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Le Maire d’Aulnay-sous-Bois sur la repollution du site CMMP : un délit d’une gravité particulière
Le portail d’entrée de l’ancienne usine d’amiante a été fracturé à l’aube, début avril, permettant à des camions de se débarrasser à bon compte et en toute illégalité de terres sur le site du CMMP en voie de réaménagement.
Le choix de l’horaire et les quantités déversées montrent que nous avons affaire à des individus bien organisés et conscients de leur forfait. Leur comportement est d’autant plus indigne qu’il prend pour cible un site chargé d’une douloureuse mémoire collective et hautement symbolique de la lutte contre les patrons pollueurs.
Pour ces raisons, j’ai demandé au préfet de la Seine-Saint-Denis, M. Christian Lambert, de déployer des moyens d’investigation exceptionnels afin d’appréhender les auteurs de ce délit que je considère d’une gravité particulière.
J’ai souhaité en outre que le maître d’oeuvre du chantier m’indique, après analyses, si les terres rapportées sont ou non polluées et qu’il prenne en conséquence toutes les mesures de dépollution qui s’avéreraient nécessaires. J’ai également demandé que des dispositions soient prises afin d’empêcher toute nouvelle intrusion.
Je solliciterai auprès de la justice le remboursement de ces nouveaux frais engagés pour la remise en état des lieux, ainsi que des sanctions d’un niveau exemplaire à l’encontre des fautifs.
Source : communiqué de Gérard Ségura, Maire d’Aulnay-sous-Bois
Billel Ouadah sur le CMMP : « L’échec et la faillite de l’exécutif municipal socialiste animé par Gérard Ségura »
L’exécutif municipal socialiste animé par Gérard Ségura, si prompt à communiquer pour se valoriser dans l’hebdomadaire « Oxygène », a une nouvelle fois failli sur le dossier Comptoir des Minéraux et Matières Premières (CMMP)…
Ces faits gravissimes se seraient déroulés le 6 avril 2013… et nous interpellent sur la diffusion aussi tardive d’une information vitale dans la recherche de la vérité et des auteurs de cette pollution sauvage.
Sur ce dossier du CMMP comme sur beaucoup d’autres (PSA, PLU, gestion municipale…), les simples protestations de l’exécutif socialiste ne suffiront pas à masquer ses faillites…
Billel Ouadah
Source : communiqué de Billel Ouadah, ancien candidat aux élections législatives de 2012
Décharge sauvage sur le site CMMP d’Aulnay-sous-Bois, appel à témoins !
Suite à notre mail du 30 avril 2013 adressé à Deltaville, nous apprenons que le portail d’entrée du site CMMP a été fracturé et que des camions ont déversé des tonnes de terre (vraisemblablement polluées) sur le blocage de gravier concassé devant recevoir la dalle de béton armée prévue sur toute la surface du site.
Ce genre de délit est malheureusement assez courant. Les délinquants ont opéré semble-t-il le matin entre 5 et 7 heures. S’agissant de plusieurs camions et de tonnes de terre déversées, il ne peut s’agir certainement que d’une entreprise.
Les conséquences sont importantes :
- Retard du chantier qui devait s’enchaîner sur celui de CMS
- Coût d’analyse des terres déversées (30 000 euros)
- Coût du ramassage et de la mise en décharge classée
- Coût du constat d’huissier
Nous lançons donc un appel à témoins à tous les riverains : TOUTE PERSONNE POUVANT NOUS DONNER UNE INDICATION, MEME UN DETAIL INFIME (l’idéal étant photos ou plaques d’immatriculation des camions, marque, couleur, etc …) SONT LES BIENVENUS.
Dans ce cas, merci de nous contacter d’urgence : voide@aliceadsl.fr ou téléphone 01 48 53 31 45.
Il apparait évident que le maître d’œuvre doit mettre en place un gardiennage.
Merci de votre collaboration.
Source : Communiqué de Gérard Voide, responsable du collectif des associations de riverains et victimes du CMMP
Image de l’ancien cimetière d’Aulnay-sous-Bois côté ancienne usine d’amiante
Une lectrice nous a envoyé une photo de la limite entre l’ancien cimetière et le terrain de l’ancienne usine d’amiante CMMP. La Ville aura à refaire l’allée le long des tombes et de la séparation du terrain de l’ancienne usine, et un mur de séparation devra certainement être reconstruit. Les travaux ne sont donc pas totalement terminés…
L’école du Bourg d’Aulnay-sous-Bois prête pour sa rentrée scolaire le 18 mars
Après 6 ans d’exil en raison de la proximité du chantier de dépollution de l’ancienne usine d’amiante, l’école du Bourg , entièrement rénovée s’apprête à accueillir les élèves lundi 18 mars.
Une école entièrement rénovée
L’école du Bourg s’est refait une beauté pour cette rentrée scolaire tant attendue. En 2012, la ville a investi 900 000 € en travaux de réhabilitation pour l’ensemble des trois bâtiments, relookés du sol au plafond : peinture des murs, réfection des sols, pose de nouveaux garde-corps, mise aux normes des installations électriques et de la sécurité incendie
Les services techniques de la ville mobilisés pour le déménagement
L’ensemble du mobilier a été installé par le personnel de la ville. Classe après classe, les agents du service manutention ont aménagé l’ensemble des pièces de l’école. Ce travail titanesque a mobilisé l’ensemble du service durant la période des vacances scolaires afin de garantir une rentrée dans les meilleurs conditions.
Un moment tant attendu
C’est un événement pour l’histoire du quartier et une victoire pour la ville et le collectif des associations de riverains qui ont réussi à mener à terme le combat pour la déconstruction-dépollution de l’ancienne usine d’amiante, mitoyenne de l’école, dans des conditions de sécurité optimales.
Source : site de la ville d’Aulnay-sous-Bois
Sur la piste des victimes de l’« usine poison » d’Aulnay-sous-Bois
« Une étude préconise de retrouver les 40 000 personnes qui ont vécu, depuis 1938, à proximité de l’usine d’amiante d’Aulnay.
Jusqu’en 2009, ses murs de brique ourlés d’herbes folles se dressaient encore, à l’abandon, entre un pavillon et l’ancien cimetière d’Aulnay. Depuis, l’usine d’amiante du Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP), surnommée l’« usine poison », a disparu, au terme de longs travaux de dépollution-démolition. Le chantier se termine à peine qu’un autre pourrait commencer sous la forme d’une gigantesque enquête. L’objectif : retrouver les dizaines de milliers de personnes ayant vécu, travaillé, étudié à proximité de cette usine implantée en pleine ville. Une étude inédite, commandée par l’agence régionale de santé et tout juste publiée, propose des pistes pour retrouver la population exposée aux poussières émanant de ce site qui broya de l’amiante de 1938 à 1975 et continua à en stocker jusqu’à sa fermeture en 1991.
Une précédente étude réalisée en 2007* avait déjà pointé les risques accrus de cancers de l’amiante dans le secteur. De leur côté, les associations ont recensé plus de 100 cas de maladies liées à cette fibre cancérigène. Les chercheurs du Giscop 93 (groupement scientifique dédié aux cancers professionnels) se sont concentrés sur cette zone d’exposition, à cheval sur Aulnay et Sevran. Puis ils se sont attelés à une tâche titanesque : vérifier s’il était possible de retrouver les personnes ayant été en contact avec le site. Pour cela, ils ont épluché les registres incomplets du personnel du CMMP, les fichiers des caisses de retraite et d’assurance-maladie, les archives «
Article complet à lire dans Le Parisien d’aujourd’hui
Un dispositif de santé publique peut et doit être mis en place autour de l’ancienne usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois
« Le rapport d’étude de faisabilité de la mise en place d’un dispositif de santé publique autour de l’ancienne usine de broyage d’amiante CMMP d’Aulnay-sous-Bois, élaboré par le Groupement Scientifique GISCOP 93, a été présenté le 8 février 2013 au siège de l’Agence Régionale de Santé (ARS) à Bobigny. Les représentants des associations, du comité de pilotage de la ville d’Aulnay et du service pneumologie de l’hôpital Robert Ballanger, présents, et les autorités, ont été unanimes à saluer la qualité de cette étude, première du genre, à portée nationale, voire internationale.
Ce rapport démontre qu’il est possible de retrouver les cohortes de personnes ayant pu être contaminées par les poussières d’amiante dues à l’exploitation de cette usine implantée en plein centre ville durant des décennies (pages 130 à 139 du rapport). C’est indispensable pour qu’elles puissent bénéficier d’un suivi médical et pour que les malades et les familles de personnes décédées puissent faire valoir leurs droits. Il est important de rendre enfin visible les conséquences de cette véritable catastrophe sanitaire pouvant, par ailleurs, faire école pour d’autres sites industriels semblables en France.
Les présents à cette réunion sont tombés d’accord également sur la priorité à donner à la recherche des personnes à partir des registres des élèves des 3 écoles voisines de l’usine particulièrement exposées par leur proximité et la circulation des camions transportant l’amiante sur le chemin des écoles (pages 62 à 67).
L’étude a évalué la zone de dispersions des poussières d’amiante. Elle a géolocalisé les pathologies recueillies depuis 13 ans par les associations qui ont recensé plus de 100 cas (pages 24 à 29). Elle souligne également les répercussions de la co-exposition et l’effet multiplicateur de l’amiante, du zircon (radioactif) et de la silice, déclenchant outre les maladies classiques de l’exposition à l’amiante (asbestose, plaques pleurales, cancers du poumon ou de la plèvre), d’autres pathologies (cancers des ovaires, du larynx, du pharynx, silicose, voire d’autres atteintes tumorales en lien avec la radioactivité).
Les auteurs de ce communiqué demanderont audience à Monsieur Évin et à Madame la Ministre de la Santé afin que soit mis en place dans les plus brefs délais, un dispositif de recherche active et d’accueil pluridisciplinaire capable d’assurer le suivi post-exposition des populations concernées et la recherche des malades, selon les préconisations de l’étude (pages 113 à 125). Ce dispositif devra prendre en compte la place spécifique d’Aulnay et de Sevran comme épicentre de l’exposition liée à l’ex-usine d’amiante d’Aulnay-sous-Bois.
Compte tenu de son intérêt général et par souci de transparence vis-à-vis des habitants d’Aulnay, les soussignés demandent à l’ARS de mettre immédiatement en ligne l’étude sur Internet, comme l’a fait l’InVs pour le rapport de la CIRE.«
Source : Communiqué de Presse du Collectif des riverains et victimes du CMMP et d’autres associations
Quelques images du chantier de l’usine d’Amiante à Aulnay-sous-Bois
La dépollution est enfin terminée. Après quelques soubresauts, la terrible matière nocive semble désormais hors d’état de nuire pour l’environnement proche du terrain de l’ancienne usine-poison. Les élèves de l’école du Bourg, qui jouxte le terrain, pourront bientôt retrouver leur école d’origine.
Une fidèle lectrice nous a envoyé deux photos, dans une atmosphère étrange, où l’on voit, depuis l’ancien cimetière, le chantier et les engins qui se trouvaient encore sur place à ce moment là.
