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Lettre d’Aulnay Environnement et Environnement 93 à Stéphane Troussel concernant les inondations à Aulnay-sous-Bois
Mesdames, Messieurs
Comme vous le savez les orages du 19 juin ont été très importants dans notre département.
Nous avons pu faire un premier point sur ce sujet à Aulnay début juillet 2013 avec les services départementaux et communaux. Nous avons reçu récemment la note du DEA/SHUE/BEAM (version du 20/08) que nous attendions.
Un temps de retour de l’ordre de 50 ans est annoncé pour 3 communes.
Nous vous demandons de réunir les acteurs essentiels afin d’analyser toutes les causes de cette catastrophe et donc de pouvoir en tirer toutes les leçons.
Nous vous joignons un petit mémoire qui a pour but d’ouvrir les débats.
Nous demandons d’ores et déjà un Plan de Prévention du Risque d’Inondations (PPRI) concernant les crues d’orages et une refonte du règlement de l’assainissement départemental.
En vous remerciant d’avance recevez messieurs nos salutations respectueuses
Source : Lettre d’André Cuzon (Aulnay Environnement) et Francis Redon (Environnement 93)
Maîtriser les inondations : dans le secret du central de gestion automatisée
Une centaine de sites stratégiques y font l’objet, en permanence, d’une surveillance particulière. Vous observerez comment sont manœuvrées, à distance, les vannes, siphons, pompes et trappes qui permettent de maîtriser les écoulements d’eau dans le réseau d’assainissement, notamment en cas de fortes pluies.
Le réseau d’assainissement est télésurveillé en temps réel, grâce à des capteurs, des stations de mesure, des pluviomètres. Les prévisions météorologiques sont suivies en partenariat avec Météo France. En cas de crise, différents scénarios ont été mis au point pour faire face aux pluies abondantes et déclencher les actions nécessaires. On peut, par exemple, télécommander l’ouverture ou la fermeture de vannes, le remplissage d’un bassin, le pompage de l’eau, …etc.
Il existe 132 stations locales connectées au central de gestion automatisé de Rosny-sous-Bois pouvant être pilotées à distance et rapatrier des informations en temps réel.
La surveillance du réseau permet d’identifier les endroits où il y a trop d’eau de pluie dans le réseau. Ce trop plein risque de provoquer un débordement de l’égout vers la rivière. En jouant sur les équipements (vannes, pompes, bassins, …), la gestion automatisée réoriente cette eau afin de mieux la répartir à travers le réseau. On obtient des gains en terme de réduction des inondations et de dépollution des eaux pluviales avant rejet au milieu naturel (la Seine et la Marne).
Accès en transport en commun : RER E station, station « Rosny-Bois-Perrier » ou Métro Ligne 3 station « Galliéni », prendre le Bus 221 station « Rosny 2-Nord »
La région Ile-de-France n’est pas prête à lutter contre les inondations
Dans un pré-rapport, L’OCDE s’inquiète quant aux capacités de l’Ile-de-France à lutter contre une inondation aussi importante que celle de 1910.
C’est un avertissement à la région Ile-de-France. Selon un prérapport rendu hier par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la région parisienne n’est pas suffisamment armée pour lutter contre une inondation importante comme celle de 1910. « L’absence d’une vision stratégique d’ensemble autour de ce risque majeur pour ce territoire stratégique essentiel révèle un déficit de la politique française de gestion des risques », écrit sans détour l’OCDE. L’organisation internationale pointe du doigt notamment quatre principales lacunes :
Un problème de gouvernance : En France, la problématique des inondations est portée par le ministère de l’Intérieur, par le ministère de l’Ecologie mais aussi par les collectivités locales ou encore l’Agence de l’eau. Une multitude d’acteurs qui, selon l’OCDE, « ont tendance à faire valoir leurs visions et intérêts spécifiques plutôt que de soutenir les objectifs d’ensemble ». Conséquence, selon ce prérapport, « le risque est celui de l’inefficacité, du saupoudrage des ressources et que les efforts qui sont pourtant réalisés, ne puissent pas totalement porter leurs fruits ».
« Paris est protégée, la banlieue non » : « Il n’y a pas eu d’investissements importants pour prévenir ce risque majeur depuis une vingtaine d’années, assure l’OCDE. Et ces investissements découlent de la crue de 1910. Depuis la métropole s’est agrandie. Aujourd’hui Paris est protégée, la banlieue non ».
Une urbanisation trop importante : « La dynamique du développement local n’incite pas les municipalités à limiter les constructions en zone inondable, écrit l’OCDE. De leur point de vue, la prise en compte d’un risque majeur d’inondation est contre-productive car elle nuit au développement économique, ne rapporte pas de soutien aux élections ».
Des entreprises insuffisamment préparées : Si des sociétés comme la RATP ou la SNCF ont mis en place des plans de continuité d’activité (PCA) en cas d’inondation, la démarche reste limitée. Pourtant l’enjeu est de taille. L’Ile-de-France concentre un tiers de l’activité économique du pays. « Comment la France pourrait fonctionner si son poumon économique est sous les eaux? », interroge un spécialiste.
Commandé par l’Etablissement public territorial de bassin Seine grands lacs (EPTB) (Voir ci-dessous), en partenariat avec le ministère de l’Ecologie et le conseil régional, ce rapport doit aider la France à transposer une directive européenne qui impose de mettre en place avant 2015 un plan d’évaluation et de la gestion des risques d’inondation. « Tout le monde a tendance à penser que Paris sous les eaux ce n’est plus possible, décrypte Frédéric Molossi, président de l’EPTB. Mais c’est faux. Une inondation majeure coûterait environ 40 Mds d’euros ». Le rapport définitif de l’OCDE doit être rendu en janvier.
Source : Le Parisien du 18/09/2013
Orages du 19 juin 2013 : catastrophe naturelle reconnue pour 14 villes dont Aulnay-sous-Bois
L’arrêté ministériel a été publié au JO ce vendredi 13 septembre. L’état de catastrophe naturelle est reconnu pour 14 villes de la Seine-Saint-Denis* après les violents orages du 19 juin qui avaient causés de nombreux dégâts.
Les particuliers concernés par les intempéries ont désormais 10 jours pour avertir leur assurance.
* Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, Bondy, Drancy, Gagny, Livry-Gargan, Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Marne, Noisy-le-Grand, Les Pavillons-sous-Bois, Le Raincy, Rosny-sous-Bois, Sevran, Villemomble.
Le relief relativement plat de la Seine-Saint-Denis l’expose aux inondations
Depuis 10 ans, les inondations ont été réduites d’un quart en moyenne sur l’ensemble du département. Ce progrès est principalement dû à la construction de nouveaux bassins de stockage d’eau.
Les inondations peuvent également être provoquées par la remontée des nappes phréatiques et les crues de rivière. Sept stations anti-crues empêchent les rivières de remonter dans les collecteurs et d’inonder les riverains.
Malgré tous les efforts engagés par le Département de la Seine-Saint-Denis, si des orages et une pluviométrie exceptionnels se produisaient, un risque d’inondation n’est pas à exclure. Pour parer à cette éventualité :
Voici quelques conseils de prévention pour éviter les inondations des caves ou des sous-sols de vos habitations :
La protection la plus courante destinée à éviter les refoulements dans les caves consiste à s’équiper d’un clapet anti-retour. Un clapet anti-retour est un dispositif permettant de contrôler le sens de circulation d’un fluide quelconque. Il permet le passage d’un liquide (ou d’un gaz, d’air comprimé…) dans un sens et bloque le flux si celui-ci venait à s’inverser.
Toutefois, cet équipement ne constitue pas une garantie totale de protection, surtout lorsqu’il est installé sur un réseau aux effluents chargés comme peut l’être un réseau d’eaux usées. De plus, il nécessite une vérification régulière et un entretien tout aussi régulier de votre réseau particulier.
La protection la plus efficace réside donc essentiellement en une bonne conception initiale de l’installation d’évacuation des eaux. Elle passe aussi par la modification éventuelle de l’installation pour la rendre plus sûre et moins sensible aux risques : suppression des points bas, condamnation de sanitaires installés postérieurement à la construction (WC, lavabos, douches et autres siphons de sols etc), installation de regards de visite intérieurs étanches… En résumé : les sanitaires dans des garages, sous-sols ou caves présentent un vrai risque d’inondation d’où les conseils de modification ou de suppression…
Que faire si votre habitation est inondée ?
Les égoutiers de la Direction de l’eau et de l’assainissement du Conseil général de la Seine-Saint-Denis peuvent intervenir mais uniquement sur le réseau d’assainissement départemental (à ne pas confondre avec celui d’eau potable ou de chauffage géré par un fournisseur d’eau, notamment Véolia dans 37 communes de la Seine-Saint-Denis). Si ce n’est pas le cas, veuillez vous renseigner auprès de votre commune.
Les services d’intervention d’urgence de nos égoutiers départementaux sont joignables au 01-43-93-65-00. Mais avant d’appeler, merci de vérifier que votre habitation est bien raccordée au réseau départemental, via ce lien.
Pour tous renseignements
Département de la Seine-Saint-Denis
Direction de l’Eau et de l’Assainissement
93006 Bobigny cedex
Tél. : 01 43 93 65 00 / Fax : 01 45 28 87 62
Bon à savoir
En cas de pluie extrême (d’une occurrence – ou période de retour – supérieure à 10 ans à savoir qui se produit statistiquement une fois tous les 10 ans) la ville peut/doit demander au préfet le classement en catastrophe naturelle. La décision est prise en Conseil des ministres et les assurances indemnisent les victimes.
Source : communiqué du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis
Inondations : 13 communes de la Seine-Saint-Denis, dont Aulnay-sous-Bois, demandent la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle
Il y a la pluie torrentielle, « le choc de voir sa maison se remplir d’eau ». Puis, le reste : « la vraie galère », témoigne Christophe et Catherine Hallier, propriétaires d’un pavillon à Bondy, inondé lors des violents orages du 19 juin, il y a maintenant un mois. Nettoyer, constater les dégâts, constituer un dossier pour l’assurance… « Depuis un mois, on ne fait que ça! » s’exclame Catherine. « Il a fallu refaire la chambre des enfants, racheter des meubles, attendre que tout sèche et que les odeurs d’humidité partent. »
Selon son estimation, le montant des dégâts s’élève à 8000 €. « Notre assurance nous a déjà fait une avance de 3000 € pour les réparations urgentes », souligne Catherine. « Mais nous avons aussi perdu des choses inestimables comme ma collection Bibliothèque rose que je gardais depuis l’adolescence ou les peluches des enfants. » Les assurances ne remboursent pas non plus une porte qui coince parce que le bois a gondolé ou une fissure apparue sur le carrelage des semaines après l’inondation.
A Bondy, selon la mairie, 89 foyers ont été touchés par les inondations. « Nous avons déposé, le 10 juillet, un dossier à la préfecture pour la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle », explique la mairie. En Seine-saint-Denis, 12 autres villes* ont fait de même. Notamment Aulnay, deuxième ville la plus touchée par les inondations après Neuilly-sur-Marne (62 bâtiments dégradés par les inondations).
« Nous avons dénombré plus de 300 sinistrés », explique la ville d’Aulnay. Si l’état de catastrophe naturelle est déclaré, les assurances devront prendre à leur charge la totalité des réparations. « Aujourd’hui, les milliers de sinistrés du département attendent cette décision avec impatience », souligne André Cuzon, vice-président de l’association Environnement 93, qui a écrit au préfet, début juillet. Un comité interministériel — qui se réunit une fois par mois — doit se prononcer prochainement. Et le préfet de Seine-Saint-Denis, en visite mardi à Aulnay, a déclaré être « extrêmement attentif » à ce dossier. « Mais, apparemment, la réunion du comité à ce propos n’interviendra pas avant la rentrée », précise la mairie.
En attendant, les collectivités, comme les particuliers, ont commencé les réparations sur leurs propres deniers. Catherine et Christophe Hallier, eux, ont préféré déclarer à l’assurance un « refoulement d’égout », plutôt que d’attendre. Des démarches qu’ils connaissent bien : « C’est la quatrième fois que nous sommes inondés depuis l’achat de notre maison en 2000 », s’énerve Catherine. Situé au milieu d’une rue en cuvette, le pavillon est régulièrement inondé.
« Tout le monde répète que ces orages étaient d’une rare violence. Mais pour nous, c’est presque habituel. Nous avons proposé plusieurs fois de refaire notre rue. Avec une pente, l’eau s’écoulerait normalement, même en cas de fortes pluies. Mais personne n’écoute et on nous laisse angoisser à chaque orage! »
*Aulnay, Bondy, Clichy-sous-Bois, Livry-Gargan, Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Marne, Noisy-le-Grand, Les Pavillons-sous-Bois, Le Raincy, Rosny, Sevran, Villemomble.
Source : Le Parisien du 19/07/2013
Aulnay Environnement : urgence pour les sinistrés du 19 juin 2013
Les sinistrés des inondations dans les communes de Seine-Saint-Denis attendent impatiemment l’arrêté de catastrophe naturelle pour les inondations du 19 juin dans les communes concernées de seine-Saint-Denis.
Les demandes ont été faites par les maires.
Cela concerne plus de 20 communes de la Seine-Saint-Denis.
Les sinistrés attendent avec leurs chaudières et beaucoup d’autres appareils à réparer ou à remplacer.
Le départ en vacances éventuel est compromis ou différé …
Il y a urgence.
Les inondations qui se suivent coûtent du temps et de l’argent à tous et un stress profond à ceux qui les subissent.
Pour 200 communes du sud-ouest l’arrêté a été pris le 29 juin.
Nous sommes le 8 juillet : pour un sinistre de la même période nos populations attendent..
Source : communiqué Aulnay Environnement
CAHRA : L’eau dans la ville d’Aulnay-sous-Bois
La rédaction vous propose de prendre connaissance d’un extrait du bulletin n°32 du CAHRA, sur l’eau dans la ville d’Aulnay-sous-Bois.
Si l’on met en superposition le plan des anciens cours d’eau d’Aulnay, on peut voir que, pour beaucoup, les lieux les plus touchés par les inondations du 19 juin 2013 sont bien sur le tracé des anciens lits de des rivières aujourd’hui canalisées.
C’est bien évidemment un évènement exceptionnel, et il y aurait certainement eu inondations tout de même. mais assécher et canaliser des cours d’eau naturels, cela n’a pu qu’amplifier les dégâts.
Pour obtenir l’extrait, cliquer ici.
Source : témoignage d’un habitant d’Aulnay-sous-Bois
Communiqué d’Aulnay Environnement au nom des inondés du 19 juin 2013

Vidéo
Nous avons demandé hier à monsieur le Maire de pouvoir intervenir au début du conseil municipal de ce soir.
Nous n’avons pas encore eu la réponse et nous pouvons le comprendre car c’est au conseil d’en être d’accord.
Cependant sans attendre c’est notre responsabilité de vous donner un premier point de vue après la réunion publique que nous avons organisée et malheureusement avant la réunion de travail prévue avec la municipalité et les services du département ce soir à 17h30 en mairie.
Notre projet d’intervention qui pourrait être plus limité surtout si tous les conseillers pouvaient en avoir copie a pour but principal de souligner les enjeux, de proposer la mise en place d’une véritable commission d’enquête indépendante avec les sinistrés et les associations bien sur.
Grâce aux moyens de communication actuels il est possible de faire remonter les informations des habitants et de les informer.
Nous devons démarrer une démarche exemplaire avec l’aide du département.
Les demandes que nous formulons d’ores et déjà sont faites sur la base de notre expérience associative y compris avec les « inondés ».
Dans l’espoir d’un accueil favorable des élus municipaux, recevez nos salutations associatives respectueuses.
Nous serons ce soir à 19 heures dans la salle du conseil municipal.
Vidéo : Retour sur la réunion d’Aulnay Environnement sur les inondations du 19 juin 2013
Les inondations du 19 juin 2013 ont laissé de vives séquelles dans de nombreuses parties de la ville, que ce soit au Nord ou au Sud de la voie ferrée. Des habitations ont été ravagées, des sous-sols inondés, du mobilier détruit. Les assurances tout comme les services publics sont encore aujourd’hui débordés. L’association Aulnay Environnement avait organisé, le 2 juillet 2013 dans la salle Dumont, une réunion pour venir en aide aux sinistrés. Par une analyse concrète et détaillée des dégâts et quelques propositions, l’association se mettait à disposition de celles et ceux qui le souhaitaient pour accélérer le processus de reconnaissance de l’état de sinistre dans la ville d’Aulnay-sous-Bois.
Cette réunion a également été l’occasion pour le président André Cuzon de revenir sur une proposition de modification du Plan Local d’Urbanisme, pour interdire la sur-densification des zones pavillonnaires et la construction avec sous-sol total.
Pour accéder à la vidéo du début de cette réunion, cliquer sur l’image.


