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Détritus dans les cages d’ascenseur, pannes d’ascenseurs et dealers, le quotidien de la cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois

La Cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois est réputée comme difficile. Malgré de multiples rénovations et l’arrivée de la CAF et de commerces à proximité, le quartier souffre de plusieurs maux, dont le trafic de drogue, l’insécurité et les pannes d’ascenseur à répétition.

France Info revient dans un reportage complet sur cette situation où l’on voit que les locateurs sont confrontés régulièrement aux pannes d’ascenseur, parfois dégradés volontairement, avec des détritus qui jonche les cages. Article complet disponible en cliquant ici.

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Les pannes d’ascenseur mettent en ébullition la cité de l’Europe à Aulnay-sous-Bois

Emmaus_Europe_aulnaySi on ne parle de la cité de l’Europe que pour ses clips de rap violent ou les incivilités en tout genre, les problèmes récurrent de panne d’ascenseur commencent à mettre à rude épreuve les locataires d’Emmaüs Habitat. Le président de l’amicale des locataires, Mohammed Maatoug, a d’ailleurs exprimé son ras-le-bol au journal Le Point, tout en indiquant qu’une manifestation aurait lieu ce mercredi devant les locaux du bailleur. Selon lui, les locataires vont finir par ne plus payer leur loyer et par attaquer le bailleur en justice.

Mise en sécurité des ascenseurs : les entreprises appuient sur le bouton d’alarme

ascenseurLa Fédération des ascenseurs interpelle Cécile Duflot, la ministre du logement. Elle réclame un décret pour réenclencher la dynamique des travaux de mise en sécurité des ascenseurs. Sa démarche recueille le soutien de 100 entrepreneurs ainsi que de l’Association Nationale des PME de l’Ascenseur (ANPA).

« Est-ce normal de tomber en sortant de son ascenseur ? Assurément non », s’insurge Pierre Hardouin, le président nouvellement nommé de la Fédération des ascenseurs. C’est que la profession encaisse mal le moratoire, décidée par décret de la ministre du logement l’été dernier.

Pour mémoire, la seconde phase de travaux (prévus dans le cadre de la loi SRU) s’imposant aux propriétaires d’ascenseurs ne répondant pas aux normes de sécurité a vu son terme reporté au 3 juillet 2014 (au lieu du 3 juillet 2013). De plus, le texte limitait aux seuls ascenseurs des établissements recevant du public les obligations de travaux dits de précision d’arrêt (destinés à prévenir le risque de chute dû au décalage entre le plancher de cabine et le palier d’étage).

C’est surtout ce second point qui fâche les professionnels, alors qu’ils constatent « l’urgence d’agir pour engager les travaux de la deuxième échéance de travaux de mise en sécurité, actuellement quasi à l’arrêt. ». A cinq mois de l’échéance réglementaire, ils pointent un stock de 87 000 appareils (dont 66 000 pour le seul dispositif de précision d’arrêt) à mettre en sécurité. Selon la fédération, il reste 30,5 % des ascenseurs concernés par la conformité aux normes.

Socialement parlant, une prévention dans l’air du temps

Les professionnels soulignent l’urgence à sécuriser les ascenseurs, en phase avec les propositions figurant dans le rapport sur l’adaptation des logements à l’autonomie des âgés, rédigé par l’Anah et la Cnav et remis à Mmes Delaunay et Duflot. Ils avancent le chiffre de 1 000 accidents par an, dont les premières victimes sont les personnes âgées. Quatre accidents sur dix relèveraient directement de l’absence de mécanisme de précision d’arrêt. Un argument qui plaide pour la levée immédiate du moratoire, « mesure (…) essentielle pour l’autonomie et le maintien à domicile », commente Pierre Hardouin.

Economiquement parlant, des ascensoristes à la peine

La mesure a entraîné, selon les professionnels, une chute des commandes de 30 % au 2e semestre 2013 par rapport au 1er semestre de la même année. Les entreprises souffrent et 450 emplois directs seraient sur la balance dans de grandes entreprises du secteur qui discutent de plans de sauvegarde de l’emploi. Le président évoque un chiffre de 2 000 emplois en danger, en tenant compte des sous-traitants, si la levée du moratoire n’intervenait pas rapidement. Jean-Luc Detavernier, délégué général, rappelle que l’Education nationale a créé des formations pour assurer la réalisation des travaux sur 15 ans. « Alors que 8 000 techniciens ont été embauchés depuis 2006, le recrutement est à l’arrêt, » regrette-t-il. Enfin, la stagnation du chiffre d’affaires est pointée, de 2,31 milliards € en 2007 à 2,51 milliards € en 2013.

Un décret urgent et intelligent

Une lettre du 24 janvier 2014 a été adressée par la Fédération des ascenseurs à Cécile Duflot. Elle réclame que les conclusions du groupe de travail réuni par le ministère depuis l’été 2013, soient reprises au plus tôt par la ministre du logement. La missive rappelle la teneur du consensus qui s’est dégagé entre les acteurs qui ont réfléchi sur le sujet (bureaux d’études, contrôleurs, ARC) : 1) la réactivation de l’obligation du dispositif de précision d’arrêt pour tous les ascenseurs installés dans les lieux de travail et les immeubles d’habitation ; 2) des modalités de mise en œuvre plus économiques. « Pour réduire la facture globale à 600 millions € », explique Jean-Luc Detavernier, « la mesure ne s’appliquerait plus aux appareils bi-vitesses dont la vitesse nominale est inférieure à 1 mètre / seconde, ni aux appareils à 1 mètre / seconde dont la charge autorisée en cabine est inférieure ou égale à 320 kg. » Un consensus qui ménagerait les intérêts des propriétaires et les préoccupations des entrepreneurs.

Une profession en phase

C’est ainsi 66 000 ascenseurs qu’il resterait à mettre aux normes. « Une charge de travail que les ascensoristes sont capables d’absorber à bref délai, » assure Pierre Hardouin. L’initiative est soutenue par la profession. Pierre Hardouin s’en réjouit en exhibant une centaine de lettres de soutien reçues, dont celle de l’ l’Association Nationale des PME de l’Ascenseur (ANPA),  l’autre syndicat professionel. Toutes seront communiquées à la ministre. « Le décret est indispensable », estime le délégué général, « Sans obligation réglementaire, la mesure a peu de chance d’être mise en œuvre. ». En ajoutant qu’« en cas d’accident, la responsabilité civile et pénale des propriétaires pourrait être engagée ».

Source : Le Moniteur

Regroupement de 19 bailleurs sociaux franciliens au sein de l’Association Exigence Ascenseurs

ascenseurJean-Luc Vidon, directeur général d’ICF Habitat La Sablière, a été élu, le 26 novembre, président de l’Association Exigences Ascenseurs créée en octobre dernier. Regroupant 19 bailleurs sociaux franciliens, elle veut améliorer la qualité des prestations des ascensoristes et modifier le rapport de force avec les grandes entreprises.

Jean-Luc Vidon a été élu mardi 26 novembre président de l’Association Exigence Ascenseurs (AEA). Créée le 18 octobre dernier, l’AEA, qui regroupe 19 bailleurs sociaux d’Ile-de-France (560.000 logements, 15.000 ascenseurs), vise à améliorer la qualité de la maintenance et la sécurité des ascenseurs. «On n’a fait que régresser dans la perception de la qualité des prestations des ascensoristes», souligne Jean-Yves Mano, président de Paris Habitat. «Délais de réparations très longs, pannes récurrentes, prévention insuffisante, coût élevé : la situation n’est pas satisfaisante ni pour les bailleurs, ni pour les locataires dont la demande de qualité est forte», ajoute de son côté Jean-Louis Vidon, par ailleurs directeur général d’ICF Habitat La Sablière. Initiative de quatre bailleurs parisiens, l’AEA a donc décidé d’«agir collectivement» «pour modifier le rapport de force entre bailleurs et grandes entreprises en vue de changer la donne», selon Jean-Yves Mano.

Référentiel

Composée de trois collèges (bailleurs, usagers, personnalités qualifiées), l’AEA a élaboré, en concertation avec les professionnels, un référentiel que les entreprises doivent intégrer dans leur pratique. Une fois ce référentiel adopté, elles seront labélisées. Ce référentiel compte 5 axes : sécurité, information des usagers, prévention et formation (2 ans minimum d’expérience pour les techniciens), entretien des appareils (limite de 90 appareils imposée par tournée de maintenance pour un technicien), dépannage (y compris le week-end).

Enjeu financier

L’enjeu financier est important. «Les bailleurs ont investi en moyenne 20.000 euros par ascenseur pour les dernières mises aux normes, et le coût moyen des contrats d’entretien par appareil s’élève à 1 .500 euros par an», précise Jean-Luc Vidon. Celui-ci a déclaré vouloir «aller vite» pour la mise en œuvre des objectifs de l’AEA. Il a invité les entreprises – «dans leur intérêt même» – à étudier «dès maintenant» les exigences du référentiel. Les opérations de référencement devraient avoir lieu dès le début de l’an prochain pour que les entreprises puissent être labélisées à partir de la fin 2014. Les bailleurs membres intégreront le référentiel à leur cahier des charges lors de leurs appels d’offres. Dès 2014, plus du tiers des contrats seront remis en concurrence.

Aulnay-sous-Bois : les locataires du 23 chemin de Roissy sont privés d’ascenseur depuis bientôt 4 mois !

ascenseurMalgré de nombreuses réclamations, tant auprès du Bailleur que de la société Otis (entretien des ascenseurs), rien ne bouge pour les locataires du 23 chemin de Roissy à Aulnay-sous-Bois : l’ascenseur reste désespérément en panne.

A chaque fois, une promesse est effectuée pour la semaine suivante et à chaque fois, c’est la déception. Un jour les locataires attendent une pièce, un jour c’est l’attente de la signature d’un devis, mais à chaque fois rien ne bouge. Et pourtant des personnes âgées, des personnes malades, des mères avec des enfants en bas age se retrouvent ainsi pris au dépourvu. Aucun dispositif particulier n’a été mis en place pour aider ces personnes pour les courses, notamment.

Heureusement, une certaine solidarité entre les voisins permet aux plus fragiles de bénéficier d’une aide de circonstance. Certains se demandent si les autorités compétentes attendent un drame pour faire accélérer le dossier. Une solution, un compromis entre tous les acteurs concernés semblent aujourd’hui l’objectif principal des locataires.

Le collectif des locataires a déjà fait signé une pétition, mais ils n’ont reçu à ce jour aucune réponse concrète…

Source : témoignage de locataires.

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