Archives de Catégorie: Logement
Ile-de-France : Les déchets du bâtiment, une mine à valoriser
Construction de 70.000 logements par an, Grand Paris express, les chantiers franciliens vont se multiplier d’ici à 2030 et engendrer des millions de tonnes de gravats. Pour éviter la saturation des décharges, un mot d’ordre : recycler ! C’est l’objectif du plan « Prévenir et gérer les déchets de chantiers » (Predec) qui a été arrêté lors de la session du conseil régional
Pour la seule année 2013, les déchets du secteur du bâtiment s’élèvent à 24 millions de tonnes en Île-de-France. S’ils étaient empilés sur la pelouse du Stade de France, ils culmineraient à 700 mètres de haut ! Or seul un quart de cet immense tas est recyclé. Le reste est déversé en décharge, ou utilisé pour le remblayage des carrières. Sans compter les déchets jetés en dépôt sauvage.
Et ce n’est pas fini. D’ici à 2026, le flot annuel de déchets augmentera de 35 %, sous l’impact de la construction du réseau de transport du Nouveau Grand Paris (prolongements et créations de lignes) et des autres réalisations prévues par Île-de-France 2030 : 25 nouveaux quartiers urbains, plus de 70 nouvelles gares… Résultat : les experts prédisent une saturation des décharges d’ici cinq ans. Le compte à rebours est enclenché, mais point de discours fataliste. Après tout, la Flandre recycle deux fois plus de déchets que l’Île-de-France. Des solutions existent et le plan « Prévenir et gérer les déchets de chantiers » (Predec), qui entrera en application fin 2014, doit les coordonner. La Région est aux commandes du chantier.
Le BTP version 2.0
La priorité ? Limiter la création de déchets, en incitant les professionnels à réfléchir plus attentivement avant de démolir, et à construire en gâchant moins de matériaux. « Un chantier doit être bien préparé ! Sans cela, il y a des erreurs qui forcent à démonter, casser, et refaire »,explique Marc Bourdais, directeur émérite du centre de formation des apprentis Bâtiment des Compagnons du Tour de France. Et de rappeler que tout chantier est plus ou moins générateur de déchets, qu’il consomme plus ou moins d’eau, plus ou moins d’électricité. L’objectif « zéro déchets » paraît cependant irréaliste. Que faire, dès lors, des matériaux déblayés ? Tous ne doivent pas finir en décharge. Certains matériaux peuvent être réutilisés par d’autres professionnels, sur d’autres chantiers, à quelques kilomètres de là. Une idée pleine de bon sens, boostée par les nouvelles technologies ! « En 2014, nous lançons une application smartphone destinée aux professionnels du BTP. Ils pourront échanger de la terre géolocalisée par GPS »,explique Emmanuel Cazeneuve, fondateur d’Hésus. Cette petite entreprise de services basée à Ivry-sur-Seine (94) avait fait le choix, lors de sa création en 2008, de s’intéresser aux terres polluées. Elle a élargi son savoir-faire aux terres inertes, souvent utilisées pour combler d’anciennes carrières.
Hélas, beaucoup de déchets ne peuvent être réutilisés immédiatement. Lorsqu’on détruit un immeuble, par exemple, il faut le mettre à nu : enlever les moquettes, les portes, les fenêtres… Autant de matériaux pouvant être recyclés. L’objectif est d’atteindre un taux de recyclage des déchets de 70% en 2020, contre 30% aujourd’hui. Reste toujours une petite part de déchets impossibles à recycler. Pour eux, l’enfouissement en carrière ou le stockage en décharge sont incontournables.
Source : Conseil Général Ile-de-France. Article proposé par Annie Neveu
Rappel : jeux de piste sur l’habitat en Seine-Saint-Denis jusqu’au 31 Aout
Pour rappel, De Visu, un concept de quiz et de jeux sur l’habitat en Seine-Saint-Denis, est en cours dans le département jusqu’au 31 aout. Pour plus d’information, cliquer ici.
Article proposé par Annie Neveu
De Visu : À la découverte de l’habitat en Seine-Saint-Denis.
Chaque année, le Département de la Seine-Saint-Denis vous invite à découvrir de façon ludique une nouvelle thématique patrimoniale. Pour sa sixième édition, le jeu concours De Visu met à l’honneur l’habitat.
Tout l’été, venez répondre aux quiz en ligne et faire les jeux de piste sur le terrain !
Des quiz sur le site internet du Département
Un quiz hebdomadaire mis en ligne chaque lundi, offrant aux personnes répondant correctement à cinq questions la possibilité d’être tirées au sort pour gagner des lots.
Le quiz + pour les plus inspirés, en ligne tout l’été, il se compose de 20 questions plus pointues, à la clé un joli lot.
3 jeux de pistes
Minute pavillons – ! à Aulnay-sous-Bois. Pour découvrir les surprenants pavillons de villégiature estivale érigés à l’ombre des chênes de la forêt de Bondy et à proximité de la gare, ouverte en 1875.
L’habitat dans tous ses états. depuis La Courneuve jusqu’à Pantin en passant par Bobigny.
Pour observer la grande diversité d’habitats collectifs et individuels depuis les années 30 jusqu’aux réhabilitations en cours dans le quartier des Courtillières.
Un pour tous, tous pour un à Saint-Ouen. Pour appréhender toute l’évolution des logements sociaux : des premiers HBM aux projets contemporains, en passant par la reconstruction après-guerre, les nouveaux logements suite à l’appel de l’abbé Pierre et les constructions des dernières décennies du XXe siècle.
De Visu
Jeu concours
Quand : Du 1er juin au 31 août
Où : Sur le terrain et sur www.seine-saint-denis.fr
Action Logement: le projet de convention 2015/2019 attendu pour septembre
Lundi 2 juin s’est ouvert au ministère du Logement, le dialogue sur la convention entre l’État et Action Logement (Union des Entreprises et des Salariés pour le Logement, UESL).Développer le logement social et intermédiaire dans les zones tendues, renforcer l’accession à la propriété et accompagner la mobilité professionnelle, seront les priorités de la convention 2015/2019 entre l’Etat et Action Logement. Ces « priorités partagées » ont été identifiées par l’Etat et les partenaires sociaux à l’ouverture, lundi 2 juin par la ministre du Logement Sylvia Pinel, de la négociation sur la première convention quinquennale d’Action logement (les organismes collecteurs de l’ex « 1% logement »).
Inscrite dans la loi pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové (Alur), cette convention se substitue aux décrets « emplois et enveloppe » jusqu’ici en vigueur et « marque le retour au dialogue social sur l’utilisation des fonds issus de la participation des employeurs à l’effort de construction ». Un « projet de convention » doit voir le jour en septembre, a annoncé le ministère du Logement qui prévoit un premier point d’étape « d’ici un mois ».
Dans un courrier à la ministre daté du 28 janvier, les partenaires sociaux ont souhaité de leur côté que soient réduits, « comme prévu, les prélèvements sur les ressources opérés par l’Etat afin de financer les politiques publiques, de façon à garantir la soutenabilité du modèle financier d’Action Logement ». Ils ont également demandé que soient prévues « de véritables contreparties à la participation attendue d’Action Logement au financement du Nouveau Plan National de Renouvellement Urbain ».
Source : AFP. Article proposé par Annie Neveu
Obligatoire depuis 1953, la Participation des employeurs à l’Effort de Construction (Peec) – à l’origine 1%, ramené il y a plusieurs années à 0,45%, de la masse salariale des entreprises de plus de 20 salariés -, « n’est ni un impôt ni une cotisation sociale et ne saurait donc faire l’objet d’une pure et simple affectation au financement de politiques publiques », ont affirmé les partenaires sociaux dans une position commune. Or dès son origine, « les pouvoirs publics ont régulièrement puisé dans les ressources de la Peec afin de financer, par transfert, la création du Fond National d’Aide au Logement (FNAL), mais aussi le Prêt à taux zéro, l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), l’Agence nationale de l’habitat (Anah) », rappellent-ils.
Institut d’Aménagement et d’Urbanisme en Ile-de-France : 350 000 ménages à très bas revenus
L’institut d’Aménagement et d’Urbanisme fait le topo, dans un dossier complet, de la difficulté de nombreux franciliens à boucler leur fin de mois. Certaines de ces familles pourraient voir leur situation s’améliorer sil elles logeaient dans un logement social. Dossier à consulter en cliquant ici.
Article proposé par Annie Neveu
Immobilier : stabilité des ventes et des prix en Ile-de-France
Si les achats ont légèrement progressé en un an, l’évolution du coût des biens reste faible. Sauf peut-être dans la capitale, où des baisses sensibles ont été notées ces derniers mois dans quelques quartiers cotés.
« L’attentisme règne, et ça fait trois ans que ça dure ! » Les notaires ont présenté hier les derniers chiffres du marché de l’immobilier en Ile-de-France. Les acquéreurs espèrent toujours une baisse franche des prix, les vendeurs, eux, maintiennent les leurs. Résultat : avec 31 200 logements anciens vendus au 1er trimestre 2014 dans la région, on reste en dessous d’un trimestre moyen de ces dix dernières années. Catherine Carely, nouvelle présidente de la chambre des notaires de Paris, a insisté sur le « flou » lié à l’évolution du marché de l’immobilier : « Nous vivons une période insaisissable », du fait de la conjoncture économique. Les notaires ont relevé la « quasi-disparition des investisseurs dans le neuf », qui a subi une chute des ventes de 26 % au 1er trimestre.
Un peu moins cher dans les arrondissements parisiens les plus prisés. Le prix au mètre carré pour les appartements anciens est stable dans la capitale : +0,2 % au 1er trimestre et -1,6 % sur un an. Mais 15 arrondissements — avec en tête certains des plus cotés — ont connu une « vraie baisse ces trois derniers mois ». Dans le I er, par exemple, le prix du m 2 passe sous les 10 000 € (-14,3 % en un an).
Statu quo en proche banlieue. Peu de mouvements dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne. En un an, les prix des appartements anciens ont baissé de 0,3 %, celui des maisons anciennes de 1,9 %. Avec 7 610 € le m 2 à Levallois-Perret (92), l’évolution sur un an est de… 0 %. C’est à Vitry-sur-Seine (94) que la baisse est la plus sensible : 3 080 € le m 2, soit -8 % en un an.
Disparités en grande couronne. Dans l’ancien, la vente d’appartements progresse de 2 % en un an, celle des maisons de 5 %. Quelques fortes disparités sont à noter : à Chelles, en Seine-et-Marne, le prix au m 2 dans l’ancien a progressé de près de 25 % en un an. Tandis qu’à Montmorency, dans le Val-d’Oise, c’est le prix de vente des maisons anciennes qui a, lui, chuté de près de 25 %.
Source et image : Le Parisien du 28/05/2014
Crise du logement en Seine-Saint-Denis : exemple en vidéo à Aulnay-sous-Bois !
La crise du logement en Ile-de-France existe depuis des années. La concentration des emplois, la relative qualité des transports et l’attractivité de Paris attirent de nombreux ménages en quête d’une vie meilleure, ou tout simplement d’une survie !
La Seine-Saint-Denis et Aulnay-sous-Bois en particulier n’en dérogent pas : division de logements, location de logements insalubres, placement de familles dans des petites chambres d’hôtel sont monnaie courante.
Récemment, la rédaction a été contactée par une mère de famille, vivant seule avec son enfant dans un appartement de type T2 dans le quartier des Étangs à Aulnay-sous-Bois. Selon ses propos, ce logement a été retapé presque entièrement avec l’aide d’amis, sans que le propriétaire ne débourse le moindre sou. Pas de parking, pas de garage, pas d’interphone et aucune cave, ce 2 pièces d’une quarantaine de mètres carrés est loué….729 € CC ! Le tout dans un immeuble sans ascenseur, en face des Etangs, ne disposant d’aucune qualité au niveau énergétique (simple vitrage).
La rédaction a tourné un petit reportage que nous vous invitons à découvrir en cliquant ici ou sur l’image. Même l’électricité est à refaire !
Aulnay-sous-Bois : Visite au coeur d’un logement insalubre en vidéo
En cette période du crise de logement en région Parisienne, les vendeurs de sommeil tirent leur épingle du jeu pour profiter de la détresse de celles et ceux qui peinent à trouver un toit. D’autres propriétaires, négligeant les travaux pour cause de moyen ou de volonté, mettent en péril la santé et la sécurité de leurs locataires, et ce sans être réellement inquiétés.
Récemment, la rédaction d’Aulnaycap a été contactée pour aider une personne, mère isolée, à se sortir d’une situation plus que précaire, et l’aider à retrouver un logement décent. Nous sommes allés à la rencontre de cette personne, située dans le quartier des Etangs, afin de préparer une lettre aux personnes concernées, et de faire un reportage pour informer de la situation.
Dans un logement de 62 m², sans parking, sans ascenseur, sans interphone et sans cave, cette mère de famille paye la modique somme de 860 € charge comprise (eau courante et entretien des parties communes). Cet appartement, qui apparaît mal aéré, mérite non seulement un sérieux rafraichissement, mais surtout des travaux de réfection de l’installation électrique, qui apparaît comme vétuste et dangereuse. Deux enfants vivent dans cet appartement.
Cette situation, des centaines d’Aulnaysiens la vivent. Certains propriétaires profitant de la CAF et d’autres aides sociales pour louer à des familles dans le besoin des appartements, parfois des caves, au détriment de l’hygiène et de la sécurité. Et à l’heure de la crise du logement et de l’afflux de personnes en région parisienne pour trouver un emploi, la situation n’est pas prête de s’arranger.
La rédaction vous propose, avec l’autorisation de la locataire, de visualiser le reportage vidéo, en cliquant ici ou sur l’image ci-contre.
Article proposé par Arnaud Kubacki
Aulnay-sous-Bois : peut-on construire un pavillon et espérer avoir un jardin dans un terrain de moins de 200 m² ?
Les divisions de parcelles ne sont pas une spécialité Aulnaysienne : partout en grande couronne, mais aussi dans de moyennes villes de provinces, nous constatons une augmentation rapide de divisions de parcelles, qui réduisent à peau de chagrin ce qui peut rester de verdure dans un jardin souvent boisé.
Au hasard des alertes Google, des terrains constructibles de 180 m², parfois moins, sont proposés à celles et ceux qui souhaitent construire leur pavillon et avoir son chez-soi. Ces divisions ont été rendues possibles notamment grâce à la modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU) de 2009, avec la suppression du Coefficient d’Occupation des Sols (qui imposait de ne pas construire sur une surface supérieure à un certain coefficient de la parcelle concernée). Pour rappel, cette modification avait été défendue par l’ancien Maire PS Gérard Ségura et son adjoint de l’époque, Alain Amédro. Objectifs : permettre aux Aulnaysiens d’agrandir leur maison et empêcher ceux-ci d’aller voir un peu plus loin en cas d’agrandissement de la famille.
Cette modification a cependant eu un effet de bord puisque les divisions de terrain en ont été facilitées : le cas du 5 Rue du Sausset, à proximité de la Ferme du Vieux-Pays, en est un parfait exemple.
Si on regarde le PLU d’un peu plus près, on remarque que pour les parcelles dont la longueur n’excède pas 10 mètres, il n’est pas obligatoire d’avoir une bande de séparation sur les côtés par rapport aux parcelles voisines : en gros, il est possible de construire sur toute la longueur, et ne plus avoir d’accès entre le devant et l’arrière du terrain qu’en passant par la maison. 40 % d’espace vert sont toutefois toujours obligatoires.
Pour une parcelle de 180 m², avec 10 mètres ou moins de longueur, il est donc possible d’avoir une construction avec emprise au sol de 108 m², tout en respectant un retrait (si existant) de 4 mètres par rapport à la rue, et de prévoir 2 places de stationnement (obligatoire en zone Ug). Avec la norme BBC et les contraintes énergétique, sans oublier les problèmes propres à Aulnay-sous-Bois (nappe phréatique proche de la surface, zones inondables…), il est parfois trop onéreux de construire en prévoyant un sous-sol total. Ces places de stationnement empièteront soit sur la surface non construite (si autorisé), soit dans un garage, qui réduira de manière significative la surface habitable.
A ces contraintes techniques se rajoutent l’impact de la nouvelle implantation par rapport au système d’écoulement des eaux usées et des différents branchements nécessaires au nouveau foyer (ce que l’on appelle souvent viabilisation du terrain).
Enfin, la suppression d’un jardin, et l’augmentation de la surface construite, si généralisée dans un secteur donné, provoquent inéluctablement une transformation substantielle du caractère initial d’un quartier, où les maisons avec parcelles sont transformées petit à petit en maisons de ville avec jardinet.
Les propriétaires qui divisent ces parcelles pour rentabiliser une opération immobilière ne sont toutefois pas à blâmer : la demande criante de logements en Seine-Saint-Denis et en Ile-de-France en général et le prix excessif de l’immobilier (qui rend impossible l’accès à la propriété aux primo-accédants) favorisent ce genre de transformation. Alors que les maisons individuelles disparaissent petit à petit dans l’hyper-centre Aulnaysien au profit d’immeubles parfois très imposants, les parcelles des zones pavillonnaires de la ville tendent à se réduire, au profit d’une demande qui ne cesse de s’accroitre. La prochaine révision du PLU promise par la nouvelle équipe municipale permettra peut-être d’atténuer ce phénomène mais ne pourra pas, sans remontrance du préfet, empêcher de telles opérations.
Alors que des secteurs entiers de France subissent désindustrialisation, pertes d’emploi et diminution impressionnante des activités (sans parler de la désertification des services publics et de première nécessité), la concentration des activités en Ile-de-France ne fera qu’accentuer ce que certains politiques appellent « le bétonnage des zones pavillonnaires ».
Ile-de-France : Les Franciliens ne font pas confiance aux agents immobiliers
SERIEZ-VOUS PRÊTS à vous éloigner de votre lieu de travail pour avoir un logement plus grand et moins cher ? Selon les résultats d’un sondage Harris Interactive pour la Fnaim (Fédération nationale de l’immobilier), la réponse serait plutôt oui. Sur les 1 001 Franciliens interrogés* dans le cadre de cette enquête, 56 % accepteraient.
Hier midi, dans le bel hôtel particulier de l’avenue de Villiers (XVII e), entre petits fours et verrines, le président de la Fnaim, Gilles Ricour de Bourgies, costume bleu marine et boutons de manchette, a dévoilé, au côté de Jean-Daniel Levy, directeur du département politique de Harris Interactive, les autres résultats de ce sondage.
Premier enseignement loin de réjouir la Fnaim, les Franciliens ne font pas confiance aux agents immobiliers. 69 % affichent même une défiance à l’égard de la profession. A l’inverse, ils sont 65 % à faire confiance aux associations de défense des locataires.
Les prix jugés exorbitants
En pleine campagne des municipales, les politiques ne trouvent pas davantage grâce aux yeux des habitants de la région. 64 % des sondés se disent insatisfaits de la politique du logement menée en Ile-de-France même s’ils considèrent que les maires restent, aux côtés du conseil régional, les acteurs les plus efficaces dans ce domaine.
Pour améliorer la situation, 46 % jugent « tout à fait prioritaire » de réhabiliter, mettre en vente ou louer des immeubles non occupés. Pour 37 %, il faut construire pour les classes moyennes ou encore, pour une proportion quasi égale, rénover dans l’ancien.
Les personnes interrogées attendent aussi à 60 % que les candidats aux municipales prennent en main la question des prix de l’immobilier, souvent jugés exorbitants dans la région capitale. Sur ce dernier point, Jean-Baptiste Eyraud, l’intarissable patron de Droit au logement (DAL), a regretté hier que « dans ce sondage, la principale question n’ait pas été posée : Pensez-vous que le prix du logement à Paris (8 200 € en moyenne) soit décent ? »
*Enquête réalisée en ligne du 5 au 11 mars 2013 auprès d’un échantillon de 1 001 personnes représentatif de la population francilienne âgé de 18 ans et plus.
Source : Le Parisien du 20/03/2014

