence des événements extrêmes : pluies intenses, vagues de chaleur et périodes de sécheresses. Les données de ce projet Euro-Cordex viennent d’être rendues publiques et mises à disposition des scientifiques. Elles permettront de nouvelles études, plus précises, de l’impact du changement climatique en Europe sur la qualité de l’air, l’hydrologie et les événements extrêmes. Autant de domaines qui concernent des secteurs clés comme l’énergie, la santé et l’agriculture.

Euro-Cordex : des prévisions plus fines sur le climat de l’Europe
Ces nouvelles simulations confirment les projections présentées en septembre dernier3 pour la planète tout en donnant une vision beaucoup plus précise sur l’Europe. Elles prévoient une hausse des températures en Europe de 1°C à 5°C d’ici la fin du XXIesiècle, avec des différences d’une région et d’une saison à une autre. L’Europe du Sud devrait subir un réchauffement beaucoup plus rapide que l’Europe du Nord en été, et le réchauffement hivernal serait plus rapide sur l’Est et le Nord de l’Europe. Les précipitations devraient être plus fortes sur le Nord de l’Europe et plus faibles sur le Sud. Dans pratiquement tous les pays européens, les simulations projettent une fréquence accrue des précipitations intenses, phénomènes bien mieux représentés qu’auparavant grâce à la haute résolution obtenue. Des périodes sèches plus longues et des vagues de chaleur plus fréquentes sont annoncées. La France quant à elle a un futur contrasté avec une augmentation marquée et généralisée des précipitations en hiver, ainsi qu’une augmentation des périodes sèches en été, particulièrement dans sa partie méridionale. Les simulations de haute résolution permettent de représenter des phénomènes comme les précipitations intenses sur les massifs montagneux (voir figure ci-dessous).

Source : Cordex

Jean-Michel Riottot, Président d’Ile-de-France Environnement : Droit dans le mur…

michel-riottot« Où vo-t-on l » écrivait en octobre Marc Ambroise-Rendu … « Indignez-vous! » disait .Stéphane Hessel il y a quelques temps. Oui, notre pays et notre région capitale tentent désespérément de trouver des solutions à une crise économique mais aussi sociale et environnementale. Les exemples défiant le bon sens commun sont innombrables. Il est urgent de retrouver un sens à notre société sous peine de la faire exploser voire mourir comme Paul Valéry l’indiquait en parlant des civilisations.

Quelques exemples. L’lIe-de-France manque de logements sociaux alors que 120 000 HLM ont vacants dans les autres régions. Malgré cela, on va continuer à construire au coeur d’une des agglomérations les plus denses du monde après Hong Kong et Shanghai. l’air de la capitale est dangereusement pollué et les habitants en souffrent: l’asthme et la bronchiolite des nourrissons sont en plein boum. Les causes sont connues: gazole de la circulation routière et fioul du chauffage résidentiel.

Etrangement, les différentes études sur la pollution de l’air oublient le trafic aérien, alors que les services au sol des aéroports de la région polluent comme trois boulevards périphériques.

Le bilan carbone du transport aérien des 88 millions des passagers et des 2,4 millions de tonnes de fret est le double de celui de la circulation routière. Et l’on continue allègrement à sous taxer kérosène et gazole.

La région manque tellement de terres agricoles pour produire ses fruits et légumes qu’elle est obligée de les importer à grands frais. La ville poursuit son étalement sur les meilleures terres: près de 30 000 hectares de plus à l’horizon 2030. Les exemples du triangle de Gonesse en plaine de France, du plateau de Saclay en Essonne, ou du village nature d’EuroDisney en Brie illustrent cette cécité qui frappe nos décideurs sacrifiant le futur au présent.

La Cour des comptes, dans son référé du mois d’août sur la consommation des terres agricoles, souligne que la lutte contre l’artificialisation des terres agricoles ne doit pas s’apprécier uniquement en termes de surfaces mais aussi de qualité agronomique et que l’agriculture raisonnée doit être intégrée dans les opérations d’aménagement. Il suffit que des promoteurs de bureaux ou de grandes surfaces commerciales proposent des projets pharaoniques devant créer des milliers d’emplois pour que tous les obstacles même légaux, soient levés.

Les nouvelles réglementations sur le logement vont dans le même sens: tous les obstacles sont éliminés si le projet est dit « d’intérêt général ». Le mur est ainsi atteint, on y va tout droit à force d’ignorer tous les facteurs nécessaires à la réussite d’aménagements, en ne considérant que le facteur économique évalué de façon tronquée. Devant ce constat de faillite sociétale, l’indignation est insuffisante. Sans un sursaut de tous, l’irréversible sera atteint très vite et la planète verra disparaître une espèce inconséquente: les hommes!

Source : communiqué Jean-Michel Riottot, président d’Ile-de-France Environnement

Week end des 14 et 15 décembre à la Maison de l’environnement d’Aulnay-sous-Bois

mde_flyersLa maison de l’environnement ale plaisir de vous envoyer le programme du week-end des 14/15 décembre avant Noël, afin que vous puissiez d’ores et déjà le réserver dans votre agenda et vous inscrire pour les ateliers ou spectacle :

  • le samedi 14 dec :
  • le dimanche 15 dec 
    • spectacle de contes sur la Terre et ses naissances par le duo Martine Thiam et Sophie Decaunes
    • gouters délicieux pour tous en fin d’après midi le samedi et le dimanche !!!

Informations pratiques :

Isabelle Jackisch / Direction de la Maison de l’environnement
13-15 allée circulaire
93600 AULNAY SOUS BOIS
tel 01 48 79 62 75 (poste 6706)
FAX 01 48 69 17 31
tel portable professionnel : 06 24 23 77 86

Aulnay Environnement : SYCTOM SIAAP, Usines de la Morée Blanc-Mesnil Aulnay

Andre-CuzonUne concertation s’est déroulée depuis plusieurs mois sinon des années sur la seule ville de Blanc-Mesnil.

Les problèmes d’intercommunalité en recul dans les communes du SEAPFA (Aulnay, Blanc-Mesnil, Sevran, Villepinte, Tremblay) ont pour conséquences des concertations limitées : les usines sont sur les deux communes de Blanc-mesnil et d’Aulnay, la collecte des déchets fermentescibles se fera sur celles du SEAPFA.

Un site ad hoc a été créé par le SYCTOM à notre demande mais nous ne l’avons su que récemment.

Il permet à tous les habitants du SEAPFA et à ceux d’Aulnay en particulier d’avoir de l’information : il faut y aller http://projet.siaap.syctom.fr/

Mais le cahier des charges  n’est consultable qu’à Paris dans les locaux du SYCTOM.

Demain dans le cadre des enquêtes publiques il faudra des dossiers accessibles à tous sur internet.

Nous demandons depuis le début en vain une analyse préalable des risques de l’usine de méthanisation (indépendante au moins du maitre d’ouvrage).
Nous aurons des éléments lorsqu’ après l’appel d’offre qui a eu lieu le choix de l’exploitant sera fait dans quelques mois : c’est trop tard.

Une analyse préalable des risques était nécessaire.
Et une contre-expertise indépendante le sera aussi.
Pour maitriser les risques il faut les connaître, les faire connaître aux citoyens, sauf à générer des peurs et faire perdre beaucoup de temps et d’argent (public) à tous.

L’usine de la Morée est à l’ordre du jour depuis plus de 10 ans et les eaux usées des communes du SEAPFA comme celles du PIEX et de Roissy (ADP)  vont toujours à Achères !.

Une concertation du type CNDP (dossier public, cahier d’acteurs y compris associatifs…) aurait permis de gagner beaucoup de temps…

Source : communiqué Aulnay Environnement

L’Ourcq en Mouvement : Commission technique « Culture et patrimoine »

ourcqL’alliance L’Ourcq en Mouvement, signée en juin 2012, vise à accompagner et accélérer le développement durable du territoire situé autour du canal de
l’Ourcq et de l’ex-RN3.

Elle repose sur 3 grandes orientations :

  • La renaissance urbaine et économique du territoire
  • La mise en visibilité des territoires de l’Ourcq dans la métropole
  • Le développement de la démocratie participative

Elle a pour objectif de renforcer la cohérence des projets du territoire et de développer les dynamiques partenariales.

Pour obtenir le dossier, cliquer ici.

Réunion sur le thème l’eau en Ile-de-France à Montreuil le 7 décembre

l'eauenIDF12journéerélfexion07.12.2013Une demi-journée de réflexion est organisée le samedi 7 décembre, de 14h00 à 17h00, au 5 rue de la Révolution à Montreuil.

L’eau dans la ville et l’avenir du modèle français de la gestion de l’eau sont au menu. Pour plus d’informations, cliquer sur l’image ci-contre.

L’urbanisation des zones inondables augmente les dangers des crues et détruit la biodiversité

Inondations_Aulnay_1La préservation des marais et des prairies en bordure des cours d’eau de la région est indispensable pour éviter les catastrophes. Et la destruction des milieux humides menace de nombreuses espèces.

Les zones inondables sont indispensables, autant pour réguler les crues que pour accueillir une véritable biodiversité. Ellescouvrent 46 300 hectares dans la région. Mais elles sont régulièrement grignotées par l’urbanisation.

L’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’ile-de-France estime que près de 1 445 hectares ont été aménagés

entre 1982 et 2008. Même si cette tendance se ralentit, les marais, les prairies, les méandres et les bois humides se réduisent au fil des ans, aggravant les risques dus aux crues et détruisant la biodiversité spécifique à ces milieux naturels. De nombreux protocoles

et des mesures de protection ne suffisent pas. Ils définissent dans le détail les différents types de zones humides: pas moins de quarante-deux dans le traité international pour la conservation des zones humides (convention Ramsar).

La plupart de ces milieux, décrits comme « nature ordinaire » en opposition à la « nature remarquable », continuent donc de disparaître dans la région.

Source et article complet : Liaison n°156